Questions sur la méthode Most-Coulomb



  • Bonjour Édouard,

    Leçon 25:
    Le deuxième tableau donne eidem pour le nominatif masculin pluriel, or selon Petitmangin on devrait écrire idem (41bis)

    Les deux orthographes sont possibles. Petitmangin aurait pu le dire explicitement.

    "Du français au latin": le corrigé donne "Sulla etiam multa pretiósa Athénis rapuit" alors que le texte français ne mentionne pas le mot aussi ("Sylla enleva d’Athènes beaucoup d’objets précieux")
    Debrouillons nous: "nómina proscriptórum a Sulla sunt pósita" et la correction donne "Les noms des proscrits furent placés" en omettant de traduire le a sulla

    J'ai modifié le corrigé en conséquence.

    Leçon 26:
    Nunc exerceamus nos: "vellus quod non malum fuit ( album fuit vellum)" N'y a-t-il pas une erreur sur le genre de vellus (masculin ) et l'accord de l'adjectif ?

    Ici, l'auteur aurait pu nous donner un peu d'aide, la solution n'est pas évidente. Vellus (gén. velleris), malgré sa terminaison en -us, est un nom neutre de la 3e déclinaison, comme tempus et plusieurs autres. Il faut se méfier de la terminaison -us.

    Du français au latin: "Pompée fut" et "Pompeius erat" (problème de temps)
    "ne purent vaincre" et " non póterant víncere" (problème de temps et ne devrait-on pas écrire potuerant ?)

    J'ai modifié le corrigé.

    Leçon 27:
    Vocabularium: accidere et discere n'ont pas de participe passé.

    On n'en met pas, parce qu'ils n'en ont pas! Ce sont des verbes défectifs.

    Nunc cogitemus: "Cependant, le nominatif et l’accusatif neutres pluriels ( n'est-ce pas plutôt le singulier ?)peuvent être quoddam ou quiddam."

    Effectivement. J'ai corrigé le texte.

    Exerceamus nos: Qu'est-ce-qu'un "B.A"

    Le titre d'un diplôme universitaire en Amérique du Nord.

    Merci encore pour tout. Je continue d'avancer dans cette excellente méthode qu'est le manuel Most-Coulomb !

    Je suis heureux de l'apprendre et merci de prendre le temps d'écrire dans le forum pour améliorer le manuel.



  • Bonjour,

    Je bloque sur un bout d'une phrase du texte de la leçon 29:
    "Caesar etiam voluit habére exércitum magnum; scivit ea quae Marius et Sulla fecérunt cum exércitibus" A quoi se rapportent "ea" et "quae" ?
    Dans la partie exerceamus nos:
    "Horatius ergo seipsum in aquam iacit" Ne manque-t-il pas un espace entre se et ipsum
    "Amor pecuniae est vínculum quod viros in terra tenet" Ne devrait-on pas mettre viri ?

    Merci encore pour tout.



  • Bonjour Édouard,

    "Caesar etiam voluit habére exércitum magnum; scivit ea quae Marius et Sulla fecérunt cum exércitibus" A quoi se rapportent "ea" et "quae" ?

    Ea est un neutre pluriel, antécédent du relatif quae.

    Comment se traduit-il? On a des indices aux leçons 13 et 18.

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    Donc si on applique ces principes aux neutre pluriel ea, on peut traduire les choses: scivit ea quae Marius et Sulla fecérunt cum exércitibus signifie alors "il sut les choses que Marius et Sulla firent avec les armées" ou en meilleur français: il savait ce qu'avaient fait Marius et Sulla avec leurs armées.

    "Horatius ergo seipsum in aquam iacit" Ne manque-t-il pas un espace entre se et ipsum

    On pourrait en mettre un, mais on le trouve souvent écrit en un mot.

    "Amor pecuniae est vínculum quod viros in terra tenet" Ne devrait-on pas mettre viri ?

    L'amour de l'argent est le lien qui tient les hommes sur la terre. Les hommes est le complément, donc il est à l'accusatif. Si on le met au nominatif, la phrase n'a pas de sens vu le verbe au singulier.

    Bonne étude et joyeuses Pâques.



  • D'accord, merci beaucoup pour tous ces éclaircissements.



  • Bonjour à tous,

    L'apprentissage du latin est une discipline exigeante qui mobilise tous les ressorts de notre volonté et requiert une pratique quotidienne. Dans ces conditions, il est tentant de se décourager. C'est ce qui m'est arrivé. Le temps a passé mais mon envie est resté la même: être capable de lire et d’apprécier les grands auteurs latins dans le texte. C'est pourquoi je me suis remis il y a quelques jours à étudier cette langue. J'espère bien profiter de l'été pour terminer la méthode Most-Coulomb dont j'ai déjà parcourue la moitié. Comme à mon habitude, je fais suivre ci-dessous quelques remarques en espérant qu'elles puissent servir à d'autres.

