Le latin plutôt que l'anglais!



  • On constate depuis quelques temps un phénomène inquiétant sur Facebook. On voit des jeunes (~18-35 ans) francophones communiquer entre eux en anglais. On va plus loin que la situation typique où des francophones se mettent à parler anglais en présence d'un anglophone. Ici, il n'y a pas d'anglophone présent.

    J'avoue ne pas comprendre la raison, mais j'ai une hypothèse. Ils espèrent paraître plus sophistiqués, plus urbains, plus mondialistes. Écrire en anglais démontre qu'on n'est pas de simples provinciaux ou des rednecks unilingues francophones.

    C'est un point tournant. L'anglais n'est plus simplement utilitaire. On ne l'emploie pas uniquement pour arriver à ses fins, mais parce qu'on idéalise cette langue. On souhaite s'identifier à la culture anglo-américaine, au détriment de la culture canadienne-française.

    L'anglo-américanisme est un empire culturel. Il ne respecte pas l'identité propre des autres nations. Convaincu de sa supériorité, l'anglo-américanisme écrase tout sur son passage.

    Pratiquement tous les parents veulent que leurs enfants apprennent l'anglais pour qu'ils réussissent dans la vie. C'est vrai, il est parfois difficile de se débrouiller sans connaître l'anglais. Mais c'est le prix à payer si on aime la nation canadienne-française. Quelques enfants bilingues sont un atout, mais si nous l'enseignons tous à nos enfants, l'effet ultime sera l'assimilation et la disparition. Il faut arrêter de penser de façon individualiste et commencer à travailler pour le bien commun.

    Il en est de même pour la natalité. Tous conviennent que les Canadiens-français doivent augmenter leur taux de naissance. C'est la seule solution pour garantir notre survie. Mais très peu sont prêts à le faire personnellement. Mon bien personnel a priorité sur le bien commun.

    Mon expérience personnelle m'a aidé à prendre conscience de la réalité de l'assimilation culturelle. J'ai grandi dans le sud-ouest de l'Ontario dans un milieu 99% anglophone. Les quelques "Franco-Ontariens" n'avaient pratiquement aucun attachement à la culture canadienne-française. Leur langue maternelle était en réalité l'anglais. Leurs origines canadiennes étaient devenues au mieux un souvenir folklorique et au pire le souvenir d'un échec pour avoir succombé à l'assimilation, les conduisant à abandonner complètement cette identité pour éviter la honte que l'on ressent à chaque fois qu'on se souvient de sa culpabilité.

    Je crois qu'il en va de la survie de la nation canadienne-française que l'on n'enseigne plus l'anglais à nos enfants. Je ne préconise pas une ignorance volontaire. Au contraire, il faudrait rediriger ces énergies vers une langue qui peut nous apporter beaucoup plus sur le plan culturel: le latin.

    Enseigner le latin à ses enfants plutôt que l'anglais est l'expression ultime de patriotisme. C'est un pied-de-nez à l'anglo-américanisme. Le latin est un symbole très puissant de la contre-révolution et d'attachement à nos origines.

    Cette mesure, jumelée 1) au rétablissement de la famille canadienne-française, 2) à la revalorisation de la ruralité et 3) à la conversion au catholicisme traditionnel, pourra redonner à notre nation sa fierté.



  • Ça me parait une excellente solution. Par contre, je me sens personnellement désemparé en rapport aux moyens pour y arriver. Une piste de solution serait probablement la philosophie politique de Charles Maurras. Et même là, je crois que sans un miracle de Dieu, c'est désespéré. Je crois que s'il y a un petit groupe faisant bien leur travail, Dieu pourrait suppléer pour le reste, comme pour le miracle de la multiplication des pains.



  • @matthieu Notre seul espoir est la conversion du clergé. Il y a encore beaucoup de familles croyantes. Si les prêtres les enseignaient à avoir beaucoup d'enfants et à les éduquer correctement (école à la maison, création d'écoles catholiques), les lois de la démographie permettraient de rétablir la situation assez rapidement.



  • La grande partie du clergé ayant sombré dans le modernisme est irrécupérable à mon avis. Elle va pourrir et disparaitre. Le seul espoir me parait être avec la petite partie du clergé étant restée fidèle. J'espère avoir tort et qu'il y aura effectivement une conversion. Mais cela nécessiterait un cataclysme pour les réveiller, et ça ne serait probablement pas suffisant.



  • Tu as raison, la majorité est irrécupérable. Mais parmi les jeunes prêtres, il y a beaucoup d'ouverture. Ce sont des hommes mal formés, mais beaucoup seraient ouverts à la saine doctrine s'ils la connaissaient. S'il y avait des réformes dans la hiérarchie, il y aurait moyen de récupérer une bonne partie du clergé. Il faudrait que le pape nomme des évêques fidèles. Donc, le salut de la nation canadienne-française dépend d'un éventuel pape favorable au redressement de l'Église.


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