Méthode de Hans Orberg intitulée "Lingua Latina per se illustrata"



  • Y a-t-il des avantages à une méthode comme celle de Petitmangin, par rapport à celle de Hans Orberg nommée Lingua Latina per se illustrata ?

    Je suis déjà avancé avec la méthode de Petitmangin, et j'en suis très satisfait. Mais lorsque je m'informe sur Internet, il semble que plusieurs ne jurent que par la méthode de Orberg.



  • C'est une bonne méthode, mais elle n'est pas parfaite. Le fait qu'elle soit rédigée entièrement en latin est à la fois un avantage et un inconvénient. C'est un avantage parce que l'élève adopte moins facilement le réflexe de tout traduire mentalement. Mais c'est un gros inconvénient, parce qu'on prive l'élève d'explications claires dans sa langue maternelle.

    La méthode est fondée sur la déduction à partir d'exemples. Il faut déduire le sens des mots et déduire les règles de grammaires. On passe autant de temps à deviner et à se questionner qu'à apprendre le latin. C'est donc une méthode qui exige beaucoup de travail. Mais si on ajoute des matériaux supplémentaires, par exemple des listes de vocabulaire avec leur équivalent français pour chaque chapitre, cela peut faciliter la tâche, au risque de choquer les puristes qui insistent que l'enseignement du latin soit unilingue.

    Une méthode traditionnelle comme celles de Petitmangin, Debeauvais, Ragon, et j'en passe, qui repose sur un exposé grammatical en français et la mémorisation des déclinaisons et des conjugaisons, a certains avantages. Aujourd'hui, elle a perdu la faveur, puisqu'on considère abrutissant d'avoir à mémoriser bêtement les déclinaisons et les conjugaisons. Mais pour certains étudiants, elle est beaucoup moins irritante qu'une méthode comme celle d'Orberg où il faut tout deviner. Elle a aussi l'avantage de permettre de progresser rapidement si on a une bonne mémoire.

    Bien que je sois favorable à la méthode d'Orberg, je ne la recommande pas à l'étudiant autodidacte. Il ferait mieux avec un manuel qui contient des explications en français, s'il n'a pas de professeur pour les fournir. Une méthode plus appropriée est celle de Most et Coulombe, qui enseigne par l'observation comme Orberg, mais qui contient des explications en français et des équivalents français du vocabulaire.



  • Il y a donc une similitude entre la méthode de Orberg (Lingua Latina per se illustrata) et celle de Clément Desessard (Le latin sans peine). J'ai complété le tier de cette dernière, mais j'avais arrêté après avoir essayé celle de Petitmangin. Avec Petitmangin, j'ai l'impression de réussir, car lorsque l'on a bien appris les règles de grammaire et le vocabulaire préalablement à un exercice, ce dernier est ensuite assez facile à faire, ce qui donne l'impression d'avoir relevé un bon défi. Au contraire, avec la méthode Desessard, j'avais toujours l'impression d'avoir de la difficulté et de peiner à avancer, même en suivant les recommandations à l'effet de ne pas essayer de tout comprendre immédiatement chaque leçon. Donc, cela finissait par requérir davantage de motivation et de discipline pour continuer comparativement à la méthode de Petitmangin.

    Ce que je trouve paradoxal, c'est que ces méthodes se définissent comme faciles (Le latin sans peine), mais mon expérience m'indique plutôt le contraire.

    Il est vrai qu'avec Petitmangin, il y a énormément de par coeur à faire, donc la discipline et la motivation sont nécessaires. C'est là que réside la difficulté. Mais avec un programme de mémorisation comme Anki, il est possible de pallier en partie ce problème.

    La méthode Orberg n'est donc pas pour moi puisqu'elle s'apparente à la méthode Desessard à propos des mêmes points négatifs. Mais apparemment qu'elle convient bien à un assez grand nombre de personnes.



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  • @Hieronymus
    Vous êtes sur quel chapitre dans Orberg?



  • @Hieronymus
    Je comprends parfaitement votre dégoût à la mémorisation avec une méthode grammaticale. En effet, moi-même trouve cela aride même si c'est la méthode que j'ai choisie. Le plaisir d'apprendre et de lire le latin viendra surtout plus tard lorsque ma première année sera terminée.

    Si j'ai choisi une méthode grammaticale, c'est que c'est ce qui fonctionne le mieux pour moi en autodidacte, mon dégoût de la mémorisation n'étant apparemment pas aussi prononcé que vous lorsque j'utilise le logiciel Anki. Le contrôle des connaissances est en effet imbattable, et c'est beaucoup grâce à cela que ma motivation est bonne et constante, même si ce n'est probablement pas aussi optimisé au niveau de la facilité de mémorisation.

    En conclusion, je crois qu'il faut choisir son mal, la méthode parfaite n'existant pas. La meilleure méthode pour chacun sera celle qui permettra d'atteindre le plus assurément notre but.



