MÉTHODE DE LATIN FACILE

Sommaire

Leçon I - Première déclinaison (déclinaison en Ā).
Leçon II - Deuxième conjugaison (conjugaison en Ē), indicatif présent à la voix active. Sujet et complément d’objet direct. Accord du verbe.
Leçon III - Verbe irrégulier: sum, indicatif présent.
Leçon IV - Vocabulaire. Exercices de lecture.
Leçon V - Vocabulaire. Exercices de lecture.
Leçon VI - Deuxième conjugaison (conjugaison en Ē), indicatif parfait à la voix active.
Leçon VII - Vocabulaire. Exercices de lecture.
Leçon VIII - Vocabulaire. Exercices de lecture.
Leçon IX - Deuxième déclinaison (déclinaison en O), noms masculins. Génitif de possession.
Leçon X - Deuxième déclinaison (déclinaison en O), noms masculins (suite). La préposition in suivie de l’accusatif.
Leçon XI - Deuxième déclinaison (déclinaison en O), noms neutres.
Leçon XII - Vocabulaire. Exercices de Lecture. La préposition ad.
Leçon XIII - Le cas du vocatif.
Leçon XIV - Adjectifs de la première et deuxième déclinaison. Accord de l’adjectif. Adjectif attribut et l’attribut du nom.
Leçon XV - Deuxième conjugaison (conjugaison en Ē), indicatif futur à la voix active.
Leçon XVI - Verbe irrégulier: sum, indicatif futur.
Leçon XVII - Adjectifs de la première et deuxième déclinaison (suite).
Leçon XVIII - Deuxième conjugaison (conjugaison en Ē), subjonctif présent à la voix active. Datif du complément d’objet indirect.
Leçon XIX - Deuxième conjugaison (conjugaison en en Ē), subjonctif imparfait à la voix active. Propositions finales avec ut. Concordance des temps dans les propositions finales.
Leçon XX - Pronoms personnels: Ego, tū.
Leçon XXI - Pronoms personnels (suite). Adjectifs possessifs.
Leçon XXII - Deuxième conjugaison (conjugaison en Ē), subjonctif plus-que-parfait à la voix active. Complément circonstanciel exprimé par cum.
Leçon XXIII - Vocabulaire. Exercices de lecture.
Leçon XXIV - Verbe irréulier: Sum, subjonctif imparfait et plus-que-parfait.
Leçon XXV - Deuxième conjugaison (conjugaison en Ē), indicatif plus-que-parfait à la voix active.
Leçon XXVI - Vocabulaire. Exercices de lecture.
Leçon XXVII - Ablatif de moyen.
Leçon XXVIII - Pronom personnel: Is, ea, id.
Leçon XXIX - Deuxième conjugaison (conjugaison en Ē), indicatif imparfait à la voix active.
Leçon XXX - Verbe irrégulier: Sum, indicatif imparfait. Domum.
Leçon XXXI - Deuxième conjugaison (conjugaison en Ē), infinitif présent à la voix active. L’infinitif comme complément.
Leçon XXXII - Verbe irrégulier: Sum, subjonctif présent.
Leçon XXXIII - Deuxième conjugaison (conjugaison en Ē), indicatif futur antérieur et subjonctif parfait à la voix active.
Leçon XXXIV - Résumé des verbes.
Leçon XXXV - Temps primitifs des verbes.
Leçon XXXVI - Première conjugaison (conjugaison en Ā), voix active.
Leçon XXXVII - Troisième déclinaison, radical terminé par une consonne.
Leçon XXXVIII - Nombres cardinaux: Duo, trēs.
Leçon XXXIX - Verbe irrégulier: . Subjonctif d’ordre.
Leçon XL - Verbe irrégulier: Possum.
Leçon XLI - Vocabulaire. Exercices de lecture.
Leçon XLII - Troisième déclinaison: radical terminé par i.
Leçon XLIII - Troisième conjugaison (conjugaison en Ĕ), voix active.
Leçon XLIV - Verbe irrégulier: Ferō, voix active.
Leçon XLV - Accusatif de durée et de distance ou de dimension.
Leçon XLVI - Verbe irrégulier: Volō. Accusatif de durée et de distance ou de dimension.
Leçon XLVII - Verbes irréguliers: Mālō, Nōlō. Nombres cardinaux (suite).
Leçon XLVIII - Troisième conjugaison (verbes en -iō), voix active.
Leçon XLIX - Pronom relatif. Accord.
Leçon L - Quatrième conjugaison (conjugaison en Ī), voix active.
Leçon LI - Impératif présent à la voix active (toutes les conjugaisons). Défense.
Leçon LII - Adjectifs de la troisième déclinaison, radical terminé par i.
Leçon LIII - Quatrième déclinaison (déclinaison en U). Imparfait marquant l’habitude.
Leçon LIV - Voix passive, temps du parfait (toutes les conjugaisons)
Leçon LV - Īdem, ipse. Emploi du pronom neutre.
Leçon LVI - Voix passive de la première conjugaison (conjugaison en Ā). Ablatif d’agent.
Leçon LVII - Quīdam.
Leçon LVIII - Voix passive de la deuxième conjugaison (conjugaison en Ē). L’infinitif comme complément (suite).
Leçon LIX - Cinquième déclinaison (déclinaison en Ē). Nombres cardinaux (suite). Déclinaison de ūnus. Is, ea, id (comme adjectif).
Leçon LX - Voix passive de la troisième déclinaison (déclinaison en Ĕ). Quis.
Leçon LXI - Pronom réflexif; suī. Vīs. Proposition infinitive pour le style indirect.
Leçon LXII - Verbe irrégulier: Ferō, voix passive. Pronom relatif de liaison.
Leçon LXIII - Voix passive de la troisième conjugaison (verbes en -iō). Troisième déclinaison, radical mixte.
Leçon LXIV - Verbe irrégulier: Fīō. Participe passé (toutes les conjugaisons). Ablatif absolu.
Leçon LXV - Comparatif des adjectifs. Comparatifs irréguliers. Déclinaison du comparatif.
Leçon LXVI - Voix passive, quatrième conjugaison (conjugaison en Ī). Comparatif des adverbes.
Leçon LXVII - Participe présent (toutes les conjugaisons). Déclinaison du participe présent.
Leçon LXVIII - Deus, domus. Nombres ordinaux. Propositions finales négatives avec .
Leçon LXIX - Verbes déponents.
Leçon LXX - Hīc, ille.
Leçon LXXI - Aliquī (aliquis), iste.
Leçon LXXII - Gérondif (toutes les conjugaisons). Nombres ordinaux (suite).

Appendice I - Prononciation du latin.
Appendice II - Quelques expressions courantes.
CORRIGÉ DES EXERCICES

PRÉFACE

À certains égards, il est regrettable que l’enseignement du latin dans les écoles débute si tardivement et que chaque détail des premiers mois doive être planifié dans l’unique but de pouvoir lire César au terme d’un an. On note toutefois des signes encourageants en certains lieux, dont le début d’un mouvement visant à ramener l’enseignement élémentaire du latin aux dernières années de l’enseignement primaire.

Pour ce faire, il semble y avoir un manque presque total de manuels adéquats. Il y a quelque temps, alors que je souhaitais accompagner l’un de mes enfants dans l’étude du latin, j’ai mis au point un plan d’instruction adapté à l’âge de mon élève. Le présent volume est la suite de cette expérience.

En formulant et en développant mon plan, j’ai visé quatre objectifs:

(1) Poser une solide fondation morphologique.
(2) Faire assimiler, par leur emploi constant, un nombre limité de constructions fondamentales.
(3) Faire maîtriser parfaitement, par la répétition continue, un vocabulaire courant d’un peu moins de quatre cents mots.
(4) Rendre l’ouvrage assez intéressant sur le plan humain.

Le dernier objectif m’a amené à choisir des mots, dans les premiers exercices, en fonction de l’intérêt qu’ils peuvent susciter et non en fonction de leur fréquence dans les commentaires de César ou dans les discours de Cicéron; dans la morphologie et la syntaxe, l’ordre des sujets permet de présenter tôt des dialogues et des récits intéressants. Toutefois, la méthode générale du livre est conservatrice et parfaitement éprouvée par la pratique; d’ailleurs il va de soi que les innovations ne visent pas à rendre l’ouvrage facile ou attirant aux dépens d’un véritable et réel progrès de la part de l’élève.

L’absence de lexiques à la fin du volume n’est pas involontaire; cela fait partie intégrante de mon plan, qui vise à ce que l’élève maîtrise parfaitement le vocabulaire et l’approprie à mesure qu’il le rencontre dans chaque exercice. En effet, le nombre de nouveaux mots par leçon à chaque jour est si faible et la répétition si fréquente que des lexiques à la fin du livre ne seraient que nuisibles au juste emploi de ce livre. Donc, à leur place j’ai substitué une liste de mots, qui permettra en dernier recours à l’élève de retracer le sens d’un mot; mais en pratique une telle nécessité se présentera rarement.

L’acquisition parfaite du vocabulaire quotidien permet d’apprendre la lecture à vue rapidement et de façon naturelle. Afin de nourrir cette habileté très désirable chez l’élève, chaque leçon comprend, à partir du numéro XXXV, une petite histoire racontée en latin. La série d’histoires a été conçue sur un plan gradatim qui fait construire chaque anecdote successive sur la matière déjà apprise et rend inutiles les notes de bas de page. Un tel programme a bien évidemment imposé à l’auteur des contraintes éprouvantes, mais cela a rendu possible la création d’un corpus de lecture qui met en place des conditions presque idéales pour la pratique de la lecture à vue. […​]

PRÉFACE DU TRADUCTEUR

Le titre anglais, A Latin Primer, n’exprime pas la caractéristique essentielle de ce manuel, que nous avons essayé de rendre en adoptant le titre Méthode de latin facile. Pourquoi, en effet, traduire un manuel de latin de l’anglais alors qu’il en existe d’innombrables en français? La réponse tient nécessairement à son caractère unique, au fait qu’il n’existe en français rien d’aussi élémentaire et accessible, mais qui ne sacrifie rien sur le plan de la rigueur grammaticale. D’autre part, la grande valeur de ce manuel provient aussi des exercices soigneusement conçus pour être à la fois des exemples servant à illustrer la matière et un moyen de revoir continuellement les mêmes mots et formes, combinés à un faible nombre de mots à apprendre. Ces caractéristiques minimisent le besoin d’apprendre des mots par coeur et rendent la méthode accessible à une clientèle qui n’a pas le désir ou la capacité de consacrer des efforts surhumains à la mémorisation, tels que les petits enfants et les adultes autodidactes.

Les exercices sont un édifice si délicatement construit qu’il aurait été téméraire d’y apporter quelque changement que ce soit. En les conservant tels quels, il a été possible de rédiger, en même temps que le corrigé français, un corrigé des exercices en anglais pour nos amis anglophones. Si l’auteur n’a jamais jugé nécessaire de publier un corrigé, le besoin est devenu plus pressant à notre époque où les écoles abandonnent le latin et où son apprentissage est devenu une affaire privée. Les seuls changements de fond sont dans les explications grammaticales en raison des différences entre le français et l’anglais; mais nous avons essayé de préserver le registre très accessible de l’auteur, qui a voulu rendre son manuel intelligible même aux petits enfants.

Nous n’avons pas jugé utile de reproduire les tableaux en annexe de l’édition américaine; l’étudiant aurait plutôt avantage à se procurer une vraie grammaire latine. Donc, les renvois aux tableaux en annexe ont été remplacés dans le texte par des renvois à une grammaire latine. On remarquera cependant que la grammaire latine est facultative et que le texte de ce livre suffit en lui-même.

L’annexe sur la prononciation du latin a été remplacée par un extrait de la grammaire latine de Sausy pour mieux tenir compte des particularités du français. En complément, nous avons ajouté les règles de la prononciation ecclésiastique pour ceux qui souhaitent employer cette prononciation.

À L’ENSEIGNANT

On doit laisser à l’enseignant une grande discrétion dans les classes auxquelles ce livre est destiné. J’ose, cependant, offrir quelques suggestions et conseils:

1. Travaux oraux. Particulièrement dans les premiers exercices, il est très souhaitable de consacrer beaucoup de temps aux travaux oraux. Les exercices du livre ont été pratiquement contraints à leur forme actuelle par la nécessité de fournir de la matière à révision en plus d’illustrer la leçon du jour. Des exercices supplémentaires, oraux ou écrits, profiteraient d’une plus grande liberté. Un enseignant a réussi à piquer l’intérêt de ses jeunes élèves en assemblant, dès les premières leçons, des courtes phrases comme: Agricola in āreā est. Corbulam tenet. In corbulā ūvās et rosās habet. Ma propre expérience démontre qu’il est profitable et agréable, dès que le vocabulaire et les notions de syntaxe le permettent, de construire à partir de la matière connue de courtes histoires à traduire sur-le-champ. Dans l'Appendice II, nous avons fourni une liste de courtes phrases familières pour aider ceux qui souhaiteraient élaborer des exercices viva voce. Évidemment, ce genre d’exercice n’est que supplémentaire et ne peut pas se substituer sans danger au contrôle complet des connaissances au moyen des phrases contenues dans le livre.

2. Prononciation. Comme les jeunes élèves apprenent mieux la prononciation en écoutant leur enseignant, ce sujet a été repoussé à l'Appendice I. L’enseignant fera preuve de discrétion dans la façon dont on se servira de ces renseignements.

3. Tableaux. Il a été jugé préférable d’employer les titres habituels dans les tableaux, même s’il n’est ni nécessaire ni souhaitable que l’on porte à chacun des titres une attention égale dès le début. Par exemple, parmi les titres du tableau de la Leçon II, la phrase «temps du présent» a évidemment une plus grande importance pour la leçon en question. À mesure que l’on étudiera les différents tableaux, l’enseignant devrait attirer l’attention sur les titres dont les élèves pourront le mieux tirer profit.

En composant les tableaux, j’ai choisi de ne pas offrir de traduction des mots-types selon les cas, les mode, etc. Chez les verbes, il est impossible d’offrir une traduction à la fois brève et suffisante de chaque forme à l’intérieur d’un tableau. Chez les noms, aussi, on ne peut pas le faire sans inconvénient. Par exemple, dans ce manuel l’ablatif sert d’abord avec les prépositions in et sub pour exprimer l’endroit où se trouve une chose. Dans ce contexte, il semble illogique de dire à l’élève, au moyen d’une traduction dans un tableau, que l’ablatif signifie «de, par, avec», etc. Personnellement, je ne vois pas d’inconvénient à différer ce genre de traduction jusqu’à ce que les formes soient acquises et qu’elles puissent servir dans les exercices. Néanmoins, l’enseignant qui préfère la méthode usuelle peut évidemment fournir à ses élèves ces traductions s’il les estime utiles pour avancer dans la matière.

4. Verbes. La richesse des formes verbales en latin ne permet pas de revisiter les verbes assez souvent au moyen des exercices seuls. Comme mesure supplémentaire, on peut écrire les formes sur des petites cartes et les tirer au hasard pour en faire un jeu de mémoire et tenir ainsi l’intérêt de l’élève.

5. Cadence. La vitesse de progression dans le livre dépend des capacités des élèves. Bien souvent, il sera nécessaire de consacrer au moins deux séances à une seule leçon, tout en y intercalant des récapitulations fréquentes.

En conclusion, à ceux qui se mettent pour la première fois au travail agréable d’accompagner les jeunes débutants dans l’étude du latin, permettez-moi de vous rappeler qu’il est très facile pour un adulte de sous-estimer les difficultés d’un élève de 12 ou 13 ans. Si l’élève, éprouvé par un nouvel environnement, commet des erreurs grossières, on ne devrait ni s’en étonner ni s’en désoler. Trois choses seulement sont nécessaires: la patience, des bons exemples écrits et oraux et la répétition fréquente.

NOTES INTRODUCTIVES ET DÉFINITIONS

LA FLEXION

En latin, il survient une flexion chez les noms, les pronoms et les adjectifs: leur forme subit des changements qui démontrent leur relation avec les autres mots de la phrase. La flexion des noms, des pronoms et des adjectifs s’appelle la déclinaison; la flexion des verbes s’appelle la conjugaison.

LA DÉCLINAISON

Pour décrire les formes différentes des noms, des pronoms et des adjectifs, on emploie les termes cas, genre et nombre.

Cas. On perçoit chez le pronom français les traces des cas. Par exemple, «je, tu, il» deviennent «me, te, le» ou «moi, toi, lui» selon leur emploi. Le latin possède des cas qui sont exprimés en français à l’aide de prépositions. Ainsi, on peut exprimer en latin sans l’aide de prépositions les phrases «à un matelot, pour un matelot, avec une épée», etc.

Genre. Le français possède deux genres: le masculin et le féminin. Le latin a un troisième genre: le neutre.

Nombre. Dans les phrases «le navire» et «les navires», la différence entre les noms en est une de nombre; «navire» exprime un seul bateau et «navires» plus d’un bateau. Pour exprimer cette différence nous employons les termes singulier («navire») et pluriel («navires»). Il en est exactement pareil en latin.

LA CONJUGAISON

Pour décrire la flexion des verbes, on emploie les termes suivants: mode, nombre (voir ci-dessus), personne, temps et voix.

Mode. Le mode est la façon dont un verbe exprime une action. Il y a trois modes: l’indicatif, le subjonctif et l’impératif. Un verbe à l’indicatif exprime la réalité d’un geste, par exemple: «les garçons courent.» À l’impératif, un verbe ordonne qu’une chose soit faite, par exemple: «courez, garçons.» Le subjonctif a des emplois variés.

Personne. La première personne est la personne qui prend la parole: «je, nous». La deuxième est celle à qui l’on adresse la parole: «tu, vous». La troisième est celle de qui on parle: «il, elle; ils, elles».

Temps. Le temps indique le moment où une action se déroule: «je vois» (présent), «je verrai» (futur), etc.

Voix. Dans la phrase: «Jean a couru», la verbe nous dit ce que Jean a fait. C’est la voix active. Dans les phrases «Jean a été attrapé, on a attrapé Jean», le verbe exprime une action subie par Jean. C’est la voix passive.

LEÇON I

LA PREMIÈRE DÉCLINAISON
(LA DÉCLINAISON EN Ā)

mḗnsa, table

CAS

SINGULIER

PLURIEL

Nominatif

mḗnsa

mḗnsae

Génitif

mḗnsae

mēnsā́rum

Datif

mḗnsae

mḗnsīs

Accusatif

mḗnsam

mḗnsās

Ablatif

mḗnsā

mḗnsīs

Portez attention à l’enseignant qui prononce ces mots. Remarquez surtout l’accent, qui ne tombe jamais sur la dernière syllabe.

Apprenez par coeur le singulier et le pluriel de mēnsa et le nom du cas pour chaque forme. L’explication du sens et de l’emploi des cas viendra plus tard.

Genre. Tous les noms de la première déclinaison sont féminins, excepté quelques noms de personnes mâles.

VOCABULAIRE

córbula, -ae, f., corbeille.
naúta, -ae, m., matelot.
píla, -ae, f., balle.
rósa, -ae, f., rose.

Remarque 1.

Dans le vocabulaire, les lettres -ae qui suivent chaque nom sont la terminaison du génitif singulier; f. et m. sont les abréviations de «féminin» et «masculin». On devrait apprendre par coeur chaque nom ainsi: «Córbula, córbulae, féminin, corbeille.»

Remarque 2.

Il n’y a pas d’article en latin. Donc, mēnsa peut signifier une table ou la table; au pluriel, mēnsae peut signifier des tables ou les tables.

I. Donnez le cas et le nombre des formes suivantes: pilae, corbulā, rosīs, nautārum, mēnsās, pilam, corbula.

pilae, génitif singulier, datif singulier, nominatif pluriel; corbulā, ablatif singulier; rosīs, datif pluriel, ablatif pluriel; nautārum, génitif pluriel; mēnsās, accusatif pluriel; pilam, accusatif singulier; corbula, nominatif singulier

II. Donnez le génitif pluriel de rosa; l’ablatif singulier de pila; le datif pluriel de mēnsa; l’accusatif singulier de nauta; le nominatif pluriel de corbula; l’accusatif pluriel de rosa.

rosārum; pilā; mēnsīs; nautam; corbulae; rosās.

LEÇON II

LA DEUXIÈME CONJUGAISON
(LA CONJUGAISON EN Ē)

hábeō, j’ai

MODE DE L’INDICATIF — VOIX ACTIVE

TEMPS DU PRÉSENT

PERSONNE

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

háb

habḗmus

2e personne

hábēs

habḗtis

3e personne

hábet

hábent

Remarque

En français, on emploie des pronoms (je, tu, il, nous, vous, ils) avec les verbes pour distinguer entre les personnes et le nombre du verbe: j'ai, tu as, il a, nous avons, etc. Ce n’est pas nécessaire en latin, puisque chaque terminaison est unique. Donc, hábeō signifie j’ai et non seulement ai.

Exercice

En vous servant de habeō comme modèle, donnez les formes de téneō, je tiens.

teneō, tenēs, tenet; tenēmus, tenētis, tenent.

VOCABULAIRE

hérba, -ae, f., herbe.
puélla, -ae, f., fille.
pū́pa, -ae, f., poupée.
vía, -ae, f., chemin, rue.
et, conjonction, et.
in, préposition suivie du cas de l’ablatif, dans, sur.
est, il est, il y a.

Remarque

Notez le deuxième sens du mot est. En latin, il n’y a pas d’équivalent au «il y a» français. On emploie simplement le verbe être.

Phrases types

Nauta corbulam tenet, Un matelot tient la corbeille.
Nautae corbulam habent, Les matelots ont une corbeille.

Règle 1

Avec un verbe à la voix active, le nominatif est le cas de la personne qui accomplit une action; l’accusatif est le cas de la chose qui subit l’action.

Ainsi, dans le premier exemple, Nauta (nominatif) est celui qui agit et corbulam (accusatif) est la chose affectée par l’action du verbe. C’est-à-dire, Nauta est le sujet du verbe et corbulam est son complément d’objet direct.

Règle 2

Lorsque le sujet du verbe est au pluriel (comme dans le deuxième exemple), le verbe doit être au pluriel aussi.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

1. Puella pūpam et rosās tenet. 2. In corbulā pilās habētis. 3. Pūpae mēnsās habent. 4. Corbulās tenēmus. 5. In mēnsā est pila.

1. La fille tient une poupée et des roses. 2. Vous avez des balles dans la corbeille. 3. Les poupées ont des tables. 4. Nous tenons des corbeilles. 5. La balle est sur la table.

II. Traduisez en latin:

1. Le matelot a une poupée. 2. Les filles tiennent des roses. 3. Nous avons une poupée dans la corbeille. 4. Il y a de l’herbe dans la rue. 5. Sur la table, tu as des roses.

1. Nauta pūpam habet. 2. Puellae rosās tenent. 3. In corbulā pūpam habēmus. 4. Herba est in viā. 5. In mēnsā rosās habēs.

LEÇON III

VERBE IRRÉGULIER

sum, je suis

TEMPS DU PRÉSENT — MODE DE L’INDICATIF

PERSONNE

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

sum

súmus

2e personne

es

éstis

3e personne

est

sunt

VOCABULAIRE

ā́rea, -ae, f., cour, parterre.
scā́lae, -ā́rum, f., escalier (pluriel en latin, singulier en français).
sī́mia, -ae, f., singe.
láteō, je suis caché, je me cache.
tímeō, je crains.
sub, préposition suivie du cas de l’ablatif, sous.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

1. Puellae sīmiam timent. 2. Pila in āreā sub mēnsā est. 3. Nautam sīmia tenet. 4. Nautae et sīmiae in viā sunt. 5. Pūpae rosās in corbulīs habent. 6. Sīmiae sub mēnsā latent; nautam timent.

1. Les filles craignent le singe. 2. Il y a une balle dans la cour sous la table. 3. Le singe tient le matelot. 4. Il y a des matelots et des singes dans la rue. 5. Les poupées ont des roses dans des corbeilles. 6. Les singes se cachent sous la table; ils craignent le matelot.

II. Traduisez en latin:

1. Des matelots sont dans la cour. 2. La fille est sous l’escalier; elle craint les matelots. 3. Les singes ont des corbeilles. 4. Tu te-caches sous la table. 5. Un singe tient la poupée. 6. Les poupées sont-cachées dans l’herbe.

1. Nautae in āreā sunt. 2. Puella sub scālīs est; nautās timet. 3. Sīmiae corbulās habent. 4. Sub mēnsā latēs. 5. Sīmia pūpam tenet. 6. Pūpae in herbā latent.

LEÇON IV

VOCABULAIRE

áqua, -ae, f., eau.
bā́ca, -ae, f., baie.
sélla, -ae, f., siège, chaise.
sólea, -ae, f., sandale.
vídeō, je vois.
úbi? adverbe, où?
pílā lūdā́mus, jouons à la balle.
ínquit, il dit, répondit, demanda, etc.

Note

Les noms de personnes se déclinent comme les autres noms; par exemple, Iū́lia suit la déclinaison de mēnsa. On expliquera plus tard la déclinaison de Mā́rcus (le nominatif d’un nom propre masculin).

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Mārcus et Iūlia sīmiam vident. 2. Corbulam et bācās habētis. 3. In āreā bācās videō. 4. Nauta soleās in corbulā habet.

A. 1. Marc et Julie voient le singe. 2. Vous avez une corbeille et des baies. 3. Je vois des baies dans la cour. 4. Le matelot a des sandales dans une corbeille.

B. 1. "Ubi sunt pūpae?" inquit Iūlia. "Pūpae in herbā latent," inquit Mārcus. 2. "Pilā lūdāmus," inquit Mārcus. "Ubi est pila?" inquit Iūlia. "Pila sub mēnsā est," inquit Mārcus.

B. 1. «Où sont les poupées?» demanda Julie. «Les poupées sont cachées dans l’herbe», répondit Marc. 2. «Jouons à la balle», dit Marc. «Où est la balle?» demanda Julie. «La balle est sous la table», répondit Marc.

II. Traduisez en latin:

A. 1. Le singe craint l’eau. 2. Les sandales sont sur la chaise. 3. La poupée a des sandales et une chaise et une table. 4. Les singes tiennent de l’herbe.

A. 1. Sīmia aquam timet. 2. Soleae in sellā sunt. 3. Pūpa soleās et sellam et mēnsam habet. 4. Sīmiae herbam tenent.

B. 1. «Où sont les baies?» demanda Julie. «Les baies sont dans une corbeille sous l’escalier», répondit Marc. 2. «Où le matelot et le singe se cachent-ils?» demanda Marc. «Je vois le matelot dans la cour», dit Julie. «Le singe est sous la chaise.»

B. 1. "Ubi sunt bācae?" inquit Iūlia. "Bācae sunt in corbulā sub scālīs," inquit Mārcus. 2. "Ubi nauta et sīmia latent?" inquit Mārcus. "Nautam in āreā videō," inquit Iūlia. "Sīmia sub sellā est."

LEÇON V

VOCABULAIRE

dóceō, j’instruis, j’enseigne.
iáceō, je suis étendu, couché, traîner par terre.
sédeō, je suis assis, je m’assois.
úmbra, -ae, f., ombre.
cum, préposition suivie du cas de l’ablatif, avec, en compagnie de.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Puella in sellā cum pūpā sedet. 2. In corbulīs sunt rosae et bācae. 3. Herbam et aquam vidēmus. 4. Ubi sedet nauta? Nauta sub scālis in mēnsā sedet.

A. 1. La fille est assise sur une chaise avec une poupée. 2. Il y a dans les corbeilles des roses et des baies. 3. Nous voyons de l’herbe et de l’eau. 4. Où est assis le matelot? Le matelot est assis sous l’escalier sur la table.

B. "Pilā lūdāmus cum nautā et sīmiā," inquit Mārcus. "Ubi sunt nauta et sīmia?" inquit Iūlia. "In umbrā iacent," inquit Mārcus; "nauta sīmiam docet."

B. «Jouons à la balle avec le matelot et le singe», dit Marc. «Où sont le matelot et le singe?» demanda Julie. «Ils sont couchés à (dans) l’ombre», répondit Marc; «le matelot instruit le singe.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Le matelot est-couché sous la table; je vois (ses) sandales. 2. Nous sommes-assis à (dans) l’ombre avec les filles. 3. Les chaises sont dans la cour avec les tables. 4. Jouons à la balle dans la cour; dans le rue je crains les matelots.

A. 1. Nauta sub mēnsā iacet; soleās videō. 2. In umbrā cum puellīs sedēmus. 3. Sellae in āreā cum mēnsīs sunt. 4. Pilā lūdāmus in āreā; in viā nautās timeō.

B. 1. «Où es-tu?» demanda Julie. «Nous sommes dans l’eau», repondit Marc. 2. «Où se-cachent les filles?» dit Marc. «Elles sont-assises sous la table avec les poupées», répondit Julie.

B. 1. "Ubi es?" inquit Iūlia. "In aquā sumus," inquit Mārcus. 2. "Ubi puellae latent?" inquit Mārcus. "Sub mēnsā cum pūpīs sedent," inquit Iūlia.

LEÇON VI

LA DEUXIÈME CONJUGAISON (suite)

hábeō

MODE DE L’INDICATIF — VOIX ACTIVE

TEMPS DU PARFAIT

PERSONNE

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

hábuī

habúimus

2e personne

habuístī

habuístis

3e personne

hábuit

habuḗrunt

On conjugue de la même manière le parfait de doceō (dócuī), iaceō (iácuī), lateō (látuī), sedeō (sḗdī), teneō (ténuī), timeō (tímuī), videō (vī́dī); ainsi que sum (fúī). Veuillez noter que sēdī et vīdī n’ont pas de u devant le ī final. Par conséquent, le parfait de sedeō, par exemple, fait: sḗdī, sēdístī, sḗdit, etc.

Note

Le parfait est le temps du passé le plus fréquent de l’indicatif. En français, il se traduit littéralement par le passé composé (j’ai vu, j’ai été, etc.) ou par le passé simple (je vis, je fus, etc.). Toutefois, le latin emploie souvent le parfait où le français préfère l’imparfait, surtout pour traduire le verbe sum. Si le contexte le permet, il est permis de traduire le parfait du verbe sum par l’imparfait français (était, avait). Par exemple: in āreā fuī, je fus dans la cour, se dit plus naturellement j’étais dans la cour. De même, rosa in corbulā fuit, il y eut une rose dans la corbeille, se dit mieux il y avait une rose dans la corbeille.

VOCABULAIRE

agrícola, -ae, m., agriculteur.
Claúdia, -ae, f., nom d’une fille.
cýmba, -ae, f., barque, canot.
nunc, adverbe, maintenant.
quid? quoi? que? qu’est-ce que?

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Ubi latuistis? Ubi nunc Mārcus latet? 2. Agricolae in cymbā cum nautīs fuērunt. 3. In umbrā sēdimus et puellās docuimus.

A. 1. Où étiez-vous cachés? Où Marc est-il caché maintenant? 2. Les agriculteurs étaient dans la barque avec les matelots. 3. Nous nous sommes assis à l’ombre et nous avons instruit les filles.

B. 1. "Quid in āreā vīdistī?" inquit Mārcus. "Bācās et rosās in āreā vīdī," inquit Claudia. 2. "Ubi sunt sīmiae?" inquit agricola. "Sub sellīs latuērunt," inquit Mārcus; "nautam timent." 3. "Quid in corbulā habuit nauta?" inquit Claudia. "Nauta pūpās in corbulā habuit," inquit Iūlia.

B. 1. «Qu’avez-vous vu dans la cour?» demanda Marc. «J’ai vu des baies et des roses dans la cour», répondit Claudia. 2. «Où sont les singes?» demanda l’agriculteur. «Ils se sont cachés sous les chaises», répondit Marc; «ils craignent le matelot.» 3. «Qu’avait le matelot dans la corbeille?» demanda Claudia. «Le matelot avait des poupées dans la corbeille», répondit Julie.

