Mise au point sur l'orientation du Cercle latin



  • Le Cercle latin a été fondé avec un objectif d'évangélisation. Nous croyons que l'évangélisation ne se limite pas à l'apologétique et à la prédication, bien que ce soient des moyens importants; l'évangélisation a aussi un sens plus large, qui consiste à faire ressentir les effets bénéfiques de l'évangile sur une société. Une forme d'évangélisation est le nationalisme catholique, qui veut donner effet dans la sphère publique aux valeurs chrétiennes et en faire bénéficier même les inconvertis. Une autre forme, celle que nous préconisons, est de communiquer la culture catholique.

    En faisant la promotion des humanités qui sont au centre de la civilisation chrétienne, nous faisons aussi la promotion de l'évangile. Combien de grands penseurs se sont convertis à la lecture des auteurs chrétiens? Combien les arts, qui ont atteint leur apogée sous l'influence du christianisme, ont-ils contribué à convaincre les esprits sincères de la beauté de l'évangile?

    Beaucoup de soi-disant agnostiques admettent ouvertement qu'ils sont des admirateurs du christianisme. Pensons par exemple à Charles Maurras, qui, sans être lui-même croyant, a été un grand allié aux catholiques nationalistes. Donc, en communiquant la culture catholique à nos compatriotes, on contribue à rendre la nation plus catholique.

    Jusqu'à présent, nous ne voulions pas donner au Cercle une vocation exclusivement catholique, pour éviter d'aliéner les incroyants que l'on cherchait à rejoindre. Toutefois, cette attitude qui se voulait inclusive a fini par se revirer contre nous. D'abord, du côté des universitaires et des néo-humanistes, on nous reproche de refuser tout ce qui est contraire à la morale chrétienne. Du côté des croyants, on allègue une certaine hypocrisie dans notre façon de vouloir évangéliser sans se donner une vocation ouvertement catholique. Nous en concluons qu'il est inutile, voire nuisible, de vouloir essayer de plaire à tout le monde.

    Par conséquent, nous aimerions faire un changement dans l'orientation du Cercle pour lui donner une vocation ouvertement catholique.

    Nous aimerions connaître votre point de vue. Avez-vous des commentaires à ce sujet?

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  • Bonjour. Cela à le mérite d'être clair mais il faudrait modifier légèrement le nom du site et lui donner le caractère à la fois catholique et de la langue latine, quelques exemples :
    "Cercle Catholique Latin de la Nouvelle-France"
    ou
    "Cercle Catholique et de la promotion du Latin de la Nouvelle-France"
    ou
    "Cercle Latin et Catholique de la Nouvelle-France"
    ...



  • Cela "a" le mérite. Désolé pour la faute ...



  • @Gabriel
    Je suis d'accord.
    Avec un petit doute sur la correction grammaticale de la seconde dénomination proposée.



  • @Sylvain-Quin
    La seconde dénomination est certes boiteuse. Je ne faisais que mettre quelques idées par écrits en fonction de l'orientation voulue par Daniel. De toute façon le dernier mot reviendra au créateur de ce site. La difficulté pour un titre est d'être à la fois précise et concise.



  • @daniel
    Tu as mon appui.

    Je perçois cette possible nouvelle orientation comme celle d'une école catholique. Dans une école catholique, les non-catholiques sont respectés et les bienvenus en autant qu'ils ne cherchent pas à miner son identité. Si cette orientation est prise, nous continuerons à aider chacun, peu importe sa confession religieuse.



  • Pas sûr que c'est nécessaire de changer le nom. Par exemple, je suis catholique, mais je ne m'appelle pas Daniel catholique Arseneault.



  • @daniel a dit dans Mise au point sur l'orientation du Cercle latin :

    Pas sûr que c'est nécessaire de changer le nom.

    Le terme de "Nouvelle-France" a déjà, du moins dans mon esprit, cette connotation de catholique.

    Le nom avait été choisi entre autre chose parce qu'il se référait à notre pays d'autrefois, le Canada, qui était officiellement catholique. Mais ce nom se voulait également, et peut-être même surtout, une référence à la future "Nouvelle-France" (d'Europe), cette France qui redeviendra, avec l'aide de Dieu, officiellement catholique. Je l'espère grandement contre toute espérance humaine.



  • Si vous ne changer pas le titre, il faudra peut-être modifié le texte de la présentation à la page d'accueil où il est écrit :

    "Qui sommes-nous?

