Aperçu de la méthode Orberg



  • @matthieu a dit dans Aperçu de la méthode Orberg :

    Je ne sais pas (quoique je m'en doute) où se situe la méthode d'Orberg à ce niveau.

    il est neutre.
    Il a choisi un contexte historique ou la majorité des romains sont païens et les chrétiens sont un groupe minoritaire et émergeant.

    De toutes façons, de nos jours dans les milieux du latin, les gens sont moins cons; on ne trouve plus de ces humanistes athées et hargneux qu'il y avait encore il y a quelques années, et pour cause!
    Le peu d'élèves qui choisissent encore le latin en option sont souvent catholiques, ou scolarisés dans des écoles catholiques etc. et seule (des poches de ) l'Église utilisent encore vraiment le latin dans une fonction réelle et sérieuse (et non pas juste pour s'amuser dans des mini clubs pseudo-espérantistes).



  • @Sonia a dit dans Aperçu de la méthode Orberg :

    De toutes façons, de nos jours dans les milieux du latin, les gens sont moins cons; on ne trouve plus de ces humanistes athées et hargneux qu'il y avait encore il y a quelques années, et pour cause!

    Pas si sûr. Nous avons été l'objet d'hostilité notamment de la part de la fondation Humanitas en raison de notre ouverture au christianisme. Ces vieux hargneux sont encore dominants dans les facultés d'études anciennes.



  • @daniel a dit dans Aperçu de la méthode Orberg :

    @Sonia a dit dans Aperçu de la méthode Orberg :

    De toutes façons, de nos jours dans les milieux du latin, les gens sont moins cons; on ne trouve plus de ces humanistes athées et hargneux qu'il y avait encore il y a quelques années, et pour cause!

    Pas si sûr. Nous avons été l'objet d'hostilité notamment de la part de la fondation Humanitas en raison de notre ouverture au christianisme. Ces vieux hargneux sont encore dominants dans les facultés d'études anciennes.

    Ok, peut-être.
    Donne leur 5 ans et ils auront tous clamsé ou seront devenus gaga. Bon débarras!
    De toutes façons, pour des raisons purement démographiques je pense que l'avenir du latin est à nous.

    C'est pour ça que je crois fermement que les paroisses devraient commencer à animer des cours/ateliers/clubs/cerlces de latin, justement pour couper l'herbe sous le pied à tous ces phénomènes.
    En utilisant la Vulgate (ou l'Épitome) tu mets un bon filtre à l'entrée. Entre ça et la liturgie, en peu de temps on devrait avoir de vrai progrès chez la plupart des gens.



  • @Sonia a dit dans Aperçu de la méthode Orberg :

    ...les paroisses...

    J'aime pas péter ta bulle, c'est bien beau comme idée, mais tu sais bien que "les paroisses" sont aussi hostiles au christianisme et aussi moribondes que les vieux hargneux. En plus elles détestent le latin.



  • @daniel a dit dans Aperçu de la méthode Orberg :

    @Sonia a dit dans Aperçu de la méthode Orberg :

    ...les paroisses...

    J'aime pas péter ta bulle, c'est bien beau comme idée, mais tu sais bien que "les paroisses" sont aussi hostiles au christianisme et aussi moribondes que les vieux hargneux. En plus elles détestent le latin.

    Mec, quel pessimisme!
    Personnellement je crois à l'avenir des communautés Ecclesia Dei, je crois à la réintégration de la FSSPx dans le giron de Rome, je crois que les nouvelles communautés se mettront petit à petit à plus de latin...
    Mais surtout je crois fermement au retour à l'ordre à la tête de l'Église d'ici quelques années. Je croise les doigts pour "sa sainteté Robert Sarah"... Mais là aussi, anyways la démographie interne à l'Église fera qu'on aura le dessus.

    L'Éspérance est un devoir, la désespérance un péché, Daniel!!



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  • Je suis en désaccord avec presque chaque paragraphe de votre message.

    Pas nécessaire de revenir sur Orberg, je pense qu'on a épuisé le sujet. Vous croyez que l'étude formelle de la grammaire est nuisible, je crois qu'elle est bénéfique. Un débat de sourds quoi.