II. Traduisez en latin:

A. 1. Nous nous sommes assis dans la cour. 2. Les roses et les baies furent dans la corbeille. 3. Qu’as-tu craint? 4. J’ai vu des agriculteurs et des matelots dans la barque. 5. La poupée fut couchée sous la table.

A. 1. In āreā sēdīmus. 2. Rosae et bācae in corbulīs fuērunt. 3. Quid timuistī? 4. Agricolās et nautās in cymbā vīdī. 5. Pūpa sub mēnsā iacuit.

B. 1. «Où suis-je maintenant?» demanda Marc. «Tu es sous l’escalier», dit Julie. «Tu es assis sur une chaise et tu tiens une poupée.» 2. «Où étais-tu?» demanda le matelot. «J’étais dans la cour avec Claudia», répondit Marc. 3. «Jouons à la balle», dit Julie. «La balle est à terre (est couchée) sous la chaise dans l’herbe.»

B. 1. "Ubi sum nunc?" inquit Mārcus. "Sub scālīs es," inquit Iūlia. "In sellā sedēs et pūpam tenēs." 2. "Ubi fuistī?" inquit nauta. "In āreā cum Claudiā fuī," inquit Mārcus. 3. "Pilā lūdāmus," inquit Iūlia. "Pila sub sellā in herbā iacet."

LEÇON VII

VOCABULAIRE

cóncha, -ae, f., coquillage.
harḗna, -ae, f., sable, plage.
quía, conjonction, parce que.
cūr? adverbe, pourquoi?
ínquiunt, ils dirent, répondirent, demandèrent, etc.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Quid in harēnā est? 2. Nautās nunc agricolae timent. 3. Ubi fuērunt conchae? 4. Puella sīmiam docuit. 5. Cūr sub mēnsā latuistī?

A. 1. Qu’est-ce qui est dans le sable? 2. Les agriculteurs craignent maintenant les matelots. 3. Où étaient les coquillages? 4. La fille a instruit le singe. 5. Pourquoi t’es-tu caché sous la table?

B. 1. "Cūr in umbrā iacēs?" inquit Mārcus. "Pilā lūdāmus." 2. "Quid in harēnā vīdērunt puellae?" inquit Iūlia. "Puellae in harēnā conchās vīdērunt," inquit Mārcus. 3. "Ubi latuistis?" inquit Claudia. "Sub mēnsā latuimus," inquiunt puellae, "quia agricolās et nautās timēmus."

B. 1. «Pourquoi es-tu couché dans l’ombre?» demanda Marc. «Jouons à la balle.» 2. «Qu’ont vu les filles dans le sable», demanda Julie. «Les filles ont vu des coquillages dans le sable?», répondit Marc. 3. «Où vous êtes-vous cachées», demanda Claudia. «Nous nous sommes cachées sous la table», répondirent les filles, «parce que nous craignons les agriculteurs et les matelots.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Que voient les filles dans l’eau? 2. Les matelots se couchèrent dans la barque et Marc était sur la plage avec le singe. 3. Pourquoi sommes-nous assis dans le sable? Dans la cour il y a de l’ombre et de l’eau. 4. Qu’ont eu les matelots dans la barque?

A. 1. Quid puellae in aquā vident? 2. Nautae in cymbā iacuērunt et Mārcus in harēnā cum sīmiā fuit. 3. Cūr in harēnā sedēmus? In āreā sunt umbra et aqua. 4. Quid nautae in cymbā habuērunt?

B. 1. «Où avez-vous vu la balle?» demanda Marc. «Nous avons vu la balle sur la plage», répondirent les filles. 2. «Pourquoi t’es-tu assis dans la cour?» demanda l’agriculteur. «Je me suis assis dans la cour parce qu’il y a des chaises à l’ombre», répondit Marc. 3. «Que tiennent les poupées maintenant?» demanda Claudia. «Elles ont des baies et des coquillages», dit Julie.

B. 1. "Ubi pilam vīdistis?" inquit Mārcus. "Pilam in harēnā vīdimus," inquiunt puellae. 2. "Cūr in āreā sēdistī," inquit agricola. "In āreā sēdī, quia in umbrā sunt sellae," inquit Mārcus. 3. "Quid pūpae nunc tenent?" inquit Claudia. "Bācās et conchās habent," inquit Iūlia.

LEÇON VIII

VOCABULAIRE

cávea, -ae, f., cage.
cū́nae, -ā́rum, f., berceau.
Mārcélla, ae, f., nom de fille.
ítaque, conjonction, et ainsi, ainsi donc, de cette manière, c’est pourquoi.
sed, conjonction, mais.
térreō, j’effraie.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. In āreā bācās vīdimus; sed nunc in harēnā conchās vidēmus. 2. Cūr nautam terruistis? 3. Itaque in cūnīs pūpae iacent. 4. Quid in cymbā habent agricolae?

A. 1. Nous avons vu des baies dans la cour, mais maintenant nous voyons des coquillages dans le sable. 2. Pourquoi avez-vous effrayé le matelot? 3. Et ainsi les poupées sont couchées dans le berceau. 4. Qu’ont les agriculteurs dans la barque?

B. 1. "Cūr sīmiam tenētis?" inquit Mārcus. "Sīmiam tenēmus," inquiunt puellae, "quia pūpās terret." 2. "Ubi est cavea?" inquit Iūlia. "Cavea in harēnā fuit," inquit Claudia; "sed nunc in āreā est." 3. "Quid videt Iūlia?" inquit Mārcella. "Iūlia nautās et agricolās videt," inquit Mārcus. "Caveam habent. Sīmia caveam timet."

B. 1. «Pourquoi tenez-vous le singe?» demanda Marc. «Nous tenons le singe», répondirent les filles, «parce qu’il effraie les poupées.» 2. «Où est la cage?» demanda Julie. «La cage était dans le sable», répondit Claudia; «mais maintenant elle est dans la cour.» 3. «Que voit Julie?» demanda Marcella. «Julie voit des matelots et des agriculteurs», répondit Marc. «Ils ont une cage. Le singe craint la cage.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Que voyez-vous à (dans) l’ombre? 2. Mais la poupée a maintenant des sandales et sun berceau. 3. Où sont les corbeilles? 4. Les singes sont dans la cage, parce qu’ils effraient les filles.

A. 1. Quid in umbrā vidētis? 2. Sed pūpa soleās et cūnās nunc habet. 3. Ubi sunt corbulae? 4. Sīmiae in caveā sunt, quia puellās terruērunt.

B. 1. «Où se sont assis les matelots?» demanda Marc. «Ils ont vu des baies dans la cour», répondirent les filles, «et ainsi ils se sont assis dans l’herbe avec l’agriculteur.» 2. «Pourquoi le singe se cache-t-il dans l’eau?» dit Marcella. «Le singe était dans le berceau des poupées», répondit Marc; «et ainsi il est maintenant dans l’eau, parce qu’il craint Julie.»

B. 1. "Ubi nautae sēdērunt?" inquit Mārcus. "Bācās in āreā vīdērunt," inquiunt puellae, "itaque in herbā cum agricolā sēdērunt." 2. "Cūr sīmia in aquā latet?" inquit Mārcella. "Sīmia sub cūnīs fuit," inquit Mārcus, "itaque nunc in aquā est, quia Iūliam timet."

LEÇON IX

LA DEUXIÈME DÉCLINAISON
(LA DÉCLINAISON EN O)

hórtus, m., jardin

CAS

SINGULIER

PLURIEL

Nominatif

hórtus

hórtī

Génitif

hórtī

hortṓrum

Datif

hórtō

hórtīs

Accusatif

hórtum

hórtōs

Ablatif

hórtō

hórtīs

VOCABULAIRE

équus, -ī, m., cheval.
Mā́rcus, -ī, m., nom de garçon.
Quī́ntus, -ī, m., nom de garçon.
caúda, -ae, f., queue.

Règle

Le génitif est le cas de la personne ou la chose qui possède quelque chose; par exemple: Mārcī cymba, la barque de Marc; puellae equus, le cheval de la fille; etc.

Le génitif se traduit souvent en français par le complément du nom au moyen de la préposition de.

Remarque

Il n’est pas toujours possible de reconnaître immédiatement le génitif, puisqu’il partage la même forme avec d’autres cas. Ainsi, equī (si on ne considère que la forme) pourrait être un génitif singulier ou un nominatif pluriel; nautae pourrait être un génitif ou un datif singulier, ou encore un nominatif pluriel. Quand les formes prêtent à confusion, il faut examiner le contexte de la phrase pour déterminer le cas.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Mārcī sīmia nunc in caveā est. 2. Sed in pūpārum cūnīs sunt conchae et harēna. 3. Cūr equī in hortō iacent? 4. Itaque equī caudam sīmia tenuit.

A. 1. Le singe de Marc est maintenant dans la cage. 2. Mais il y a des coquillages et du sable dans le berceau des poupées. 3. Pourquoi les chevaux sont-ils couchés dans le jardin? 4. Et ainsi le singe a tenu la queue du cheval.

B. "Quid videt Quīntī equus? inquit Mārcus. "Equus herbam et aquam videt," inquit Mārcella. 2. "Cūr agricolae equōs tenent?" inquiunt puellae. "Equōs tenent," inquit Quīntus, "quia in viā nautae cum sīmiīs fuērunt. Equī nautārum sīmiās timuērunt." 3. "Ubi sēdistis?" inquit Mārcus. "In pūpārum sellīs sēdimus," inquiunt puellae.

B. 1. «Que voit le cheval de Quintus?», demanda Marc. «Le cheval voit de l’herbe et de l’eau», répondit Marcella. 2. «Pourquoi les agriculteurs tiennent-ils les chevaux?» demandèrent les filles. «Ils tiennent les chevaux», répondit Quintus, «parce qu’il y a eu des matelots avec des singes dans la rue. Les chevaux ont craint les singes des matelots. 3. «Où vous êtes-vous assises», demanda Marc. «Nous nous sommes assises sur les chaises des poupées», répondirent les filles.

II. Traduisez en latin:

A. 1. Et ainsi la table de la poupée et les chaises furent sous l’escalier. 2. Il y a maintenant une corbeille dans le berceau de la poupée. 3. Pourquoi ont-ils effrayé les chevaux de l’agriculteur? 4. Qu’a vu le singe du matelot? 5. Les filles se sont cachées dans la cour et le jardin.

A. 1. Itaque pūpae mēnsa et sellae sub scālīs fuērunt. 2. Corbula nunc in cūnīs pūpae est. 3. Cūr agricolae equōs terruērunt? 4. Quid nautae sīmia vīdit? 5. Puellae in āreā et in hortō latuērunt.

B. 1. «Jouons à la balle avec le singe de Marc», dit Marcella. «Où est la balle?» «La balle de Marc était sur la chaise de la poupée», répondit Claudia; «maintenant elle est sous la table.» 2. «Pourquoi Quintus s’est-il assis dans la barque des matelots?» demanda Julie. «Quintus s’est assis dans la barque parce qu’il y avait des chevaux sur la plage», dit Claudia; «mais Marc et les filles se sont assis dans le jardin à l’ombre.»

B. 1. "Pilā lūdāmus cum sīmiā Mārcī," inquit Mārcella. "Ubi est pila?" "Mārcī pila in sellā pūpae fuit," inquit Claudia; "nunc sub mēnsā est." 2. Cūr Quīntus in cymbā nautārum sēdit?" inquit Iūlia. "Quīntus in cymbā sēdit, quia equī in harēnā fuērunt," inquit Claudia; "sed Mārcus et puellae in hortō in umbrā sēdērunt."

LEÇON X

LA DEUXIÈME DÉCLINAISON (suite)

púer, m., garçon

áger, m., champ

CAS

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

Nominatif

púer

púerī

áger

ágrī

Génitif

púerī

puerṓrum

ágrī

agrṓrum

Datif

púerō

púerīs

ágrō

ágrīs

Accusatif

púerum

púerōs

ágrum

ágrōs

Ablatif

púerō

púerīs

ágrō

ágrīs

VOCABULAIRE

cucúrrī, j’ai couru, je courus.
ē, ex, préposition suivie du cas de l’ablatif, (hors) de, depuis, en provenance de.
vḗni, je suis venu, je vins.
in, préposition suivie de l’accusatif, dans (avec mouvement), à, vers l’intérieur de.

Remarque 1

Les verbes d’où proviennent les parfaits cucurrī et vēnī n’appartiennent pas à la deuxième conjugaison; mais la flexion du temps du parfait est identique dans toutes les conjugaisons. Donc, on conjuguera le parfait de cucurrī et vēni en prenant habuī comme modèle.

Remarque 2

Les deux formes de la préposition ē, ex ont le même sens. On emploie la seconde forme devant une voyelle ou un h.

Remarque 3

Remarquez la différence de sens entre la préposition in suivie de l’ablatif et in suivie de l’accusatif. Avec l’ablatif, in indique le lieu dans lequel une chose se trouve, sans mouvement. Avec l’accusatif, on rajoute un sens de mouvement pour exprimer le lieu dans lequel on se rend. En général, dans avec un verbe indiquant un mouvement comme courir, porter, aller, lancer, etc., se traduit par in avec l’accusatif. Avec un verbe stationnaire comme se coucher, se cacher, etc., dans se traduit par in avec l’ablatif.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Ex āreā cucurrimus. 2. Puer in agricolae hortum vēnit. 3. Cūr cucurristī ē viā in āream? 4. Itaque sīmia cum Iūliae pūpā in caveam cucurrit.

A. 1. Nous avons couru de la cour. 2. Le garçon est venu dans le jardin de l’agriculteur. 3. Pourquoi as-tu couru de la rue à la cour? 4. Et ainsi le singe a couru dans la cage avec la poupée de Julie.

B. 1. "Puellae in nautārum cymbīs sedent," inquit Mārcus; "cum puerīs pilā lūdāmus." "Ubi sunt puerī?" inquit Quīntus. "Puerī ex hortō in āream cucurrērunt," inquit Mārcus; "nunc in umbrā latent." 2. "Cūr nautae equus ex agrō in hortum cucurrit?" inquiunt puellae. "Sīmia equum terruit," inquit Mārcus; "sed nauta ē cymbā vēnit, et equus nunc in āreā, sīmia in caveā est."

B. 1. «Les filles sont assises dans les barques des matelots», dit Marc; «jouons à la balle avec les garçons.» «Où sont les garçons?» demanda Quintus. «Les garçons ont couru du jardin à la cour», répondit Marc; «maintenant ils sont cachés dans l’ombre.» 2. «Pourquoi le cheval du matelot a-t-il couru du champ au jardin?», demandèrent les filles. «Le singe a effrayé le cheval», répondit Marc; «mais le matelot est venu de la barque et le cheval est maintenant dans la cour, le singe dans la cage.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Et ainsi tu as couru de l’eau à la cour et tu t’es caché sous la table des poupées. 2. Pourquoi sont-ils venus de la cour dans les champs de l’agriculteur? 3. Que tient la poupée de Claudia? 4. Où est la balle de Marc? Pourquoi a-t-elle été sous la table?

A. 1. Itaque ex aquā in āream cucurristī et sub mēnsā pūpārum latuistī. 2. Cūr ex āreā in agrōs agricolae vēnērunt? 3. Quid Claudiae pūpa tenet? 4. Ubi est Marcī pila? Cūr sub sellā fuit?

B. 1. «Où avez-vous vu les chevaux des agriculteurs?» demanda Quintus. «Ils étaient dans le jardin», répondirent les filles, «mais maintenant ils ont couru dans l’eau.» 2. «Pourquoi le singe de la fille a-t-il couru de la barque?» dit Marcella. «Il a couru de la barque», répondit Marc, «parce que les agriculteurs sont venus et se sont assis dans le sable.»

B. 1. "Ubi agricolārum equōs vīdistis?" inquit Quīntus. "In hortō fuērunt," inquiunt puellae, "sed nunc in aquam cucurrērunt." 2. "Cūr puellae sīmia ē cymbā cucurrit?" inquit Mārcella. "Ē cymbā cucurrit," inquit Mārcus, "quia agricolae vēnērunt et in harēnā sēdērunt."

LEÇON XI

LA DEUXIÈME DÉCLINAISON (suite)

mālum, n., pomme

CAS

SINGULIER

PLURIEL

Nominatif

mālum

māla

Génitif

mālī

mālōrum

Datif

mālō

mālīs

Accusatif

mālum

māla

Ablatif

mālō

mālīs

Remarque

Chez les noms neutres, l’accusatif est toujours pareil au nominatif. Remarquez ce fait dans le singulier et le pluriel de mālum

Genre. La deuxième déclinaison comprend des noms masculins et neutres. Les noms masculins se terminent en -us et -er, les noms neutres en -um. Quelques noms féminins en -us appartiennent à cette déclinaison.

VOCABULAIRE

tabernāculum, -ī, n., tente.
taberna, -ae, f., boutique, magasin.
iī, je suis allé, j’allai.
mīsī, j’ai envoyé, j’envoyai.

Remarque 1

Le parfait est une contraction de īvī. Habituellement, la deuxième personne fait īstī et īstis.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Itaque agricola puerōs cum equīs in agrōs mīsit. 2. Cūr in tabernam īstis? Cūr in sellīs sedētis? 3. Puellās ex hortō in āream mīsistī. 4. Cūr puer pūpās tenuit?

A. 1. Et ainsi l’agriculteur envoya les garçons avec les chevaux aux champs. 2. Pourquoi êtes-vous allés dans le magasin? Pourquoi êtes-vous assis sur des chaises? 3. Tu as envoyé les filles du jardin à la cour. 4. Pourquoi le garçon a-t-il tenu les poupées?

B. 1. "Quid in tabernāculō vīdistis?" inquit Quīntus. "Pūpārum cūnās et sīmiae caveam in tabernāculō vīdimus," inquiunt puerī. 2. "Cūr puerī ē cymbā in hortum iērunt?" inquit Mārcus. "Puerōs in hortum mīsī," inquit nauta; "nunc māla in corbulā habent." 3. "Ubi latuit Iūlia?" inquit Mārcus. "Iūlia in tabernāculum cucurrit," inquiunt puellae; "sed nunc in pūpae cūnīs latet."

B. 1. «Qu’avez-vous vu dans la tente?» demanda Quintus. «Nous avons vu des berceaux de poupées et une cage de singe dans la tente, répondirent les garçons. 2. Pourquoi les garçons sont-ils allés de la barque au jardin?» demanda Marc. «J’ai envoyé les garçons dans le jardin», répondit le matelot; «maintenant ils ont des pommes dans la corbeille.» 3. «Où s’est cachée Julie?» demanda Marc. «Julie a couru à la tente, répondirent les filles; «mais maintenant elle se cache dans le berceau de la poupée.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. L’agriculteur sortit (est allé) de la tente et envoya les garçons dans la barque des matelots. 2. Dans le jardin de l’agriculteur il y a des baies et des roses; sur la plage il y a des coquillages. 3. Et ainsi les chevaux des agriculteurs sont venus du champ et ont couru dans le jardin.

A. 1. Agricola ē tabernāculō iit et puerōs in cymbam nautārum mīsit. 2. In hortō agricolae sunt bācae et rosae; in harēnā sunt conchae. 3. Itaque agricolārum equī ex agrō vēnērunt et in hortum cucurrērunt.

B. 1. «Où sont les singes?» demanda Julie. «Les singes sont allés avec les garçons dans la tente», répondit Marc; «mais maintenant ils sont dans la rue.» 2. «Pourquoi es-tu venue de l’ombre à (dans) la rue?» dit Claudia. «Je suis venue dans la rue parce que je crains le cheval de l’agriculteur», répondit Marcella. «Mais», dit Quintus, «l’agriculteur est venu du magasin avec les garçons et il a envoyé le cheval dans les champs.»

B. 1. "Ubi sunt sīmiae?" inquit Iūlia. "Sīmiae cum puerīs in tabernāculum iērunt," inquit Mārcus; "sed nunc in viā sunt." 2. "Cūr ex umbrā in viam vēnistī?" inquit Claudia. "In viam vēnī quia agricolae equum timeō," inquit Mārcella. "Sed," inquit Quīntus, "agricola ex tabernā cum puerīs vēnit et equum in agrōs mīsit."

LEÇON XII

VOCABULAIRE

lūdus, -ī, m., école.
liber, -brī, m., livre.
magister, -trī, m., enseignant, maître.
subsellium, -ī, n., banc.
tum, adverbe, alors, à ce moment-là; puis, ensuite.
ad, préposition suivie du cas de l’accusatif, vers, à, en direction de.
dūxī, j’ai amené, conduit, apporté.
poenās dedī, j’ai été puni.

Remarque 1

Il y a une différence entre le sens de in suivi de l’accusatif et le sens de ad. Les deux prépositions expriment le mouvement, mais in exprime un mouvement vers l’intérieur d’un lieu, tandis que ad exprime un mouvement dans une direction générale sans la notion d’intériorité. En général, un verbe de mouvement avec la préposition à se traduira par ad.

Remarque 2

L’expression poenās dedī signifie littéralement «j’ai payé la pénalité», d’où «j’ai été puni». Le parfait dedī se conjugue comme tous les autres parfaits, mais poenās ne change pas: poenās dedī, poenās dedistī, poenās dedit, etc.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Puerī et puellae ex agrīs in lūdum iērunt. 2. Itaque nunc in subselliīs sedent. 3. Magister ē tabernā vēnit; bācās et māla in corbulīs habet. 4. Iūliae librī in tabernāculō sunt.

A. 1. Les garçons et les filles allèrent des champs à l’école. 2. Et ainsi ils sont assis maintenant sur les bancs. 3. L’enseignant est venu du magasin; il a des baies et des pommes dans des corbeilles. 4. Les livres de Julie sont dans la tente.

B. 1. "Ubi est Mārcus?" inquit Claudia. "Agricola Mārcum in tabernam mīsit," inquit Iūlia. 2. "Quid in lūdō vīdistī?" inquit Mārcella. "Mārcus et Quīntus sīmiam in lūdum dūxērunt," inquit Iūlia. "Sīmia sub subselliīs latuit et magistrum terruit. Tum puerī poenās dedērunt." 3. "Cūr in tabernāculum cucurristis? cūr sub mēnsā latētis?" inquit Quīntus. "Latēmus," inquiunt puellae, "quia in āreā equum vīdimus."

B. 1. «Où est Marc?» demanda claudia. «L’agriculteur a envoyé Marc dans le magasin», répondit Julie. 2. «Qu’as-tu vu à l’école?» demanda Marcella. «Marc et Quintus ont conduit un singe dans l’école», répondit Julie. «Le singe s’est caché sous les bancs et il a effrayé l’enseignant. Puis les garçons ont été punis.» 3. «Pourquoi avez-vous couru dans la tente? pourquoi vous cachez-vous sous la table?» demanda Quintus. «Nous nous cachons», répondirent les filles, «parce que nous avons vu un cheval dans la cour.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Les livres de Marc traînent (sont couchés) sur le banc. 2. Et ainsi l’enseignant conduisit alors les garçons et les filles du jardin dans la rue. 3. Tu as été puni à l’école. 4. Qu’as-tu eu dans la corbeille?

A. 1. Marcī librī in subselliō iacent. 2. Itaque magister puerōs et puellās ex hortō in viam tum dūxit. 3. In lūdō poenās dedistī. 4. Quid in corbulā habuistī?

B. 1. «Le singe du matelot s’est caché dans l’herbe et il a effrayé le cheval de l’enseignant», dirent les filles. «Puis il a été puni.» 2. «Jouons à la balle dans l’école», dit Marc. «Où est l’enseignant?» demanda Quintus. «L’enseignant est dans la cour», répondit Mārcus. «Il a conduit le cheval vers l’eau», dit Claudia; «puis il est venu dans la cour avec (ses) livres et maintenant il est couché sur le banc.»

B. 1. "Nautae sīmia in herbā latuit et magistrī equum terruit," inquiunt puellae. "Tum poenās dedit." 2. "In lūdō pilā lūdāmus," inquit Mārcus. "Ubi est magister?" inquit Quīntus. "Magister in āreā est," inquit Mārcus. "Equum ad aquam dūxit," inquit Claudia; "tum in āream cum librīs vēnit, et nunc in subselliō iacet."

LEÇON XIII

LE CAS DU VOCATIF

En plus des autres cas déjà mentinonés, les noms de la deuxième déclinaison en -us seulement ont aussi un vocatif singulier en -e, par exemple: Mārce, Quīnte, etc. Pour tous les autres noms, dans toutes les déclinaisons, le nominatif sert de vocatif.

Phrases types

Ubi sunt librī, Mārce? Où sont les livres, Marc?
Quid habēs, Iūlia? Qu’as-tu, Julie?
Cūr ē cymbā, puellae, cucurristis? Pourquoi avez-vous couru de la barque, les filles?

Règle

On emploit le vocatif pour s’adresser à une personne par son nom ou par son titre.

Remarque

En français, on nomme souvent la personne à qui l’on parle en tête de phrase, ce qui est rare en latin. Dans des courtes phrases, le vocatif vient souvent en dernier.

VOCABULAIRE

stilus, -ī, m., stylet.
tergum, -ī, n., dos.
umerus, -ī, m., épaule.
capsa, -ae, f., sac d’école.
tabula, -ae, f., tablette.
vēxī, j’ai transporté.

Remarque

Le verbe d’où provient vēxī s’applique rarement aux êtres humains. On l’emploie en parlant de transporter des choses par cheval, par navire, etc.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Quid in capsā habēs, Quīnte? 2. In capsā librōs et tabulās habeō. 3. Ubi est sīmia, Claudia? 4. Sīmia in nautae umerō sedet; mālum habet. 5. Quid in harēnā vīdistis, puellae? 6. Corbulās et conchās vīdimus.

A. 1. Qu’as-tu dans le sac d’école, Quintus? 2. Dans le sac d’école, j’ai des livres et des tablettes. 3. Où est le singe, Claudia? 4. Le singe est assis sur l’épaule du matelot; il a une pomme. 5. Qu’avez-vous vu dans le sable, les filles? 6. Nous avons vu des corbeilles et des coquillages.

B. 1. "Cūr in aquam cucurrit equus?" inquiunt puellae. "In aquam equus cucurrit," inquit Mārcus, "quia sīmia in tergō est." 2. "Ubi fuit Quīntī equus, Claudia?" inquit Mārcella. "Equus magistrum ad lūdum vēxit," inquit Claudia. "Tum vēnit agricola, et equum in agrōs dūxit." 3. "Cūr cum tabulā et stilō‚ Quīnte, sub mēnsā sēdistī?" inquit Mārcus. "Mārcellam et Claudiam terruī," inquit Quīntus; "itaque poenās dedī."

B. 1. «Pourquoi le cheval a-t-il couru dans l’eau?», demandèrent les filles. «Le cheval a couru dans l’eau», répondit Marc, «parce que le singe est sur (son) dos.» 2. «Où a été le cheval de Quintus, Claudia?», demanda Marcella. «Le cheval a transporté l’enseignant à l’école», répondit Claudia. «Puis l’agriculteur est venu et il a conduit le cheval aux champs.» 3. «Quintus, pourquoi t’es-tu assis sous la table avec une tablette et un stylet?» demanda Marc. «J’ai effrayé Marcella et Claudia», répondit Quintus; «c’est pourquoi j’ai été puni.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Qu’est-ce qui est sous le banc, Marc? 2. Où sont les garçons, Quintus? Jouons à la balle à l’ombre. 3. Que voyez-vous dans l’herbe maintenant, garçons? 4. Nous avons apporté une poupée à l’école; et ainsi nous avons été punis. 5. Pourquoi as-tu couru hors de l’école, Quintus?

A. 1. Quid est sub subselliō, Mārce? 2. Ubi sunt puerī, Quīnte? Pilā lūdāmus in umbrā. 3. Quid nunc in herbā vidētis, puerī? 4. Pūpam ad lūdum dūximus; itaque poenās dedimus. 5. Cūr ex lūdō cucurristī, Quīnte?

B. 1. «Le sac d’école est dans la tente», dit Julie. «Il traîne (est couché) avec les livres dans le berceau de la poupée.» 2. «Que vois-tu, Claudia?» demanda Marcella. «Je vois les garçons dans les champs», répondit Claudia. «Ils sont venus de l’école et ils sont maintenant sur le dos du cheval.» 3. «J’ai envoyé Quintus au (vers le) magasin», dit l’agriculteur. «Nous avons vu Marc dans le magasin», dirent les garçons; «mais Quintus est allé dans le bateau des matelots.»

B. 1. "Capsa in tabernāculō est," inquit Iūlia. "Cum librīs in cūnīs pūpae iacet." 2. "Quid vidēs, Claudia?" inquit Mārcella. "Puerōs in agrīs videō," inquit Claudia. "Ex lūdō vēnērunt, et nunc in equī tergō sunt." 3. "Quīntum ad tabernam mīsī," inquit agricola. "Mārcum in tabernā vīdimus," inquiunt puerī; "sed Quīntus in cymbam nautārum iit."

LEÇON XIV

ADJECTIFS DE LA PREMIÈRE ET DEUXIÈME DÉCLINAISON

bonus, -a, -um, bon

SINGULIER

PLURIEL

Masc.

Fém.

Neut.

Masc.

Fém.

Neut.

Nom.

bonus

bona

bonum

bonī

bonae

bona

Gén.

bonī

bonae

bonī

bonōrum

bonārum

bonōrum

Dat.

bonō

bonae

bonō

bonīs

bonīs

bonīs

Acc.

bonum

bonam

bonum

bonōs

bonās

bona

Abl.

bonō

bonā

bonō

bonīs

bonīs

bonīs

Remarque

Le masculin de cet adjectif se décline sur hortus, le féminin sur mēnsa et le neutre sur mālum. Apprenez par coeur les forms du singulier d’abord, puis du pluriel: (Nom.) bonus, bona, bonum; (Gén.) bonī, bonae, bonī, etc.

VOCABULAIRE

albus, -a, -um, blanc.
dēfessus, -a, -um, fatigué.
longus, -a, -um, long.
magnus, -a, -um, grand.
parvus, -a, -um, petit.

Règle

L’adjectif a le même genre, cas et nombre que le nom avec lequel il s’accorde; par exemple: puellae parvae, puellās bonās, etc.

Remarque

On doit se rappeler qu’un certain nombre de noms de la première déclinaison sont masculins. Malgré leur forme féminine, ces noms masculins s’accordent avec les formes masculines de l’adjectif. Par exemple: nautae magnī, nautās bonōs, etc.

Phrases types

Mārcus est parvus, Marc est petit.
Quīntus est agricola, Quintus est un agriculteur.

Règle

Avec le verbe sum, l’adjectif ou le nom qui se rapporte au sujet du verbe s’appelle l’attribut du sujet. Il se met au même cas que le sujet du verbe.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Mārcī equus albus est; caudam longam habet. 2. Cūr ad tabernam iērunt agricolae dēfessī? 3. In agricolārum dēfessōrum corbulīs fuērunt māla magna et bācae albae. 4. Quid in capsā habent puellae parvae, Claudia?

A. 1. Le cheval de Marc est blanc; il a une longue queue. 2. Pourquoi les agriculteurs fatigués sont-ils allés au magasin? 3. Dans les corbeilles des agriculteurs fatigués il y avait des grandes pommes et des baies blanches. 4. Qu’ont les petites filles dans (leur) sac d’école, Claudia?

B. 1. "Cūr nautae sīmiam magnam in caveam mīsistī, Iūlia?" inquit Mārcus. "Sīmia pūpās parvās in aquam vēxit," inquit Iūlia; "tum poenās dedit." 2. "Ubi est Claudiae capsa, Mārce?" inquit Mārcella. "Capsam Quīntus in āreā vīdit," inquit Mārcus; "sed tabulae et stilus in subselliō iacent." 3. "Ubi nunc est Claudia, Quīnte?" inquit Iūlia. "Magister bonus Claudiam ē lūdō in hortum dūxit," inquit Quīntus.