    Encore un grand merci au cercle latin pour ce merveilleux site.

    Leçon 40

    Vocabularium:

    • Il y a Exilium au lieu de exsilium (comme dans le lexique en fin de manuel)

    Videamus formas veteres:

    • Dans le corrigé, il est mis que le génitif singulier de ipse est ipíus. N'est-ce pas plutôt ipsius ?

    Du français au latin:

    • on demande de traduire "Catilina avait-il ...", et le corrigé donne du parfait "Habuit". Ne vaudrait-il mieux pas utiliser de l'imparfait "habebat" ? Cela dit, j'ai déjà remarqué que le latin employait fréquemment du parfait là où nous mettrions de l'imparfait dans le manuel. Peut-être le latin est-il plus souple que nous avec les temps verbaux ?

    Debrouillons nous:

    • "...non scriptam esse" que le corrigé traduit par du présent ("n’est pas écrite") et non par du passé comme il me semble qu'on devrait le faire.
    • Un morceau de phrase me pose problème, même après avoir lu la correction: "Quam propter causam". Je ne comprends par le rôle du quam. Ou peut-être est-ce une règle que nous n'avons pas encore vu à ce stade de la méthode.

    Merci d'avance.



  • Bonjour Édouard,

    Ipius est une coquille, je vais la corriger.

    Les problèmes de temps entre les exercices et le corrigé sont attribuables au fait que le traducteur Victor Coulombe ait pris certaines libertés dans les exercices sans se soucier de les faire concorder avec le corrigé de la version américaine. Nous avons déjà fait beaucoup d'ajustements au corrigé grâce aux commentaires d'étudiants bienveillants comme vous, mais il en reste à faire.

    Le participe passé est la plupart du temps traduit par le passé, sauf certaines exception où le contexte nous permet d'y voir un présent. Voir Petitmangin § 70, 3° et 207 exemple Janua clausa est.

    Quam propter causam = propter quam causam. Petitmangin § 146.



  • @Edouard a dit dans Questions sur la méthode Most-Coulomb :

    L'apprentissage du latin est une discipline exigeante qui mobilise tous les ressorts de notre volonté et requiert une pratique quotidienne. Dans ces conditions, il est tentant de se décourager.

    Bien vrai. Mais à un certain moment donné, le travail devient naturel et la discipline devient facile. C'est la premiere année qui a été pour moi la plus difficile. Maintenant, ce n'est plus tellement une corvée, mais davantage un besoin que j'ai d'étudier. L'engrenage a démarré, et il ne reste plus qu'à entretenir le mouvement.

    Je considère que l'habitude du travail et la meilleure gestion de chaque minute de ma vie est ce que j'ai acquis de plus précieux dans cette aventure, avant même le latin. Si je l'entretiens, cela me servira, je l'espère, dans d'autres entreprises.

    Bon courage!



  • @matthieu a dit dans Questions sur la méthode Most-Coulomb :

    Je considère que l'habitude du travail et la meilleure gestion de chaque minute de ma vie est ce que j'ai acquis de plus précieux dans cette aventure, avant même le latin. Si je l'entretiens, cela me servira, je l'espère, dans d'autres entreprises.

    Gestion de chaque minute de ta vie? O là là, c'est sérieux...

    Avis au lecteur: il n'est pas nécessaire de savoir gérer chaque minute de sa vie pour apprendre le latin. On peut même être un peu négligent de temps en temps, à condition d'y revenir quand l'envie nous reprend.

    Perso, j'aime mieux me sentir libre que planifier chaque minute de ma vie.



  • En effet, c'est une expression exagérée maladroite de ma part. Je remplace donc le mot minute par jour ou semaine, ce qui serait plus proche de la réalité. Je ne voudrais surtout pas décourager certains. L'idée principale que je voulais exprimer était que pour étudier en autodidacte, il n'est pas suffisant de rechercher uniquement le plaisir dans l'étude du latin. Selon moi, il est nécessaire également de rechercher à acquérir la vertu de persévérance.

    Un autre élément encore plus important est celui de la prière. Je crois qu'il faut être encore plus sévère dans notre horaire de prière. Ainsi, ça aide à prioriser nos activités, et on étudiera mieux le latin. Donc Dieu en premier, et le latin bien après. L'important est d'accomplir notre devoir (ce qui est souvent plaisant, mais pas toujours) selon ce que Dieu veut de nous.



  • Bonjour,
    encore quelques remarques / questionnements / découvertes amusées ...