    Concernant l'impie Foster (certainement un pas Carmelite "dévoué"), je me demande pourquoi vous dites qu'il est le dernier latiniste compétent à travailler au Vatican. Son successeur Gallagher me parait aussi compétent. Encore des affirmations gratuites et sans fondement.

    La religion ne joue pas un grand rôle chez les étudiants que vous connaissez. Or ces mêmes étudiants "non religieux" sont de moins en moins nombreux. Cela explique pourquoi le latin est en déclin et sur le bord du précipice dans la plupart des pays, y compris l'Angleterre et l'Allemagne, à qui l'Italie et la France n'ont rien à envier historiquement en ce qui concerne l'intérêt envers le latin, une autre erreur de votre part.

    Le latin est-il vraiment "beaucoup plus que l'église"? Réfléchissez bien avant de répondre. La majorité des écrits sur toute la latinité traitent de sujets religieux. Le corpus "classique" représente peut-être un centième de la latinité. Le corpus "scientifique" est minuscule lui aussi, car à l'époque où les scientifiques écrivaient en latin, la science moderne était à ses tout débuts. La place dominante de la religion dans la latinité est volontairement obscurcie par les latinistes modernes, mais elle demeure évidente. Si vous voulez parler de malhonnêteté académique, vous devriez vous regarder le nombril.



  • @rmedinap a dit dans Aperçu de la méthode Orberg :

    Le professeur Christophe Rico a récemment mis en ligne des vidéos expliquant comment il enseigne le grec et le latin dans son école (Une école qui cherche activement à enseigner toutes les langues pertinentes à l'étude des textes judéo-chrétiens et gréco-romains).

    Dans cette vidéo, il explique en français les problèmes de l'enseignement des langues en accord avec la méthode de la nature et à partir du minute 1h33m20s il parle de ce qu'il fait en classe.

    Cette vidéo est une démonstration d'une classe de grec (en grec évidement).

    Tout ce qu'il dit est ce que j'ai appliqué au latin et c'est comme ça que j'ai appris.

    Revenant aux insuffisances de la méthode d'Ørberg, une chose que je n'ai jamais niée, c'est par exemple que même Ørberg présente les sujets selon un ordre trop grammatical. Ce n'est pas naturel, et c'est pourquoi le professeur Rico a décidé de publier sa propre méthode (dans cette vidéo il passe en revue sa propre méthode du latin qui suit également tous les principes de la méthode de la nature et prend en compte tous les résultats de la recherche linguistique moderne.) que j'utilise partiellement, car par exemple, il est plus efficace d'enseigner les verbes en commençant par l'impératif, entre autres, comme il l'explique dans la première vidéo.

    Bref, Ørberg n'est que l'une des nombreuses méthodes qui suivent les principes de la méthode nature (enseignement inductif de la grammaire, usage exclusif de la langue cible, Total Physical Response, Story Telling, Comprehensible Input, etc.), et ce sont ceux qui permettent la maîtrise réelle et la compétence dans un court laps de temps (entre six mois et un an) de toute langue.

    Je n'ai pas encore vu une méthode qui ne soit pas conforme à ces principes et capable de produire de tels résultats en si peu de temps. Le professeur Rico décrit parfaitement la façon dont la méthode est censée être utilisée et mise en œuvre, si vous voulez faire autrement, c'est aller contre les principes pédagogiques de la méthode. Il vaudra mieux utiliser d'autres méthodes si vous ne voulez pas suivre ces principes.

    Franchement, le sujet est clos en ce qui me concerne.

    Votre professeur Rico a l'air très sympatique et il parle bien. Sa conférence est très intéressante. Je lui souhaite beaucoup de succès. Si les israéliens l'ont fait avec le hébreu, on peut le faire avec le latin. J'y crois fermement. Dans le cas de l'État d'Israël, un homme seul a réussi a lancer le mouvement de réssurection du hébreu.

    Manque la raison au projet, l'agenda, le pourquoi on veut réssuciter cette langue. Tant que la communauté "latinophone" ne fera pas cet exercice d'auto-examination cela tombera à l'eau. Et c'est là que toutes les idées débiles sur l'humanisme (non-chrétien), l'antiquité classique etc. tombent à l'eau.
    Il faut une vraie raison pour s'investir dans une langue. Un projet civilisationnel etc. Soit une entité (Église, Union Européenne etc.) choisit cette langue comme véhicule à un projet. Soit c'est que des conneries qui ne donneront rien.