B. 1. «Pourquoi as-tu envoyé le grand singe du matelot dans la cage, Julie?» demanda Marc. «Le singe a transporté les petites poupées dans l’eau», répondit Julie; «puis il a été puni.» 2. «Où est le sac d’école de Claudia, Marc?», demanda Marcella. «Quintus a vu le sac d’école dans la cour», répondit Marc; «mais les tablettes et le stylet traînent sur le banc.» 3. «Où est Claudia maintenant, Quintus?» demanda Julie. «Le bon maître a conduit Claudia de l’école au jardin», répondit Quintus.

II. Traduisez en latin:

A. 1. Qu’est-ce qui est sur l’épaule du singe blanc, Julie? 2. Pourquoi les filles instruisent-elles les poupées? 3. Qu’a transporté sur (son) dos le cheval du grand matelot, Marc? 4. Et ainsi nous avons envoyé Quintus à l’école avec un livre et une petite tablette.

A. 1. Quid est in umerō sīmiae albae, Iūlia? 2. Cūr puellae pūpās docent? 3. Quid magnī nautae equus in tergō vēxit, Mārce? 4. Itaque Quīntum ad lūdum cum librō et tabulā parvā mīsimus.

B. 1. «Les filles sont allés à l’école, Quintus», dit Marc; «jouons à la balle dans le jardin des poupées.» 2. «Pourquoi as-tu conduit les chevaux de l’agriculteur hors des champs (et) dans la rue, Quintus?» demanda Julie; «ils effraient maintenant les petits garçons et filles.» «Quintus est un bon garçon», répondit Claudia. «Il a couru et a conduit les chevaux dans la rue parce que nous avons vu des grands singes dans les champs. Les chevaux craignent les singes.»

B. 1. "Puellae ad lūdum iērunt, Quīnte," inquit Mārcus; "pilā lūdāmus in hortō pūpārum." 2. "Cūr agricolae equōs ex agrīs in viam dūxistī, Quinte?" inquit Iūlia; "parvōs puerōs et puellās nunc terrent." "Quīntus puer bonus est," inquit Claudia. "Cucurrit et equōs in viam dūxit, quia magnās sīmiās in agrīs vīdimus. Equī sīmiās timent."

LEÇON XV

LA DEUXIÈME CONJUGAISON (suite)

habeō

MODE DE L’INDICATIF — VOIX ACTIVE

TEMPS DU FUTUR

PERSONNE

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

habēbō

habēbimus

2e personne

habēbis

habēbitis

3e personne

habēbit

habēbunt

On conjugue de la même manière le temps du futur des verbes doceō, iaceō, lateō, sedeō, teneō, terreō, timeō, videō.

VOCABULAIRE

malus, -a, -um, mauvais, méchant.
fīlia, -ae, f., fille (d’un parent, féminin de fils).
fīlius, fīlī, m., fils.
frēgī, j’ai brisé, cassé.
iēcī, j’ai jeté, lancé.
crās, adverbe, demain.
nam, conjonction, car.

Remarque 1

On remarquera dans le vocabulaire que le nom fīlius a un génitif irrégulier ( plutôt que -iī). Il a aussi un vocatif irrégulier qui prend la même forme (fīlī) et qu’on retrouve souvent dans la phrase mī fīlī, mon fils.

Remarque 2.

Notez la distinction entre puella et fīlia. Le premier nom désigne une fille quelconque, comme l’anglais girl. Le deuxième est l’enfant d’un parent, comme l’anglais daughter. La distinction est évidente au masculin avec puer, garçon et fīlius, fils. Dans les exercices, il faudra traduire «fille» par fīlia quand le contexte indique un lien de parenté. Par exemple: la fille de l’agriculteur se traduit par agricolae fīlia, tandis que la poupée de la fille se traduit par puellae pūpa.

I. Traduisez en français:

A. 1. Itaque nauta malus Mārcellae capsam in aquam iēcit. 2. Quid tum in āreā vīdistis? Quid nunc in hortō vidētis? 3. Ubi, mī fīlī, crās sedēbis? 4. In equī tergō sedēbō. 5. Cūr agricolae fīliī magnī, Quīnte, nautam bonum ē cymbā in harēnam iēcērunt?

A. 1. Et ainsi le méchant matelot jeté le sac d’école de Marcella dans l’eau. 2. Qu’avez-vous vu alors dans la cour? Que voyez-vous maintenant dans le jardin? 3. Où, mon fils, t’assoiras-tu demain? 4. Je m’asseoirai sur le dos du cheval. 5. Quintus, pourquoi les grands fils de l’agriculteur ont-ils jeté le bon matelot hors de la barque dans le sable?

B. 1. "Quid in viā crās vidēbimus, Mārce?" inquiunt puellae. "Equōs albōs et sīmiās parvās crās in viā vidēbitis," inquit Mārcus. 2. "Claudia ē tabernāculō in hortum cum Quīntō cucurrit," inquit Iūlia; "ubi nunc est?" "In herbā tum latuit," inquit Mārcella. "Sed nunc in pūpārum cūnīs dēfessa iacet; nam Claudia parva est puella." 3. "Ubi est pila?" inquit Mārcus. "Agricolae fīlius puer est malus," inquit Quīntus; "pilam in tabernāculum iēcit et pūpam frēgit. Sed tum vēnit agricola, et fīlius malus poenās dedit."

B. 1. «Que verrons-nous demain dans la rue, Marc?», demandèrent les filles. «Demain vous verrez des chevaux blancs et des petits singes dans la rue», répondit Marc. 2. «Claudia a couru hors de la tente (et) dans le jardin avec Quintus», dit Julie; «où est-elle maintenant?» «Elle s’est cachée dans l’herbe», répondit Marcella. «Mais maintenant elle est couchée, fatiguée, dans le berceau des poupées; car Claudia est une petite fille.» 3. «Où est la balle?» demanda Marc. «Le fils de l’agriculteur est un garçon méchant», dit Quintus; «il a lancé la balle dans la tente et a cassé une poupée. Mais l’agriculteur est alors venu et le mauvais fils a été puni.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. La fille de l’agriculteur envoya Marc au magasin; et ainsi nous avons des pommes et des baies. 2. Claudia et Marcella sont des bonnes filles (employez fīliae); car elles sont venues dans la cour avec des tablettes et des stylets. 3. Pourquoi le singe est-il assis sur l’épaule du petit garçon, mon fils? 4. Claudia a jeté le stylet de Marc dans la corbeille du matelot.

A. 1. Agricolae fīlia Mārcum ad tabernam mīsit; itaque māla et bācās habēmus. 2. Claudia et Mārcella fīliae bonae sunt; nam in āream cum tabulīs et stilīs venērunt. 3. Cūr sīmia in umerō puerī parvī sedet, mī fīlī? 4. Claudia Marcī stilum in corbulam nautae iēcit.

B. 1. «L’enseignant aura des longs bancs dans l’école», remarqua Quintus. «Nous nous cacherons sous les bancs et nous effraierons les filles», dit Marc. 2. «Le méchant fils du matelot a brisé un banc dans l’école», dit Claudia. «Demain il se cachera; car l’enseignant verra alors le banc.» 3. «Pourquoi effraies-tu les singes fatigués, Quintus?» demanda Marc. «J’effraie les singes», répondit Quintus, «parce qu’ils ont brisé les coquillages de Claudia.»

B. 1. "Magister subsellia longa in lūdō habēbit," inquit Quīntus. "Sub subselliīs latēbimus et puellās terrēbimus," inquit Mārcus. 2. "Nautae fīlius malus subsellium in lūdō frēgit," inquit Claudia. "Crās latēbit; nam magister subsellium tum vidēbit." 3. "Cūr sīmias dēfessās terrēs, Quīnte?" inquit Mārcus. "Sīmiās terreō," inquit Quīntus, "quia Claudiae conchās frēgērunt."

LEÇON XVI

VERBE IRRÉGULIER

sum

TEMPS DU FUTUR — MODE DE L’INDICATIF

PERSONNE

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

erō

erimus

2e personne

eris

eritis

3e personne

erit

erunt

VOCABULAIRE

lupus, -ī, m., loup.
silva, -ae, f., forêt, bois.
validus, -a, -um, fort, robuste, vigoureux.
hodiē, adverbe, aujourd’hui.
ibi, adverbe, là, là-bas.
nōn, adverbe, ne…​ pas.
occīdī, j’ai tué.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Itaque crās in silvā cum Quīntō erimus, Mārcella. Ibi lupōs magnōs vidēbimus. 2. Tum Claudia puella bona erit; sed nunc in āreā puerōs parvōs terret. 3. Pilā lūdāmus. Sīmiam hodiē docēbimus. 4. Lupus malus ē silvā vēnit et Mārcī sīmiam occīdit. Sed tum lupum dēfessum occīdit agricola validus.

A. 1. Et ainsi demain nous serons dans la forêt avec Quintus, Marcella. Là-bas nous verrons des grands loups. 2. Alors Claudia sera une bonne fille; mais maintenant dans la cour elle effraie les petites garçons. 3. Jouons à la balle. Nous instruirons le singe aujourd’hui. 4. Un méchant loup est venu de la forêt et a tué le singe de Marc. Mais ensuite un agriculteur fort a tué le loup fatigué.

B. 1. "Quid in lūdō frēgit Mārcus?" inquit Claudia. "Mārcus stilum longum frēgit," inquit Iūlia; "tum ē lūdō ad cymbam cucurrit. Ibi nautae malī puerum in aquam iēcērunt." 2. "Cūr es puer malus, mī fīlī?" inquit agricola. "Puer malus nōn sum," inquit fīlius, "sed quia magistrum timeō, ē lūdō cucurrī." 3. "Ubi eritis?" inquit Mārcus. "In tergō albī equī sedēbimus," inquiunt puellae. "Pūpa in sīmiae umerō sedēbit." 4. "Cūr Claudiae pūpam occīdistis, puerī?" inquit Iūlia. "Pūpam occīdimus," inquit Mārcus, "quia Claudia sīmiae caveam frēgit."

B. 1. «Qu’a brisé Marc à l’école?», demanda Claudia. «Marc a brisé un long stylet», répondit Julie; «puis il a couru de l’école à la barque. Là-bas des matelots méchants ont jeté le garçon dans l’eau.» 2. «Pourquoi es-tu un mauvais garçon, mon fils?» demanda l’agriculteur. «Je ne suis pas un mauvais garçon», répondit le fils, «mais parce que je crains l’enseignant, j’ai couru de l’école.» 3. «Où serez-vous», demanda Marc. «Nous serons assises sur le dos du cheval blanc», répondirent les filles. «La poupée sera assise sur l’épaule du singe.» 4. «Pourquoi avez-vous tué la poupée de Claudia, les garçons?» demanda Julie. «Nous avons tué la poupée», répondit Marc, «parce que Claudia a brisé la cage du singe.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Dans l’école il (y) aura de bons livres et tablettes, mais le matelot sera l’enseignant. 2. Pourquoi le cheval de l’agriculteur a-t-il transporté les filles dans la forêt aujourd’hui? 3. Que verrons-nous dans les bois, mon fils? 4. Il (y) aura un loup là-bas. 5. La fille du matelot n’instruira pas les petits garçons.

A. 1. In lūdō erunt librī bonī et tabulae, sed nauta magister erit. 2. Cūr agricolae equus puellās in silvam hodiē vēxit? 3. Quid in silvīs vidēbimus, mī fīlī? 4. Ibi erit lupus. 5. Nautae fīlia puerōs parvōs nōn docēbit.

B. 1. «Pourquoi Marc a-t-il été puni aujourd’hui, Quintus?» demanda Julie. «Il a lancé le petit singe du matelot dans magasin», répondit Quintus, «et ainsi il a été puni. Mais demain il sera un bon garçon.» 2. «Que voyez-vous maintenant, les filles?» did la fille fatiguée de l’agriculteur. «Nous voyons un loup fort dans le champ», répondit Claudia. «Il a couru du bois et a tué le grand cheval. Mais il ne voit pas les garçons; car ils se sont cachés dans l’herbe.» 3. «Demain», dit Marc, «les garçons et les filles seront dans la forêt. Là-bas les filles craindront les loups et les singes; mais les garçons ne craindront pas.»

B. 1. "Cūr Mārcus hodiē poenās dedit, Quīnte?" inquit Iūlia. "Nautae sīmiam parvam in tabernam iēcit," inquit Quīntus, "itaque poenās dedit. Sed crās puer bonus erit." 2. "Quid nunc vidētis, puellae?" inquit agricolae puella dēfessa. "Lupum validum in agrō vidēmus," inquit Claudia. "Ē silvīs cucurrit et magnum equum occīdit. Sed puerōs nōn videt; nam in herbā latuērunt." 3. "Crās," inquit Mārcus, "puerī et puellae in silvā erunt. Ibi puellae lupōs et sīmiās timēbunt; sed puerī nōn timēbunt."

LEÇON XVII

ADJECTIFS DE LA PREMIÈRE ET DEUXIÈME DÉCLINAISON (suite)

miser, -era, -erum, misérable, malheureux.
piger, -gra, -grum, paresseux.

SINGULIER

Masc.

Fém.

Neut.

Masc.

Fém.

Neut.

Nom.

miser

misera

miserum

piger

pigra

pigrum

Gén.

miserī

miserae

miserī

pigrī

pigrae

pigrī

Dat.

miserō

miserae

miserō

pigrō

pigrae

pigrō

Acc.

miserum

miseram

miserum

pigrum

pigram

pigrum

Abl.

miserō

miserā

miserō

pigrō

pigrā

pigrō

Note

On décline le pluriel sur bonus. Au singulier, miser se décline comme puer (en conservant le e) et piger se décline comme ager (il perd le e).

VOCABULAIRE

porta, -ae, f., porte.
oppidum, -ī, n., ville, ville fortifiée.
saxum, -ī, n., roche, pierre.
cecidī, je suis tombé.
herī, adverbe, hier.
in, préposition suivie de l’accusatif, contre, sur.

Remarque

Nous avons vu (leçon X) que la préposition in suivie de l’accusatif se traduit normalement par dans. Or, avec les verbes signifiant tomber, lancer, etc., elle peut prendre le sens de contre ou sur par exemple dans la phrase saxum in puerōs iēcī, j’ai jeté une pierre sur les garçons.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Itaque agricolae bonī et nautae validī ē portā oppidī herī iērunt, et cucurrērunt in silvam. 2. Hodiē agricolārum equī miserī in aquam cecidērunt; crās in agrīs erunt. 3. Mārcus nauta erit; sed agricola erit Quīntus. 4. Nam puerī pigrī saxa in aquam iēcērunt.

A. 1. Et ainsi les bons agriculteurs et les matelots forts sont allés hier de la porte de la ville et ils ont couru dans la forêt. 2. Aujourd’hui les malheureux chevaux de l’agriculteur ont tombé dans l’eau; demain ils seront dans les champs. 3. Marc sera un matelot; mais Quintus sera un agriculteur. 4. Car les garçons paresseux ont jeté des pierres dans l’eau.

B. 1. "Ubi est Mārcus?" inquit Mārcella. "Mārcus in oppidum hodiē iit," inquit Quīntus. "Via est longa, et crās puerum dēfessum vidēbimus." 2. "In harēnā conchās albās herī vīdī," inquit Claudia; "tum cum corbulīs iimus, et bonī agricolae equus conchās in āream vēxit." 3. "Sīmia ē corbulā in pūpārum cūnās cecidit," inquit Mārcus; "cūnās et pūpās frēgit miserās. Tum Iūlia cucurrit ē tabernāculō et saxum in sīmiam iēcit; sed saxum in caudam sīmiae cecidit, et Claudiae pūpae sellam frēgit."

B. 1. «Où est Marc?» demanda Marcella. «Marc est allé dans la ville aujourd’hui», répondit Quintus. «Le chemin est long et demain nous verrons un garçon fatigué.» 2. «J’ai vu des coquillages blancs dans le sable hier», dit Claudia; «puis nous sommes allés avec des corbeilles et le cheval du bon agriculteur a transporté les coquillages dans la cour.» 3. «Le singe est tombé de la corbeille sur le berceau des poupées», dit Marc; «il a cassé le berceau et les misérables poupées. Puis Julie a couru hors de la tente et a jeté une pierre sur le singe; mais la pierre est tombé sur la queue du singe et a brisé la chaise de la poupée de Claudia.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Qu’est-ce qui est sur le dos du cheval paresseux, Quintus? 2. La porte de la ville est grande, mais les rues ne sont pas longues. 3. Les garçons ont tué un petit loup hier. Tu verras (sa) queue demain, Marc. 4. Et ainsi tu ne seras pas l’enseignant aujourd’hui. 5. Les mauvais garçons s’assoiront sur le long banc. 6. Qu’a craint le matelot?

A. 1. Quid est in equī pigrī tergō, Quīnte? 2. Oppidī porta est magna, sed viae nōn sunt longae. 3. Herī puerī parvum lupum occīdērunt. Caudam crās vidēbis, Mārce. 4. Itaque magister hodiē nōn eris. 5. Puerī malī in longō subselliō sedēbunt. 6. Quid nauta timuit?

B. 1. «Où vous cacherez-vous, les filles?» demanda Marc. «Nous nous cacherons sous l’escalier», répondirent les filles. «Je suis fatigué», dit Marc; «je me cacherai avec Quintus le paresseux sous le banc.» 2. «L’agriculteur envoya (son) fils fort de la forêt à la ville», remarqua Claudia. «Mais le garçon a vu le grand singe des matelots dans le chemin; et ainsi il a couru dans un jardin.»

B. 1. "Ubi latēbitis, puellae?" inquit Mārcus. "Sub scālīs latēbimus," inquiunt puellae. "Dēfessus sum," inquit Mārcus; "Cum pigrō Quīntō sub subselliō latēbō." 2. "Agricola fīlium validum ē silvā ad oppidum mīsit," inquit Claudia. "Sed puer magnam nautārum sīmiam in viā vīdit; itaque in hortum cucurrit."

LEÇON XVIII

LA DEUXIÈME CONJUGAISON (suite)

habeō

MODE DU SUBJONCTIF — VOIX ACTIVE

TEMPS DU PRÉSENT

PERSONNE

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

habeam

habeāmus

2e personne

habeās

habeātis

3e personne

habeat

habeant

Remarque.
Apprenez les formes ci-dessus. Elles serviront dans la prochaine leçon à illustrer l’une des manières d’utiliser le subjonctif.

VOCABULAIRE

lutum, -ī, n. boue.
terra, -ae, f. terre, sol.
columba, -ae, f. colombe.
dedī, j’ai donné.

Exemples du cas du datif

Tum Quīntus Claudiae "Ubi et capsa?" inquit, Puis Quintus dit à Claudia: «Où est le sac d’école?»
Iūlia Mārcō mālum dedit, Julie donna une pomme à Marc.

Règle

Le cas du datif exprime la person à qui l’on donne ou l’on dit quelque chose, c’est-à-dire le complément d’objet indirect du verbe.

Remarque

Il faut distinguer entre les compléments d’objet directs et indirects. Dans le deuxième exemple, mālum est la chose directement affectée par l’action du verbe, tandis que Mārcō n’est que la personne à qui l’on donne la chose; il n’est affecté par le verbe qu’indirectement.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Cūr equī validī, Quīnte, saxa in oppidum hodiē vēxērunt? 2. Quīntus et Mārcus puerī bonī sunt; nam ē portā oppidī vēnērunt, et māla et bācās agricolae miserō dedērunt. 3. Ubi crās erunt fīliī nautārum pigrōrum? Herī sēdērunt in cymbā, et Quīntī equum album terruērunt. 4. Quid agricolae fīlia nautae malī fīliō dedit?

A. 1. Quintus, pourquoi les chevaux robustes ont-ils transporté des pierres à la ville aujourd’hui? 2. Quintus et Marc sont des bons garçons; car ils sont venus de la porte de la ville et ils ont donné des pommes et des baies au malheureux agriculteur. 3. Où seront les fils des matelots paresseux demain? Hier ils se sont assis dans la barque et ils ont effrayé le cheval blanc de Quintus. 4. Qu’a donné la fille de l’agriculteur au fils du mauvais matelot?

B. "Quid in silvā vidēbitis?" puerīs inquit Mārcella. "Lupōs parvōs vidēbimus," inquit Mārcus; "nam agricolae herī iērunt in silvam, et magnōs lupōs occīdērunt." 2. Tum Iūlia Mārcō, "Cūr capsam," inquit, "Quīntō nōn dedistī?" "Capsam nōn dedī," inquit, "quia Quīntus herī frēgit Claudiae tabulās, et stilum in lutum iēcit." 3. "Quid in lūdō hodiē vīdistī?" Iūliae dēfessae inquit Mārcella. "Sīmia in lūdum vēnit," inquit Iūlia, "et in Claudiae umerō sēdit. Tum ad puellam magister cucurrit. Sīmia misera timuit et in terram cecidit; nunc in caveā iacet."

B. 1. «Que verrez-vous dans la forêt?» demanda Marcella aux garçons. «Nous verrons des petits loups», répondit Marc; «car les agriculteurs sont allés dans la forêt hier et ils ont tué les grands loups.» 2. Puis Julie dit à Marc: «Pourquoi n’as-tu pas donné à Marc le sac d’école?» «Je n’ai pas donné le sac d’école», répondit Marc, «parce que Quintus a brisé hier les tablettes de Claudia et il a jeté (son) stylet dans la boue.» 3. «Qu’as-tu vu à l’école aujourd’hui», demanda Marcella à une Julie fatiguée. «Un singe est venu dans l’école», dit Julie, «et il s’est assis sur l’épaule de Claudia. Puis l’enseignant a couru vers la fille. Le malheureux singe a craint et il est tombé sur le sol; maintenant il est couché dans la cage.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Pourquoi les garçons ont-ils brisé la table des malheureuses poupées, Marc? 2. Qu’as-tu donné au matelot paresseux, mon fils? 3. Pourquoi l’enseignant fatigué a-t-il envoyé Marc hors de l’école aujourd’hui? 4. Et ainsi les mauvais garçons ont conduit le petit loup dans la tente; là, ils se sont assis sur les chaises de la poupée et ils ont cassé le berceau.

A. 1. Cūr puerī pūpārum miserārum mēnsam frēgērunt, Mārce? 2. Quid nautae pigrō dedistī, mī fīlī? 3. Cūr magister dēfessus Mārcum ē lūdō hodiē mīsit? 4. Itaque puerī malī lupum parvum in tabernāculum dūxērunt; ibi in sellīs pūpae sēdērunt et cūnās frēgērunt.

B. 1. «La colombe s’assoira sur le dos du singe, Claudia», dit Julie. 2. «Hier Quintus a lancé des pommes sur la colombe," remarqua Claudia; «puis il a été puni.» 3. «Pourquoi n’es-tu pas allé à l’école aujourd’hui?» dit Marcella à Quintus. «J’ai tombé dans la boue», répondit Quintus; «mais des chevaux forts ont transporté Marc à l’école. Il est maintenant assis là-bas avec les garçons sur les longs bancs.» 4. «Seras-tu paresseuse demain?» dit Julie à Claudia. «Je serai une bonne fille demain», répondit Claudia; «où sont les livres, Julie?»

B. 1. "Columba in tergō sīmiae sedēbit, Claudia," inquit Iūlia. 2. "Herī Quīntus māla in columbam iēcit," inquit Claudia; "tum poenās dedit." 3. "Cūr ad lūdum hodiē nōn īstī," inquit Mārcella Quīntō. "In lutum cecidī," inquit Quīntus; "sed equī validī Mārcum ad lūdum vēxērunt. Nunc ibi cum puerīs in subselliīs longīs sedet." 4. "Crās pigra eris?" inquit Iūlia Claudiae. "Bona puella crās erō," inquit Claudia; "ubi sunt librī, Iūlia?"

LEÇON XIX

LA DEUXIÈME CONJUGAISON (suite)

habeō

MODE DU SUBJONCTIF — VOIX ACTIVE

TEMPS DE L’IMPARFAIT

PERSONNE

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

habērem

habērēmus

2e personne

habērēs

habērētis

3e personne

habēret

habērent

VOCABULAIRE

ancilla, āe, f., servante.
spēlunca, -ae, f., caverne, grotte.
ursa, -ae, f., ourse.
compleō, je remplis; temps du parfait: complēvī.
ōlim, adverbe, autrefois, jadis, un jour.
ut, conjonction, afin, pour.

Phrases types

Iūlia latet, ut Mārcum terreat, Julie se cache afin d’effrayer Marc.
Iūlia latuit, ut Mārcum terrēret, Julie s’est cachée afin d’effrayer Marc.

Règle

Le but dans lequel on accomplit un geste peut s’exprimer par ut et le subjonctif.

Note

Dans ce genre de phrase, le temps du subjonctif dans la subordonnée varie en fonction du temps du verbe principal. Si le verbe principal est au présent ou au futur, on emploie le subjonctif présent; si le verbe principal est au passé, on emploie le subjonctif imparfait. Ceci est illustré dans les deux exemples donnés ci-dessus.

Remarque 1

En traduisant vers le latin, il faut porter attention à la personne et au nombre du verbe. En français, on peut dire: «je suis venu pour voir», «tu es venu pour voir», «il est venu pour voir», «ils sont venus pour voir», etc., sans aucun changement dans la subordonnée finale; mais si on traduit ces quatre phrases en latin, chaque subordonnée sera différente, à savoir: vēnī ut vidērem, vēnistī ut vidērēs, vēnit ut vidēret, vēnērunt ut vidērent. En cas de doute, on peut toujours identifier la bonne forme latine en élargissant la subordonnée française; par exemple: «je suis venu pour voir» = «je suis venu afin que je voie»; «tu es venu pour voir» = «tu es venu afin que tu voies»; etc.

Remarque 2

Il n’est pas nécessaire que le sujet soit le même dans la proposition principale et la subordonnée. Par exemple: Agricola ex agrō vēnit, ut Claudia equum vidēret, l'agriculteur vint du champ, afin que Claudia voie le cheval.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Puerī bācās magnās vident. Itaque in herbā iacent, ut corbulās compleant. 2. In silvam hodiē iimus, ut ursārum albārum spēluncam vidērēmus. 3. Cūr in agrōs, puer piger, cum miserī agricolae fīliīs dēfessīs nōn vēnistī? 4. Sub mēnsā sedēbō, ut sīmiam doceam. 5. Mārcus ad oppidum cucurrit, ut Iūlia capsam habēret; Quīntō silum dedit.

A. 1. Les garçons voient des grandes baies. C’est pourquoi ils se couchent dans l’herbe pour remplir des corbeilles. 2. Nous sommes allés dans la forêt aujourd’hui pour voir la caverne des ourses blanches. 3. Pourquoi n’es-tu pas venu dans les champs, garçon paresseux, avec les fils fatigués du malheureux agriculteur? 4. Je m’assoirai sous la table pour enseigner le singe. 5. Marc a couru à la ville pour que Julie ait un sac d’école; il a donné un stylet à Quintus.

B. 1. "Cūr ursās miserās, agricolae malī, occīdistis?" inquit Iūlia. Tum agricolae Iūliae "Ursās occīdimus," inquiunt, "quia puerī et puellae spēluncam timent; nam ōlim ursae ibi puerum parvum occīdērunt." 2. "Crās," inquit Mārcus, "sub scālīs latēbimus, ut puellās terreāmus." "Ibi herī latuī," inquit Quīntus, "ut Claudiam et Iūliam terrērem. Sed cum puellīs fuit ancilla; itaque hodiē poenās dedī." 3. "Columbam albam Mārcellae dedistī, Mārce," inquit Iūlia; "cūr nōn sīmiam Claudiae dedit Quīntus?" "Nauta malus herī vēnit in hortum," inquit Mārcus, "et sīmiam miseram occīdit."

B. 1. «Pourquoi avez-vous tué les malheureuses ourses, méchants agriculteurs?», demanda Julie. Puis les agriculteurs ont dit à Julie: «Nous avons tué les ourses parce que les garçons et les filles craignent la grotte; car autrefois des ourses ont tué un petit garçon là-bas.» 2. «Demain», dit Marc, «nous nous cacherons sous l’escalier pour effrayer les filles.» «Hier je me suis caché là», dit Quintus, «pour effrayer Claudia et Julie. Mais la servante était avec les filles; c’est pourquoi j’ai été puni aujourd’hui.» 3. «Tu as donné une colombe blanche à Marcella, Marc», dit Julie; «pourquoi Quintus n’a-t-il pas donné un singe à Claudia?» «Un méchant matelot est venu dans le jardin hier», répondit Marc, «et il a tué le misérable singe.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Le bon matelot est venu aujourd’hui de la ville pour instruire les garçons et les filles. 2. Pourquoi as-tu jeté les livres des filles de l’agriculteur dans la cage des ourses, Quintus? 3. Pourquoi n’ont-ils pas rempli les grandes corbeilles et donné les baies aux misérables filles? 4. Où te cacheras-tu demain pour voir les ourses?

A. 1. Nauta bonus hodiē ex oppidō vēnit ut puerōs et puellās docēret. 2. Cūr librōs fīliārum agricolae in caveam ursārum iēcistī, Quīnte? 3. Cūr magnās corbulās nōn complēvērunt et bācās puellīs miserīs nōn dedērunt? 4. Ubi crās latēbis ut ursās videās?

B. 1. «Autrefois», dit Marc, «j’ai donné à Quintus une colombe et une cage. Il a tué la colombe et la servante a jeté la cage dans l’eau.» 2. «Nous avons couru de la cour pour voir les matelots forts», dit Julie. «Hier ils ont transporté les ourses et les loups des bois à la ville.» 3. «Les filles sont venues pour s’asseoir sur l’escalier, Quintus», dit Marc. «Jouons à la balle dans les champs avec les garçons.» 4. «Où sont Quintus et Claudia, Marc?» demanda Julie. «Ils sont allés dans le champ pour se cacher dans l’herbe», répondit Marc.

B. 1. "Ōlim," inquit Mārcus, "Quīntō columbam et caveam dedī. Columbam occīdit et ancilla caveam in aquam iēcit." 2. "Ex āreā cucurrimus ut nautās validōs vidērēmus," inquit Iūlia. "Herī ursās et lupōs ē silvīs in oppidum vēxērunt." 3. "Puellae venērunt ut in scālīs sedērent, Quīnte," inquit Mārcus. "Pilā lūdāmus in agrīs cum puerīs." 4. "Ubi sunt Quīntus et Claudia, Mārce?" inquit Iūlia. "In agrum iērunt ut in herbā latērent," inquit Mārcus.

LEÇON XX

LES PRONOMS PERSONNELS

PREMIÈRE PERSONNE

DEUXIÈME PERSONNE

ego, je

tū, tu

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

Nominatif

ego

nōs

vōs

Génitif

meī

nostrum
nostrī

tuī

vestrum
vestrī

Datif

mihi

nōbīs

tibi

vōbīs

Accusatif

nōs

vōs

Ablatif

nōbīs

vōbīs

Remarque

La préposition cum employée avec ces pronoms à l’ablatif s’ajoute à la fin du pronom pour former un seul mot: mēcum, tēcum; nōbī́scum, vōbī́scum. Remarquez comment le suffixe -cum affecte l’accentuation de nōbī́scum et vōbī́scum.

VOCABULAIRE

gremium, ī, n., giron, genoux, sein.
lectus, -ī, m, lit.
pecūnia, -ae, f., argent, monnaie.
multī, -ae, -a, beaucoup de, nombreux.
moneō, j’avertis, j’avise; temps du parfait: monuī.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Quid hodiē tibi dedit agricola, Quīnte? Quid vōbīs dedit nauta, puellae? 2. Agricolae mihi pecūniam dedēderunt, ut fīliōs docērem. 3. Ancilla ursās magnās in agrō vīdit; itaque in āream cucurrit, ut in tabernāculō latēret. 4. Puella in lectō sedet, ut sīmiam dēfessam in gremiō teneat.

A. 1. Que t’a donné l’agriculteur aujourd’hui, Quintus? Que vous a donné le matelot, les filles? 2. Les agriculteurs m’ont donné de l’argent pour instruire (leurs) fils. 3. La servante a vu des grandes ourses dans le champ; c’est pourquoi elle a couru dans la cour pour se cacher dans la tente. 4. La fille est assise sur le lit pour tenir le singe fatigué sur les genoux.