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  • Bonjour,
    J'écris de France. Mais j'ai de la famille au Québec ! J'ai commencé à étudier le latin avec la méthode Orberg et les explications de M Guy Licoppe (Belgique) par Skype. Ensuite j'ai arrêté suite à la naissance de notre 3e enfant. J'ai repris seul il y a quelques mois le livre de Orberg depuis le début. J'en suis au chapitre XVIII. J'ai cessé il y a quelques semaines à cause du travail et des responsabilités scoutes mais je vais reprendre !
    Ma méthode:

    1. me lever tôt
    2. écrire les déclinaisons et les conjugaisons tous les jours pendant des mois
    3. en parallèle , pendant les temps morts (aux toilettes par exemple avec le smartphone !) , apprendre le vocabulaire d'un chapitre de Orberg en utilisant Quizlet . Il est très au point (équivalent de Anki que vous proposez)
    4. ensuite lire le chapitre
    5. noter dans un cahier les formes de phrase particulières au latin

    Je vais regarder Petimangin et Most & Coulombe que vous proposez sur le site.

    C'est vrai que seul il n'est pas toujours facile de se motiver !



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  • @Hieronymus

    C'est précisément vers le milieu de la méthode Orberg que les gens commencent à se décourager. Si j'étais toi, je continuerais avec Orberg, mais en demandant de l'aide au besoin. Aucune méthode n'est parfaite, mais celle-ci a fait ses preuves et elle n'est pas pire qu'une autre. Rien ne t'assure le succès avec une autre méthode.



  • @Hieronymus

    Les livres que tu as trouvés sur un autre site ont été numérisés par Matthieu et ils ont servi à la transcription que l'on retrouve ici. Nous avons corrigé un certain nombre d'incohérences et de coquilles de la version imprimée. Si tu tiens à une version imprimée, ce serait une bonne idée de faire une édition Lulu comme on a fait pour la méthode Most-Coulombe.



  • @Jean-Vincent

    Tu as de la chance, Guy Licoppe est un latiniste très connu.

    S'il y a assez d'intérêt, on pourrait envisager de faire des conférences par Skype sur la méthode Orberg, puisque nous avons déjà deux participants qui l'utilisent. Ça pourrait aider la motivation et élucider des difficultés.



  • @daniel oui bonne idée de faire des conférences



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  • @Hieronymus

    En effet, l'assistance d'un professeur serait idéale.

    Quand tu rencontres un passage difficile dans Orberg, tu pourrais en parler dans ce forum. Ça sera à peu près équivalent à l'assistance d'un prof.

    Aussi, l'idée de vidéoconférence pourrait trouver preneur. Jean-Vincent a déjà manifesté un intérêt. Une conférence par chapitre, mettons une fois aux trois semaines, pourrait être un rythme acceptable.



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  • @Hieronymus

    Un décalage horaire de 6 heures est assez facile à gérer. Le Cercle a été fondé aussi pour nos frères français.



  • @Hieronymus

    Le problème du vocabulaire est d'apprendre sans l'utiliser.

    C'est la même chose pour moi. Je n'aurais peut-être pas la motivation nécessaire d'apprendre une liste aléatoire de 3000 mots de vocabulaire comme il s'en trouve sur Internet.

    Pour ma part, j'apprends seulement le vocabulaire nécessaire avant de faire les exercices. Avec Petitmangin contrairement à Orberg, il y a plusieurs mots que l'on retrouve dans seulement un ou deux exercices et qui ne sont donc pas mémorisés. L'inconvénient est qu'il faut donc suppléer avec une méthode de mémorisation (ex : Anki). L'avantage est l'acquisition d'un vocabulaire plus étendue qu'avec une méthode naturelle comme Orberg. Mais j'imagine que si l'on fait toutes les années d'étude avec la méthode Orberg, on doit certainement acquérir tout le vocabulaire de base. Il semble qu'avec Petitmangin, dès la première année, le vocabulaire de base est déjà presque tout acquis. On peut donc concentrer notre étude sur autre chose (règles de grammaire).

    L'étude d'une liste de vocabulaire est pratiquement une nécessité si l'on souhaite acquérir un latin fonctionnel. Mon objectif est de mémoriser les 3000-4000 mots latin les plus fréquents.

    J'ai présentement étudié 50% du vocabulaire sur les 2400 mots des exercices de la première année de Petitmangin. Ça fait quelques semaines que j'ai cessé d'apprendre de nouveaux mots pour me concentrer davantage sur l'étude de la grammaire. En ce moment, j'ai besoin d'environ 15 minutes par jour pour maintenir dans ma mémoire les 1200 mots étudiés jusqu'à maintenant (en fait, c'est 2400 cartes puisque j'apprends du latin au français, ainsi que du français au latin), et le temps requis diminue tranquillement semaine après semaine.



  • @Jean-Vincent

    Ma méthode:

    1. me lever tôt
    2. écrire les déclinaisons et les conjugaisons tous les jours pendant des mois
    3. en parallèle , pendant les temps morts (aux toilettes par exemple avec le smartphone !) , apprendre le vocabulaire d'un chapitre de Orberg en utilisant Quizlet . Il est très au point (équivalent de Anki que vous proposez)
    4. ensuite lire le chapitre
    5. noter dans un cahier les formes de phrase particulières au latin

    Très bonne méthode !

    Moi aussi, ce qui fait toute la différence dans la réussite de mon étude, c'est de me lever tôt. Les premières heures du matin sont les seules qui sont "stables" dans ma journée, c'est-à-dire celles où je ne me fais pas déranger dans mon étude par toutes sortes d'obligations. Je dors donc le moins d'heures possibles, en trouvant le juste milieu me permettant d'être fonctionnel le reste de la journée, et de ne pas tomber malade par manque chronique de sommeil. Il est également bon d'être discipliné à se coucher plus tôt lorsque c'est possible.


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