    Il faut arrêter de se voiler la face.

    J'ai donc pris une pause parce que je ne savais vraiment pas comment réagir à vos commentaires. Je ne sais pas comment expliquer mon point de vue sur la nécessité de rester neutre en enseignant le latin (ou quoi que ce soit) sans vous offenser.

    Il ne faut jamais s'occuper des offenses.
    La culture de l'offense et des offensés fait partie de ce qui tue l'Occident en ce moment. Dîtes ce que vous avez à dire, point.

    Comme je l'ai dit, la grande majorité des bons enseignants sont très religieux et, malgré cela, ils n'ont jamais pris une position active en propageant ou en défendant leur religion. Ils se considèrent comme des professeurs de latin et font exactement cela.

    Cela est normal.
    Celui qui embrasse la carrière d'enseignant en contexte laïque n'a pas à utiliser sa position pour évangéliser, ni d'un côté ni de l'autre.

    Le problème, comme l'a bien décrit Matthieu, est que derrière cette "neutralité" se cache beaucoup d'anti-christianisme et précisément d'anti-catholicisme. Ignorer, éviter, minimiser, subtiliser etc. la place de la religion et de l'Église dans le corpus latin et dans la culture latin est précisément cela; une évangélisation anti-chrétienne, une contre-évangélisation, menée par une contre-église.
    Sous couvert de neutralité et de laïcisme, on mène une guerre à l'Église.

    Reginald Foster (le dernier latiniste compétent à travailler dans le Vatican et lui-même un carmélite dévoué)

    Cela est faux, il y en a d'autres.

    De plus, ce type est une honte pour l'Église et représente tout ce qui a merdé dans l'Église après le Concile: la fausse humilité ostentatoire, le simplisme arrogant, la grande gueule, l'insubordination, l'hérésie, la déconstruction de tout, le tapin médiatique (ce mec est un vrai "media-slut", toujours au tapin auprès des médias, des journalistes etc.). Il a été marginalisé, à juste titre, écarté et aurait été excommunié à mon avis s'il n'était pas devenu gaga. Même Monseigneur Robert Barron qui pourtant n'est pas un conservateur a mis les point sur les "i" à son sujet.

    Foster est au latin ecclésiastique ce que Hans Kung est à la théologie.

    Et la religion est le dernier facteur pour lequel les étudiants ont choisi d'étudier le latin au moins dans mon expérience, je ne peux penser qu'à dix anciens compagnons et encore moins aux étudiants dont leur religion je connais, le reste n'a même pas pris la peine de le mentionner. Naturellement je n'ai jamais demandé parce que ce n'est pas pertinent pour moi en tant que professeur de latin.

    Ben c'est ça, vous ne savez pas parce que les gens ne le mentionnent pas. Seuls certains qui sont sûrs d'eux en parlent. Les autres font profil bas et serrent les fesses, voire mentent carrément, car c'est ringard que de s'affirmer catholique.
    En réalité vous n'en savez rien.

    Moi je vais vous dire ce qui vous avez: des catholiques affirmés, des étudiants en archéologie, en Histoire ancienne ou médiévale, en linguistique, en théologie etc. des élèves d'écoles privées hyper-compétitives, des retraités nostalgiques d'une culture classique qui occupent leur retraite comme ça et des dandys friqués qui ont le temps. Voilà!

    C'est tout. Et vous n'aurez jamais rien d'autre que ça. Si vous voulez intéresser d'autres gens, il faut un projet clair.

    Le latin est beaucoup plus que l'église, même si nous ignorons l'antiquité.

    Cela est objectivement faux.

    Je ne dis pas que la littérature de tendance catholique (ou religieuse) n'a pas d'importance, elle l'est important et nous devrions tous le lire, mais je trouve académiquement malhonnête d'exagérer sa présence dans l'immensité de la littérature latine.

