Présentations



  • @Sonia

    La méthode démographique n'est pas la seule, mais elle est à mon avis la principale. Tant que les vieux apostats domineront la hiérarchie, ils résisteront bec et ongles, jusqu'à tout raser au passage, comme nous le voyons. Les mouvements n'ont pas réussi à faire grand chose, ils sont demeurés cloisonnés et marginaux. Mais intégrer un mouvement ne fait pas de tort, ça sert au moins à respirer un peu. Un troisième moyen est de leur couper les vivres et financer seulement les œuvres orthodoxes.



  • @Sonia
    Pour revenir sur les cours du professeur Brault, je suis curieux de savoir comment ça se passe. Est-ce les cours sont entièrement en français, utilise-t-il du latin aussi? Comment le texte d'Orberg sert-il en classe? Traduisez-vous à tour de rôle? Quelle est la durée et la fréquence de chaque session? Il y a combien de participants?



  • @daniel a dit dans Présentations :

    @Sonia
    Pour revenir sur les cours du professeur Brault, je suis curieux de savoir comment ça se passe. Est-ce les cours sont entièrement en français, utilise-t-il du latin aussi? Comment le texte d'Orberg sert-il en classe? Traduisez-vous à tour de rôle? Quelle est la durée et la fréquence de chaque session? Il y a combien de participants?

    Le cours est de style "atelier". Tout s'articule autour du livre d'Oerberg. Le texte est lu par section, à tour de rôle, par chaque participant qui traduit sa partie au fur et à mesure. La lecture du livre avance comme ça. On ne revient jamais en arrière et c'est une méthode "version", il n'y a pas de thème (heureusement!). Le but est clairement d'apprendre, non pas juste à traduire pour traduire, ni à traduire afin de comprendre le texte dans le français une fois traduit, mais à lire le latin et le comprendre directement dans le texte (ce qui est parfait pour moi).

    Le prof fait des pauses "civilisation" avec toutes sortes de tangentes en fonction des sujets abordés; ça permet aussi de souffler car des fois ça chauffe. Il y a aussi des pauses "techniques" quand ça commence à coincer sérieusement mais c'est souvent minimaliste, c-à-d, ce n'est vraiment pas un cours de grammaire, il explique juste ce qu'il faut pour pouvoir avancer.
    C'est d'ailleurs une de mes critiques: il pourrait y avoir plus de points techniques car, si on ne vient pas avec un cours technique (déclinaisons etc. à l'ancienne) déjà dans les jambes, je pense qu'on rame très vite vers la fin du 1er livre. Je trouve qu'il y a des fois beaucoup de "devinette", de "spéculation" sur le sens du texte, là ou une connaissance technique plus forte aurait permis d'analyser et de déduire le sens de façon sûre. Pareil pour les concordances des temps, des fois, on surfe vraiment par-dessus. Il pourrait franchement y avoir plus de rigueur!

    Sauf que c'est justement l'esprit du livre, d'acquérir directement dans le contexte les connaissances, sans avoir toujours à sortir de la langue et à recevoir les explications dans une autre langue. Résultat, on avance toujours et les répétitions dans le texte font que les "problématiques" reviennent régulièrement. Il réexplique toujours, même si c'est 50ième fois que l'on voit le point (ex: supin, gérondif, etc.).
    En tenant le coup, ça finit par "rentrer" mais il faut accepter et "se soumettre" à la méthode. C'est frustrant quand on vient d'un background plus technique (déclinaisons, exercices etc.). Mais ça permet d'être d'emblée dans un rapport de lecture de de "fluidité" avec un vrai texte en latin et une histoire continue.
    Au secondaire, en 6 ans de latin, je n'avais fait que des bouts de textes et des extraits dont il ne me reste rien. Là en 2 ans, nous avons lu ensemble l'équivalent d'un petit roman.

    On n'écrit rien, il n'y a pas de devoirs, ni d'exercices, ni rien à faire d'avance. On arrive en classe, on lit, on traduit c'est tout. Tout se passe en classe, rien en dehors, 3h (18h30 à 21h30) toutes les 2 semaines. Les livres sont fournis.
    Il y a aussi une dynamique de groupe, une synergie qui se forme à force qui aide beaucoup.
    Il ne faut pas y venir pur apprendre à parler car chacun parle avec son accent et sa prononciation!!
    Sur le long-terme, on pourrait peut-être lire d'autres textes d'auteur. En grec, avec un groupe, ils se sont rendus suffisament loin pour lire un auteur directement dans le texte (Aristote ou Platon, je ne sais plus!).