B. 1. "Pecūniam tibi dedī, Quīnte," inquit Mārcus, "ut sīmiam docērēs. Cūr in lūdum sīmiam tēcum nōn dūxistī?" 2. Tum agricolīs bonīs Iūlia "Herī," inquit, "bācās multās nōbīs dedistis; corbulās complēvimus. Crās māla habēbitis?" 3. "Cūr in ursae spēluncam cucurristī, Mārce?" inquit nauta. "In spēluncam cucurrī," inquit Mārcus, "ut Claudiam monērem." 4. "Ōlim ē saxīs magnīs in lutum cecidit lupus," inquit Iūlia. "Tum ē spēluncā vēnit ursa valida, et lupum miserum occīdit."

B. 1. «Je t’ai donné de l’argent, Quintus», dit Marc, «pour que tu instruises le singe. Pourquoi n’as-tu pas apporté le singe avec toi dans l’école?» 2. Puis Julie dit aux bons agriculteurs: «Hier vous nous avez donné beaucoup de baies; nous avons rempli des corbeilles. Demain aurez-vous des pommes?» 3. «Pourquoi as-tu couru dans la caverne de l’ourse, Marc?» demanda le mateot. «J’ai couru dans la caverne», répondit Marc, «pour avertir Claudia.» 4. "Une fois un loup est tombé des grands rochers dans la boue», dit Julie. «Puis une ourse forte est venue d’une caverne et elle a tué le malheureux loup.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Puis nous avons donné à la fille de l’agriculteur des sandales et une poupée, Julie. Que t’a donné l’agriculteur? 2. Claudia est venue avec moi pour avertir les matelots. 3. Pourquoi ne vous ont-ils pas donné une barque solide, les garçons? 4. La poupée est assise sur le banc, afin que le singe se couche sur le lit. Car Marcella tient dans (son) giron une colombe blanche.

A. 1. Tum agricolae fīliae soleās et pūpam dedimus, Iūlia. Quid tibi agricola dedit? 2. Claudia mēcum venit, ut nautās monērem (monērēmus). 3. Cūr cymbam validam vōbīs nōn dedērunt, puerī? 4. Pūpa in subselliō sedet, ut sīmia in lectō iaceat. Nam Mārcella columbam albam in gremiō tenet.

B. 1. «Pourquoi l’enseignant m’a-t-il donné les pommes, Claudia?" demanda Quintus. «Il t’a donné les pommes», répondit Claudia, «afin que nous nous assoyions avec toi à (dans) l’ombre; car il a envoyé Julie et Marc dans les champs. Où sont les pommes?» 2. «Qu’avez-vous donné au fils paresseux de l’agriculteur hier?» dit Claudia à Quintus. «Nous avons donné de l’argent au garçon», répondit Quintus. «Et ainsi il est allé avec nous dans la cour pour remplir les corbeilles; car il y a beaucoup de baies à (dans) l’ombre.» 3. «Je m’assoirai avec vous, les filles», dit Marc; «mais je ne vois pas les livres et les tablettes.»

B. 1. "Cūr magister māla mihi dedit, Claudia?" inquit Quīntus. "Māla tibi dedit," inquit Claudia, "ut tēcum in umbrā sedērēmus; nam Iūliam et Mārcum in agrōs mīsit. Ubi sunt māla?" 2. "Quid agricolae fīliō pigrō herī dedistis?" inquit Claudia Quīntō. "Pecūniam puerō dedimus," inquit Quīntus. "Itaque nōbīscum in āream iit ut corbulās complēret (complērēmus); nam multae bācae sunt in umbrā." 3. "Vōbīscum sedēbō, puellae," inquit Mārcus; "sed librōs et tabulās nōn videō."

LEÇON XXI

Phrase type

Mārcus in hortum iit, ego in tabernāculum cucurrī, Marc est allé dans le jardin, moi, j’ai couru dans la tente.

Règle

Lorsqu’ils sont le sujet du verbe, ego (nōs) et (vōs) ne sont d’ordinaire employés que pour renforcer une idée ou pour marquer un contraste.

VOCABULAIRE

meus, -a, -um, mon, le mien.
tuus, -a, -um, ton, le tien.
noster, -tra, -trum, notre, les nôtres.
vester, -tra, -trum, votre, les vôtres.

Remarque

Le vocatif du masculin au singulier de meus est mī, que l’on a déjà rencontré dans la phrase mī fīlī.

Note

Le génitif des pronoms ego et ne sert pas à exprimer la possession, contrairement aux autres noms; on emploie plutôt les adjectifs possessifs donnés ci-dessus; par exemple: liber meus, stilus tuus, etc. (Si on employait le génitif d'ego dans ces phrases, ce serait comme dire en mauvais français: «le livre de moi» plutôt que «mon livre», etc.)

EXERCICES

I. Traduire en français:

A. 1. Ubi sunt, puellae, columbae vestrae? 2. Ego tibi librum dedī; tū stilum meum in lutum iēcistī. 3. Tū equōs et sīmiās timuistī; nōs multās ursās validās et lupōs magnōs vīdimus. 4. Itaque pūpa tua in gremiō sīmiae nostrae iacet.

A. 1. Où sont vos colombes, les filles? 2. Moi, je t’ai donné un livre; toi, tu as jeté mon stylet dans la boue. 3. Toi, tu as craint des chevaux et des singes; nous, nous avons vu beaucoup d’ourses fortes et des grands loups. 4. Et ainsi ta poupée est couchée dans le giron de notre singe.

B. 1. "Ancilla dēfessa nōbīscum in agrōs iit," inquiunt puellae. "Ibi equō tuō, Quīnte, māla dedimus." 2. Tum Mārcō "Ubi est," inquit nauta, "pecūnia nostra?" "Pecūnia in spēluncā herī fuit," inquit Mārcus, "nunc sub lectō meō iacet; nam capsam complēvī." 3. "Cūr nōn cucurristī, Quīnte," inquit Claudia, "ut agricolās miserōs monērēs?" "Nōn cucurrī," inquit Quīntus, "quia agricolae pigrī sunt." 4. "Cūr, mī fīlī, puerōs nōn mīsistī," inquit agricola, "ut cymbam meam vidērent?" "Mīsī puerōs," inquit fīlius; "sed nautae malī Mārcum in aquam iēcērunt, et Quīntus in tabernāculō nostrō latuit."

B. 1. «La servante fatiguée est allée avec nous dans les champs», dirent les filles. «Là, nous avons donné des pommes à ton cheval, Quintus.» 2. Puis le matelot dit à Marc: «Où est notre argent?» «L’argent était dans la grotte hier», dit Marc, «maintenant il est étendu sous mon lit; car j’ai rempli mon sac d’école.» 3. «Pourquoi n’as-tu pas couru, Quintus», dit Claudia, «pour avertir les malheureux agriculteurs?» «Je n’ai pas couru», dit Quintus, «parce que les agriculteurs sont paresseux.» 4. «Pourquoi, mon fils, n’as-tu pas envoyé les garçons», demanda l’agriculteur, «pour voir ma barque?» «J’ai envoyé les garçons», répondit le fils; «mais les méchants matelots ont jeté Marc dans l’eau et Quintus s’est caché dans notre tente.»

II. Traduire en latin:

A. 1. Vous vous assoirez sur la plage demain, les filles; moi, je serai couché à (dans) l’ombre. 2. J’ai donné ma tablette et ton stylet à l’enseignant de Marc. 3. Et ainsi les matelots fatigués ont couru à la barque blanche; nous, nous sommes allés à l’école. 4. Pourquoi l’agriculteur est-il allé avec vous dans le grand magasin, les garçons?

A. 1. In harēnā crās sedēbitis, puellae; ego in umbrā iacēbō. 2. Tabulam meam et stilum tuum Marcī magistrō dedī. 3. Itaque nautae dēfessī ad cymbam albam cucurrērunt; nōs ad lūdum iimus. 4. Cūr agricola vōbīscum in magnam tabernam iit, puerī?

B. 1. «Qu’as-tu vu dans les villes?» dit Marc à Quintus. «j’ai vu des portes robustes et des longues rues», répondit Quintus. 2. «Claudia se cache dans ta tente, Quintus», dit Julie; «nous nous assoirons dans la cour pour avertir les garçons.» 3. «Vous avez couru dans notre tente aujourd’hui et jeté des grandes pierres sur le lit de nos poupées», dit Marcella à Marc et Quintus. «Hier vous m’avez donné les poupées et maintenant vous avez brisé le lit.» 4. «Nous avons vu l’enseignant aujourd’hui», dit Quintus aux filles. «moi, j’ai couru pour me cacher dans l’herbe; Marc est tombé dans l’eau.»

B. 1. "Quid in oppidīs vīdistī?" inquit Mārcus Quīntō. "Portās validās et viās longās vīdī," inquit Quīntus. 2. "Claudia in tabernāculō tuō latet, Quīnte," inquit Iūlia; "in āreā sedēbimus ut puerōs moneāmus." 3. "In tabernāculum hodiē cucurristis et magna saxa in lectum pūpārum iēcistis," inquit Mārcella Mārcō et Quīntō. "Herī pūpās mihi dedistis, et nunc lectum frēgistis." 4. "Magistrum hodiē vīdimus," inquit Quīntus puellīs. "Ego cucurrī ut in herbā latērem; Mārcus in aquam cecidit."

LEÇON XXII

LA DEUXIÈME CONJUGAISON (suite)

habeō

MODE DU SUBJONCTIF — VOIX ACTIVE

TEMPS DU PLUS-QUE-PARFAIT

PERSONNE

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

habuissem

habuissēmus

2e personne

habuissēs

habuissētis

3e personne

habuisset

habuissent

Remarque

Le plus-que-parfait du subjonctif se conjugue de la même façon que habuissem dans toutes les conjugaisons. Pour connaître la première personne du singulier de n’importe quel verbe, on change le du parfait de l’indicatif à -issem; par exemple: cucurrī, cucurissem; iī, (iissem) īssem; vēni, vēnissem; etc.

VOCABULAIRE

avia, -ae, f., grand-mère.
avus, -ī, m., grand-père.
līberī, -ōrum, m., enfants.
cum, conjonction, alors que, quand, pendant que, bien que.
mox, adverbe, bientôt, peu après.

Phrases types

Cum Mārcus lupum terrēret, puellae in cymbam cucurrērunt, Alors que Marc effrayait le loup, les fills ont couru dans la barque.
Agricolae, cum in silvam vēnissent, ursam occīdērunt, Quand les agriculteurs étaient venus dans les bois, ils ont tué une ourse.

Règle

On peut exprimer les circonstances entourant le déroulement d’un événement par l’imparfait ou le plus-que-parfait du subjonctif précédés par la conjonction cum.

Note

Dans cette construction, l’imparfait du subjonctif exprime l’événement qui se déroule en même temps que l’action du verbe principal, tandis que le plus-que-parfait exprime l’événement antérieur. Voir les exemples ci-dessus.

Remarque

Dans le deuxième exemple, remarquez que Agricola, le sujet des deux propositions, est en tête de la phrase. C’est l’ordre normal des mots en latin, mais on ne doit pas nécessairement le reprendre en français.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Cum puerī ē lūdō vēnissent, Claudia ex āreā cucurrit, ut mēcum sub scālis latēret. 2. Mārcī avia pecūniam mihi et Quīntō dedit; itaque puerī bonī erimus. 3. Līberī, cum in oppidum īssent, Claudiae avum et aviam in viā vīdērunt. 4. Mārcella in aviae gremiō est, Quīnte. Cūr nōn in cūnīs iacet puella?

A. 1. Quand les garçons étaient venus ḩors de l’école, Claudia a couru de la cour pour se cacher avec moi sous l’escalier. 2. La grand-mère de Marc a donné de l’argent à moi et Quintus; de cette manière nous serons des bons garçons. 3. Les garçons, quand ils étaient allés dans la ville, ont vu le grand-père et la grand-mère de Claudia dans la rue. 4. Marcella est dans le giron de (sa) grand-mère, Quintus. Pourquoi la fille n’est-elle pas couchée dans le berceau?

B. 1. "Cum in lūdō sedērem," inquit Iūlia, "librī ē capsā mēa in terram cecidērunt." "Poenās tum dedistī?" inquit Claudia. 2. "Ubi est nauta malus?" inquit Quīntus. "Nauta herī agricolam miserum occīdit," inquit Mārcus. "Tum in silvam cucurrit, et nunc in spēluncā latet." 3. "Cūr fīliae agricolārum Mārcum dēfessum in silvam mīsērunt?" inquit Iūlia. "Mārcum mīsērunt," inquit Quīntus, "ut nautam monēret; nam ursae multae in spēluncīs sunt." 4. Quīntus, cum in hortum ex agrīs vēnisset, Mārcō "Ubi sunt corbulae nostrae?" inquit. "Meās corbulās agricolīs bonīs dedi," inquit Mārcus; "sed tuae in āreā sunt."

B. 1. «Quand j’étais assise dans l’école», dit Julie, «des livres sont tombés de mon sac d’école sur le sol.» «Puis tu as été punie?» 2. «Où est le méchant matelot?» demanda Quintus. «Le matelot a tué hier un malheureux agriculteur», dit Marc. «Puis il a couru dans la forêt et maintenant il se cache dans une grotte.» 3. «Pourquoi les filles des agriculteurs ont-elles envoyé Marc, fatigué, dans la foret?» demanda Julia. «Elles ont envoyé Marc fatigué», répondit Quintus, «pour avertir le matelot; car beaucoup d’ourses sont dans les cavernes.» 4. Quintus, quand il était venu dans le jardin depuis les champs, dit à Marc: «Où sont nos corbeilles?» «J’ai donné mes corbeilles aux bons agriculteurs», répondit Marc; «mais les tiennes sont dans la cour.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Quand Marc était venu du magasin, il est allé dans les champs. Bientôt il sera sur le dos de ton cheval fort, Quintus. 2. Moi, j’ai jeté une pierre; mais toi, tu as brisé le banc. 3. Pendant que Julie instruisait les filles, les garçons sont allés voir les chevaux. 4. J’effraierai le singe, afin que les garçons remplissent la cage; car il y a beaucoup de pierres dans le sable.

A. 1. Mārcus cum ē tabernā vēnisset in agrōs iit. Mox in tergō equī tuī validī erit, Quīnte. 2. Ego saxum iēcī; sed tū subsellium frēgistī. 3. Cum Iūlia puellās docēret, puerī iērunt ut equōs vidērent. 4. Sīmiam terrēbō, ut puerī caveam compleant; nam multa saxa in harēnā sunt.

B. 1. «Pourquoi la servante est-elle venue avec vous hors de la barque, Claudia?» demanda Julie. «Ma grand-mère a envoyé la servante avec nous», répondit Claudia, «parce qu’il y a beaucoup de loups dans les bois. Pendant que nous étions assis là-bas à (dans) l’ombre, j’ai vu une ourse blanche.» 2. «Qu’as-tu vu dans la forêt aujourd’hui, ma fille?» dit l’agriculteur. «Quand nous étions venus hors de la ville», répondit la fille, «nous avons vu un loup. Marc a jeté une pierre sur le loup, Quintus a couru dans une grotte et je me suis cachée dans l’herbe.» 3. «Où sont vos sacs d’école, les filles?» demanda Marcella. «Nos sacs d’école sont dans le champ», répondirent les filles fatiguées; «mais nous avons tes livres.»

B. 1. "Cūr ancilla vōbīscum ē cymbā vēnit, Claudia?" inquit Iūlia. "Avia mea ancillam nōbīscum mīsit," inquit Claudia, "quia multī lupī in silvīs sunt. Cum ibi in umbrā sedērēmus, ursam albam vīdī." 2. "Quid in silvā hodiē vīdistī, fīlia mea?" inquit agricola. "Cum ex oppidō vēnissēmus," inquit puella, "parvum lupum vīdimus. Mārcus saxum in lupum iēcit, Quīntus in spēluncam cucurrit et in herbā latuī." 3. "Ubi sunt capsae vestrae, puellae?" inquit Mārcella. "Capsae nostrae in agrō sunt," inquiunt puellae dēfessae; "sed librōs tuōs habēmus."

LEÇON XXIII

VOCABULAIRE

ūva, -ae, f., raisin.
per, préposition suivie du cas de l’accusatif, à travers, par, etc.
vulpēcula, -ae, f., petit renard.
invēnī, j’ai trouvé, découvert.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. In āreā vestrā vulpēculās multās herī invēnimus. 2. Mārcus vulpēculam dēfessam in caveam dūxit; nōs in agrum cucurrimus. 3. Līberī, cum per silvam vēnissent, in oppidum nōbīscum iērunt, ut lūdum nostrum vidērent. 4. In viā sedeō, ut agricolās moneam; nam lupus validus in hortō latet. 5. Avus et avia mea cum ancillīs ex oppidō herī vēnērunt. Mox in hortō erunt, ut bācās et ūvās et māla magna videant.

A. 1. Nous avons trouvé beaucoup de petits renards dans votre cour hier. 2. Marc a amené un petit renard fatigué dans une cage; nous, nous avons couru dans le champ. 3. Quand ils étaient venus à travers de la forêt, les enfants sont allés avec nous dans la ville pour voir notre école. 4. Je m’assois dans la rue pour avertir les agriculteurs, car un loup vigoureux se cache dans le jardin. 5. (Mon) grand-père et ma grand-mère sont venus hier de la ville avec les servantes. Bientôt ils seront dans le jardin pour voir les baies et les raisins et les grandes pommes.

B. 1. "Cūr per silvam īstī, fīlia mea?" inquit agricola. "Per silvam iī," inquit fīlia, "quia puella magna sum; vulpēculās nōn timeō." 2. "Quid in capsā tuā invēnit Mārcus?" inquit Iūlia. "Librōs et stilum invēnit," inquit Claudia; "nam tabulae meae in tabernāculō sunt." 3. "Lectus puerī pigrī sub scālīs est," inquit Mārcus. "Magister mē mīsit, ut lectum vidērem." 4. "Cūr tibi, Mārce, pecūniam dedērunt agricolae?" inquit Quīntus. "Pecūniam mihi dedērunt," inquit Mārcus, "quia piger nōn sum. Herī tē in agrōs mīsērunt, sed tū equōs ad aquam nōn dūxistī."

B. 1. «Pourquoi es-tu allée à travers de la forêt, ma fille?» demanda l’agriculteur. «Je suis allée à travers de la forêt», répondit (sa) fille, «parce que je suis une grande fille; je ne crains pas les petits renards.» 2. «Qu’a trouvé Marc dans ton sac d’école?» demanda Julie. «Il a trouvé des livres et un stylet», répondit Claudia; «car mes tablettes sont dans la tente.» 3. «Le lit du garçon paresseux est sous l’escalier», dit Marc. «L’enseignant m’a envoyé pour voir le lit.» 4. «Marc, pourquoi les agriculteurs t’ont-ils donné de l’argent?» demanda Quintus. «Ils m’ont donné de l’argent», répondit Marc, «parce que je ne suis pas paresseux. Hier ils t’ont envoyé dans les champs, mais toi, tu n’as pas conduit les chevaux à l’eau.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Un jour un petit renard est venu dans notre jardin pour voir les raisins. 2. Alors que Marc était couché dans l’herbe, il a jeté une pierre sur une petite fille. 3. Les pierres sont tombées sur la corbeille de mon grand-père et ont brisé la cage des colombes blanches. 4. Quand tu étais venu dans les bois, qu’as-tu trouvé, mon fils? 5. J’ai vu un loup vigoureux et Quintus a trouvé un matelot fatigué à (dans) l’ombre.

A. 1. Ōlim vulpēcula in hortum venit, ut ūvās vidēret. 2. Mārcus, cum in herbā sedēret, saxum in puellam parvam iēcit. 3. Saxa in corbulam avī meī cecidērunt, et columbārum albārum caveam frēgērunt. 4. Cum in silvās vēnissēs, quid invēnistī, mī fīlī? 5. Lupum validum vīdī, et Quīntus nautam dēfessum in umbrā invēnit.

B. 1. «L’enseignant nous a envoyées de l’école», dit Claudia à Marcella. «Les garçons seront bientôt dans les champs», répondit Marcella; «puis nous nous assoirons dans la barque et nous verrons les coquillages dans l’eau.» 2. «Le petit renard a craint le loup», dit Julie. «Mais l’ourse a effrayé le loup; et ainsi le petit renard est allé dans la grotte pour se coucher à (dans) l’ombre.» 3. «Je vous ai avertis aujourd’hui, les garçons», dit l’enseignant, «mais vous ne m’avez pas donné les pommes et les baies.» «Nous avons jeté les baies dans la boue», répondit Marc, «et les pommes sont dans l’eau.» 4. «Où sont les colombes?» demanda Marcella. «Ma colombe est sur l’épaule de la fille de l’agriculteur», répondit Julie; «le méchant fils du matelot a tué le tien.»

B. 1. "Magister nōs ē lūdō mīsit," inquit Claudia Mārcellae; "Puerī mox in agrīs erunt," inquit Mārcella; "tum in cymbā sedēbimus et conchās in aquā vidēbimus." 2. "Vulpēcula lupum timuit," inquit Iūlia. "Sed ursa lupum terruit; itaque vulpēcula in spēluncam iit ut in umbrā iacēret." 3. "Vōs hodiē monuī, puerī," inquit magister, "sed māla et bācās mihi nōn dedistis." "Bācās in lutum iēcimus," inquit Mārcus, "et māla in aquā sunt." 4. "Ubi sunt columbae?" inquit Mārcella. "Columba mea in umerō fīliae agricolae est," inquit Iūlia; "Nautae fīlius malus tuam occīdit."

LEÇON XXIV

VERBE IRRÉGULIER

sum

TEMPS DE L’IMPARFAIT — MODE DU SUBJONCTIF

PERSONNE

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

essem

essēmus

2e personne

essēs

essētis

3e personne

esset

essent

Note

Le plus-que-parfait du subjonctif de ce verbe est fuissem. Voir la remarque au sujet de habuissem à la leçon XXII.

VOCABULAIRE

lūna, -ae, f., lune.
stella, -ae, f., étoile, astre.
caelum, -ī, n., ciel.
-que, conjonction, et.

Remarque

La conjonction -que s’ajoute à la fin du mot auquel elle se rapporte pour former un seul mot. Par exemple: puer puelláque, le garçon et la fille. Remarquez l’effet du suffixe -que sur l’accent du mot auquel il se joint, qui est semblable à l’effet de -cum dans les combinaisons nōbīscum et vōbīscum (leçon XX).

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Quid in caelō, Mārce, tū vidēs? 2. Ego lūnam stellāsque videō. 2. Quīntus, cum in cymbā meā esset, saxa in aquam iēcit. 3. Agricolae vōbīs, puerī, pecūniam dedērunt, ut equōs in viā tenērētis. 4. Vulpēcula tua, Iūlia, herī in āreā ūvās multās invēnit. Hodiē bācās habēbit; nam corbulam complēvī.

A. 1. Toi, que vois-tu dans le ciel, Marc? Moi, je vois la lune et les étoiles. 2. Quand Quintus était dans ma barque, il lança des pierres dans l’eau. 3. Les agriculteurs vous ont donné de l’argent, les garçons, pour tenir les chevaux dans la rue. 4. Ton petit renard, Julie, a trouvé beaucoup de raisins dans la cour hier. Aujourd’hui il aura des baies; car j’ai rempli une corbeille.

B. 1. Tum Marcō "Nauta validus," inquit Quīntus, "mē in cymbam mīsit sīmiamque meam in harēnā terruit." 2. "Claudia, cum ex hortō mēcum vēnisset," inquit Iūlia, "bācās mālaque Mārcī sīmiae dedit." 3. "Ubi est pūpārum lectus, puellae?" inquit Mārcella. "Lectus in tabernāculō est," inquiunt puellae; "itaque ibi cum pūpīs sedēbimus." 4. "Ōlim," inquit nauta piger, "cum lūna in caelō esset, ursa ē spēluncā vēnit et vulpēculam miseram occīdit."

B. 1. Puis Quintus dit à Marc: «Un matelot robuste m’a envoyé dans le bateau et il a effrayé mon singe sur la plage.» 2. «Claudia, quand elle était venue avec moi du jardin», dit Julie, «a donné des baies et des pommes au singe de Marc.» 3. «Où est le lit des poupées, les filles?» demanda Marcella. «Le lit est dans la tente», répondirent les filles; «ainsi donc nous nous assoirons là-bas avec les poupées.» 4. «Autrefois», dit le matelot paresseux, «quand la lune était dans le ciel, une ourse est venue hors de la caverne et a tué un misérable petit renard.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Quand votre grand-père, les garçons, nous avait donné des livres et des sacs d’école, il nous a envoyés à l’école. 2. La porte de la ville est petite, Quintus. 3. Qu’ont transporté les chevaux vigoureux à travers des champs dans la ville? 4. Ma grand-mère et la servante s’assoiront avec toi, Julie. Moi, je serai dans la barque; car je suis fatigué.

A. 1. Avus vester, puerī, cum librōs capsāsque nōbīs dedisset, ad lūdum nōs mīsit. 2. Oppidī porta est parva, Quīnte. 3. Quid equī validī per agrōs in oppidum vēxērunt? 4. Avia mea et ancilla tēcum sedēbunt, Iūlia. Ego in cymbā erō; nam dēfessus sum.

B. 1. «Quand Julie tenait la colombe dans (son) giron», dit Claudia, «un grand loup est venu dans la cour.» 2. Puis la fille de l’agriculteur dit à Marcella: «Pourquoi Marc a-t-il brisé ma chaise et mon banc?» «Il a brisé le banc», répondit Marcella, «parce que tu as tué notre colombe hier. Mais il n’est pas un mauvais garçon; il n’a pas brisé ta chaise.» 3. «Pourquoi es-tu assis dans la cour, Marc?» dit Quintus; «pour voir des petits renards? Les petits renards sont maintenant dans les bois; mais bientôt beaucoup seront dans les champs.»

B. 1. "Cum Iūlia columbam in gremiō tenēret," inquit Claudia, "magnus lupus in āream vēnit." 2. Tum agricolae fīlia Mārcellae, "Cūr," inquit, "Mārcus sellam subselliumque meum frēgit?" "Subsellium frēgit," inquit Mārcella, "quia columbam nostram herī occīdistī. Sed puer malus nōn est; sellam tuam nōn frēgit." 3. "Cūr in āreā sedēs, Mārce?" inquit Quīntus; "ut vulpēculās videās? Vulpēculae nunc in silvīs sunt; sed mox multae in agrīs erunt."

LEÇON XXV

LA DEUXIÈME CONJUGAISON (suite)

habeō

MODE DE L’INDICATIF — VOIX ACTIVE

TEMPS DU PLUS-QUE-PARFAIT

PERSONNE

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

habueram

habuerāmus

2e personne

habueras

habuerātis

3e personne

habuerat

habuerant

Remarque

On conjugue le plus-que-parfait de l’indicatif comme habueram dans toutes les conjugaisons. Pour connaître la première personne du singulier de n’importe quel verbe, on change le du parfait de l’indicatif à -eram; par exemple: cucurrī, cucurreram; iī, ieram; vēnī, vēneram; etc.

Note

Le temps du plus-que-parfait exprime un événement passé qui a précédé un autre événement passé; par exemple: Mārcus mox in hortum vēnit; sed Quīntus in agrōs ierat, Marc vint peu après dans le jardin; mais Quintus était (déjà) allé dans les champs.

VOCABULAIRE

latebrae, -ārum, f. cachette.
ērūpī, je me suis précipité hors de.
celeriter, adverbe, rapidement.
diū, adverbe, longtemps.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Cum puellae dēfessae diū in tabernāculō fuissent, Mārcus in āream vēnit pūpāsque in aquam iēcit. 2. Agricola in oppidum mēcum ierat; itaque Quīntus nōs in agrīs nōn invēnit. 3. In lūdō poenās dedi, quia magistrī stilum frēgeram. 4. Tum ē latebrīs ērūpit Quīntus; sed ego diū in herbā latuī.

A. 1. Quand les filles fatiguées avaient été longtemps dans la tente, Marc est venu dans la cour et a jeté les poupées dans l’eau. 2. L’agriculteur était allé dans la ville avec moi; c’est pourquoi Quintus ne nous a pas trouvés dans les champs. 3. J’ai été puni à l’école, parce que j’avais brisé le stylet de l’enseignant. 4. Puis Quintus s’est précipité de (sa) cachette; mais moi, je me suis caché longtemps dans l’herbe.

B. 1. "Diū ursās nōn invēnimus," inquit agricola. "Tum multae ērūpērunt ē spēluncā magnā, nautāsque validōs terruērunt; et equus meus, cum ursās vīdissent, ē silvā cucurrit mēque per agrōs celeriter vēxit." 2. "Quid Mārcō dedistī, mī fīlī?" inquit nauta piger. "Mārcō vulpēculam malam dedī," inquit fīlius; "sed mihi Mārcus pecūniam dederat." 3. "Lūna est stella magna," inquit Claudia. "In caelō lūna est," inquit Quīntus; "sed nōn est stella." 4. "Mārcus, cum per āream in hortum cucurisset," inquit Mārcella, "nōs in cymbam cum Claudiā mīsit, quia in agrō lupum magnum vīderat."

B. 1. «Longtemps nous n’avons pas trouvé les ourses», dit l’agriculteur. «Puis plusieurs se sont précipitées hors d’une grande caverne et ont effrayé les matelots robustes; et mon cheval, quand il avait vu les ourses, a couru hors du bois et m’a transporté rapidement à travers des champs.» 2. «Qu’as-tu donné à Marc, mon fils?» dit le matelot paresseux. «J’ai donné le mauvais petit renard à Marc», dit le fils; «mais Marc m’avait donné de l’argent.» 3. «La lune est une grande étoile», dit Claudia. «La lune est dans le ciel», dit Quintus, «mais elle n’est pas une étoile.» 4. «Quand Marc avait couru à travers de la cour dans le jardin», dit Marcella, «il nous a envoyés avec Claudia dans la barque, parce qu’il avait vu un grand loup dans le champ.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Ta grand-mère a donné des raisins aux enfants, Quintus. Pourquoi ne m’a-t-elle pas donné des baies? L’agriculteur avait rempli les corbeilles. 2. Le singe fatigué se cache dans le lit des poupées; il craint le loup et l’ourse. 3. Puis la servante nous a conduit dans les champs. Là, les ourses avaient tué votre petit renard, les garçons; car nous avons découvert la queue. 4. Tu as effrayé l’enseignant, Marc; et ainsi je vais instruire les enfants aujourd’hui.

A. 1. Avia tua ūvās līberīs dedit, Quīnte. Cūr bācās mihi nōn dedit? Agricola corbulās complēverat. 2. Sīmia dēfessa in lectō pūpārum latet; lupum et ursam timet. 3. Tum ancilla nōs in agrōs dūxit. Ibi ursae vulpēculam vestram occīderant, puerī; nam caudam invēnimus. 4. Magistrum terruistī, Mārce; itaque līberōs hodiē docēbō.

B. 1. «Mes pommes ont tombé de la corbeille dans la boue», dit Julie. «Puis, quand les mauvais garçons étaient venus de l’école, ils ont jeté des pommes sur nos malheureuses colombes.» 2. «Aujourd’hui, quand j’étais assis dans les bois», dit Quintus à Julie, «j’ai vu une ourse. Et ainsi j’ai couru rapidement pour avertir Marc; mais il s’était précipité de la caverne et il était allé dans la barque des matelots.» 3. Puis Claudia dit: «Quand les matelots s’étaient assis longtemps dans le sable, ils sont venus dans le champ et nous ont envoyés dans la cour.» 4. «Quand le singe est tombé (était tombé) sur le sol», dit Quintus, «il a couru rapidement dans la cage et s’est assis là longtemps. Maintenant il craint vos petits renards, les garçons.»