    Je crois bien que vous ne connaissez pas le sujet.
    C'est justement dire cela qui est malhonnête. Exactement comme ceux qui prétendent enseigner "Augustin, un sage de la fin de l'antiquité" et non pas Saint Agustin, évêque, théologien, docteur et père de l'Église. Pareil pour "Thomas d'Aquin, un savant du Moyen Age" sans jamais dire qu'il est dominicain, théologien, docteur de l'Église etc.
    Décontextualiser et déconstruire les auteurs chrétiens, exalter les auteurs laïcards et révolutionnaires comme "neutres".

    L'immensité de la littérature latine est constitué essentiellement de la production ecclesiale; religieuse ET administrative. On parle ici de littérature, de théologie et toute la production administrative depuis la fin de l'Antiquité jusqu'à très récemment et qui est essentiellement de source ecclésiale. Qui sait lire et écrire dans la société jusqu'au XVIIIe siècle?
    Si vous ne comprenez pas cela, je vous renvois à un cours d'histoire.

    Ah, et en passant, une grande partie de la production de l'Église n'est toujours pas traduite (production monastique essentiellement).

    Je trouve aussi contre-productif d'enseigner le latin avec une intention religieuse.

    Cela dépend du publique.
    Dans un séminaire, je ne vois aucun problème.
    Dans une école catholique, je ne vois aucun problème.
    Dans un programme de chant grégorien, je ne vois aucun problème.
    En paroisse, je ne vois aucun problème.

    Je ne l'ai jamais fait et je n'ai vu aucun bon professeur le faire, même s'ils sont très religieux et souvent même ordonnés prêtres. Je ne vois vraiment pas le mal à enseigner à un étudiant à lire toutes sortes de latin et à le laisser lire ce qu'il trouve intéressant ou important.

    Encore une fois, votre étroitesse d'esprit vous empêche de voir la réalité que cette fameuse neutralité cache un anti-christianisme rabbique.

    Concrètement: À quelle fréquence entendez-vous la prononciation ecclesiastique dans les cous de latin?
    Réponse, jamais! Pourquoi? Cette prononciation a été la norme jusqu'à récemment. La prononciation "reconstituée" (une hérésie, personne n'envisage de parler le français de Montaigne, ni l'anglais de Shakespeare) n'a-t-elle pas été créée contre la prononciation ecclésiale? Dans le but précis de l'éradiquer? Et participer à ce projet ne revient pas à lutter contre l'influence de l'Église?

    S'il y avait rééllement "neutralité" on enseignerait les deux sans problèmes, le professeur utiliserait les deux en alternance, dans la neutralité et sans commentaires éditoriaux débiles, et les élèves seraient libres de choisir ce qui n'est pas le cas.

    ET VOUS, PRÉSENTEZ-VOUS LES DEUX PRONONCIATIONS À VOS ÉLÈVES DE FAÇON VÉRITABLEMENT NEUTRE ET ÉQUILIBRÉE? Ou bien avez-vous fait un choix que vous imposez donc à vos élèves par défaut? Ben voilà!

    Dans mes cours, je suis la seule à encore prononcer à l'ecclésiale car je milite pour. Tous les autres se sont graduellement laissé formater; certains ont commencé avec une prononciation ecclésiale qu'ils ont par la suite abandonnée. Le contraire n'arrive JAMAIS. Voilà pour la neutralité!

    J'espère vraiment que vous ne considérez pas cela comme une offense à votre religion, ce n'est pas ce que j'ai l'intention de faire.

    Il faut arrêter de s'excuser, vous avez le droit de penser ce que vous voulez.

    je ne suis qu'un professeur de latin et j'essaie de le faire de manière à inclure tous les étudiants possibles sans les forcer à prendre une attitude agressive ou défensive en ce qui concerne leur religion ou leurs opinions personnelles.

    Ce qui est normal et vous avez raison.
    Mais vous êtes dans l'illusion en ce qui concerne votre soi-disant neutralité.
    Vous n'êtes pas neutre; vous véhiculez de l'anti-christianisme par défaut et sans vous en rendre compte.
    Ce n'est pas de votre faute et personne ne vous en voudra mais telle est la réalité.



  • @Sonia a dit dans Aperçu de la méthode Orberg :

    Mais vous êtes dans l'illusion en ce qui concerne votre soi-disant neutralité.

    Ceux qui se croient neutres ne le sont pas.