    Voilà.



  • C'est remarquable qu'on puisse faire autant de chemin en trois heures par deux semaines. Le prof encourage-t-il les participants à réviser les chapitres à la maison?

    Je me demande si ce serait possible de s'inspirer de cette formule pour en faire une sorte de cours par correspondance. À chaque semaine ou deux, les participants fourniraient leurs traductions écrites, on ferait une sorte de collage pour les comparer, puis on commenterait les différences pour faire ressortir les notions à apprendre.



  • @daniel

    Je ne crois pas que ça marcherait mais rien n'empêche d'essayer!

    • Déjà, devoir écrire tuera la dynamique.
      Pour les feignasses comme moi, la magie du cours est en partie ancrée dans le fait qu'il n'y a rien à faire autre que se pointer, lire et traduire en l'air.
    • Ensuite, le processus écrit amène tout un enchaînement de réflexes et habitudes (dictionnaires, bescherelle etc.) qui vont à l'encontre de la méthode qui est en gros "se débrouiller à l'arrarché". C'est vraiment une approche "pied levé" à laquelle il faut "se soumettre".
      En gros, écrire une traduction chez soit est une méthode à froid tandis que traduire à l'oral est une méthode à chaud.
    • On perdrait complètement la dynamique de groupe. Comme tout le monde participe aux traductions de tous, on est exposé à chaud aux versions des autres et on peut faire consensus tout de suite, plutôt que de faire pleins d'aller et retours par écrit.

    Mais... Encore une fois on n'est jamais fixés tant qu'on a pas essayé!



  • @daniel a dit dans Présentations :

    C'est remarquable qu'on puisse faire autant de chemin en trois heures par deux semaines. Le prof encourage-t-il les participants à réviser les chapitres à la maison?

    Oui, mais je ne crois pas que les gens le fasse. Un ou deux peut-être...
    Ce n'est ni obligatoire, ni nécessaire.



  • Je ne parle pas de faire quelque chose d'aussi profitable que ce que fait monsieur Brault, mais seulement quelque chose qui offrirait de l'encadrement aux autodidactes qui utilisent la méthode d'Orberg.

    Ce serait quelque chose de semblable à ce qui se fait chez les anglophones ici:
    http://www.quasillum.com/study/latinstudy.php





  • @daniel

    Pourquoi pas?
    Et en incluant Skype ou autre système de rencontre online?



  • Ce serait quand même plaisant d'offrir quelque chose comme monsieur Brault où les participants peuvent bloquer trois heures par deux semaines et n'avoir aucun autre effort à fournir. Peu de gens sont prêts à étudier en autodidacte et cela ne met pas pleinement à profit la méthode d'Orberg.



  • Là je réfléchis à haute voix...

    Malgré le peu d'effort demandé, Monsieur Brault doit perdre beaucoup de monde avant qu'ils développent des compétences minimales en latin. C'est que la méthode d'Orberg est longue.

    D'où l'attrait d'une méthode comme celle fondée sur la Vulgate que j'ai essayé tant bien que mal à mettre au point. Au bout de seulement six séances, on entamerait la lecture guidée du texte de la Vulgate.



  • @daniel

    Personellement je n'attends que ça car, sûr et certain, la Vulgate est plus facile à lire que Oerberg passé le 2ième tome (après le chapitre 35). D'ou mon annonce pour un groupe de rencontre!
    Mais si ça peut se faire online, c'est bien aussi. C'est juste que ne l'ai jamais fait. Techniquement, il faudrait tester l'outil déjà.
    Mais les gens le font, donc c'est techniquement possible...



  • Avancée comme vous l'êtes, pas besoin de groupe, sinon pour aider les débutants.

    J'ai mes doutes concernant les méthodes technologiques, mais s'il y a de l'intérêt je ne suis pas contre.



  • @daniel

    Si pourtant!
    La diction, la fluidité, l'aisance, il y a toujours des points techniques que l'on peut rafraîchir, et finalement, la discipline d'avoir un horaire et un groupe...