B. 1. "Māla mea ē corbulā in lutum cecidērunt," inquit Iūlia. "Tum, puerī malī cum ē lūdō vēnissent, māla in columbās miserās iēcērunt." 2. "Hodiē, cum in silvīs sederem," inquit Quīntus Iūliae, "ursam vīdī. Itaque celeriter cucurrī ut Mārcum monērem; sed ē spēluncā ērūperat et in cymbam nautārum ierat." 3. Tum Claudia "Nautae," inquit, "cum diū in harēnā sēdissent, in agrum vēnērunt et nōs in āream mīsērunt." 4. "Sīmia, cum in terram cecidisset," inquit Quīntus, "celeriter in caveam cucurrit, et ibi diū sēdit. Nunc vulpēculās vestrās timet, puerī."

LEÇON XXVI

VOCABULAIRE

sagitta, -ae, flèche.
interim, adverbe, pendant ce temps, dans l’intervalle.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. In mēnsā sedēbit Quīntus, ut in subselliō Iūlia sedeat. 2. Mārcus, cum in silvā esset, lūnam stellāsque multās in caelō vīdit. 3. Mox lupī ē spēluncīs ērūpērunt; sed interim agricolae validī in silvam cum sagittīs ierant. 4. Nauta cum puellīs fīlium ad lūdum mīserat, ut fīlius puer bonus esset.

A. 1. Quintus s’assoira sur la table, afin que Julie s’assoie sur le banc. 2. Marc, quand il était dans la forêt, a vu la lune et beaucoup d’étoiles dans le ciel. 3. Peu après, des loups se sont précipités hors des cavernes; mais dans l’intervalle des agriculteurs robustes étaient allés dans la forêt avec des flèches. 4. Le matelot avait envoyé (son) fils à l’école avec les filles, afin que (son) fils soit un bon garçon.

B. 1. Tum Mārcō "Tibi tabulam meam dedī," inquit Claudia; "cūr tū Mārcellae capsam nōn dedistī?" 2. "Puerī malī saxa herī in caveam iēcērunt," inquit Claudia; "sed sīmia nostra in tabernāculum cucurrerat. Ibi diū sub lectō latuit." 3. "Hodiē agricolae, cum in silvam celeriter vēnissent," inquit Mārcus, "ursam albam lupumque magnum occīdērunt." 4. "Quid in silvā vīdistis, Mārce?" inquiunt puellae. "Cum ex agrīs in silvam vēnissēmus," inquit Mārcus, "Quīntus ursās timuit, sed ego ad spēluncam iī. Ibi sīmiae vestrae caudam vīdī, puellae." 5. "Cum Quīntus corbulam agricolae dedisset," inquit Iūlia, "celeriter in hortum cucurrimus."

B. 1. Puis Claudia dit à Marc: «Je t’ai donné ma tablette; toi, pourquoi n’as-tu pas donné le sac d’école à Marcella?» 2. «Les mauvais garçons ont jeté des pierres dans la cage hier», dit Claudia; «mais notre singe avait couru dans la tente. Là, il s’est caché longtemps sous le lit.» 3. Aujourd’hui, quand les agriculteurs étaient venus rapidement dans la forêt», dit Marc, «ils ont tué une ourse blanche et un grand loup.» 4. «Qu’avez-vous vu dans la forêt, Marc?» demandèrent les filles. «Quand nous étions venus des champs dans la forêt», dit Marc, «Quintus a craint les ourses, mais moi, je suis allé à la caverne. Là-bas, j’ai vu la queue de votre singe, les filles.» 3. «Quand Quintus avait donné une corbeille à l’agriculteur», dit Julie, «nous avons couru rapidement dans le jardin.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Je m’assoirai à (dans) l’ombre avec toi, mon fils. 2. Ils t’ont envoyé, Quintus, pour tenir mon singe dans ton giron. 3. Quand les agriculteurs étaient dans les champs, un méchant loup est allé dans le jardin; mais il n’a pas trouvé le petit renard. 4. Le loup a tué un singe, mais le petit renard s’était caché dans l’herbe. 5. Et ainsi les fils de l’agriculteur ont jeté des pommes dans les grandes corbeilles.

A. 1. Tēcum in umbrā sedēbō, mī fīlī. 2. Tē misērunt, Quinte, ut sīmiam meam in gremiō tuō tenērēs. 3. Cum agricolae in agrīs essent, lupus malus in hortum iit; sed vulpēculam nōn invēnit. 4. Lupus sīmiam occīdit, sed vulpēcula in herbā latuerat. 5. Itaque agricolae fīliī māla in magnās corbulās iēcērunt.

B. 1. «Tu verras les filles bientôt, Claudia», dit Quintus; «Dans l’intervalle elles seront dans la barque avec moi.» 2. «Quand les garçons avaient longtemps jeté des pierres dans le jardin», dit Julie, «ils ont couru rapidement dans les bois pour se cacher dans la caverne.» 3. «Un jour», dit Marc, «Julie avait amené ton petit renard à l’école, Quintus. Mais le fils paresseux du matelot a lancé des livres et des tablettes sur la fille et le petit renard.» 4. «Pendant ce temps, les ourses avaient tué le cheval d’un agriculteur», remarqua la fille. «J’ai vu le misérable cheval», dit le matelot robuste. «Aujourd’hui je m’assoirai dans les bois pour effrayer les ourses; car j’ai des flèches.» 5. «Où avez-vous été, les garçons?» demanda Marcella. «Étiez-vous allés à la cage pour voir les colombes blanches?»

B. 1. "Puellās mox vidēbis, Claudia," inquit Quīntus; "interim in cymbā mēcum erunt." 2. "Puerī, cum saxa in hortum diū iēcissent," inquit Iūlia, "celeriter in silvās cucurrērunt, ut in spēluncā latērent." 3. "Ōlim," inquit Mārcus, "Iūlia vulpēculam tuam ad lūdum dūxērat, Quīntus. Sed nautae fīlius piger librōs et tabulās in puellam et vulpēculam iēcit." 4. "Ursae interim agricolae equum occīderant," inquit puella. "Equum miserum vīdī," inquit nauta validus. "Hodiē in silvīs sedēbō ut ursās terream; nam sagittās habeō." 5. "Ubi fuistis, puerī?" inquit Mārcella. "Ad caveam ierātis ut columbās albās vidērētis?"

LEÇON XXVII

Phrase type

Mārcus sagittā columbam occīdit, Marc a tué une colombe avec une flèche.

Règle

L’ablatif sans préposition exprime le moyen ou la chose employée pour faire quelque chose. On l’appelle l’ablatif de moyen.

Remarque

On traduit souvent en français l’ablatif de moyen par avec. Il ne faut pas confondre cet emploi du mot avec et l’emploi déjà évoqué qui signifie «en compagnie de» et qui s’exprime en latin par la préposition cum suivie de l’ablatif. On appelle ce dernier emploi l’ablatif d’accompagnement.

VOCABULAIRE

pulcher, -chra, -chrum, beau, joli.
ēmī, j’ai acheté.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Itaque tuārum pūpārum cūnās harēnā puerī parvī complēvērunt, Iūlia. 2. Agricola, cum in oppidum cum fīliā pulchrā vēnisset, ibi bācās mālaque multa ēmit. 3. Nam agricolae dēfessī interim in silvam mēcum ierant, ut in umbrā iacērent. 4. Cūr, Quīnte, sīmiam meam saxō occīdistī?

A. 1. Et ainsi les petits garçons ont rempli le berceau de tes poupées avec du sable, Julie. 2. Quand l’agriculteur était venu dans la ville avec (sa) jolie fille, il acheta là-bas des baies et beaucoup de pommes. 3. Car pendant ce temps les agriculteurs fatigués étaient allés dans la forêt avec moi pour se coucher à l’ombre. 4. Pourquoi, Quintus, as-tu tué mon singe avec une pierre?

B. 1. "Cūr in tabernam iit Quīntus, Claudia?" inquit Iūlia. "Quīntus herī capsam pulchram in tabernā vīdit," inquit Claudia; "hodiē pecūniam habet." 2. "Corbulās mālīs complēvimus," inquiunt puellae, "quia agricolārum fīliae nōbīs bācās dederant." 3. "Cūr sub scālīs latet Mārcus piger?" inquit Mārcella. "Quia puer est malus," inquit Claudia; "nam cum equōs in agrōs dūxisset, celeriter in hortum cucurrit, ut ūvās vidēret, ibique columbārum caveam lutō complēvit." 4. "Avus meus," inquit Iūlia, "cum in silvam vēnisset, lupōrum spēluncam invēnit, lupumque validum saggitīs occīdit."

B. 1. «Pourquoi Quintus est-il allé dans le magasin, Claudia?» demanda Julie. «Quintus a vu hier un joli sac d’école dans le magasin», répondit Claudia; «aujourd’hui il a de l’argent.» 2. «Nous avons rempli de pommes les corbeilles», dirent les filles, «parce que les filles des agriculteurs nous avaient donné des baies.» 3. «Pourquoi Marc le paresseux se cache-t-il sous l’escalier?» demanda Marcella. «Parce qu’il est un mauvais garçon», répondit Claudia; «car quand il avait amené les chevaux dans les champs, il a couru rapidement dans le jardin pour voir les raisins et là il a rempli de boue la cage des colombes.» 4. «Mon grand-père», dit Julie, «quand il était venu dans la forêt, trouva une caverne de loups et tua un loup fort avec des flèches.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Pendant ce temps, nous étions partis dans les champs avec les agriculteurs pour effrayer les chevaux avec des pierres. 2. Et ainsi, quand la jolie servante s’était assise longtemps à (dans) l’ombre avec le matelot robuste, elle a couru à travers de la cour pour remplir les sacs d’école des enfants avec des tablettes et des livres. 3. Car votre grand-mère a envoyé la grande fille de l’agriculteur afin que vous soyez de bons garçons.

A. 1. Interim in agrōs cum agricolīs issēmus ut equōs saxīs terrērēmus. 2. Itaque puella pulchra, cum diū in umbrā cum nautā validō sēdisset, per āream cucurrit ut līberōrum capsās tabulīs et librīs complēret. 3. Nam avia vestra magnam agricolae fīliam mīsit, ut bonī puerī essētis.

B. 1. «Peu après, beaucoup de garçons sont venus avec des pierres», dit Julie, «et ont brisé la belle table des poupées.» «Pourquoi ne m’as-tu pas envoyé dans la cour pour effrayer les mauvais enfants?» demanda Quintus. 2. «Où avez-vous trouvé vos sandales, les filles?», dit Claudia. «Quand nous étions venues dans la cour et étions assises dans la tente», répondit Julie, «nous avons vu les sandales de Marcella dans l’herbe; Marc avait jeté les miennes dans l’eau.» 3. «Quintus tiendra la colombe», dit Marc; «pendant ce temps, nous avertirons l’agriculteur et effraierons les petits renards.» 4. «La cachette du singe est sous l’escalier» dit Marc. «Hier il s’est étendu là longtemps. Mais demain les mauvais garçons seront à l’école et le singe s’assoira alors dans la cage.»

B. 1. "Mox multī puerī cum saxīs vēnērunt," inquit Iūlia, "et pūpārum mēnsam pulchram frēgērunt." "Cūr mē in āream, ut līberōs malōs terrērem, nōn mīsistī?" inquit Quīntus. 2. "Ubi soleās vestrās invēnistis, puellae?" inquit Claudia. "Cum in āream vēnissemus et in tabernāculō sederēmus," inquit Iūlia, "Mārcellae soleās in herbā vīdimus; Mārcus meās in aquam iēcerat." 3. "Quīntus columbam tenēbit," inquit Mārcus; "interim agricolam monēbimus et vulpēculās terrēbimus." 4. "Sīmiae latebrae sub scālīs sunt," inquit Mārcus. "Herī ibi diū iacuit. Sed crās puerī malī in lūdō erunt et sīmia tum in caveā sedēbit."

LEÇON XXVIII

LE PRONOM PERSONNEL
TROISIÈME PERSONNE

SINGULIER

PLURIEL

Masc.

Fém.

Neut.

Masc.

Fém.

Neut.

Nom.

is

ea

id

eī, iī, ī

eae

ea

Gén.

eius

eius

eius

eōrum

eārum

eōrum

Dat.

eīs, iīs, īs

eīs, iīs, īs

eīs, iīs, īs

Acc.

eum

eam

id

eōs

eās

ea

Abl.

eīs, iīs, īs

eīs, iīs, īs

eīs, iīs, īs

Note

Comme les autres pronoms personnels (ego et ), le pronom de la troisième personne n’est d’ordinaire employé que pour la clarté ou pour renforcer une idée. Par exemple: Ego et Mārcus pigrī sumus; ego in tabernāculō iaceō, is in herbā sedet, Marc et moi sommes paresseux; moi, je suis couché dans la tente, lui, il est assis dans l’herbe. On peut aussi traduire le pronom is, ea, id par celui-ci, celle-ci.

VOCABULAIRE

cēna, -ae, f., dîner.
culīna, -ae, f., cuisine.
patera, -ae, f., plat, bol, assiette.
coquus, -ī,, m., cuisinier.
obēsus, -a, -um, obèse, gras.
ēdī, j’ai mangé.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Ubi est coquus? Cūr eī paterās nōn dedistis? 2. Cum in cymbā cum puellīs essēmus, lupum validum in harēnā vīdimus. Itaque eum sagittā nauta occīdit. 3. Ego et Mārcus in silvam vēnerāmus; tum, cum diū in umbrā sēdissēmus, ego in hortum iī, is ad tabernam. 4. Coquus obēsus per culīnam cucurrit, pateramque magnam in sīmiam malam iēcit, quia ea līberōrum cēnam ēderat.

A. 1. Où est le cuisinier? Pourquoi ne vous lui avez pas donné les assiettes? 2. Quand nous étions dans la barque avec les filles, nous avons vu un loup vigoureux sur la plage. Ainsi donc le matelot l’a tué avec une flèche. 3. Moi et Marc étions venus dans la forêt; puis, quand nous nous étions assis longtemps dans l’ombre, moi je suis allé dans le jardin; lui, il est allé au magasin. 4. Le cuisinier obèse a couru à travers de la cuisine et a lancé une grande assiette sur le mauvais singe, parce qu’il avait mangé le dîner des enfants.

B. 1. Tum Quīntō "Ubi est patera mea?" inquit Mārcus. "Eam sub mēnsā videō," inquit Quīntus. 2. "Cūr sub pūpārum lectō latet vulpēcula, Quīnte?" inquit Claudia. "Vulpēcula, cum in āream vēnisset," inquit Quīntus, "Iūliae columbās pulchrās vīdit, eāsque terruit; itaque nunc Iūliam timet." 3. "Avī equīs dēfessīs, cum ex agrīs herī īssent," inquit Mārcus, "māla multa dedī; crās herbā corbulam meam complēbō." 4. "Coquus bācās ūvāsque ēmerat," inquit Mārcella; "sed, cum is in culīnā sedēret, puerī malī bācās ūvāsque iēcērunt in aquam, corbulāsque lutō complēvērunt."

B. 1. Puis Marc dit à Quintus: «Où est mon assiette?» «Je la vois sous la table», répondit Quintus. 2. «Pourquoi le petit renard se cache-t-il sous le lit des poupées, Quintus?» demanda Claudia. «Le petit renard, quand il était venu dans la cour», répondit Quintus, «a vu les belles colombes de Julie et il les a effrayées; c’est pourquoi il craint Julie maintenant.» 3. Marc dit: «J’ai donné beaucoup de pommes aux chevaux fatigués de mon grand-père hier quand ils étaient allés du champ; demain je remplirai ma corbeille avec de l’herbe.» 4. «Le cuisinier avait acheté des baies et des raisins», dit Marcella; «mais, quand celui-ci était assis dans la cuisine, des mauvais garçons ont jeté les baies et les raisins dans l’eau et ont rempli les corbeilles de boue.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Le dîner des agriculteurs est sur le dos du cheval; leurs assiettes sont dans la corbeille. 2. Pendant que le cuisinier fatigué était couché sur le lit du matelot, un petit renard blanc est venu dans sa cuisine et a mangé les raisins. 3. Marc est allé dans la cour pour voir la belle lune et les étoiles dans le ciel. Il ne les a pas vues, car il est tombé dans la boue. 4. Pourquoi ta grand-mère et la servante robuste sont-elles allées à la ville, Julie? 5. Pourquoi le matelot est-il venu rapidement de la porte de la ville?

A. 1. Agricolārum cēna in equī tergō est; paterae eōrum in corbulā sunt. 2. Cum coquus in lectō nautae iacēret, vulpēcula in culīnam eius vēnit et ūvās ēdit. 3. Mārcus in āream iit ut pulchram lūnam stellāsque in caelō vidēret. Eās nōn vīdit, nam in lutum cecidit. 4. Cūr avia tua et ancilla valida ad oppidum iērunt, Iūlia? 5. Cūr nauta ē portā oppidī celeriter vēnit?

B. 1. «Un garçon misérable est venu des bois hier», dit Julie, «pour remplir (ses) corbeilles avec des baies. Nous lui avons donné des pommes et des raisins.» 2. «Qu’est-ce que le matelot t’a donné, Marc?» demanda Julie. «Quand les loups se sont précipités de (leur) cachette», dit Marc, «le matelot m’a donné des flèches et avec elles j’ai tué une ourse et un loup.» 3. «Pendant que je me cachais à (dans) l’ombre pour effrayer un petit renard», dit Claudia, «mon sac d’école est tombé sur le sol. Maintenant je ne le vois pas.» 4. «L’enseignant a envoyé le cuisinier paresseux au magasin», dit Marcella; «et pendant qu’il était assis sur un banc, Marc a couru dans la cuisine avec Quintus. Là-bas les mauvais garçons ont mangé le dîner de l’enseignant et ont cassé ses assiettes.»

B. 1. "Puer miser ē silvīs herī vēnit," inquit Iūlia, "ut corbulās bācīs complēret. Māla ūvāsque eī dedimus." 2. "Quid nauta tibi dedit, Mārce?" inquit Iūlia. "Cum lupī ē latebrīs ērūpērunt," inquit Mārcus, "nauta sagittās mihi dedit, eīsque ursam lupumque occīdī." 3. "Cum in umbrā latērem ut vulpēculam terrērem," inquit Claudia, "capsa mea in terram cecidit. Nunc eam nōn videō." 4. "Magister coquum pigrum ad tabernam mīsit," inquit Mārcella; "et cum in subselliō sedēret, Mārcus in culīnam cum Quīntō cucurrit. Ibi puerī malī magistrī cēnam ēdērunt et paterās eius frēgērunt."

LEÇON XXIX

LA DEUXIÈME CONJUGAISON (suite)

habeō

MODE DE L’INDICATIF — VOIX ACTIVE

TEMPS DE L’IMPARFAIT

PERSONNE

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

habēbam

habēbāmus

2e personne

habēbās

habēbātis

3e personne

habēbat

habēbant

Conjuguez de la même manière l’imparfait de l’indicatif de compleō, doceō, iaceō, lateō, moneō, etc.

Note

Le temps de l’imparfait décrit un événement passé qui se déroule continuellement, sans être achevé. Par exemple: Mārcus in āream vēnit; ego tum in tabernāculō sedēbam, Marc est venu dans la cour; j’étais alors assis dans la tente.

Remarque

Notez dans la phrase ci-dessus la différence entre vēnit et sedēbam. Le parfait vēnit exprime un événement qui a été achevé, tandis que l’imparfait sedēbam exprime un événement qui se déroulait au même moment mais qui n’était pas terminé (remarquez la ressemblance avec l’imparfait du subjonctif dans les propositions introduites par cum à la leçon XXII).

Comparez les différences entre les temps suivants:

Présent

sedeō

je m’assois, je suis assis.

Imparfait

sedēbam

je m’assoyais, j’étais assis.

Parfait

sēdī

je m’assis, je me suis assis.

De la même manière, donnez le sens de chacun de ces temps de verbe pour compleō, doceō, iaceō, lateō, moneō, teneō, terreō, timeō, videō.

compleō, je remplis; complēbam, je remplissais; complēvī, j’ai rempli.
doceō, j’instruis; docēbam, j’instruisais; docuī, j’ai instruit.
iaceō, je suis couché; iacēbam, j’étais couché; iacuī, je me suis couché.
lateō, je me cache; latēbam, je me cachais; latuī, j’ai caché.
moneō, j’avertis; monēbam, j’avertissais; monuī, j’ai averti.
teneō, je tiens; tenēbam, je tenais; tenuī, j’ai tenu.
terreō, j’effraie; terrēbam, j’effrayais; terruī, j’ai effrayé.
timeō, je crains; timēbam, je craignais; timuī, j’ai craint.
videō, je vois; vidēbam, je voyais; vīdī, j’ai vu.

VOCABULAIRE

pōculum, -ī, n., coupe.
vīnum, -ī, n., vin.
ēbrius, -a, -um, ivre, enivré.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Itaque herī nauta in culīnā cum agricolā dēfessō sedēbat. 2. Coquus, cum in culīnam vēnisset pōculaque magistrī aquā complēvisset, nautae obēsō et agricolae pigrō vīnum dedit. Hodiē in viā ēbriī iacēbunt nauta et agricola. Ibi eōs puerī puellaeque vidēbunt.

A. 1. Et ainsi hier le matelot s’assoyait dans la cuisine avec l’agriculteur fatigué. 2. Quand le cuisinier était venu dans la cuisine et avait rempli d’eau les coupes de l’enseignant, il a donné du vin au matelot obèse et à l’agriculteur paresseux. Aujourd’hui le matelot et l’agriculteur seront étendus ivres dans la rue. Là, les garçons et les filles les verront.

B. 1. Tum Claudiae "Cūr sīmia tua in caveam cucurrit?" inquit Iūlia. "Nauta ēbrius per āream iit," inquit Claudia, "eamque terruit; nam in tabernā vīnum ēmerat." 2. "Cum in culīnā essēmus," inquit coquus, "vulpēculam pulchram in āreā vīdimus." "Cūr eam nōn occīdistis?" inquit nauta. "Cucurrimus in āream," inquit coquus; "sed interim ex agrīs agricola cum validīs fīliīs vēnerat. Is sagittā vulpēculam occīdit." 3. "In herbā coquī paterās multās invēnimus," inquit Mārcus; "sīmia eās saxō frēgerat."

B. 1. Puis Julie dit à Claudia: «Pourquoi ton singe a-t-il couru dans la cage?» «Un matelot ivre est allé à travers de la cour», dit Claudia, «et l’a effrayé; car il avait acheté du vin dans la boutique.» 2. «Quand nous étions dans la cuisine», dit le cuisinier, «nous avons vu un beau petit renard dans la cour.» «Pourquoi ne l’avez-vous pas tué?" demanda le matelot. «Nous avons couru dans la cour», répondit le cuisinier; «mais dans l’intervalle un agriculteur était venu avec ses fils forts. Lui, il a tué le petit renard avec une flèche.» 3. «Nous avons trouvé de nombreux plats du cuisinier dans l’herbe», dit Marc; "le singe les avait brisé avec une pierre.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Je me cachais sous la table. Là, ma grand-mère m’a trouvé; car elle avait rempli mon sac d’école avec beaucoup de raisins. 2. Et ainsi, quand l’agriculteur ivre est venu hors du magasin, il a couru rapidement dans les champs. 3. Pendant ce temps, le singe fort du matelot avait brisé les coupes du fermier et jeté son vin dans l’eau. 4. Qu’ont vu les filles dans la rue, mon fils?

A. 1. Sub mēnsā latēbam. Ibi avia mea mē invēnit; nam capsam meam multīs ūvīs complēverat. 2. Itaque agricola ēbrius, cum ē tabernā vēnisset, in agrōs celeriter cucurrit. 3. Interim valida nautae sīmia agricolae pōcula frēgerat et vīnum eius in aquam iēcerat. 4. Quid puellae in viā vīdērunt, mī fīlī?

B. 1. «Quand Marc et moi sommes venus de la porte», dit Julie, «nous avons envoyé Quintus dans la ville pour avertir le bon agriculteur; car un loup était venu des bois et effrayait les chevaux.» 2. «Quintus et Claudia instruisaient les singes», dit Marc; «elle, elle s’assoyait sur la table de la poupée, lui, il était couché dans l’herbe.» 3. «Les garçons ont rempli les coupes avec de l’eau», dit le cusinier obèse aux filles; «bientôt le dîner sera sur la table.»

B. 1. "Ego et Mārcus cum ad portam vēnissēmus," inquit Iūlia, "Quīntum in oppidum mīsimus, ut agricolam bonum monēret; nam lupus ē silvīs vēnerat et equōs terrēbat." 2. "Quīntus et Claudia sīmiās docēbant," inquit Mārcus; "ea in mēnsā pūpae sedēbat, is in herbā iacēbat." 3. "Puerī pōcula aquā complēvērunt," inquit coquus obēsus puellīs; "mox cēna in mēnsā erit."

LEÇON XXX

VERBE IRRÉGULIER

sum

TEMPS DE L’IMPARFAIT — MODE DE L’INDICATIF

PERSONNE

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

eram

erāmus

2e personne

erās

erātis

3e personne

erat

erant

VOCABULAIRE

corvus, -ī, m., corbeau.
domum cucurrī, j’ai couru à la maison.
rīpa, -ae, f., rive.
rīvus, -ī, m., ruisseau.

Remarque

La forme domum peut s’employer avec n’importe quel verbe de mouvement. Par exemple: domum vēnit, il est venu à la maison; domum Quīntum mīsī, j’ai envoyé Quintus à la maison; etc.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Cum ad rīvum vēnissēmus, līberī saxa multa in aquam iēcērunt; sed mox in herbā cum ancillā sedēbant. 2. Ē lūdō domum celeriter cucurrimus; nam Mārcus et Quīntus tum in cymbā erant. 3. Iūlia columbās in gremiō diū tenuit; corvus interim in umerō nautae validī sedēbat. 4. Puerī puellaeque per oppidī portam cucurrerant, ut agricolārum obēsōrum pōcula vīnō complērent.

A. 1. Quand nous étions venus au ruisseau, les enfants ont lancé beaucoup de pierres dans l’eau; mais peu après ils étaient assis dans l’herbe avec la servante. 2. Nous avons couru de l’école à la maison rapidement; car Marc et Quintus étaient alors dans le bateau. 3. Julie a tenu les colombes longtemps dans son giron; pendant ce temps, un corbeau était assis sur l’épaule d’un matelot fort. 4. Les garçons et les filles ont couru à travers de la porte de la ville pour remplir de vin les coupes des agriculteurs obèses.

B. 1. "Interim ego et Claudia," inquit Iūlia, "coquī soleās invēnerāmus in culīnā eīque dederāmus." "Ubi est eius pecūnia?" inquit Mārcella. 2. "Lupus," inquit agricola, "cum ē spēluncā ērūpisset, ad rīpam celeriter cucurrit. Ibi latēbat ursa magna. Ea, cum lupum vīdisset, ē latebrīs ērūpit, eumque occīdit." 3. "Equī nostrī līberōs ex oppidō in silvam vēxerant," inquit Claudia. "Tum per agrōs vēnit Quīntus. Mox ancilla eum Mārcumque ad rīvum mīsit, quia pōcula habēbant. Nōs interim in herbā iacēbāmus."

B. 1. «Pendant ce temps, Claudia et moi», dit Julie, «avions trouvé les sandales du cuisinier dans la cuisine et lui avions données.» «Où est son argent?» demanda Marcella. 2. «Quand le loup», dit l’agriculteur, «s’était précipité hors de la caverne, il a couru rapidement à la rive. Là une grande ourse se cachait. Celle-ci, quand elle avait vu le loup, se précipita de la cachette et le tua.» 3. «Nos chevaux avaient transporté les enfants de la ville dans la forêt», dit Claudia. «Puis Quintus est venu à travers des champs. Bientôt, la servante a envoyé lui et Marc au ruisseau, parce qu’ils avaient des coupes. Nous, nous étions étendus dans l’herbe.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Et ainsi nous étions allés dans le jardin et nous remplissions tes corbeilles, Claudia, avec des beaux raisins. 2. Quand l’agriculteur fatigué avait envoyé (ses) fils dans la ville, il s’est assis longtemps sur la rive d’un petit ruisseau. Là, il a vu un corbeau et l’a tué avec une pierre. 3. Nous nous cachons avec un garçon obèse pour effrayer l’enseignant. Pourquoi Marc se cache-t-il avec vous, les filles?

A. 1. Itaque in hortum ierāmus et corbulās tuās, Claudia, pulchrīs ūvīs complēbāmus. 2. Agricola dēfessus, cum fīliōs in oppidum mīsisset, diū in rīpā rīvī parvī sēdit. Ibi corvum vīdit et saxō occīdit. 3. Cum puerō obēsō latēmus ut magistrum terreāmus. Cūr Mārcus vōbīscum latet, puellae?

B. 1. «Une fois nous avons découvert un petit renard sur la rive d’un ruisseau et nous l’avons jeté dans l’eau», dirent les matelots à Marc. «Pourquoi ne me l’avez-vous pas donné?» demanda Quintus. 2. «Nous avons vu un matelot ivre à (dans) l’ombre», dit Julie; «j’ai couru à la maison, mais les garçons ont amené des petits loups hors des bois pour l’effrayer.» 3. «Quand le cuisinier était allé au ruisseau», dit Quintus, «je suis venu dans la cuisine. Un corbeau se cachait là sous la table, et j’ai lancé sur lui un plat.» 4. «Marcella a été une bonne fille aujourd’hui», dit Claudia; «car elle a donné aux petits garçons des stylets, parce qu’ils avaient trouvé son sac d’école.»

B. 1. "Ōlim vulpēculam in rīpā rīvī invēnimus, eamque in aquam iēcimus," inquit nauta Mārcō. "Cūr eam mihi nōn dedistis?" inquit Quīntus. 2. "Nautam ēbrium in umbrā vīdimus," inquit Iūlia; "domum cucurrī, sed puerī vulpēculās ē silvīs dūxērunt ut eum terrērent." 3. "Cum coquus ad rīvum ierat," inquit Quīntus, "in culīnam vēnī. Corvus ibi sub mēnsā latēbat et pateram in eum iēcī." 4. "Mārcella bona puella hodiē fuit," inquit Claudia; "nam puerīs parvīs stilōs dedit quia capsam eius invēnerant."

LEÇON XXXI

LA DEUXIÈME CONJUGAISON (suite)

habeō

PRÉSENT DE L’INFINITIF — VOIX ACTIVE

habēre, avoir.

Note

Tous les verbes de la deuxième conjugaison font l’infinitif de la même manière.

VOCABULAIRE

coepī, j’ai commencé.
māluī, j’ai préféré.
nōluī, j’ai pas voulu, j’ai refusé.
potuī, j’ai pu, j’ai été capable.
voluī, j’ai voulu.

Note

Les cinq verbes mentionnés dans le vocabulaire peuvent avoir un complément à l’infinitif. Par exemple: timēre coepī, j’ai commencé à craindre; māluistī sedēre, tu as préféré t’asseoir; Mārcus voluit equōs vidēre, Marc a voulu voir les chevaux.

Remarque

Pour exprimer le but, il faut employer la construction avec ut et le subjonctif (voir la leçon XIX) et non l’infinitif. Par exemple, pour traduire je suis venu pour voir le loup, il faut dire vēnī ut lupum vidērem et non vēnī lupum vidēre.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. In silvā lupus validus nōs terruit; itaque ego domum cucurrī, sed Mārcus dēfessus in agrīs latēre māluit. 2. Claudia corvum miserum in gremiō tenēre nōluerat, et cum pūpīs in umbrā iacēbat. 3. In agrō erat rīvus pulcher; nam in rīpā erant bācae et rosae multae. 4. Ubi fuit herī pōculum nostrum, Quīnte? Nam puellae, cum in āream vēnissent, id voluērunt aquā complēre, sed nōn invēnērunt.

A. 1. Dans la forêt, un loup vigoureux nous a effrayés; ainsi donc j’ai couru à la maison, mais Marc, fatigué, a préféré se cacher dans les champs. 2. Claudia avait refusé de tenir dans son giron un misérable corbeau et elle était étendue dans l’ombre avec les poupées. 3. Dans le champ il y avait un joli ruisseau; car sur la rive il y avait des baies et beaucoup de roses. 4. Où a été notre coupe hier, Quintus? Car quand les filles étaient venues dans la cour, elles ont voulu la remplir d’eau, mais elles ne (l')ont pas trouvée.