    Les méthodes Most-Coulombe et Larrasquet sont les meilleures à mon avis, car elles profitent du temps précieux utilisé à l'étude du latin pour élever l'âme à Dieu, en plus d'être techniquement bien conçues. Notre salut éternel n'est-t-il pas tellement plus important que le latin?



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  • @rmedinap a dit dans Aperçu de la méthode Orberg :

    Vous êtes très tenace!
    C'est tout à votre honneur.

    Et je leur apprends à lire les manuscrits et vieilles éditions pour qu'ils puissent lire à peu près tout ce qu'ils veulent, même si ce n'est pas édité. En fait, ces deux choses sont inséparables, il faut connaître les prononciations, sinon il est très difficile de lire des manuscrits ou des éditions anciennes.

    Très rare par ici. Il n'y a qu'à l'université qu'on entend ce genre de chose, et encore.

    Je vous supplie de ne pas supposer que tous les professeurs de latin sont aussi mauvais (ou partiaux) qu'apparemment au Canada.

    La preuve que non, vu le paradis pédagogique que vous nous décrivez.

    Si vous avez eu la malchance de ne connaître que cela, je ne peux que vous présenter mes condoléances.

    Merci c'est gentil.
    J'ai bien près de 10 ans de latin dans les jambes maintenant (Canada et France) et je n'ai rien connu d'autre que du bien médiocre et je n'ai jamais étudié aucun texte chrétien car spécifiquement interdit.

    La découverte de l'Indoeuropéen et la naissance de la linguistique moderne sont devenues des outils de nombreux mouvements nationalistes. Très subtilement, les Allemands et les Anglais se disputaient le prestige et la domination des études classiques. Ils ont essayé (avec succès) d'imposer des phonèmes sonores anglo-germaniques à la fois au grec et au latin pour justifier leur prétention d'être les héritiers du monde gréco-romain.

    Passionnant!
    Ça ne nous est jamais expliqué comme ça. Vous êtes la première personne à aborder le sujet aussi ouvertement.
    Dans l'univers francophone, vous devez comprendre que le français, en tant que langue et en tant que projet idéologique, s'est spécifiquement construit contre le latin.

    Un example: il y a 2-3 ans, je vais à la BANQ (une grosse institution) à la recherche de certains livres dont je ne me souviens plus, mais dont je sais qu'ils étaient en latin. Il m'a été dit spécifiquement que la politique d'acquisition et de collection des livres excluait les langues anciennes pour des raisons politiques et plus particulièrement dans le but d'asseoir l'autorité de l'État contre celle de l'institution ecclésiale (puissante dans le domaine de l'Éducation).
    Donc il n'y en a pas, et c'est fait exprès.
    Encore une fois, pour lutter contre l'Église (et son "élitisme") on sacrifie le latin.

    Malgré ses nombreux défauts, je ne dirais jamais que c'est une hérésie, c'est juste un autre instrument du nationalisme européen.

    Donc, une hérésie, je persiste et je signe.

    En tout cas si vous voulez blâmer quelqu'un; c'est le capitalisme et la prédominance de l'érudition et allemande et anglaise (et de l'allemand et anglais) dans les milieux académiques,

    Non car je suis pour le Darwinisme institutionnel. À la poubelle les faibles!
    Vive les forts!

    et le manque de volonté de défendre les prononciations traditionnelles (et leurs propres langues) du reste du monde.

    Oui, là est le vrai problème.
    Les anglo-allemands n'ont pu dominer que parce que les autres ont fait le choix de la faiblesse.

    Ces phénomènes ont été profondément analysés par de nombreux chercheurs:

    Merci pour ces références.

    Ce n'est que très récemment que la Grande-Bretagne, les États-Unis et l'Allemagne ont imposé leur modèle académique au reste du monde et que la prononciation reconstruite est devenue la norme.

    Et le reste du monde a fléchit le genou et prêté allégeance comme les faiblards qu'ils sont.

    Dans le cas particulier de la prononciation italienne ou ecclésiastique, elle vient tout juste d'être restaurée (plus ou moins).

    "Normalisée".
    Encore une fois, le vrai problème ici, c'est le Concile Vatican II et son déploiement post-conciliaire. Mais on en a déjà parlé, je ne vais pas radoter.

