Carmen contra paganos



  • par Anne-Marie Boxus et Jacques Poucet :

    http://bcs.fltr.ucl.ac.be/FE/19/CCP/02Text.htm



  • Intéressant.

    Voici une description de ce texte sur le site :

    Au cours du IVe siècle, après avoir été longtemps sur la défensive, le christianisme est progressivement devenu la religion privilégiée de l’Empire. À la fin du siècle, les chrétiens n’hésitent plus désormais à s’en prendre aux derniers bastions du paganisme, non seulement dans des oeuvres majeures qui ont marqué l'histoire de la littérature mais aussi dans des pièces secondaires beaucoup moins significatives. Cette période nous a ainsi conservé trois petits poèmes anonymes, qu'on a appelés, l'un le Carmen contra Paganos, l'autre le Carmen ad quendam senatorem (85 vers), et le troisième le Poema ultimum (255 vers). Dans le présent fascicule, nous ne nous intéresserons qu'au premier d'entre eux, le Carmen contra Paganos, celui qui pose peut-être le plus de problèmes. Les deux autres sont présentés et traduits dans le fascicule 20 (2010).
    Le Carmen contra paganos, un petit poème de 122 hexamètres dactyliques, conservé sans titre et sans nom d'auteur, fut écrit, en milieu romain, par un auteur chrétien inconnu, très vraisemblablement à la fin du 4ème siècle (cfr plus loin). C'est un pamphlet visant un haut personnage de l'ordre sénatorial, dont sont attaqués férocement l'attachement envers le paganisme et l'hostilité, nette mais dissimulée, au christianisme. Certes, la nouvelle religion a « le vent en poupe » et l'appui des empereurs, mais, à Rome en tout cas, c’est l’époque où l’aristocratie, face aux succès officiels du christianisme, veut apparemment manifester, dans un mouvement qu'on a parfois qualifié de « réaction païenne », une certaine forme d’indépendance par rapport au pouvoir. Le Carmen contra Paganos s'inscrit dans ce contexte romain politico-religieux particulier, où le paganisme est encore bien présent. Il a déjà été beaucoup étudié mais bien des questions qu’il pose n’ont pas reçu de réponses faisant l'unanimité.

    Référence


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