B. 1. "Ubi est Quīntus, puellae?" inquit Mārcella; "nam nautae pigrī equus albus in hortō nostrō est. Ego eum terrēre nōn potuī." 2. "Coquus ēbrius, cum in oppidō vīnum ēmisset," inquit Mārcus, "nautae dēfessī pōculum complēre nōluit. Itaque is pōculum iēcit in corbulam coquī miserī, eiusque paterās frēgit." 3. Tum Quīntō "Cum in culīnā essēmus," inquit puer parvus, "vulpēcula ex agrīs in āream vēnit, et Iūliae columbās terrēre coepit. Nōs ē culīnā ērūpimus; sed vulpēcula celeriter in hortum cucurrit, ut in herbā latēret. Interim avus meus cum sagittīs in hortum vēnerat; itaque ibi vulpēcula mala poenās dedit."

B. 1. «Où est Quintus, les filles?» demanda Marcella; «car le cheval blanc du matelot paresseux est dans notre jardin. Moi, je n’ai pas été capable de l’effrayer.» 2. «Bien que le cuisinier ivre ait acheté du vin dans la ville», dit Marc, «il n’a pas voulu remplir la coupe du matelot fatigué. C’est pourquoi celui-ci a jeté la coupe dans la corbeille du misérable cuisinier et brisé ses assiettes.» 3. Puis le petit garçon dit à Quintus: «Alors que nous étions dans la cuisine, un petit renard est venu des champs dans la cour et a commencé à effrayer les colombes de Julie. Nous, nous nous sommes précipités hors de la cuisine; mais le petit renard a couru rapidement dans le jardin pour se cacher dans l’herbe. Pendant ce temps, mon grand-père était venu dans le jardin avec des flèches; ainsi donc le méchant petit renard a été puni là-bas.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. La grand-mère de Julie a envoyé Marc pour voir la barque. Nous, nous avons préféré remplir nos corbeilles avec des pommes dans le jardin. 2. Tu as refusé de t’asseoir avec moi sur le banc. 3. Quand vos singes avaient jeté beaucoup de raisins et de baies dans l’eau, les garçons, ils ont couru à la maison et se sont cachés dans la tente. 4. Puis l’agriculteur a commencé d’avertir la jolie fille du matelot; car elle avait refusé d’instruire les malheureux enfants.

A. 1. Iūliae avia Mārcum mīsit ut magistrī cymbam vidēret. Nōs corbulās mālīs complēre in hortō māluimus. 2. Mēcum in subselliō sedēre nōluistī. 3. Sīmiae vestrae, cum multās ūvas bācāsque in aquam iēcissent, puerī, domum cucurrērunt et in tabernāculō latuērunt. 4. Tum agricola fīliam nautae pulchram monēre coepit; nam (ea) miserōs līberōs docēre nōluit.

B. 1. «Qu’as-tu voulu voir dans les bois hier?» dit Julie à Marcella. «J’ai voulu voir une ourse», répondit Marcella. «Et ainsi les garçons se sont cachés dans une grotte; mais ils n’ont pas pu m’effrayer.» 2. «Où étaient les coupes et les assiettes?» demandèrent les filles. «Les coupes étaient sur la rive du ruisseau», répondit Quintus, «et les assiettes étaient dans l’herbe avec vos corbeilles.» 3. «Quand nous étions venus à la maison à travers des champs», dit Marc, «Quintus a commencé à remplir les sacs d’école des filles avec de l’eau et j’ai jeté de la boue dans le berceau des poupées. Puis mon grand-père a envoyé la servante robuste pour nous avertir; et ainsi nous avons couru rapidement dans les bois.»

B. 1. "Quid in silvīs vidēre herī voluistī?" inquit Iūlia Mārcellae. "Ursam vidēre voluī," inquit Mārcella. "Itaque puerī in spēluncā latuērunt; sed mē terrēre nōn potuērunt." 2. "Ubi erant pōcula et paterae?" inquiunt puellae. "Pōcula in rīvī rīpā erant," inquit Quīntus, "et paterae in herbā cum corbulīs vestrīs erant." 3. "Cum domum per agrōs vēnissēmus," inquit Mārcus, "Quīntus puellārum capsās aquā complēre coepit, et (ego) lutum in cunās pūpārum iēcī. Tum avus meus ancillam validam mīsit ut nōs monēret; itaque in silvās celeriter cucurrimus."

LEÇON XXXII

VERBE IRRÉGULIER

sum

TEMPS DE DU PRÉSENT — MODE DU SUBJONCTIF

PERSONNE

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

sim

sīmus

2e personne

sīs

sītis

3e personne

sit

sint

VOCABULAIRE

laetus, -a, -um, joyeux.
tūtus, -a, -um, protégé, en sécurité, à l’abri, sûr.
rapuī, j’ai enlevé, je me suis emparé de, j’ai volé.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Magister capsās mālīs magnīs complet, ut puellae bonae laetae sint. 2. Agricolae fīliī validī ad lūdum cum Quīntō vēnerant; sed eōs docēre magister nōluit. 3. Mārcus, cum nautae obēsī cymbam pulchram vīdisset, celeriter domum cucurrit; ego in harēnā sedēre māluī, ut corbulam meam conchīs complērem. 4. Iūlia sīmiam tenet, ut columba tūta sit. Ea nunc in Claudiae gremiō latet.

A. 1. L’enseignant remplit les sacs d’école de grandes pommes pour que les bonnes filles soient joyeuses. 2. Les fils robustes de l’agriculteur étaient venus à l’école avec Quintus; mais l’enseignant n’a pas voulu les instruire. 3. Quand Marc avait vu la belle barque du matelot obèse, il a couru rapidement à la maison; moi, j’ai préféré m’asseoir sur la plage pour remplir ma corbeille de coquillages. 4. Julie tient le singe pour que la colombe soit à l’abri. Elle se cache maintenant dans le giron de Claudia.

B. 1. "Coquus, cum in rīpā corvum parvum invēnisset," inquit Claudia, "per agrōs domum iit, corvumque mihi dedit." 2. "Herī cum puerīs per silvam ad rīvum iī," inquit Mārcus. "Ibi cum in aquā essēmus, vulpēcula mala ē spēluncā vēnit cēnamque ēdit nostram." 3. "Ubi sunt pōcula?" coquō inquit agricola. "Nautae sīmia hodiē pōcula multa et vīnum rapuit," inquit coquus; "itaque nautam ēbrium mox vidēbimus."

B. 1. «Quand le cuisinier a trouvé un petit corbeau sur la rive», dit Claudia, «il a couru à la maison à travers des champs et m’a donné le corbeau.» 2. «Hier, je suis allé avec les garçons à travers de la forêt à la rive. Là, alors que nous étions dans l’eau, un mauvais petit renard est venu d’une grotte et il a mangé notre dîner.» 3. «Où sont les coupes?» demanda l’agriculteur au cuisinier. «Le singe du matelot a volé beaucoup de coupes et du vin aujourd’hui», répondit le cuisinier; «et ainsi nous verrons bientôt un matelot ivre.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Les chevaux ont couru à travers du jardin et sont maintenant dans la cour. 2. Les filles sont assises avec nous dans la tente, afin que les poupées soient protégées. 3. Ta grand-mère, Julie, a envoyé le garçon obèse au magasin; pendant ce temps, j’ai commencé à remplir son sac d’école avec du sable. 4. Et ainsi quand nous avions tué le loup, nous sommes allés dans la caverne. Là, nous avons trouvé une ourse, mais nous n’avons pas pu l’effrayer avec nos flèches.

A. 1. Equī per hortum cucurrērunt et nunc in āreā sunt. 2. Puellae nōbīscum in tabernāculō sedent ut pūpae tūtae sint. 3. Avia tua, Iūlia, puerum obēsum ad tabernam mīsit; interim capsam eius harēnā complēre coepī. 4. Itaque cum lupum occīdissēmus, in spēluncam iimus. Ibi ursam invēnimus, sed eam sagittīs terrēre nōn potuimus.

B. 1. «Hier, les garçons, pendant que votre grand-père fatigué était étendu dans le jardin à (dans) l’ombre», dit Julie, «il a vu un loup et a voulu l’effrayer, parce que ses chevaux n’étaient pas protégés. Mais une ourse a couru rapidement à travers des champs et le loup s’est caché dans les bois.» 2. «Je suis assis dans la cour, mon fils», dit le matelot, «pour que tu sois un bon garçon. Hier tu as été paresseux; tu n’as pas conduit le cheval au ruisseau.» 3. «Les raisins ont tombé des corbeilles des malheureux garçons dans l’eau», dit Marcella, «et maintenant ils craignent l’agriculteur. Nous remplirons leurs corbeilles avec beaucoup de pommes et de baies.» 4. «Le fils du matelot a été joyeux aujourd’hui», dit Quintus; «car Marc lui avait donné une flèche. Mais demain je me cacherai dans les bois et je l’effraierai.»

B. 1. "Herī, puerī, avus dēfessus vester cum in hortō in umbrā iacēret," inquit Iūlia, "lupum vīdit et eum terrēre voluit, quia equī eius tūtī nōn erant. Sed ursa per agrōs celeriter cucurrit, et lupus in silvīs latuit." 2. "In āreā sedeō, mī fīlī," inquit nauta, "ut puer bonus sīs. Herī piger fuistī; equum ad rīvum nōn dūxistī." 3. "Ūvae ē miserōrum puerōrum corbulīs in aquam cecidērunt," inquit Mārcella, "et nunc agricolam timent. Corbulās eōrum multīs mālīs et bācīs complēbimus." 4. "Nautae fīlius laetus hodiē fuit," inquit Quīntus; "nam Mārcus sagittam eī dederat. Sed crās in silvīs latēbō et eum terrēbō."

LEÇON XXXIII

LA DEUXIÈME CONJUGAISON (suite)

habeō

VOIX ACTIVE

MODE DE L’INDICATIF
TEMPS DU FUTUR ANTÉRIEUR

MODE DU SUBJONCTIF
TEMPS DU PARFAIT

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

habuerō

habuerimus

habuerim

habuerīmus

2e personne

habueris

habueritis

habuerīs

habuerītis

3e personne

habuerit

habuerint

habuerit

habuerint

Remarque 1

Comme aide-mémoire, remarquez que les dernière syllabes du futur antérieur sont semblables au futur du verbe sum, sauf la troisième personne du pluriel; le parfait du subjonctif est semblable, sauf la première personne du singulier et les longs i à trois endroits.

Remarque 2

On conjugue le futur antérieur de l’indicatif et le parfait du subjonctif de la même manière dans toutes les conjugaisons, c’est-à-dire comme habuerō et habuerim. Pour connaître la première personne du singulier de n’importe quel verbe, on change le du parfait de l’indicatif à -erō et -erim. Par exemple: cucurrī, cucurrerō, cucurrerim; iī, ierō, ierim; vēnī, vēnerō, vēnerim; fuī, fuerō, fuerim; etc.

Remarque 3

Le futur antérieur exprime l’événement futur qui se déroule avant un autre événement futur. Par exemple: Mārcus mox in cymbā erit; ego interim ex agrīs vēnerō, Marc sera bientôt dans la barque; pendant ce temps, je serai venu des champs. Le parfait du subjonctif est employée surtout dans les propositions subordonnées qui seront expliquées plus tard.

VOCABULAIRE

gallīna, -ae, f., poule.
nīdus, -ī, m., nid.
ōvum, -ī, n., oeuf.
fūrtim, à la dérobée, en cachette.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Mārcī sīmia hodiē columbārum nīdum invēnit, ōvaque multa frēgit. 2. Vulpēcula, cum fūrtim in āream īsset, Quīntī gallīnās rapuit; interim Mārcī gallīna alba in caveā tūta erat. 3. Lūnam stellāsque vidēre voluī, sed Mārcus mēcum in hortō sedēre nōluit. 4. Ex agrīs vēnī, ut coquum ēbrium vidērem. Eum nōn vīdī, sed in āreā agricolae fīliōs obēsōs invēnī; coquī paterās ē culīnā rapuerant.

A. 1. Le singe de Marc a découvert le nid des colombes aujourd’hui et il a brisé beaucoup d’oeufs. 2. Quand le petit renard était allé dans la cour à la dérobée, il a enlevé les poules de Quintus; pendant ce temps, la poule blanche de Marc était à l’abri dans une cage. 3. J’ai voulu voir la lune et les étoiles, mais Marc ne voulait pas s’asseoir avec moi dans le jardin. 4. Je suis venu des champs pour voir le cuisinier ivre. Je ne l’ai pas vu, mais dans la cour j’ai trouvé les fils obèses de l’agriculteur; ils avaient volé les plats du cuisinier de la cuisine.

B. 1. "Ursam videō," inquit Quīntus. "Ubi latēbis, Claudia, ut tūta sis?" "Herī in tabernāculō latuī," inquit Claudia. "Ibi lupus mē vidēre nōn potuit." 2. "Crās laeta erō," inquit Mārcella; "in silvā tum sedēbimus, et in corbulīs erit cēna pulchra." 3. "In silvam ad rīvum iimus," inquit Mārcus; "cumque ibi in rīpā sedērēmus, nautae validī celeriter vēnērunt ex oppidō cymbamque nostram rapuērunt. Quīntus domum celeriter cucurrit, ut avum nostrum monēret; ego interim in herbā latuī."

B. 1. «Je vois une ourse», dit Quintus. «Où te cacheras-tu, Claudia, pour être à l’abri?» «Hier je me suis cachée dans la tente», répondit Claudia. «Là le loup n’a pas pu me voir.» 2. «Demain je serai heureuse», dit Marcella; «à ce moment-là nous nous assoirons dans la forêt et il y aura un joli dîner dans les corbeilles.» 3. «Nous sommes allés dans la forêt au ruisseau», dit Marc; «et quand nous étions assis là sur la berge, des matelots forts sont venus rapidement de la ville et ils se sont emparés de notre bateau. Quintus a couru rapidement à la maison pour avertir notre grand-père; moi, pendant ce temps, je me suis caché dans l’herbe.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Nous sommes venus pour voir les oeufs des colombes, Quintus. Où est le nid? 2. Pourquoi avez-vous amené votre petit renard dans la cour, les garçons? Mes jolies poules le craignent. 3. Nous avons commencé de craindre le matelot ivre; mais Marcella lui a donné de l’argent et l’a envoyé à la maison. 4. Pendant ce temps, l’ourse était allée hors de la grotte à la dérobée; et ainsi les garçons fatigués n’ont pas découvert sa cachette.

A. 1. Vēnimus, Quīnte, ut columbārum ōva vidērēmus. Ubi est nīdus? 2. Cūr vulpēculam vestram in āream dūxistis, puerī? Pulchrae gallīnae meae eam timent. 3. Nautam ēbrium timēre coepimus; sed Mārcus eī pecūniam dedit et eum domum mīsit. 4. Interim ursa ē spēluncā fūrtim ierat; itaque puerī dēfessī latebrās eius nōn invēnērunt.

B. 1. «L’agriculteur est venu aujourd’hui», dit Julie, «pour remplir le ruisseau de pierres. Quintus a été joyeux; car il avait longtemps voulu voir les chevaux blancs de l’agriculteur.» 2. «Quand les garçons se cachaient dans l’herbe pour effrayer les filles», dit Claudia, «le fils paresseux du matelot est venu dans la tente et a volé la cage de ton corbeau, Julie.» 3. «Une fois», dit Quintus, «un petit renard est venu à travers de la forêt pour voir les poules de l’agriculteur. Mais les fils de l’agriculteur étaient assis dans le jardin; et ainsi ils ont tué le misérable petit renard.»

B. 1. "Agricola hodiē vēnit," inquit Iūlia, "ut rīvum saxīs complēret. Quīntus laetus fuit; nam agricolae equōs albōs vidēre diū voluit." 2. "Cum puerī in herbā latērent ut puellās terrērent," inquit Claudia, "piger nautae fīlius in tabernāculum vēnit et corvī tuī caveam rapuit, Iūlia." 3. "Ōlim," inquit Quīntus, "vulpēcula per silvam vēnit ut agricolae gallīnās vidēret. Sed agricolae fīliī in hortō sedēbant; itaque miseram vulpēculam occīdērunt."

LEÇON XXXIV

RÉSUMÉ DES VERBES

Pour résumer les formes du verbe, il faut connaître l’ordre habituel des temps. Donc, voici le tableau des verbes habeō et sum:

VOIX ACTIVE

MODE DE L’INDICATIF

MODE DU SUBJONCTIF

Présent

habeō

sum

habeam

sim

Imparfait

habēbam

eram

habērem

essem

Futur

habēbō

erō

Parfait

habuī

fuī

habuerim

fuerim

Plus-que-parfait

habueram

fueram

habuissem

fuissem

Futur antérieur

habuerō

fuerō

Il est d’une importance primordiale que cet ordre des temps soit bien implanté dans l’esprit, 1) parce qu’on se rappelle plus facilement les formes lorsqu’elles sont disposées dans un ordre défini et 2) parce qu’au moment d’apprendre une nouvelle conjugaison, la position préétablie de chaque temps illustre clairement les similarités et les différences entre les nouvelles formes et celles des conjugaisons déjà apprises.

On a donné ci-dessus le résumé de la première personne du singulier pour chaque temps. Suivant le même ordre, donnez le résumé de habeō et sum pour la deuxième personne du singulier, la troisième personne du singulier, la première personne du pluriel, etc. On devrait répéter cet exercice jusqu’à ce qu’on puisse donner, sans hésitation et sur demande, le résumé de n’importe quelle personne et nombre.

habēs, es, habeās, sīs; habet, est, habeat, sit; habēmus, sumus, habeāmus, sīmus; habētis, estis, habeātis, sītis; habent, sunt, habeant, sint.
habēbās, eras, habērēs, essēs; habēbat, erat, habēret, esset; habēbāmus, eramus, habērēmus, essēmus; habēbātis, eratis, habērētis, essētis; habēbant, erant, habērent, essent.
habēbis, eris; habēbit, erit; habēbimus, erimus; habēbitis, eritis; habēbunt, erunt.
habuistī, fuistī, habueris, fuerīs; habuit, fuit, habuerit, fuerit; habuimus, fuimus, habuerimus, fuerīmus; habuistis, fuistis, fueritis, fuerītis; habuērunt, fuērunt, habuerint, fuerint.
habuerās, fuerās, habuissēs, fuissēs; habuerat, fuerat, habuisset, fuisset; habuerāmus, fuerāmus, habuissēmus, fuissēmus; habuerātis, fuerātis, habuissētis, fuissētis; habuerant, fuerant, habuissent, fuissent.
habueris, fueris; habuerit, fuerit; habuerimus, fuerimus; habueritis, fueritis; habuerint, fuerint.

VOCABULAIRE

folium, -ī, n., feuille.
rāmus, -ī, m., rameau, branche.
īrātus, -a, -um, en colère, irrité.

I. Traduisez en français:

A. Itaque puellae bonae columbārum nīdōs foliīs complēvērunt. 2. Herī, cum gallīnae in rāmō sedērent, puerī malī iēcērunt saxa, eāsque terruērunt. 3. Crās in rīvō cymbam pulchram habēbō, vōsque mēcum in eā sedēbitis. 4. Ē corbulā coquī, cum is vulpēculam terrēret, ōva in saxa cecidērunt.

A. 1. Et ainsi les bonnes filles ont rempli de feuilles les nids des colombes. 2. Hier, quand les poules étaient assises sur la branche, des mauvais garçons ont jeté des roches et les ont effrayées. 3. Demain, j’aurai un joli bateau dans le ruisseau et vous, vous y serez assis avec moi. 4. Des oeufs sont tombés de la corbeille du cuisinier contre les pierres quand celui-ci effrayait le petit renard.

B. "Hodiē nautae fīlium domum mīsī," inquit Mārcus. "Tum nauta īrātus, cum in hortum nostrum vēnisset, rāmōs frēgit gallīnāsque tuās, Iūlia, occīdit." 2. "Cūr in foliīs dēfessī iacētis, puerī?" inquit agricola. "Avia vestra in tabernāculō est; coquum ēbrium timet." 3. "Puer piger ex hortō fūrtim in agrōs ierat," inquit Claudia. "Ibi bācās magnās invēnit; sed mox ursae multae vēnērunt ē silvā, puerumque miserum rapuērunt." 4. "Per viās longās equī agricolam ad oppidum vēxērunt," inquit Mārcella; "interim eius fīliī pigrī nautārum cymbam aquā complēbant."

B. 1. «Aujourd’hui j’ai envoyé le fils du matelot à la maison», dit Marc. «Puis le matelot en colère, quand il était venu dans notre jardin, a brisé les branches et tué tes poules, Julie.» 2. «Pourquoi êtes-vous couchés fatigués dans les feuilles, les garçons?» demanda l’agriculteur. «Votre grand-mère est dans la tente; elle craint le cuisinier ivre.» 3. «Le garçon paresseux était allé du jardin dans les champs», dit Claudia. «Là, il a trouvé des grandes baies; mais peu après beaucoup d’ourses sont venues de la forêt et se sont emparées du malheureux garçon.» 4. «Les chevaux ont transporté l’agriculteur à travers des longs chemins à la ville», dit Marcella; «dans l’intervalle, ses fils paresseux remplissaient d’eau la barque des matelots.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Le cuisinier irrité a jeté des oeufs sur le matelot obèse. 2. Moi, je suis en sécurité; mais Quintus est allé dans les bois pour remplir de feuilles les corbeilles et il y a des ourses dans les grottes. 3. Quand les garçons avaient vu le nid des colombes, ils ont brisé la branche et volé les oeufs. 4. Pourquoi as-tu commencé à effrayer mon singe, Marc?

A. 1. Coquus īrātus ōva in nautam obēsum iēcit. 2. Ego tūtus sum; sed Quīntus in silvās iit ut corbulās foliīs complēret, et ursae in spēluncīs sunt. 3. Puerī, cum columbārum nīdum vīdissent, rāmum frēgērunt ōvaque rapuērunt. 4. Cūr sīmiam meam terrēre coepistī, Mārce?

B. 1. «Puis la servante robuste de votre grand-mère est venue rapidement à travers de la porte de la ville, les garçons», dit Julie, «et elle a trouvé les poules sur la rive d’un ruisseau.» 2. «Marc est allé en cachette dans la cuisine», dit Quintus, «et il a pris une coupe. Et ainsi nous l’avons remplie avec du sable et l’avons donnée au singe du matelot. Le singe a brisé la coupe et maintenant le cuisinier est en colère.» 3. «Qu’as-tu trouvé sous la table du cuisinier, Quintus?» demanda Julie. «Je n’ai pas trouvé ma balle», répondit Quintus, «Mais j’ai vu là ton sac d’école et le stylet de Claudia.»

B. 1. "Tum aviae vestrae ancilla valida per oppidī portam celeriter vēnit, puerī," inquit Iūlia, "gallīnāsque in rīvī rīpā invēnit." 2. "Mārcus fūrtim in culīnam iit," inquit Quīntus, "pōculumque rapuit. Itaque id harēnā complēvimus et nautae sīmiae dedimus. Sīmia pōculum frēgit et nunc coquus īrātus est." 3. "Quid sub mēnsā coquī invēnistī, Quīnte?" inquit Iūlia. "Pilam meam nōn invēnī," inquit Quīntus; "sed ibi capsam tuam et Claudiae stilum vīdī."

LEÇON XXXV

LES TEMPS PRIMITIFS DES VERBES

Pour conjuguer un verbe régulier, il est nécessaire de connaître, en plus de la première personne du singulier à l’indicatif présent, les trois formes suivantes: 1) le présent de l’infinitif; 2) la première personne du singulier au parfait de l’indicatif; et 3) le participe passé. Par exemple: videō, vidēre, vīdī, vīsus. Ces quatre formes sont les temps primitifs du verbe. Lorsqu’un verbe n’a pas de voix passive, on substitue au partipe passé le supin, une forme verbale que nous verrons plus tard, et qui se termine en -um, par exemple: sedeō, sedēre, sēdī, sessum.

Remarque 1

Lorsqu’on connaît les temps primitifs, on peut facilement connaître toutes les autres formes du verbe s’il est régulier. Par exemple, le présent de l’infinitif vidēre nous indique que videō appartient à la deuxième conjugaison et nous permet de faire vidēbam, vidēbō; videam, vidērem. Du parfait vīdī on fait vīderam, vīderō; vīderim, vīdissem. Le participe passé est la clé qui permet de connaître certaines formes à la voix passive, qui sera étudiée plus tard.

Remarque 2

Plusieurs verbes manquent certaines formes, même s’ils sont réguliers dans l’ensemble. Pour ces verbes, on n’indique pas les temps primitifs qui ne servent pas. Par exemple chez les verbes qui n’ont pas de passif, il est inutile de donner le participe passé.

Apprenez les temps primitifs des verbes suivants de la deuxième conjugaison:

habeō, habēre, habuī, habitus. De même: moneō et terreō.
iaceō, iacēre, iacuī. De même: lateō, teneō, timeō.
compleō, complēre, complēvī, complētus.
doceō, docēre, docuī, doctus.
sedeō, sedēre, sēdī, sessum.
videō, vidēre, vīdī, vīsus.

VOCABULAIRE

locus, -ī, m., (pluriel, loca, -ōrum, n.), endroit, lieu.
idōneus, -a, um, approprié, convenable.
iam, adverbe, à l’instant, dès maintenant, déjà.

Remarque

On doit distinguer entre iam et nunc qui n’ont pas tout à fait le même sens. Nunc se rapporte au présent du point de vue du sujet; par exemple: Mārcus nunc in cymba est, Marc est maintenant dans la barque; tandis que iam peut aussi se rapporter à un événement passé; par exemple: In silvam iam vēnerāmus, Nous étions maintenant (ou déjà) venus dans la forêt.

Règle

L’interrogation s’exprime avec la particule -ne ajoutée au premier mot de la phrase. Par exemple: Librúmne vīdistī? As-tu vu le livre? Estísne in hortō, puellae? Êtes-vous dans le jardin, les filles?

Remarque 1

On remarquera que -ne fait porter l’accent sur la dernière syllabe avant le -ne, tout comme -cum et -que.

Remarque 2

Dans les phrases introduites par cūr, quid, ubi, ou n’importe quel mot interrogatif, on n’emploie pas -ne.

I. Traduisez en français:

A. Meamne capsam vīdistis, puerī? Herī in tabernāculum eam iēcī. 2. Puerīne in silvam iērunt, Quīnte? Locumne idōneum invēnērunt? 3. Agricolae bonī equus līberōs in loca tūta vēxit. Interim nautae fīlius in oppidum ierat, ut corbulam sagittīs complēret. 4. Voluistīne, mī fīlī, columbārum ōva nīdumque vidēre?

A. 1. Avez-vous vu mon sac d’école, les garçons? Hier je l’ai lancé dans la tente. 2. Les garçons sont-ils allés dans la forêt, Quintus? Ont-ils trouvé un lieu convenable? 3. Le cheval du bon agriculteur a transporté les enfants dans des lieux sûrs. Pendant ce temps, le fils du matelot était allé dans la ville pour remplir de flèches une corbeille. 4. As-tu voulu voir, mon fils, les oeufs et le nid des colombes?

B. Le châtiment d’un maraudeur

Tum puerīs "Ōlim," inquit Iūlia, "lupus malus, cum ē spēluncā fūrtim vēnisset, per silvam iit in agrōs agricolārum miserōrum, eōrumque equōs occīdit. Itaque agricolae īrātī ursam albam ē caveā dūxērunt in agrōs, et cum eā in herbā latuērunt. Sed lupus iam domum cucurrerat, et in spēluncā tūtus iacēbat. Itaque agricolae, cum diū in herbā latuissent, cum ursā celeriter iērunt in silvam, ibique lupī latebrās invēnērunt. Tum laetī ursam mīsērunt in spēluncam, lupusque malus poenās dedit."

B. Puis Julia dit aux garçons: «Autrefois un méchant loup, quand il était venu d’une caverne à la dérobée, alla à travers des champs des agriculteurs malheureux et tua leurs chevaux. Ainsi donc les agriculteurs en colère ont conduit une ourse blanche hors de la cage dans les champs et se sont cachés avec elle dans l’herbe. Mais le loup avait maintenant couru à la maison et il était couché dans la caverne en sécurité. C’est pourquoi les agriculteurs, quand ils s’étaient cachés longtemps dans l’herbe, sont allés rapidement dans la forêt avec l’ourse et là-bas ils ont découvert la cachette du loup. Puis, joyeux, ils envoyèrent l’ourse dans la caverne et le méchant loup a été puni.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Mon petit renard a-t-il effrayé tes poules, Marc? 2. Pourquoi le matelot en colère a-t-il rempli notre tente avec des pierres? 3. Es-tu dans la cour, Quintus? Nous, nous sommes dans la cuisine. 4. Qu’a acheté le cuisinier de votre grand-père dans la ville, les filles? Nous avons voulu voir sa corbeille, mais il ne voulut pas.

A. 1. Vulpēculane mea gallīnās tuas terruit, Mārce? 2. Cūr agricola īrātus tabernāculum nostrum saxīs complēvit? 3. Esne in āreā, Quīnte? Nōs in culīnā sumus. 4. Quid avī vestrī coquus in oppidō ēmit, puellae? Corbulam eius vidēre voluimus, sed nōluit.

B. 1. «Sur la rive d’un petit ruisseau, nous avons trouvé une flèche et une corbeille», dit Marc. «Quintus a brisé la flèche avec une pierre et j’ai jeté la corbeille dans l’eau. Dans l’intervalle, l’agriculteur remplissait (sa) coupe avec du vin; et ainsi il ne nous a pas vus.» 2. «Quand j’étais allée dans le jardin hier», dit Claudia, «j’ai trouvé un endroit convenable et je me suis assise longtemps à l’ombre. Puis les garçons sont venus de l’école à la maison et ont commencé à effrayer ton corbeau, Julie. C’est pourquoi j’ai couru dans la cour pour avertir ton grand-père.»

B. 1. "In rīpā rīvī parvī sagittam et corbulam invēnimus," inquit Mārcus. "Quintus sagittam saxō frēgit et (ego) corbulam in aquam iēcī. Interim agricola pōculum vīnō complēbat; itaque nōs nōn vīdit." 2. "Cum in hortum herī īssem," inquit Claudia, "locum idōneum invēnī et diū in umbrā sēdī. Tum puerī domum ē lūdō vēnērunt et corvum tuum terrēre coepērunt, Iūlia. Itaque in āream cucurri ut avum tuum monērem."

LEÇON XXXVI

LA PREMIÈRE CONJUGAISON
(LA CONJUGAISON EN Ā)

vocō, vocāre, vocāvī, vocātus, appeler

VOIX ACTIVE

MODE DE L’INDICATIF

MODE DU SUBJONCTIF

TEMPS DU PRÉSENT

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

vocō

vocāmus

vocem

vocēmus

2e personne

vocās

vocātis

vocēs

vocētis

3e personne

vocāt

vocānt

vocet

vocent

TEMPS DE L’IMPARFAIT

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

vocābam

vocābāmus

vocārem

vocārēmus

2e personne

vocābās

vocābātis

vocārēs

vocārētis

3e personne

vocābat

vocābant

vocāret

vocārent

TEMPS DU FUTUR

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

vocābō

vocābimus

2e personne

vocābis

vocābitis

3e personne

vocābit

vocābunt

Remarque

On peut facilement apprendre ces formes en les comparant avec les formes correspondantes de habeō. En effet, elles sont très semblables à l’imparfait de l’indicatif et du subjonctif et au futur de l’indicatif; la seule différence est le ā qui remplace le ē de habeō dans la deuxième syllabe de chaque forme. Pour comparez, on pourrait trouver utile de consulter une grammaire latine.