    Mussolini, avec ses idées de faire de l'Italie un nouvel empire romain, a largement utilisé la culture romaine (et la prononciation italienne du latin) comme instrument de propagande. Beaucoup d'Italiens évitent d'utiliser leur propre prononciation en latin parce que les fascistes en ont fait une question d'honneur national et de distinction partisane l'utilisation de la prononciation italienne dans des contextes non-ecclésiastiques.

    Passionnant!
    On a déjà eu une discussion chaude sur la question de la prononciation italienne/ecclésiastique (je suis trop paresseuse pour faire la recherche) mais vos éléments sont fascinants.

    Heureusement, il semble que ces jours sombres soient terminés.

    En effet, de nos jours la propagande et le fascisme ont basculé dans l'autre camp: le Mondialisme. Dialectique, quand tu nous tient!

    Ironiquement, ce sont aussi les fascistes qui ont fabriqué beaucoup de matériel de très haute qualité pour enseigner le latin, comme ce livre:

    Attention aux "Zeureslesplusombres". LOL!!
    Des gens mal intentionnés pourraient y voir à mal...
    Vive le discernement!
    LOL!

    Et n'oublions pas non plus que les facistes ont aussi essayé de promouvoir la religion catholique en utilisant le latin, donc c'était un tabou de le faire à moins d'être prêtre.

    Et les nouveaux fascistes républicains mondialistes eux font la même chose aujourd'hui avec leur religion: la laïcité!
    C'est pour cela que la mort de l'enseignement des langues anciennes dans le système scolaire les réjouit tant. C'est la consécration!
    Fini le véhicule de la Tradition et surtout d'un autre universalisme que le leur!

    D'ou le rôle exécrable qu'ont joué les fameux "humanistes non-chrétiens" dans tout l'affaire des langues classiques, de parfaits idiots utiles.
    Les voir pleurnicher aujourd'hui est un délice!!

    Les Allemands ont eu de la chance, Hitler n'aimait pas le latin (il le considérait comme "trop français") alors la prononciation allemande ne s'est pas attachée aux nazis comme l'italienne l'a fait aux fascistes.

    C'est nous qui avons eu de la chance!
    Le latin serait interdit aujourd'hui: les "Zeureslesplusombres"...

    Partiellement faux. D'abord ils sont tous très jeunes, entre 13 et 25 ans, rarement plus vieux, je n'ai eu que quatre vieux étudiants (et ils étaient terribles) donc je ne les accepte plus même s'ils paient bien, je n'ai pas l'endurance pour eux .

    LOL!
    Racisme anti-vieux!
    Gérontophobie!!!

    Je pense que seulement en Angleterre et aux États-Unis, il est toujours normal que certaines familles riches forcent leurs enfants à apprendre le latin (et grec) à cause des préjugés sociaux.

    C'est partout comme ça. Ce sont des mécanismes de distinction sociale. C'est encore comme ça d'ailleurs. Sauf qu'aujourd'hui c'est l'anglais et le mandarin qui servent de marqueur.

    Dans un autre groupe, j'ai lu la description de Pie II de son élection et j'ai été étonné du manque de connaissances de base qu'ils avaient sur l'église.

    Toujours très surprenant n'est-ce pas?

    Il n'y a pas longtemps, j'étais à Biarritz sur le bord de mer, et un enfant (français de souche, je précise) demande à sa mère: "Pourquoi il y a une dame sur le Rocher?". Franchement, il fallait entendre la mère patiner pour répondre sans utiliser les mots Vierge Marie; "C'était comme ça avant chez les marins etc." "Oui mais maman, c'est QUI la dame?" "Tiens, tu veux une glace?"
    LOL!

    Qu'on me dise après qu'il n'y a pas un projet en arrière.

    Je peux donc dire que même si je ne connais pas avec certitude la religion de mes étudiants, je sais au moins que ce n'est pas leur intérêt principal et certainement pas la raison pour laquelle ils étudient latin.

    Soit, je vous l'accorde.

    Ce serait amusant, je serais probablement l'enseignant.

    Accordé aussi.

    Mais il est indéniable qu'au moins à partir du XVIIe siècle (depuis la querelle des Anciens et des Modernes), la lutte pour la prééminence dans le domaine des études classiques et l'utilisation du latin devinrent un combat entre l'Angleterre et l'Allemagne.