    Les fondateurs du Cercle sont des latinistes amateurs qui ont voulu s'associer à d'autres pour approfondir leurs connaissances et partager leur plaisir. Ils sont aussi des catholiques pratiquants, qui désirent voir le latin reprendre sa juste place dans l'Église. Toutefois, il est à noter que le Cercle n'a pas une vocation religieuse et accepte volontiers des membres de toutes les religions (ou d'aucune) dans le plus grand respect."

    j'y trouve une certaine contradiction avec le premier texte de ce fil de discussion voir les parties soulignées par moi en gras :

    "Le Cercle latin a été fondé avec un objectif d'évangélisation. Nous croyons que l'évangélisation ne se limite pas à l'apologétique et à la prédication, bien que ce soient des moyens importants; l'évangélisation a aussi un sens plus large, qui consiste à faire ressentir les effets bénéfiques de l'évangile sur une société. Une forme d'évangélisation est le nationalisme catholique, qui veut donner effet dans la sphère publique aux valeurs chrétiennes et en faire bénéficier même les inconvertis. Une autre forme, celle que nous préconisons, est de communiquer la culture catholique."

    Bref remplacer le premier texte par le second.



  • @matthieu a dit dans Mise au point sur l'orientation du Cercle latin :

    @daniel a dit dans Mise au point sur l'orientation du Cercle latin :

    Pas sûr que c'est nécessaire de changer le nom.
    

    Le terme de "Nouvelle-France" a déjà, du moins dans mon esprit, cette connotation de catholique.

    Le nom avait été choisi entre autre chose parce qu'il se référait à notre pays d'autrefois, le Canada, qui était officiellement catholique. Mais ce nom se voulait également, et peut-être même surtout, une référence à la future "Nouvelle-France" (d'Europe), cette France qui redeviendra, avec l'aide de Dieu, officiellement catholique. Je l'espère grandement contre toute espérance humaine.

    S'il fallait changer de nom, j'opterais pour un nom moins canadien puisque la plupart des participants sont des Français de France. Dans la même lignée que toi, Matthieu, on pourrait simplement éliminer le tiret entre Nouvelle et France, quoique cela puisse avoir des allures révolutionnaires.



  • @Gabriel a dit dans Mise au point sur l'orientation du Cercle latin :

    j'y trouve une certaine contradiction

    Vous voyez juste. C'est ce que Daniel explique. Les reproches que l'on nous a faits étaient donc probablement justifiés.



  • @daniel a dit dans Mise au point sur l'orientation du Cercle latin :

    quoique cela puisse avoir des allures révolutionnaires.

    D'accord pour ôter le tiret. Je parlerais de "contre-révolutionnaires", qui est un retour au beau, bon et vrai.



  • Je me méfie des choses "nouvelles".



  • @daniel a dit dans Mise au point sur l'orientation du Cercle latin :

    Je me méfie des choses "nouvelles".

    Sylvain m'écrit:

    "Voici que je fais toutes choses nouvelles." (Ap XXI,5, traduction Osty)

    Mea culpa :)



  • Si ceci est une entreprise catholique, il me semble qu'il manque un saint patron



  • Je signale ce besoin à @matthieu qui est sans doute le plus religieux parmi nous.



  • @daniel

    bonjour à tous
    D'abord encore merci pour ce site
    pour l'avoir fréquenté depuis 6 à 9 mois et avoir baladé mon regard dans les différents coins du forum
    je comprends mal les critiques
    D'abord, du côté des universitaires et des néo-humanistes, on nous reproche de refuser tout ce qui est contraire à la morale chrétienne.
    Honnêtement sauf s'il y a des participations bloquées par le web master, les publications sont essentiellement centrées sur le latin et non confessionnelles sauf à appeler confessionnel, le fait de prôner la lecture de Lhommond ou la lecture de la Vulgate et encore dans les ressources, lectures qui sont didactiques et progressives. Quand à l'enseignement français, il ne s'agit que d'une initiation à une certaine culture antique pour ce qui est de la langue : le constat est catastrophique (cela n'est pas récent) décrypter d'emblée des extraits d'auteur conduit pour les rares qui ont envie d'apprendre à un sentiment d'impuissance et de dérision (les élèves ne sont pas dupes d'où abandon en seconde en règle)
    La seule polémique que j'ai vu est autour de la méthode ORBERG Il est intéressant de constater que le même genre de polémique existe en médecine entre la méthode des cas et l'enseignement par logique disciplinaire