Note

Le parfait de l’indicatif vocāvī est indiqué parmi les temps primitifs du verbe. À partir de cette forme, donnez un résumé de vocō à la première personne du singulier au parfait, plus-que-parfait et futur antérieur.

vocāvī, vocāverim; vocāveram, vocāvissem; vocāverō.

VOCABULAIRE

dō, dare, dedī, datus, donner (voir la grammaire latine).
properō, properāre, properāvī, properātum, se hâter, se dépêcher.

Remarque

En présence de tous les temps primitifs, on a l’habitude de donner le sens général du verbe sans chercher à traduire l’un ou l’autre des temps primitifs. On peut tirer le sens de chacune des formes à partir de la définition générale.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Puerōs vocābimus, ut corvum meum videant. 2. Mīsistisne Mārcum dēfessum, cum ē lūdō vēnisset, ut agricolam vocāret? 3. Cūr ad cymbam īstī? ut nautae obēsō librum darēs? 4. Estne Mārcus in agrīs? Quīntus in āreā est; nam nautae fīliō gallīnam dat.

A. 1. Nous appellerons les garçons pour qu’ils voient mon corbeau. 2. Avez-vous envoyé Marc, fatigué, quand il était venu de l’école, appeler l’agriculteur? 3. Pourquoi es-tu allé à la barque? pour donner un livre au matelot obèse? 4. Marc est-il dans les champs? Quintus est dans la cour; car il donne une poule au fils du matelot.

B. Le renard et les poules

"Herī," inquit Mārcus, "avus meus cum agricolīs validīs in silvam iit, ut spēluncās latebrāsque ursārum vidēret. Ibi cum sedēret in foliīs, vulpēcula fūrtim ē silvā in agrōs vēnit, et celeriter cucurrit in hortum nostrum gallīnāsque multās rapuit. Interim agricolae ursārum spēluncās invēnerant; itaque avum meum vocābant. Sed iam in silvam vēnerat Quīntus, ut avum agricolāsque vocāret, quia vulpēcula gallīnās rapuerat. Itaque avus īrātus domum properāvit; sed nautae fīlius iam vulpēculam occīderat."

B. «Hier», dit Marc, «mon grand-père est allé dans la forêt avec des agriculteurs forts, pour voir les cavernes et les cachettes des ourses. Là, alors qu’il était assis dans les feuilles, un petit renard est venu à la dérobée de la forêt dans les champs et il a couru rapidement dans notre jardin et s’est emparé de beaucoup de poules. Dans l’intervalle, les agriculteurs avaient trouvé les cavernes des ourses; ainsi donc, ils appelaient mon grand-père. Mais Quintus était déjà venu dans la forêt pour appeler (son) grand-père et les agriculteurs, parce que le petit renard avait enlevé des poules. Et ainsi, (mon) grand-père en colère s’est hâté à la maison; mais le fils du matelot avait déjà tué le petit renard.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Les garçons se sont-ils hâtés vers un endroit convenable? Ont-ils mangé des baies dans les bois? 2. Que donnes-tu au corbeau, Quintus? Moi, je lui ai donné une pomme aujourd’hui. 3. Les filles m’appellent-elles pour que je voie la chaise des poupées? Je l’ai vue hier. 4. Marc est-il joyeux parce que le fils paresseux de l’agriculteur n’a pas cassé les oeufs des colombes?

A. 1. Puerīne ad locum idōneum properāvērunt? Bācāsne in silvīs ēdērunt? 2. Quid corvō das, Quīnte? Ego mālum eī hodīe dedī. 3. Puellaene mē vocant ut pūpae sellam videam? Eam herī vīdī. 4. Mārcusne laetus est quia piger agricolae fīlius columbārum ōva nōn frēgit?

B. «Demain», dit Julie, «nous nous hâterons de l’école et nous remplirons nos corbeilles avec des baies.» 2. «Pourquoi êtes-vous dans la cour, les filles?» demanda Claudia. «Nous appellons les garçons», répondirent les filles. «Mais ils sont dans les champs; et ainsi ils ne nous voient pas.» 3. «L’agriculteur m’a donné une corbeille», dit Marc, «et il est allé avec moi à la barque. Les fils du matelot n’ont pas pu nous donner ses beaux coquillages, mais j('en) ai trouvé beaucoup dans le sable.»

B. 1. "Crās," inquit Iūlia, "ē lūdō properābimus et corbulās bācīs complēbimus." 2. "Cūr in āreā estis, puellae?" inquit Claudia. "Puerōs vocāmus," inquiunt puellae. "Sed in agrīs sunt; itaque nōs nōn vident." 3. "Agricola mihi corbulam dedit," inquit Mārcus, "et ad cymbam mēcum iit. Nautae fīliī conchās pulchrās eius nōbīs dare nōn potuērunt, sed multās in harēnā invēnī."

LEÇON XXXVII

LA TROISIÈME DÉCLINAISON

RADICAL TERMINÉ PAR UNE CONSONNE

flōs, m., fleur

arbor, f., arbre

lītus, n., rivage

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

Nom.

flōs

flōrēs

arbor

arborēs

lītus

lītora

Gén.

flōris

flōrum

arboris

arborum

lītoris

lītorum

Dat.

flōrī

flōribus

arborī

arboribus

lītorī

lītoribus

Acc.

flōrem

flōrēs

arborem

arborēs

lītus

lītora

Abl.

flōre

flōribus

arbore

arboribus

lītore

lītoribus

Remarque 1

Les noms de cette déclinaison ont une très grande variété de formes au nominatif singulier, mais le génitif se termine toujours en -is, comme on le voit dans les exemples ci-dessus.

Remarque 2

Il n’y a pas de règle simple pour connaître le genre des noms de la troisième déclinaison. Il est donc nécessaire d’apprendre le genre au moment d’apprendre un nouveau mot.

Quand vous aurez appris par coeur les formes ci-dessus, contrôlez votre connaissance en déclinant ensemble flōs pulcher, arbor magna, lītus tūtum, etc.

flōs pulcher, flōris pulchrī, flōrī pulchrō, flōrem pulchrum, flōre pulchro; flōrēs pulchrī, flōrum pulchrōrum, flōribus pulchrīs, flōrēs pulchrōs, flōribus pulchrīs.
arbor magna, arboris magnae, arborī magnae, arborem magnam, arbore magnā; arborēs magnae, arborum magnārum, arboribus magnīs, arborēs magnās, arboribus magnīs.
lītus tūtum, lītoris tūtī, lītorī tūtō, lītus tūtum, lītore tūtō; lītora tūta, lītorum tūtōrum, lītoribus tūtīs, lītora tūta, lītoribus tūtīs.

VOCABULAIRE

habitō, habitāre, habitāvī, habitātum, habiter.
ēscendī, j’ai monté.
perterritus, -a, -um, glacé d’épouvante, épouvanté.
subitō, adverbe, subitement.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Iitne Quīntus in agrōs ut puellās vocāret, ut flōrēs pulchrōs vidērent? 2. Nauta ēbrius, cum ē tabernā vēnisset, pōcula paterāsque frēgit. 3. Agricolae multī in agrīs habitant, multī in lītore. 4. Equōs iam vīderāmus, et ego ad tabernam properābam.

A. 1. Quintus est-il allé dans les champs pour appeler les filles, afin qu’elles voient les belles fleurs? 2. Quand le matelot ivre était venu hors de la boutique, il a cassé des coupes et des assiettes. 3. Beaucoup d’agriculteurs habitent dans les champs, beaucoup sur le rivage. 4. Nous avions maintenant vu les chevaux; et moi, je me hâtais au magasin.

B. Le pique-nique

"Ad locum idōneum cum vēnissēmus," inquit Iūlia, "puellae dēfessae in herbā sēdērunt, sed Mārcus et Quīntus ad rīvum parvum properāvērunt. Nam in rīpā erat arbor magna, et nīdus in rāmō. Mārcus celeriter in arborem ēscendit, ut ōva vidēret; sed cum in rāmō laetus sedēret, subitō ē spēcluncā ērūpit sīmia obēsa et ad arborem cucurrit. Itaque Quīntus perterritus ē rīpā cecidit in aquam: et Mārcus, cum sīmia in arborem ēscendisset, in foliīs latēre coepit; sed puer miser mox rāmum frēgit, et ad terram in saxa cecidit."

B. «Quand nous étions venus à un endroit convenable», dit Julie, «les filles fatiguées se sont assises dans l’herbe, mais Marc et Quintus se sont hâtés au petit ruisseau. Car sur la rive il y avait un grand arbre et un nid sur une branche. Marc a monté rapidement dans l’arbre pour voir les oeufs; mais quand il était assis joyeux sur une branche, subitement un singe obèse s’est précipité d’une caverne et a couru à l’arbre. C’est pourquoi Quintus, épouvanté, est tombé de la rive dans l’eau: et Marc, quand le singe avait monté dans l’arbre, a commencé à se cacher dans les feuilles; mais le malheureux garçon a bientôt cassé une branche et il est tombé vers le sol sur les pierres.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Y a-t-il des pommes dans l’arbre? Vois-tu des baies dans le jardin? 2. Pourquoi les matelots habitaient-ils avec vous, les garçons? 3. Quand l’agriculteur était venu au rivage pour appeler les matelots, il vit un loup dans la barque. 4. Subitement le petit renard courut de la tente dans le jardin; là-bas, les colombes de Marc, épouvantées, commencèrent à se cacher dans les branches des arbes.

A. 1. Suntne māla in arbore? Bācāsne in hortō vidēs? 2. Cūr nautae vōbīscum habitābant, puerī? 3. Agricola cum ad lītus vēnisset ut nautās vocāret, lupum in cymbā vīdit. 4. Subitō vulpēcula ē tabernāculō in hortum cucurrit; ibi Mārcī columbae perterritae in rāmīs arborum latēre coepērunt.

B. 1. «Nous ne voulions pas donner de l’argent à beaucoup d’enfants», dit Julie; «j’ai préféré remplir leurs corbeilles avec des pommes et des raisins.» 2. «Et ainsi», dit Marc, «nous avions maintenant effrayé l’ourse. Mais bientôt beaucoup de loups sont venus de la forêt; c’est pourquoi nous nous sommes hâtés à la maison pour appeler les fils forts de l’agriculteur. Puis, quand l’agriculteur était venu avec des flèches, nous avons tué les loups et l’ourse.» 3. «Quintus habitera dans la ville», dit Claudia; «nous, nous vivrons dans les champs.»

B. 1. "Pecūniam multīs līberīs dare nōluimus," inquit Iūlia; "Corbulās eōrum mālīs ūvīsque complēre mālui." 2. "Itaque," inquit Mārcus, "ursam iam terruerāmus. Sed mox multī lupī ē silvā vēnērunt; itaque domum properāvimus ut fīliōs agricolae validōs vocārēmus. Tum, cum agricola cum sagittīs vēnisset, lupōs ursamque occīdimus." 3. "Quīntus in oppidō habitābit," inquit Claudia; "nōs in agrīs habitābimus."

LEÇON XXXVIII

NOMBRES CARDINAUX

duo, duae, duo, deux

trēs, trēs, tria, trois

Masc.

Fém.

Neut.

Masc.

Fém.

Neut.

Nom.

duo

duae

duo

trēs

trēs

tria

Gén.

duōrum

duārum

duōrum

trium

trium

trium

Dat.

duōbus

duābus

duōbus

tribus

tribus

tribus

Acc.

duo
duōs

duās

duo

trēs
trīs

trēs
trīs

tria

Abl.

duōbus

duābus

duōbus

tribus

tribus

tribus

VOCABULAIRE

adiuvō, adiuvāre, adiūvī, adiūtus, aider.
collocō, collocāre, collocāvī, collocātus, placer, mettre, établir.
cēterī, -ae, -a, les autres.
fūgī, j’ai fui, je me suis enfui.

Remarque

Le verbe collocō s’emploie avec in suivi du cas de l’ablatif. Il faut en prendre bonne note, puisque l’action de placer implique un mouvement qui aurait pu suggérer l’accusatif.

I. Traduisez en français:

A. Cum agricolārum equī validī corbulās ad lītus vēxissent, nautae duās in cymbā collocāvērunt. 2. Quīntus mē adiūvit; nam puerī cēterī iam in silvam fūgerant. 3. Vōbīscum ad lītus properābō, ut nautās dēfessōs adiuvēmus. 4. In arboribus erant corvī multī; itaque puellās cēterās vocāvimus, ut nīdōs vidērent.

A. 1. Quand les chevaux forts des agriculteurs avaient transporté les corbeilles au rivage, les matelots (en) placèrent deux dans la barque. 2. Quintus m’a aidé; car les autres garçons avaient maintenant fui dans la forêt. 3. Je me hâterai au rivage avec vous pour aider les matelots fatigués. 4. Il y avait beaucoup de corbeaux dans les arbres; ainsi donc nous avons appelé les autres filles pour voir les nids.

B. Sur le rivage

"Itaque," inquit Mārcus, "ex agrīs vēnerāmus, et iam sedēbāmus in harēnā. Tum subitō cymbam parvam in lītore vīdimus. In eā puellās trēs collocāvī, sed cēterī līberī cucurrērunt ad oppidum, ut nautam vocārent. Interim ego cum puellīs in cymbā sēdī; cumque diū conchās in aquam iēcissēmus, cymbam lutō complēvī. Sed iam ex oppidō nauta īrātus properābat. Ego eum nōn timēbam, sed puellae perterritae erant. Itaque celeriter mēcum fūgērunt in hortum, ibique sub arboribus parvīs latuimus."

B. «Ainsi donc», dit Marc, «nous étions venus des champs et nous étions maintenant assis sur la plage. Puis subitement nous avons vu une petite barque sur le rivage. J’y ai placé trois filles, mais les autres enfants ont couru au village pour appeler le matelot. Pendant ce temps, moi je me suis assis avec les filles dans la barque; et quand nous avions longtemps jeté des coquillages dans l’eau, j’ai rempli la barque de boue. Mais déjà le matelot en colère se dépêchait de la ville. Moi, je ne le craignais pas, mais les filles étaient épouvantées. C’est pourquoi elles ont fui rapidement avec moi dans le jardin et là nous nous sommes cachés sous les petits arbres.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Je place les fleurs en des endroits convenables. Bientôt j’appellerai les filles pour m’aider. 2. Nous avons habité dans la ville longtemps; mais mon grand-père a préféré habiter dans les champs. Vois-tu les beaux arbres dans notre jardin? 3. Trois garçons sont venus à l’école aujourd’hui. Demain, les autres seront punis; car l’enseignant a été en colère parce qu’ils s’étaient enfuis au rivage.

A. 1. Flōrēs in locīs idōneīs collocō. Mox puellās vocābō ut mē adiuvent. 2. In oppidō diū habitāvimus; sed avus meus in agrīs habitāre māluit. Arborēsne pulchrās in hortō nostrō vidēs? 2. Trēs puerī ad lūdum hodiē vēnērunt. Crās cēterī poenās dabunt; nam magister īrātus fuit quia ad lītus fūgerant.

B. 1. «Le corbeau était maintenant épouvanté», dit Julie; «c’est pourquoi Quintus a monté dans l’arbre pour l’aider. Mais dans l’intervalle, Marc a jeté deux pierres sur le méchant singe et l’a tué.» 2. «Est-ce que vous vous hâtez à l’école, les filles?» demanda Claudia. «Je vous donnerai des belles fleurs à mettre dans vos sacs d’école.» 3. «Deux petits renards sont venus de la grotte à la dérobée, dit Marc, «parce qu’ils avaient vu les poules dans notre jardin. Mais j’avais placé les poules dans un endroit sûr; et ainsi les petits renards n’ont pas pu les effrayer.»

B. 1. "Corvus iam perterritus erat," inquit Iūlia; "itaque Quīntus in arborem ēscendit ut eum adiuvāret. Sed interim Mārcus saxa duo in sīmiam malam iēcit eamque occīdit." 2. "Properātisne ad lūdum, puellae?" inquit Claudia. "Flōrēs pulchrōs vōbīs dabō ut eās in capsīs collocētis." 3. "Vulpēculae duae fūrtim ē spēluncā vēnērunt," inquit Mārcus, "quia gallīnās in hortō nostrō vīderant. Sed gallīnās in locō tūtō collocāveram; itaque vulpēculae eās terrēre nōn potuērunt."

LEÇON XXXIX

VERBE IRRÉGULIER

eō, īre, iī, itum, aller

MODE DE L’INDICATIF

MODE DU SUBJONCTIF

TEMPS DU PRÉSENT

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

eō

īmus

eam

eāmus

2e personne

īs

ītis

eās

eātis

3e personne

it

eunt

eat

eant

TEMPS DE L’IMPARFAIT

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

ībam

ībāmus

īrem

īrēmus

2e personne

ībās

ībātis

īrēs

īrētis

3e personne

ībat

ībant

īret

īrent

TEMPS DU FUTUR

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

ī

ībimus

2e personne

ībis

ībitis

3e personne

ībit

ībunt

Remarque 1

Comme aide-mémoire, remarquez que les terminaisons à l’imparfait et au futur de l’indicatif sont identiques à celles de vocō et habeō; au présent du subjonctif, elles sont semblables à habeō.

Remarque 2

On fait l’imparfait du subjonctif de tout verbe, régulier ou irrégulier, en ajoutant m à l’infinitif présent; remarquez īre ci-dessus, qui fait īrem.

À partir du parfait de l’indicatif iī, donnez un résumé de à la deuxième personne singulier du parfait, du plus-que-parfait et du futur antérieur.

īstī, ieris; ierās, īsses; ieris.

VOCABULAIRE

autem, conjonction, cependant, mais, de plus.
altus, -a, -um, haut, élevé.

Note

La conjonction autem ne peut jamais être le premier mot d’une phrase. La plupart du temps, il est le deuxième mot de la phrase. Par exemple: Mārcus autem ad lītus ierat, Marc, cependant, était allé au rivage.

Phrase type

Ad lītus eāmus, Allons au rivage.

Règle

La première personne du pluriel au subjonctif invite l’autre personne à se joindre à l’interlocuteur pour faire quelque chose. On parle alors du subjonctif d’ordre.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Properēmus in agrōs, agricolāsque miserōs adiuvēmus. 2. Hodiē, cum ad lūdum īrēmus, puella pulchra nōbīs ūvās multās dedit. 3. Herī cum puerīs tribus Mārcus in agrōs iit, ut nīdōs columbārum miserārum in rāmīs arborum altārum collocāret. 4. Ancilla nostra, cum lupōs duōs in silvā vīdisset, domum perterrita fūgit.

A. 1. Hâtons-nous dans les champs et aidons les malheureux agriculteurs. 2. Aujourd’hui, alors que nous allions à l’école, une jolie fille nous a donné beaucoup de raisins. 3. Hier Marc est allé dans les champs avec trois garçons pour placer les nids des colombes misérables sur les branches des hauts arbres. 4. Notre servante, quand elle avait vu deux loups dans la forêt, s’est enfuie épouvantée à la maison.

B. Le loup et le corbeau

Multae arborēs altae in silvā nostrā sunt, flōrēsque multī et pulchrī. Ōlim in silvam puella parva vēnerat, corbulamque flōribus laeta complēbat. Subitō autem ē spēluncā ērūpit lupus malus; tum puella perterrita per silvam cucurrit. Sed in arbore altā habitābat corvus. Is, cum lupum puellamque vīdisset, subitō "Ubi sunt sagittae meae?" inquit. Itaque lupus malus ad latebrās perterritus fūgit; puella autem multīs cum flōribus pulchrīs domum properāvit, eōsque līberīs cēterīs dedit.

B. Il y a beaucoup d’arbres élevés dans notre forêt et beaucoup de belles fleurs. Autrefois, une jolie fille était venue dans la foret et remplissait une corbeille de fleurs. Subitement, cependant, un méchant loup s’est précipité d’une caverne; puis la fille épouvantée a couru à travers de la forêt. Mais dans un arbre élevé habitait un corbeau. Celui-ci, quand il avait vu le loup et la fille, a dit subitement: «Où sont mes flèches?». Et ainsi le méchant loup, épouvanté, s’est enfui vers sa cachette; la fille, cependant, s’est hâtée à la maison avec beaucoup de belles fleurs et les a données aux autres enfants.

II. Traduisez en latin:

A. 1. Donnons des flèches aux garçons et des poupées aux filles. 2. Deux garçons étaient étendus sur la rive; nous les avons appelés, cependant, pour qu’ils aillent avec nous au rivage. 3. Nous irons aux bois aujourd’hui pour placer les petits renards dans la caverne. 4. Quand Marc avait trouvé un endroit convenable, il monta dans l’arbre pour appeler les autres enfants.

A. 1. Sagittās puerīs dēmus, pūpāsque puellīs. 2. Puerī duo in rīpā iacēbant; eōs autem vocāvimus ut ad lītus nōbīscum īrent. 3. Ad silvās hodiē ībimus ut vulpēculās in spēluncā collocēmus. 4. Mārcus cum locum idōneum invēnisset, in arborem ēscendit ut cēterōs līberōs vocāret.

B. 1. «Plaçons deux poupées dans le berceau», dit Marcella à Claudia. 2. «Pourquoi as-tu voulu placer les poupées dans le berceau?» demanda Marc. «Effrayons le singe avec elles.» 3. «J’ai vu trois petits renards dans le champ aujourd’hui», dit Quintus, «et j'(en) ai apporté deux à la maison. Plaçons-les dans la cage du corbeau.» 4. «Remplissons les corbeilles des filles avec des fleurs», dit Julie. «Elles sont allées au ruisseau avec les garçons et bientôt elles iront à la maison.»

B. 1. "Duās pūpās in cūnīs collocēmus," inquit Mārcella Claudiae. 2. "Cūr pūpās in cūnīs collocāre voluistī?" inquit Mārcus. "Sīmiam cum eīs terreāmus." 3. "Vulpēculās trīs in agrō hodiē vīdī," inquit Quīntus, "duāsque domum dūxī. In corvī caveā eās collocēmus." 4. Puellārum corbulās flōribus compleāmus," inquit Iūlia. "Ad rīvum cum puerīs iērunt et mox domum ībunt."

LEÇON XL

VERBE IRRÉGULIER

possum, posse, potuī, pouvoir, être capable

MODE DE L’INDICATIF

MODE DU SUBJONCTIF

TEMPS DU PRÉSENT

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

possum

possumus

possim

possīmus

2e personne

potes

potestis

possīs

possītis

3e personne

potest

possunt

possit

possint

TEMPS DE L’IMPARFAIT

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

poteram

poterāmus

possem

possēmus

2e personne

poterās

poterātis

possēs

possētis

3e personne

poterat

poterant

posset

possent

TEMPS DU FUTUR

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

poterō

poterimus

2e personne

poteris

poteritis

3e personne

poterit

poterunt

Remarque

Ce verbe est un composé de pote et sum. Joints ensemble, pote est plutôt dissimulé, tandis que les formes de sum subissent peu de changements. (Pour connaître les temps primitifs de sum, voir le vocabulaire de cette leçon.)

À partir du parfait de l’indicatif potuī, donnez un résumé de possum à la troisième personne du singulier au parfait, plus-que-parfait et futur antérieur.

potuit, potuerit; potuerat, potuisset; potuerit.

VOCABULAIRE

sum, esse, fuī, être.
enim, conjonction, car.

Note

La conjonction enim (contrairement à nam) ne peut jamais être le premier mot d’une phrase. Par exemple: Lupus enim in spēluncam fūgerat, Car le loup s’était enfui dans la caverne. Voir la note au sujet de autem dans la leçon précédente.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. In umbrā sedeāmus. 2. Potesne līberōs cēterōs vidēre? Euntne ad rīvum? 3. In agrōs īmus, ut agricolās bonōs adiuvēmus. 4. Mox Quīntum vīdī; eius enim avus tum ibi habitābat. 5. Properāveram in hortum, ut puellās vocārem, ut eīs bācās darem. Sed eae iam ex hortō in silvam ierant; itaque puer obēsus bācās ēdit.

A. 1. Assoyons-nous à l’ombre. 2. Es-tu capable de voir les autres enfants? Vont-ils au ruisseau? 3. Nous allons dans les champs pour aider les bons agriculteurs. 4. J’ai bientôt vu Quintus; car son grand-père habitait alors là-bas. 5. Je m’étais hâté dans le jardin pour appeler les filles, afin que je leur donne des baies. Mais celles-ci étaient déjà allées du jardin à (dans) la forêt; c’est pourquoi le garçon obèse a mangé les baies.

B. Une perturbation à l’école

Mārcus, cum ē lūdō domum vēnisset, Quīntō "Hodiē," inquit, "in lūdum lupum parvum et sīmiam dūximus. Ego locum idōneum sub subselliīs invēnī, ibique lupum collocāvī; sīmiam autem puerī cēterī in magistrī sellā collocāvērunt. Magister, cum sīmiam vīdisset, tabulam in eam iēcit. Tum subitō lupus ē latebrīs ērūpit, magisterque perterritus fūgit in āream et in arborem altam celeriter ēscendit. Interim puerī multī ē lūdō per agrōs in silvam cucurrērunt. Sed crās poenās dabunt; magister enim īrātus est."

B. Quand Marc était venu de l’école à la maison, il dit à Quintus: «Aujourd’hui nous avons amené un petit loup et un singe dans l’école. Moi, j’ai trouvé un endroit convenable sous les bancs et j’ai placé le loup là; cependant, les autres garçons ont placé le singe sur le siège de l’enseignant. Quand l’enseignant a vu le singe, il lui a lancé une tablette. Puis subitement le loup s’est précipité de (sa) cachette et l’enseignant, épouvanté, s’est enfui dans la cour et il a monté rapidement dans un arbre élevé. Dans l’intervalle, beaucoup de garçons ont couru à la dérobée de l’école à travers des champs à (dans) la forêt. Mais demain ils seront punis; car l’enseignant est en colère.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Je ne voulais pas être un agriculteur; et ainsi mon grand-père m’a envoyé à l’école. 2. Peuvent-ils t’aider? Moi, je n’ai pas pu aider les autres filles. 3. Appellons l’agriculteur fort, Marc. 4. Je suis allé avec deux garçons pour placer l’ourse dans (sa) cage. 5. Il y a trois grandes pierres dans la rue. Êtes-vous capables de les placer sur le dos du cheval, les garçons?

A. 1. Agricola esse nōluī; itaque avus meus mē ad lūdum mīsit. 2. Possuntne tē adiuvāre? Ego cēterās puellās adiuvāre nōn potuī. 3. Agricolam validum vocēmus, Mārce. 4. Cum puerīs duōbus iī ut ursam in caveā collocārēmus (collocārem). 5. Tria saxa magna in viā sunt. Potestisne, puerī, ea in equī tergō collocāre?

B. 1. «Le fils et la fille du matelot ivre ne peuvent pas aller à l’école», dit Julie. «Cependant, ils ont deux livres et nous les aiderons.» 2. «Un petit renard a volé mes trois poules aujourd’hui», dit Claudia; «car l’agriculteur était allé à la ville. Mais quand ses fils sont venus à la maison, ils se sont hâtés à (dans) la forêt et ont tué le petit renard dans (sa) cachette.» 3. «J’airai au rivage aujourd’hui», dit Marc. «Quintus, cependant, a préféré appeler les autres garçons et aller avec eux dans les champs.»

B. 1. "Nautae ēbriī fīlius et fīlia ad lūdum īre nōn possunt," inquit Iūlia. "Duo autem librōs habent et eōs adiuvābimus." 2. "Vulpēcula trīs gallīnās meās hodiē rapuit," inquit Claudia; "agricola enim ad oppidum ierat. Sed fīliī eius cum domum vēnissent, in silvam properāvērunt et vulpēculam in latebrīs occīdērunt." 3. "Ad lītus hodiē ībō," inquit Mārcus. "Quīntus autem cēterōs puerōs vocāre et cum eīs in agrōs īre māluit."

LEÇON XLI

VOCABULAIRE

frāter, -tris, m., frère.
māter, -tris, f., mère.
pater, -tris, m., père.
soror, -ōris, f., soeur.
vīlla, -ae, f., maison de campagne.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Voluistīne magister esse? līberōs docēre potes? 2. Frāter dēfessus mēcum ad lītus īre nōluit; pater autem in agrōs mē dūxit, ut flōrēs vidērem. 3. Mātrem meam et sorōrem puerī malī sagittīs herī terruērunt. 4. Mārcus puerīs pecūniam dabit. Nōs autem ūvās et bācās multās puellīs dedimus.

A. 1. As-tu voulu être l’enseignant? Peux-tu instruire les enfants? 2. Mon frère fatigué n’a pas voulu aller avec moi au rivage; mon père, cependant, m’a amené dans les champs pour voir les fleurs. 3. Des mauvais garçons ont effrayé ma mère et (ma) soeur avec des flèches hier. 4. Marc donnera de l’argent aux garçons. Mais nous, nous avons donné des raisins et beaucoup de baies aux filles.

B. Le loup rusé

"In silvā," inquit Claudia, "habitābat puella parva. Ōlim māter eam cum corbulā ad aviae vīllam per silvam mīsit. Interim lupus ē latebrīs vēnerat puellamque vīdit; itaque celeriter cucurrit ad vīllam, cumque aviam miseram ēdisset, in lectō latuit. Puella iam laeta flōribus corbulam complēbat. Sed cum vēnisset in vīllam lupumque vīdisset in lectō, tum perterrita agricolās validōs vocāvit; multōs enim in silvā vīderat. Itaque eī cucurrērunt ad vīllam lupumque malum occīdērunt."

B. «Dans la forêt», dit Claudia, «habitait une petite fille. Une fois, (sa) mère l’a envoyée avec une corbeille à travers de la forêt à la maison de campagne de (sa) grand-mère. Pendant ce temps, un loup était venu de (sa) cachette et il a vu la fille; et ainsi il a couru rapidement à la maison de campagne et quand il avait mangé la malheureuse grand-mère, il s’est caché dans le lit. La fille maintenant heureuse remplissait la corbeille de fleurs. Mais quand elle était venue dans la maison de campagne et qu’elle avait vu le loup dans le lit, alors, épouvantée, elle a appelé les agriculteurs forts; car elle (en) avait vu beaucoup dans la forêt. Ainsi donc, eux, ils ont couru vers la maison de campagne, et ont tué le méchant loup.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Ton père, Quintus, donne deux oeufs à ma soeur; moi, cependant, je ne serai pas capable de te donner un nid. 2. Leur frère ira avec toi; car il y a des loups dans les bois. 3. Ma mère et grand-mère allaient rapidement à travers des champs pour appeler les filles. 4. Vous serez capables de nous aider, les garçons; car mes frères remplissent le ruisseau avec des pierres aujourd’hui. 5. J’étais venu au rivage et j’étais assis sur les roches; car Quintus avait refusé d’aller avec nous aux bois.

A. 1. Pater tuus, Quīnte, duo ōva sorōrī meae dat; ego autem nīdum tibi dare nōn poterō. 2. Frāter eōrum tēcum ībit; lupī enim in silvīs sunt. 3. Māter mea et avia celeriter per agrōs ībant ut puellās vocārent. 4. Nōs adiuvāre poteritis, puerī; frātres enim meī rīvum saxīs hodiē complent. 5. Ad lītus vēneram et in saxīs sedēbam; Quīntus enim nōbīscum ad silvās īre nōluerat.

B. 1. «J’ai trouvé une petite colombe dans le chemin hier», dit Marcella. «Plaçons-le sur la branche de l’arbre avec les autres colombes.» 2. «Je voulais être capable d’aider les garçons et d’aller avec eux dans la barque du matelot», dit Julie; «mais ma soeur m’a envoyée à la maison de campagne pour m’asseoir avec (ma) grand-mère.» 3. «Nous avons placé les coupes sur la table», dit Quintus, «et le cuisinier les a remplies avec du vin rouge. Mais le singe s’est précipité subitement de la cage et a jeté les coupes sur le sol et (en) a brisé trois. Les assiettes sont-elles en sécurité, Marc?» 4. «Mon père ne peut pas voir la barque sur le rivage», dit Claudia. «Appellons les matelots pour l’aider.»

