En Belgique, deux heures de latin par semaine



  • Nouvelle étonnante: Le nouveau programme belge prévoit deux heures de latin par semaine en secondaire 2 et 3, pour tous les élèves, même ceux qui suivent des parcours techniques.

    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_le-latin-fait-son-retour-en-force-en-secondaire-meme-en-technique-une-bonne-idee?id=9875109



  • Obliger les gens à faire du latin lorsqu'ils en ont horreur ne va pas contribuer à rendre le latin populaire ... surtout avec des personnes manuelles.

    Aussi, avec l'expérience récente de mon étude de latin, j'ai de la difficulté à croire que deux heures par semaine est suffisant, même avec les meilleurs professeurs et les meilleures méthodes. Ça risque de n'être qu'une matière supplémentaire dont l'on dira que l'on a perdu son temps à apprendre à l'école ...

    Enfin, je suis personnellement contre l'instruction obligatoire. Mais c'est un autre sujet ...



  • D'accord sur les deux points.

    Obliger l'étude du latin va sûrement rendre cette matière très désagréable à un certain pourcentage d'élèves. Mais on pourrait dire la même chose pour n'importe quelle matière scolaire. Devrait-on chercher une solution mitoyenne, par exemple le latin obligatoire pour certains profils (lettres et langues) et en option pour d'autres? Devrait-on le rendre optionnel pour tout le monde de manière à ce que les classes restent vides? Quoiqu'un classe vide est peut-être préférable à une classe d'élèves démotivés qui ne s'intéressent pas à la matière.

    Avec deux heures par semaine sur deux années scolaires, il n'y a aucun espoir d'apprendre les bases du latin. Je me doute du vrai contenu du cours: étymologie, culture gréco-romaine... Le vrai objectif est probablement de faire travailler des profs de latin, peut-être les profs français en chômage.

    Quel serait le contexte scolaire idéal pour le latin du point de vue de l'éducation classique? Autrefois, les Jésuites enseignaient exclusivement le latin et le grec pendant un certain nombre d'années. Pas de maths, pas de français et surtout pas d'histoire (les Jésuites détestaient la matière). C'est vers la fin du parcours qu'on intégrait les autres matières. Mais les Jésuites n'admettaient pas n'importe qui dans leurs écoles, c'était très exclusiviste. Et on en voit le résultat aujourd'hui.

    En ce qui concerne le Québec, il n'y a plus d'enseignement des humanités, c'est le désert. Donc, si on souhaite que nos enfants étudient les humanités, il faut chercher une solution alternative. Il faut commencer à voir les humanités comme les cours de piano ou de violon. Beaucoup de parents sont prêts à payer un prof de musique et à faire pratiquer leurs enfants, donc ils devraient être prêts à payer un prof de latin.

    Les parents catholiques devraient se regrouper au sein des paroisses pour essayer de complémenter l'école avec d'autres matières: latin, histoire, littérature, catéchisme. On accepte d'amener les enfants à des matchs de soccer, aux cours de natation, aux cours de musique...



  • @daniel a dit dans En Belgique, deux heures de latin par semaine :

    Devrait-on chercher une solution mitoyenne, par exemple le latin obligatoire pour certains profils (lettres et langues) et en option pour d'autres?

    Dans un monde idéal, nous aurions toujours les collèges classiques qui n'étaient pas obligatoires et qui étaient fréquentés par l'élite, c'est-à-dire, ceux qui avaient la motivation et la capacité d'entreprendre ces études. Avant leur suppression, apparemment que plusieurs collèges classiques étaient devenus décadents, mais ce n'était pas le concept lui-même des collèges classiques qui était le problème, mais la déchéance morale qui avait pris le dessus dans la société québécoise (manque de discipline et de respect envers l'autorité, etc.).

    Sinon, à mon avis, il ne nous reste plus que la solution que tu proposes.