    Cela ne veut pas dire que la forte tradition présente en France, en Italie, en Hollande, en Europe de l'Est et même en Espagne est méprisable. Mais la prédominance de l'Angleterre et l'Allemagne et plus tard des États-Unis (principalement à cause du pouvoir économique) est quelque chose que nous ne pouvons pas nier.

    La France s'est endormie sur ses lauriers de langue diplomatique.

    Who only knows Latin can go across the whole Poland from one side to the other one just like he was at his own home, just like he was born there. So great happiness! I wish a traveler in England could travel without knowing any other language than Latin!, Daniel Defoe, 1728

    Good ole' days.

    Vous ne savez pas vraiment à quel point la littérature latine est vaste, même la plupart des professionnels l'ignorent parce qu'ils sont complètement obsédés par l'Antiquité

    Une vraie plaie!

    ou qu'ils sont obsédés par l'église, donc ils ne regardent pas au-delà des frontières de ce qui les intéresse.

    Avouez que de nos jours, c'est vachement rare!

    Et comme je l'ai dit, il y a aussi un genre essentiellement inexploré dédié à la sorcellerie, l'astrologie, l'alchimie et les choses ésotériques. Je sais que les gens sont intéressés par ces choses parce qu'une fois j'ai été payé pour faire une anthologie de textes avec des traductions concernant le Tabula smaragdina. Je suis en fait très tenté de faire un commentaire de toutes les sources latines et grecques des nombreuses citations et allusions que fait Umberto Eco dans son roman Le Pendule de Foucault.

    Fascinant!!
    Sujet passionnant s'il en est!

    Nous devons donc être très prudents lorsque nous parlons de quantité de littérature latine parce que nous n'en savons pas assez pour faire des affirmations solides.

    Je vous l'accorde.

    Mais ce que nous pouvons définitivement conclure est la suivante:

    Si nous attribuons sans discernement comme textes religieux toute la littérature écrite en latin par des gens qui professent une religion (sans faire aucune distinction sur quelle religion) ou parce qu'ils ont été publiés par une institution religieuse (peu importe quelle) alors oui, la littérature religieuse en latin est plus grand en quantité que la littérature non religieuse. (Et par "non religieux" je ne veux pas dire "antireligieux", je veux dire des choses comme le traité sur les serpents en Hongrie, des textes qui n'ont vraiment rien à dire en matière de religion).

    Si nous adoptons une approche plus nuancée et nous séparons les écrits dont le contenu n'appartient en aucune façon à une religion spécifique, comme les livres d'horloges ou le roman du pape Pie II, alors les textes non religieux deviennent majoritaires.

    Et si nous séparons spécifiquement tous les écrits religieux non catholiques et les ajoutons à la liste des écrits non religieux, nous avons une très nette majorité de textes non-catholiques.

    Donc, dans la mesure où nos informations actuelles nous permettent de conclure. Le latin est plus que l'église. Tout comme l'anglais est plus que la monarchie anglaise ou même que la Grande-Bretagne. Ces deux sont peut-être ceux qui ont le plus d'importance, ceux qui ont laissé un impact durable dans notre société et notre civilisation et ceux qui constituent la partie essentielle de notre héritage culturel, mais ils sont encore une minorité relative.

    Ouin.
    Je ne suis pas encore entièrement convaincue, mais je vous l'accorde, de mauvais gré.

    Juste pour conclure concernant le père Foster. Il est probablement le meilleur professeur de latin que je connaisse, tous mes professeurs (von Albrecht, Stroh, Miraglia, Rico), collègues et amis n'ont que le plus grand respect pour lui.

    Tant mieux pour eux.

    Quelles que soient ses opinions personnelles et ses défauts, il reste l'un des meilleurs latinistes à marcher sur terre et je suis heureux de toujours prendre position neutre sur les questions religieuses car cela me permet d'accepter et de bénéficier des talents et des compétences des autres même si nous avons opinions différents.

    Je ne suis pas neutre sur ces questions et Foster est un mauvais prêtre qui aurait mérité pire que ce qui lui est arrivé. Qu'il s'estime heureux de n'avoir été que "en délicatesse".



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