    Leçon 41:
    Quelle surprise de découvrir dans le "Nunc exerceamus nos" quelque antique vestige de la guerre froide !!! :
    "Fuit quidam magnus (sed malus) vir in Russia. Nomen eius erat "avúnculus Ioséphus". Ille vir non amávit Américam. Multas habuit naves, et magnum exércitum. Américam delére voluit. Libertátem delére voluit (sic)" : )

    Leçon 42

    Du français au latin:

    • "Cicéron ne put parler" est traduit par du plus-que-parfait "Cícero loqui non póterat ". Ne devrait-on pas mettre "cicero loqui non potuit "
    • Je n'ai pas bien saisi la différence entre eius et suus. Par exemple pour traduire la phrase "L’homme à qui il donna les noms n’est pas son ami " j'ai écrit " amicus suus non est" au lieu de "amicus eius non est" comme l'indique le corrigé.

    Débrouillons nous:

    • "Dixérunt enim eum virum non malum fuisse" est traduit par de l'imparfait "cet homme n’était pas méchant". Ne devrait-on pas employer du plus-que-parfait ("n'avait pas été méchant") pour bien exprimer la relation d'antériorité par rapport au verbe de la principale ("fuisse") ?

    Leçon 43

    Texte principal:

    • Il est écrit " ... cum Augusto pugnáret ..." Si Auguste est un nom de la deuxième déclinaison, ne faut-il pas mettre " ... cum Augustus pugnaret ... "

    Merci et bonne journée



  • Les commentaires sur le communisme expliquent en partie pourquoi cette méthode n'a jamais été agrée par les professeurs gauchistes...

    J'ai corrigé le problème de correspondance pour Cicero loqui non poterat.

    On emploi eius quand on peut remplacer "son" par "de lui". Suus s'emploie lorsque "son" fait référence au sujet du verbe.
    Vir cui nómina dedit non est amícus eius = n'est pas son ami (de la personne proscrite)
    Vir cui nómina dedit non est amícus suus = n'est pas son ami (de la personne qui donne les noms)

    Fuisse est l'infinitif parfait qui correspond dans la proposition infinitive à tous les temps du passé, y compris l'imparfait. Voir Petitmangin § 261.

    "cum Augusto pugnaret" est une coquille. Merci de l'avoir signalée.



  • Bonjour,
    J'espère ne pas être trop pénible en vous faisant part de tous mes commentaires mais je pense que certains peuvent être utiles pour l'amélioration du manuel.

    Leçon 44

    Vocabularium:

    • "dócere" est écrit avec l'accent sur la première syllabe alors que le lexique de fin du manuel donne la forme "docére". Je me permet de signaler cela car je sais que l'accent a une grande importance dans la conjugaison.

    Du français au latin:

    • le corrigé donne "in caelo venit" N'est-ce pas plutôt "coelo". Je pense qu'il s'agit d'une coquille.

    Leçon 45

    Débrouillons nous:

    • dans la phrase "nulla adhuc in mundum vénerat creatúra quae Deum bona voluntáte amáre posset" il me semble que posset est du subjonctif imparfait. Mais je ne comprends pas son emploi qui ne correspond à aucune des situations vues pour le moment ( ut, cum ...). Pourriez vous m'expliquer ?

    Je vous remercie d'avance.



  • Bonjour Édouard, au contraire j'apprécie tes commentaires.

    Docére effectivement. Je l'ai corrigé.

    Caelum ou coelum, les deux orthographes sont utilisées, mais je l'ai changé pour coelum puisque c'est la forme employée ailleurs.

    Le relatif avec le subj. a plusieurs emplois, mais ici c'est la sorte de proposition décrite dans Petitmangin § 329 3° exemple Non is es quem metus revocare possit. L'auteur n'a pas abordé cette question de syntaxe, c'est pourquoi il a mis cette phrase dans le "débrouillons-nous". J'imagine qu'on est censé comprendre avec le contexte.



  • Bonjour,
    Je continue mon exploration de la méthode MC...

    Leçon 46
    Du français au latin:

    • "qu’ils ne meurent jamais" est traduit par "ne moriantur" en omettant le jamais
    • "Il ne leur permit pas d’en manger". Le corrigé traduit par du présent de l'indicatif et du subjonctif présent (Ut hoc cómedant non permittit eis). Ne vaudrait-il mieux pas utiliser du parfait puis du subjonctif imparfait (Ut hoc cómederent non permisit eis)
    • Petite question: est ce que dans la phrase "Intérrogat cur Adam et Eva Deo non oboédiant" on emploi du subjonctif parce qu'il s'agit d'une interrogation indirecte ?

    Debrouillons nous:

    • "ímperat Deus" est traduit par du parfait "Dieu ordonna", mais n'est-ce-pas du présent ?