    Du côté des croyants, on allègue une certaine hypocrisie dans notre façon de vouloir évangéliser sans se donner une vocation ouvertement catholique. Nous en concluons qu'il est inutile, voire nuisible, de vouloir essayer de plaire à tout le monde.
    Là il est difficile de répondre car il y a de nombreux sites catholiques (certains intégristes ) qui y répondent. La spécificité du site est l'initiation latine. Est il insuffisamment catholique ?
    Personnellement je suis catholique en France (terre très laïcisée) avec une foie sinusoïdale comme j'en avais convenu avec mon curé et lecteur des "ETUDES"
    Pour le changement de dénomination ? le titre actuel montre bien les origines canadiennes du site et cela est juste
    Le vrai problème est peut être d'augmenter l'activité du site, le nombre des contributions en Français et en Latin etc
    Mais cela ne se décrète pas Comment chacun peut- il Contribuer ?
    Amicalement
    Philippe



  • Merci de votre intervention, Philippe. Comment augmenter la participation, si l'intérêt pour le latin demeure aussi faible? Au fait, l'intérêt existe, comme le démontrent les statistiques de téléchargement. C'est le format de forum qui offre peu de valeur ajoutée. Des cours en ligne seraient très prisés, j'en suis convaincu, mais on doit gagner notre vie et peu seraient prêts à en payer le coût. Le latin est redevenu une affaire d'élite, malheureusement.



  • @zorgub a dit :

    Le vrai problème est peut être d'augmenter l'activité du site, le nombre des contributions en Français et en Latin etc

    Comme l'a dit @daniel, je ne crois pas qu'un forum apporte une grande valeur ajoutée au site. Nous répondons du mieux que l'on peut (et rapidement) aux rares questions qu'on nous pose sur le forum. Cependant la plupart du monde préfèrent avoir recourt à un professeur en chair et en os pour leur expliquer les choses, ce qui est compréhensible. De plus, un forum public n'est pas ce qui est le plus approprié car c'est intimidant pour la plupart. Daniel a raison, l'intérêt de notre site est surtout au niveau de ses ressources. Nous avons déjà eu plusieurs bonnes contributions à cet égard, mais par très peu de personnes.

    Mais je crois que le point majeur est celui-ci : le latin est très long à apprendre pour être en mesure de s'en servir utilement dans la vie de tous les jours. Il faut y mettre beaucoup d'heures, et je comprends qu'il n'y ait pas beaucoup de monde qui puissent être intéressés. Je crois que les principales raisons sont celles-ci :

    • La plupart ont trop d'obligations dans leur vie et ne peuvent y mettre assez de temps pour que leur étude ait valu la peine.
    • Beaucoup recherchent un passe-temps qui ne demande pas autant de sacrifice.
    • Très peu de monde croit que le latin vaut la peine d'être appris
    • Nos positions décomplexées sur la religion (même si nous n'insistons pas et laissons chacun libre) répugnent probablement.
    • Plusieurs catholiques sérieux dédaignent l'utilisation d'Internet pour apprendre le latin (avec des raisons valables).

    À la fin, il ne reste plus grand monde !

    @zorgub a dit :

    décrypter d'emblée des extraits d'auteur conduit pour les rares qui ont envie d'apprendre à un sentiment d'impuissance et de dérision (les élèves ne sont pas dupes d'où abandon en seconde en règle)

    Je serais étonné si la majorité des professeurs de latin modernes avertissent leurs élèves des grands efforts qu'il est nécessaire de faire pour apprendre utilement le latin, car autrement ça leur enlèverait de la clientèle. Il ne faut pas parler de discipline et de sacrifices aux gens, car ça les effraie. D'après moi, les abandons nombreux s'expliquent en parti du fait que les étudiants finissent par se rendre compte par eux-mêmes que ce n'est pas toujours plaisant d'apprendre le latin et que ça demande plus d'effort qu'on leur avait annoncé à l'origine.

    Puisque nous sommes très transparents sur ce point (efforts nécessaires), il est probable que plusieurs soient détournés d'entreprendre l'étude de cette langue. On leur a peut-être même rendu service : ils n'ont ainsi pas perdu des centaines d'heures à apprendre le latin à moitié, ce qui ne sert à rien (ou presque).