Pour bien comprendre les psaumes en Latin



  • Mon expérience (je lis la revision de Jean Paul II la plus récente, dans l'Édition du Midwest theological Forum) pour bien saisir le texte qu'on s'apprête à lire est de bien saisir le sens du psaume indiqué avant le Psaume (Psalmus 62: Anima Dominum sitiens.. Cela permet de cibler dans des mots simples et dès le départ, le sens pratique du psaume. Le verset précédant le psaume nous met plutôt dans l'interprétation christologique du psaume et peut nous faire perdre le le sens pratique (ie, se perdre dans le texte).![alt text](![image url](![image url](![image url](0_1467150118951_16-06-28 17 33 Office Lens (1).jpg image url))))0_1467150173197_16-06-28 17 33 Office Lens 1.jpg



  • Ces "titres" des psaumes se trouvent aussi dans l'édition typique vaticane de la Liturgia Horarum. L'ancien bréviaire ne les a pas. Mais il existe des éditions bilingues de l'ancien bréviaire, ce qui est encore mieux. Je n'ai pas encore vu d'édition bilingue de la Liturgie des heures.



  • @daniel
    Moi non plus. Mais il y a une app pour Iphone et Android qui donne le texte en latin et en espagnol, si vous le connaissez. C'est Liturgia horarium.
    0_1467151161576_Screenshot_2016-06-28-17-56-34.png



  • Je préfère une traduction qui n'a pas été concoctée par un comité d'experts en Bible. Je fuis les biblistes comme la peste !

    Ça n'a pas toujours été ainsi, mais aujourd'hui, malheureusement, le mot "bibliste" est pratiquement un synonyme de "moderniste".

    Il n'y a peut-être pas de problème avec cette traduction, mais je m'abstiendrai par prudence.

    Je vais m'en tenir à la traduction de la Vulgate de Saint Jérôme qui me satisfera amplement (lorsque je saurai lire le latin)



  • Matthieu, je partage ta méfiance envers les biblistes. Ils ont été la porte d'entrée du modernisme dans l'Église.

    Toutefois, dès le début du 19e siècle, l'Église a reconnu que la Vulgate de 1592 avait besoin d'être révisée. Plus tard, Saint Pie X a lui-même mis sur pied une commission pour cette révision. Ceux qui disent qu'on ne peut pas toucher à la Vulgate sont en désaccord avec l'Église.

    Je ne dis pas que la Nova Vulgata est une bonne traduction. Je dis seulement qu'il ne suffit pas de dire "l'Église devrait s'en tenir à la bonne vieille Vulgate de Saint-Jérôme", si l'Église a dit qu'elle devait être révisée.

    Le besoin de révision était particulièrement criant dans le psautier. Il y a des passages qui sont carrément incompréhensibles. Saint Jérôme lui-même n'était pas à l'aise avec le psautier Gallican traduit sur la Septante, c'est pourquoi il a fait un deuxième psautier directement sur l'hébreu.

    L'argument selon lequel il faut retenir le psautier Gallican parce qu'il serait plus authentique ne tient pas la route. La preuve, c'est que nous avons des vestiges d'un psautier pré-Gallican dans l'ancien bréviaire, dont le psaume 94 qu'on récite au début de chaque office, et pourtant les rédacteurs du bréviaire ont remplacé cet ancien psautier avec le psautier Gallican.

    Le seul argument qui me semble avoir de la valeur est celui qui souligne l'attachement à ce psautier qui s'est développé au cours des siècles et qui en fait le psautier traditionnel de l'Église. C'est un motif suffisant pour le conserver dans certains contextes. J'aime bien l'approche de Pie XII qui a réformé le psautier tout en permettant que l'on continue de se servir du psautier traditionnel. À mon avis, le psautier traditionnel devrait servir pour la liturgie publique, mais en privé on aurait avantage à utiliser un psautier plus compréhensible.


Se connecter pour répondre
 

Il semble que votre connexion ait été perdue, veuillez patienter pendant que nous vous re-connectons.