    Leçon 47
    Du français au latin:

    • Pour traduire "Puisque vous avez commis un péché " le corrigé emploie du subjonctif plus que parfait (commisissétis). Un simple subjonctif imparfait n'aurait-il pas suffi ?
    • De l'imparfait (il offrait) est traduit par du parfait (óbtulit). Il faudrait changer l'un des deux temps (imparfait ou parfait).

    Merci beaucoup



  • Merci Édouard, j'ai corrigé la correspondance pour les temps de verbe entre les exercices et le corrigé.

    Réponse à ta question: oui, pour l'interrogation indirect, on doit employer le subj. (Petitmangin § 254).



  • Bonjour

    Leçon 48

    Videamus formas veteres:

    • On demande de traduire "Mangeons, produisons...", or l'abbé Most n'indique jamais clairement en toutes lettres que l'impératif des premières et troisièmes personnes correspond à du subjonctif. Peut-être devrait-on indiquer une fois pour toute entre parenthèse quelque chose du genre "(employez du subjonctif)"

    Leçon 49

    Nunc cogetimus:

    • Il est écrit : "tuus, tua, tuum (ton, ta, tes)" Il me semble que la dernière traduction est incorrecte.

    Du français au latin:

    • On demande de traduire " ces paroles". On devrait donner entre parenthèse le mot latin verbum qui ne sera vu que plus tard (leçon 59 d'après le lexique)

    Debrouillons-nous:

    • Le corrigé oublie de traduire "nec poterant", à la fin de la première phrase.
    • Petit problème il me semble pour "venérunt magni aquae diluvii" que le corrigé traduit par "les grandes eaux du déluge vinrent". Ne faudrait-il pas accorder magni avec aquae ? (magnae aquae diluvii). Mais je ne suis pas sûr.

    Leçon 50

    Texte de base:

    • Il est écrit "aedificáre turrim máximam" Quand peut-on employer -im pour l'accusatif ou n'est-ce qu'une coquille ?

    Du français au latin:

    • "Nous sommes venus pour bâtir la tour" est traduit par du subjonctif présent : "Ut turrem aedificémus vénimus". Je pense qu'il faudrait utiliser du subjonctif imparfait (aedificaremus)

    Merci et bonne journée



  • Le subjonctif pour l'impératif, j'imagine qu'on a jugé le commentaire sur le subjonctif optatif (leçon 46) comme étant assez proche pour que l'élève puisse comprendre. Mais je vais ajouter la consigne entre parenthèses.

    "tuus, tua, tuum", ok corrigé

    "ces paroles" ok corrigé

    "nec poterant" ok corrigé

    "les grandes eaux du déluge" -> les eaux du grand déluge, corrigé

    "turrim" est bel et bien l'acc. de turris. Voir Petitmangin § 20.

    "nous sommes venus pour bâtir la tour". Pour respecter la concordance des temps, on pourrait écrire aedificemus ou aedificaremus, selon que l'on prend venimus comme étant un parfait présent ou un parfait passé. Petitmangin § 250* 2°.



  • Bonjour,

    Leçon 51
    Debrouillons-nous:

    • "ea quae volueram" est traduit par de l'imparfait ("les choses que je voulais") et non par du plus-que-parfait.

    Leçon 53
    Débrouillons-nous:

    • Je ne comprend pas le rôle du quam dans la proposition "Quam post victoriam". Pourquoi l'auteur n'utilise-t-il pas des démonstratifs comme illam ou hanc...Pourriez-vous m'expliquer ?
    • Dans la phrase "Cui necesse esse delére Sódoma, péssima propter peccáta dixit Deus", le corrigé ne traduit pas le cui.

    Leçon 54
    Du français au latin:

    • Le corrigé traduit "pour ne pas périr" par "ne pereámus". Or, perire est un verbe de la quatrième conjugaison. Le subjonctif présent devrait donc être "periamus", sauf erreur de ma part.
    • Pour la phrase "Nous ne demeurerons..." on devrait donner entre parenthèse le verbe manére qui ne sera vu qu'à la leçon 65

    Débrouillons-nous:

    • On traduit "crédere noluérunt" par "ne le crurent pas". N'est-ce-pas plutôt "ne voulurent pas le croire" ?

    Bonne journée et merci.



  • @Edouard

    "ea quae volueram" ok corrigé

    "quam post victoriam", tu te rappelles leçon 40 "quam propter causam"? Voir Petitmangin § 146.

    "cui necesse essse..." ok corrigé

    "ne pereamus"- perire est un composé de ire, verbe irrégulier n'appartenant à aucune conjugaison.

    "nous ne demeurerons", j'ai plutôt changé pour "remanebimus" qui a déjà été employé (leçon 10).

    "credere noluerunt" ok corrigé