B. "Columbam parvam in viā herī invēnī," inquit Mārcella. "Eam in rāmō aboris cum columbīs cēterīs collocēmus." 2. "Puerōs adiuvāre posse voluī et cum eīs in cymbam nautae īre," inquit Iūlia; "sed soror mea mē ad vīllam mīsit ut cum aviā sedērem." 3. "Pōcula in mēnsa collocāvimus," inquit Quīntus, "et coquus ea vīnō complēvit. Sed sīmia subitō ē caveā ērūpit et pōcula in terram iēcit et tria frēgit. Pateraene tūtae sunt, Mārce?" 4. "Pater meus cymbam vidēre in lītore nōn potest," inquit Claudia. "Nautās vocēmus ut eum adiuvent."

LEÇON XLII

LA TROISIÈME DÉCLINAISON

RADICAL TERMINÉ PAR I

ignis, m., feu

vallēs, f., vallée

mare, n., mer

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

Nom.

ignis

ignēs

vallēs

vallēs

mare

maria

Gén.

ignis

ignum

vallis

vallum

maris

 — 

Dat.

ignī

ignibus

vallī

vallibus

marī

 — 

Acc.

ignem

ignīs
ignēs

vallem

vallīs
vallēs

mare

maria

Abl.

ignī
igne

ignibus

valle

vallibus

marī

 — 

Note

Les classes suivantes des noms de la troisième déclinaison ont le radical en i:
(1) Les noms masculins et féminins en -is
(2) Les noms féminins en -ēs qui ont le même nombre de syllabes au nominatif et au génitif singulier (comme vallēs, vallīs).
(3) Les noms neutres en -e.

Remarque 1

Les caractéristiques les plus remarquables des noms dont le radical est terminé en i sont le génitif pluriel en -ium plutôt que -um et le neutre pluriel en -ia au nominatif et accusatif. Remarquez aussi la forme en -īs à l’accusatif pluriel chez les noms masculins et féminins, qui est plus fréquente que -ēs chez les noms de cette catégorie. L’ablatif singulier varie considérablement selon le nom en question; il est préférable de l’apprendre au cas par cas.

Remarque 2

Dans le tableau, certaines cases ont été laissées vides au pluriel de mare parce que les formes en question sont rares pour ce nom. On l’a choisi comme exemple parce qu’il présente une plus grande variété de flexion dans les exercices. (Au génitif, datif et ablatif pluriels, les neutres de cette catégorie ont les mêmes terminaisons que les noms masculins et féminins.)

VOCABULAIRE

collis, -is (abl. -e), m., colline.
piscis, -is (abl. -e), m., poisson.
vehementer, adverbe, fortement, vivement, très.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Meusne pater librum tuum in ignem iēcit? 2. In marī piscīs magnōs vidēre possum. Potesne tū eōs vidēre? 3. In collibus sunt vīllae multae. 4. Per vallem ad rīvum eāmus. 5. Puer piger, cum pater eum in agrōs mīsisset, ad lītus cum frātribus iit, ut sorōris meae cymbam vidēret.

A. 1. Mon père a-t-il jeté ton livre dans le feu? 2. Je peux voir des grands poissons dans la mer. Toi, peux-tu les voir? 3. Il y a beaucoup de maisons de campagne dans les collines. 4. Allons à travers de la vallée au ruisseau. 5. Le garçon paresseux, alors que son père l’avait envoyé dans les champs, est allé avec ses frères au rivage pour voir la barque de ma soeur.

B. Le voleur déjoué

Iūlia, cum in umbrā sedēret, cēterīs puellīs "Herī," inquit, "Mārcus cum puerīs multīs per collēs in vallem iit; nam in valle rīvus pulcher est. Cum autem ibi iacērent in rīpā, ut piscīs vidērent, lupus magnus ē spēluncā vēnit, eōrumque cēnam fūrtim rapuit. Sed Mārcus id vīderat, et iam īrātus puerōs cēterōs ad lupī spēluncam vocāvit; cumque in eam rāmōs et folia iēcissent lupumque ignī terrērent, is subitō ērūpit ē latebrīs, et in silvam celeriter fūgit. Lupī enim ignīs vehementer timent."

B. Quand Julie était assise à l’ombre, elle dit aux autres filles: «Hier, Marc est allé avec beaucoup de garçons à travers des collines dans une vallée; car dans la vallée il y a un beau ruisseau. Cependant, alors qu’ils étaient couchés sur la rive pour voir les poissons, un grand loup est venu de la caverne et il a volé leur dîner à la dérobée. Mais Marc a vu cela et, en colère, il a appelé les autres garçons à la caverne; et quand ils avaient jeté en elle des branches et des feuilles et qu’ils effrayaient le loup avec du feu, celui-ci s’est précipité subitement de (sa) cachette et il s’est enfui rapidement dans la forêt. Car les loups craignent vivement les feux.

II. Traduisez en latin:

A. Ma mère craint la mer. Mon frère et (mes) soeurs, cependant, sont dans la barque. 2. Ainsi donc, ils iront rapidement à travers de la vallée; car il y a beaucoup d’ourses dans les bois. 3. L’agriculteur a-t-il été capable d’aider le misérable matelot? J’ai appelé mon frère pour l’aider. Mais mes frères plaçaient alors une ourse dans la cage; c’est pourquoi (mon) père n’a pas pu aller dans les champs.

A. 1. Māter mea mare timet. Frāter autem meus et sorōres in cymbā sunt. 2. Itaque per vallem celeriter ībunt; multae enim ursae in silvīs sunt. 3. Agricolane nautam miserum adiuvāre potuit? Patrem meum vocāvī ut eum adiuvāret. Sed frātrēs meī tum ursam in caveā collocābant; itaque pater in agrōs īre nōn potuit.

B. 1. «Les matelots ont maintenant jeté les poissons dans la mer», dit Marc; «car les agriculteurs avaient refusé de remplir leurs corbeilles avec des pommes.» 2. «J’ai commencé à être épouvantée», dit Claudia aux garçons. «Car il y avait un matelot ivre dans la cour et mon père était allé dans les collines pour donner de l’argent aux agriculteurs.» 3. «Hâtons nous (à nous rendre) dans la cuisine, Marc», dit Quintus. «Deux petits renards sont venus dans le jardin et nous les effraierons avec du feu.»

B. "Nautae iam piscīs in mare iēcērunt," inquit Mārcus; "agricolae enim corbulās eōrum mālīs complēre nōluerant." 2. "Perterrita esse coepī," inquit Claudia puerīs. "Nauta enim ēbrius in āreā erat et pater meus in collīs ierat ut agricolīs pecūniam daret." 3. "In culīnam properēmus, Mārce," inquit Quīntus. "Duae vulpēculae in hortum vēnērunt easque ignī terrēbimus."

LEÇON XLIII

LA TROISIÈME CONJUGAISON
(LA CONJUGAISON EN Ĕ)

mittō, mittere, mīsī, missus, envoyer

VOIX ACTIVE

MODE DE L’INDICATIF

MODE DU SUBJONCTIF

TEMPS DU PRÉSENT

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

mittō

mittimus

mittam

mittāmus

2e personne

mittis

mittitis

mittās

mittātis

3e personne

mittit

mittunt

mittat

mittant

TEMPS DE L’IMPARFAIT

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

mittēbam

mittēbāmus

mitterem

mitterēmus

2e personne

mittēbās

mittēbātis

mitterēs

mitterētis

3e personne

mittēbat

mittēbant

mitteret

mitterent

TEMPS DU FUTUR

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

mittam

mittēmus

2e personne

mittēs

mittētis

3e personne

mittet

mittent

Remarque

Sauf à l’imparfait de l’indicatif, les formes de la troisième conjugaison sont plutôt différentes de la première ou la seconde. Remarquez en particulier l’imparfait du subjonctif qui a le premier e bref, contrairement au ē long de la deuxième déclinaison dans habērem, etc.

Le temps du parfait des verbes suivants est déjà connu. Apprenez maintenant les temps primitifs:

cadō, cadere, cecidī, cāsum, tomber.
currō, currere, cucurrī, cursum, courir.
dūcō, dūcere, dūxī, ductus, conduire, amener.
edō, ēsse (edere), ēdī, ēsus, manger; voir au besoin la grammaire latine.
emō, emere, ēmī, emptus, acheter.
ērumpō, ērumpere, ērūpī, ēruptum, se précipiter (hors de).
ēscendō, ēscendere, ēscendī, ēscēnsum, monter.
frangō, frangere, frēgī, frāctus, briser.
occīdō, occīdere, occīdī, occīsus, tuer.
vehō, vehere, vēxī, vectus, porter, transporter.

Remarque

L’infinitif présent de la troisième conjugaison se termine en -ĕre, (e bref) une terminaison que l’on doit distinguer soigneusement de celle en -ēre (e long) de la deuxième conjugaison.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Mārcī frāter columbārum ōva saxīs frangere voluit; sed pater eum in agrōs mīsit, ut equōs dēfessōs ad aquam dūceret. 2. In tabernam tum ībāmus, ut bācās ūvāsque emerēmus. 3. Ad vīllam cum sorōribus currāmus. Ubi puerī latuērunt? 4. Potuēruntne puerī piscīs emere? Nōs in hortum currere māluimus; ibi enim māla ex arboribus in terram cadēbant.

A. 1. Le frère de Marc a voulu casser les oeufs des colombes avec des pierres; mais (son) père l’a envoyé dans les champs pour conduire les chevaux à l’eau. 2. Nous allions alors dans la boutique pour acheter des baies et des raisins. 3. Courons à la maison de campagne avec (nos) soeurs. Où se sont cachés les garçons? 4. Les garçons ont-ils pu acheter des poissons? Nous, nous avons préféré courir dans le jardin; car là-bas des pommes tombaient des arbres sur le sol.

B. L’ourse généreuse

Ōlim Mārcus et Quīntus ē vīllā vēnērunt ad lītus, et in harēnā multōs piscēs magnōs invēnērunt. Eōs puerī in corbulās iēcērunt duās, domumque properāre coepērunt. Cum autem per silvam magnam īrent, ursa alba piscēs vīdit, lupōque "Piscēs videō," inquit; "puerōs terreāmus." Itaque lupus subitō ex arborum umbrā ērūpit. Tum corbulae cum piscibus pulchrīs cecidērunt in terram, puerīque per vallem perterritī cucurrērunt. Interim ursa piscīs rapuit, cumque eōs ēdisset, corbulās lupō dedit. Is autem īrātus in spēluncam cucurrit, ibique parvās ursās trēs occīdit.

B. Une fois, Marc et Quintus vinrent de la maison de campagne au rivage et trouvèrent beaucoup de gros poissons sur le sable. Les garçons les jetèrent dans deux corbeilles et commencèrent à se hâter à la maison. Mais alors qu’ils allaient à travers de la grande forêt, une ourse blanche vit les poissons et elle dit au loup: «Je vois des poissons, effrayons les garçons.» Ainsi donc, le loup se précipita subitement de l’ombre des arbres. Puis les corbeilles avec les beaux poissons tombèrent sur le sol et les garçons épouvantés coururent à travers de la vallée. Pendant ce temps, l’ourse s’empara des poissons et, quand elle les avait mangés, elle donna les corbeilles au loup. Celui-ci, cependant, courut dans la caverne et tua là-bas trois petites ourses.

II. Traduisez en latin:

A. 1. Le feu tombait maintenant dans les feuilles; ainsi donc, le matelot a couru à travers de la vallée pour avertir les agriculteurs. 2. Quand les garçons amenaient le petit loup depuis les collines à la barque, les autres loups se sont précipités de (leurs) cachettes et se sont enfuis à travers de la forêt; car ils craignaient vivement les flèches des agriculteurs. 3. Le cuisinier achetait des assiettes au (dans le) magasin; car le singe (en) avait cassé beaucoup.

A. 1. Ignis iam in folia cadēbat; itaque nauta per vallem cucurrit ut agricolās monēret. 2. Cum puerī parvum lupum ē collibus ad cymbam dūcerent, cēterī lupī ē latebrīs ērūpērunt et per silvam fūgērunt; vehementer enim agricolārum sagittās timēbant. 3. Coquus paterās in tabernā emēbat; sīmia enim multās frēgerat.

B. 1. «Amenons les chevaux au rivage», dit Marc, «et envoyons-les dans la mer.» 2. «J’ai amené un cheval fort pour transporter ma soeur obèse à la ville», dit Quintus; «mais je ne suis pas capable de la placer sur lui.» 3. «Mangeons (nos) baies à (dans) l’ombre», dit Julie. «Les garçons ont voulu venir avec moi à la maison de campagne, mais j’ai refusé. Ainsi donc, ils ont couru dans les bois et ont commencé à monter dans un arbre élevé pour tuer un corbeau. Bientôt ils seront punis.»

B. 1. "Equōs ad lītus dūcāmus," inquit Mārcus, "eōsque in mare mittāmus." 2. "Equum validum dūxī ut sorōrem obēsam ad oppidum veheret," inquit Quīntus; "sed eam in eō collocāre nōn possum." 3. "Bācās in umbrā edāmus," inquit Iūlia. "Puerī mēcum ad vīllam īre voluērunt, sed nōluī. Itaque in silvās cucurrērunt et in arborem altam ēscendere coepērunt ut corvum occīderent. Mox poenās dabunt."

LEÇON XLIV

VERBE IRRÉGULIER

ferō, ferre, tulī, lātus, porter, supporter

VOIX ACTIVE

MODE DE L’INDICATIF

MODE DU SUBJONCTIF

TEMPS DU PRÉSENT

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

ferō

ferimus

feram

ferāmus

2e personne

fers

fertis

ferās

ferātis

3e personne

fert

ferunt

ferat

ferant

TEMPS DE L’IMPARFAIT

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

ferēbam

ferēbāmus

ferrem

ferrēmus

2e personne

ferēbās

ferēbātis

ferrēs

ferrētis

3e personne

ferēbat

ferēbant

ferret

ferrent

TEMPS DU FUTUR

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

feram

ferēmus

2e personne

ferēs

ferētis

3e personne

feret

ferent

Remarque

À part les temps primitifs, le verbe ferō n’est pas très irrégulier. En général, la flexion suit celle de mittō; mais remarquez la particularité de l’imparfait du subjonctif ferrem (construit sur ferre) et remarquez qu’au présent de l’indicatif, plusieurs formes omettent une voyelle brève.

VOCABULAIRE

trānseō, trānsīre, trānsiī, trānsitus, aller au-delà, traverser.
saepe, adverbe, souvent.

Remarque

Le verbe trānseō et un composé du verbe irrégulier et il se conjugue comme ce dernier.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Mārcus ex agrīs vēnerat, ut mēnsam ad rīpam ferret; ibi enim puellae cēnam in corbulīs habēbant. 2. Puellae malae corvī caveam in aquam iēcērunt; saxīs eam frangāmus. 3. Ego tum ē latebrīs ērumpere rīvumque trānsīre voluī; frāter autem nōluit, quia nautās ēbriōs in spēluncā vīderat. 4. Ursāsne occīdere potestis, puerī? Ubi sunt sagittae vestrae?

A. 1. Marc était venu des champs pour porter la table à la rive; car là-bas les filles avaient le dîner dans les corbeilles. 2. Les mauvaises filles ont jeté la cage du corbeau dans l’eau; brisons-la avec des pierres. 3. Moi, je voulais alors me précipiter de (ma) cachette et traverser le ruisseau; mon frère, cependant, n’a pas voulu parce qu’il avait vu des matelots ivres dans une caverne. 4. Pouvez-vous tuer les ourses, les garçons? Où sont vos flèches?

B. Le singe enjoué

"In āreā hodiē sedeāmus," Mārcō ōlim inquit Iūlia. Mārcus autem in hortum īre māluit, ut agricolae fīlium vocāret, cumque eō in silvam properāvit. Itaque mox ibi sub arboribus in umbrā puerī iacēbant. In silvā habitābat sīmia alba. Ea, cum puerōs vīdisset, fūrtim in arborem altam ēscendit, rāmōsque parvōs in eōs iēcit. Eī autem īrātī saxa magna iēcērunt in arborem, sīmiamque occīdērunt miseram. Tum perterritī fūgērunt; sīmiās enim cēterās vehementer timēbant. Mārcus ad lītus properāvit; agricolae autem fīlius domum cucurrit, et sub lectō latuit.

B. Une fois, Julie dit à Marc: «Assoyons-nous dans la cour aujourd’hui.» Marc, cependant, préféra aller dans le jardin pour appeler le fils de l’agriculteur et il se hâta avec lui dans la forêt. Ainsi donc les garçons étaient bientôt couchés là sous les arbres dans l’ombre. Un singe blanc habitait dans la forêt. Celui-ci, quand il avait vu les garçons, monta en cachette dans un arbre élevé et jeta des petites branches sur eux. Ceux-ci, cependant, en colère, jetèrent des grandes pierres contre l’arbre et tuèrent le malheureux singe. Puis, épouvantés, ils s’enfuirent; car ils craignaient vivement les autres singes. Marc se hâta au rivage; le fils de l’agriculteur, cependant, courut à la maison et se cacha sous (son) lit.

II. Traduisez en latin:

A. 1. Pourquoi les agriculteurs transportent-ils souvent des branches des bois au rivage? 2. Hier un petit renard a traversé un ruisseau en cachette et il est venu dans la cour pour manger les queues des poissons; car le cuisinier les avait jetées dans une corbeille. 3. Nous montons dans un arbre pour tuer le corbeau. 4. Allais-tu alors au magasin pour acheter des oeufs et des raisins?

A. 1. Cūr agricolae rāmōs ē silvīs in lītus saepe ferunt? 2. Herī vulpēcula rīvum fūrtim trānsiit et in āream vēnit ut piscium caudās ederet; coquus enim eās in corbulam iēcerat. 3. In arborem ēscendimus ut corvum occīdāmus. 4. Tumne ad lītus ībās ut ōva et ūvās emerēs?

B. 1. «Quintus porte les sacs d’école», a dit Claudia. «Toi, portes-tu les tablettes, Marc?» 2. «Nous porterons les autres chaises, les filles», dit Marc. «Je voulais (en) porter trois, mais mes frères sont venus du bateau pour m’aider.» 3. «Vous portez souvent le corbeau à l’école, les garçons», dit Marcella. «Les enfants lui donnent-ils des raisins et des baies?» 4. «Les grandes corbeilles sont dans la cuisine, Quintus», dit Julie. «Es-tu venu les porter?»

B. "Quīntus capsās fert," inquit Claudia. "Tūne tabulās fers, Mārce?" 2. "Cēterās sellās ferēmus, puellae," inquit Mārcus. "Trēs ferre voluī, sed frātrēs meī ē cymbā vēnērunt ut mē adiuvārent." 3. "Corvum ad lūdum saepe fertis, puerī," inquit Mārcella. "Līberīne eī ūvās bācāsque dant?" 4­ "Magnae corbulae in culīnā sunt, Quīnte," inquit Iūlia. "Vēnistīne ut eās ferrēs?"

LEÇON XLV

VOCABULAIRE

īnsula, -ae, f., île.
hōra, -ae, f., heure.
nāvis, -is, (abl. and -e), f., navire.
cōnsūmō, cōnsūmere, cōnsūmpsī, cōnsūmptus, dépenser, consumer, consommer, détruire.

Phrase type

Agricolae in umbrā hōrās duās sēdērunt, Les agriculteurs se sont assis à l’ombre deux heures.

Règle

Le cas de l’accusatif exprime la durée ou la mesure dans l’espace.

I. Traduisez en français:

A. 1. Nāves mare ad īnsulam trānsiērunt; ibi autem agricolae eās ignī cōnsūmpsērunt. 2. Cum per collīs hōrās trīs fūgissēmus, in vallem vēnimus, et in vīllā latuimus. 3. Nam pater saepe nōs vocat, ut saxa ex agrīs ferāmus. 4. Tum nautae, vehementer īrātī quia sīmia ē nāvī in mare ceciderat, puerōs vocāvērunt, ut sīmiam cymbā adiuvārent.

A. 1. Les navires ont traversé la mer à l’île; là-bas, les agriculteurs les ont consumés avec du feu. 2. Quand nous avions fui pendant trois heures à travers des collines, nous sommes venus dans une vallée et nous nous sommes cachés dans une maison de campagne. 3. Car (notre) père nous appelle souvent pour porter des pierres hors des champs. 4. Puis les matelots, fortement en colère parce que le singe avait tombé du navire dans la mer, appelèrent les garçons pour qu’ils aident le singe avec la barque.

B. Une aventure dans les bois

"Ōlim," inquit avus noster, "Mārcus cum puerīs duōbus in silvam iit, ut corvōs sagittīs occīderet. Cum autem ibi rīvum parvum laetī trānsīrent, subitō ex arbore altā ōva multa in eōs cecidērunt; sīmiae enim vīderant puerōs, ōvaque ē corvōrum nīdīs rapuerant. Itaque puerī īrātī sagittās in arborem mittere coepērunt. Sed interim ē nāvī in silvam vēnerant nautae ēbriī. Eōs cum vīdissent, puerī iēcērunt sagittās in aquam, celeriterque ad lītus fūgērunt. Ibi invēnērunt nautārum cymbam, et in īnsulam parvam trānsiērunt. Itaque nautae, cum ē silvā vēnissent, puerōs occīdere voluērunt; sed eī iam in īnsulā tūtī sedēbant."

B. «Une fois», dit notre grand-père, «Marc est allé dans la forêt avec deux garçons pour tuer des corbeaux avec des flèches. Cependant, alors qu’ils traversaient, heureux, un petit ruisseau là-bas, subitement beaucoup d’oeufs sont tombés sur eux depuis un arbre élevé; car des singes avaient vu les garçons et avaient volé les oeufs des nids des corbeaux. Et ainsi les garçons en colère ont commencé à envoyer des flèches dans l’arbre. Mais pendant ce temps, des soldats ivres étaient venus d’un navire dans la forêt. Quand ils les ont vus, les garçons ont jeté les flèches dans l’eau et se sont enfuis rapidement au rivage. Là, ils ont trouvé la barque des matelots et ils ont traversé dans une petite île. Ainsi donc, quand les matelots étaient venus de la forêt, ils ont voulu tuer les garçons; mais ceux-ci étaient maintenant assis sur l’île en sécurité.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Nous enverrons l’agriculteur amener les chevaux de la vallée. 2. Les garçons forts ont-ils porté le bateau de la mer au champ? 3. Pourquoi te couches-tu plusieurs heures dans la tente? 4. Nous avions maintenant consommé notre vin. Car les matelots obèses étaient venus du navire et s’étaient assis longtemps dans la maison de campagne.

A. 1. Agricolam mittēmus ut equōs ē vallē dūcat. 2. Puerīne validī cymbam ē marī in agrum vēxērunt? 3. Cūr multās hōrās in tabernāculō iacēs? 4. Vīnum nostrum iam cōnsūmpserāmus. Nautae enim obēsī ē nāvī vēnerant et diū in vīllā sēderant.

B. 1. «Nous avons couru au rivage pour traverser à l’île», dit Marc; «mais les matelots avaient volé notre bateau. Tu peux voir leur navire dans la mer maintenant.» 2. «Mon père était fortement en colère», dit Quintus; «car mes frères avaient porté les poissons du bateau et les avaient jetés dans la cage des ourses.» 3. «Toi, tu iras à la ville demain, Quintus» dirent les filles. «Dans l’intervalle nous porterons les raisins à la maison de campagne et placerons les corbeilles dans la tente.» 4. «J’ai vu des grands feux dans les bois aujourd’hui», dit l’agriculteur. «Bientôt il y aura beaucoup d’ourses et de loups dans les champs; car ils craindront le feu.»

B. 1. "Ad lītus cucurrimus ut ad īnsulam trānsīrēmus," inquit Mārcus; "sed nautae cymbam nostram rapuerant. Nāvem eōrum in marī vidēre nunc potēs." 2. "Pater meus vehementer īrātus erat," inquit Quīntus; "frātres enim meī piscīs ē cymbā vēxerant eōsque in caveam ursārum iēcerant." 3. "Tū ad oppidum crās ībis, Quīnte," inquiunt puellae. "Interim ūvās ad vīllam ferēmus et corbulās in tabernāculō collocābimus." 4. "Magnōs ignīs in silvīs hodiē vīdī," inquit agricola. "Mox multae ursae et lupī in agrīs erunt; ignem enim timēbunt."

LEÇON XLVI

VERBE IRRÉGULIER

volō, velle, voluī, vouloir

VOIX ACTIVE

MODE DE L’INDICATIF

MODE DU SUBJONCTIF

TEMPS DU PRÉSENT

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

volō

volumus

velim

velīmus

2e personne

s

vultis

velīs

velītis

3e personne

vult

volunt

velit

velint

TEMPS DE L’IMPARFAIT

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

volēbam

volēbāmus

vellem

vellēmus

2e personne

volēbās

volēbātis

vellēs

vellētis

3e personne

volēbat

volēbant

vellet

vellent

TEMPS DU FUTUR

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

volam

volēmus

2e personne

volēs

volētis

3e personne

volet

volent

Remarque

L’imparfait et le futur de l’indicatif suivent la troisième conjugaison; au présent du subjonctif, les terminaisons sont les mêmes que celles du verbe être: sim, sīs, sit, etc.

VOCABULAIRE

canis, -is, m. et f., chien, chienne.
mīlia (-ium, n.) passuum, milles (mesure de distance).
paucī, -ae, -a, peu de, quelques.
quoque, adverbe et conjonction (placé après le mot qu’il qualifie), aussi.
vēnātor, -ōris, m., chasseur.

Remarque 1

Par exception, même si canis se termine en -is, il n’appartient pas aux noms dont le radical se termine en i (leçon XLII).

Remarque 2

Les mots mīlia passuum signifient littéralement milliers de pas. Dans cette expression, passuum demeure invariable, tandis que mīlia se décline (génitif en -ium).

Note

On a donné dans la leçon précédente la règle de l’accusatif servant à exprimer la durée ou la mesure dans l’espace. Un exemple de l’accusatif de durée a été donné; la phrase suivante illustre l’accusatif exprimant la mesure dans l’espace: Duo mīlia passuum puerī vēnerant, Les garçons étaient venus deux milles.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Vīsne cum vēnātōre per silvam īre, Quīnte? 2. Agricolae ad īnsulam properāre volent; cūr eōs nōn monēs? 3. Vēnātor multa mīlia passuum properāverat, ut agricolās dēfessōs adiuvāret. 4. Vōs nāvem ignī cōnsūmere vultis. Quid nautae volunt?

A. 1. Veux-tu aller à travers de la forêt avec le chasseur, Quintus? 2. Les agriculteurs voudront se hâter vers l’île; pourquoi ne les avertis-tu pas? 3. Le chasseur s’était hâté beaucoup de milles pour aider les agriculteurs fatigués. 4. Vous, vous voulez consumer le navire avec du feu. Que veulent les matelots?

B. Les chasseurs chassés

"Herī," inquit agricola, "vēnātōrēs, cum ex oppidō tria mīlia passuum īssent per silvam, iamque ad spēluncam vēnissent, ursās ignī terrēre nōn potuērunt; itaque canēs in spēluncam mīsērunt. Tum ursae vehementer īrātae subitō ērūpērunt ē latebrīs, vēnātōrēsque in arborēs celeriter ēscendērunt. Cum autem ursae quoque ēscendere vellent, tum vēnātōrēs ad rāmōs parvōs perterritī properāvērunt. Sed ursae, cum in arborēs ēscendissent, frēgērunt rāmōs, cumque vēnātōribus miserīs in terram cecidērunt. Ibi cum ursae canēs occīderent, vēnātōrēs per silvam celeriter domum fūgērunt."

B. «Hier», dit l’agriculteur, «quand des chasseurs étaient allés trois milles de la ville à travers de la forêt et qu’ils étaient maintenant venus à une caverne, n’ont pas été capables d’effrayer les ourses avec du feu; c’est pourquoi ils ont envoyé les chiens dans la caverne. Puis les ourses, fortement en colère, se précipitèrent subitement hors de (leur) cachette et les chasseurs montèrent rapidement dans les arbres. Cependant, quand les ourses voulaient monter aussi, alors les chasseurs épouvantés se hâtèrent vers les petites branches. Mais les ourses, quand elles étaient montées dans les arbres, brisèrent les branches et tombèrent au sol avec les misérables chasseurs. Là, alors que les ourses tuaient les chiens, les chasseurs s’enfuirent rapidement à travers de la forêt à la maison.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Que portes-tu, Quintus? 2. Moi aussi je veux aller à la maison de campagne. 3. Cependant, nous traversions souvent le ruisseau pour nous asseoir quelques heures dans la forêt. 4. Que donnerez-vous, agriculteurs, afin de pouvoir effrayer les ourses et les loups? 5. (Notre) père veut acheter des champs et habiter dans la vallée; mais nous, nous voulons habiter sur l’île. 6. Veux-tu (t')asseoir avec nous?

A. 1. Quid fers, Quīnte? 2. Ego quoque ad vīllam īre volō. 3. Rīvum autem saepe trānsībāmus ut paucās hōrās in silvā sederēmus. 4. Quid dabitis, agricolae, ut ursās lupōsque terrēre possitis? 5. Pater agrōs emere et in valle habitāre vult; nōs autem in īnsulā habitāre volumus. 6. Vīsne nōbīscum sedēre?

B. 1. «Amenons l’ourse dans la cour et effrayons les enfants», dit Marc. «L’agriculteur est allé à la ville pour acheter des corbeilles; c’est pourquoi nous pouvons maintenant l’amener de sa cage.» 2. «Quelques matelots étaient venus du navire et plaçaient des corbeilles sur le rivage», dit Julie. «Pendant ce temps, les garçons portaient des branches et des feuilles depuis les bois; car (leur) mère les avait envoyés aider les matelots.» 3. «Le chasseur aussi est venu maintenant avec (ses) chiens», dit Quintus; «car l’agriculteur n’a pas été capable de tuer l’ourse.»

B. 1. "Ursam in āream dūcāmus et līberōs terreāmus," inquit Mārcus. "Agricola ad oppidum iit ut corbulās emeret; itaque nunc eam ē caveā dūcere possumus." 2. "Paucī nautae ē nāvī vēnerant et corbulās in lītore collocābant," inquit Iūlia. "Interim puerī rāmōs foliaque ē silvīs ferēbant; māter enim eōrum eōs mīserat ut nautās adiuvārent." 3. "Vēnātor quoque iam cum canibus vēnit," inquit Quīntus; "nam agricola ursam occīdere nōn potuerat."

LEÇON XLVII

VERBES IRRÉGULIERS

mālō, mālle, māluī, préférer
nōlō, nōlle, nōluī, ne pas vouloir, refuser

Ces verbes sont des composés de volō et se conjugent de la même manière:

mālō

mālim

nōlō

nōlim

mālēbam

māllem

nōlēbam

nōllem

[mālam]

[nōlam]

māluī

māluerim

nōluī

nōluerim

mālueram

māluissem

nōlueram

nōluissem

māluerō

nōluerō

Toutefois, le présent de l’indicatif de mālō et nōlō est plutôt irrégulier:

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

mālō

mālumus

nōlō

nōlumus

māvīs

māvultis

nōn vīs

nōn vultis

māvult

mālunt

nōn vult

nōlunt

Remarque

Dans le premier tableau, on a mis les formes mālam et nōlam entre crochets parce qu’elles sont rares. Toutefois, le futur des deux verbes est régulier, excepté la première personne du singulier.

VOCABULAIRE

NOMBRES CARDINAUX

quattuor, quatre.
quīnque, cinq.
sex, six.
septem, sept.
octō, huit.
novem, neuf.
decem, dix.

Note

Ces nombres cardinaux sont indéclinables, c’est-à-dire que leur forme ne change pas, peu importe le cas du nom qu’ils accompagnent.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Vēnātōrēs in agrōs īre mālunt, ut lupōs occīdant. 2. Canēs iam septem mīlia passuum per vallem vēnerant. Ursae enim ē collibus in vallem fūgērant. 3. Nōs quoque nōlumus ex īnsulā fugere; nautae autem volunt. 4. Cum agricolae vīllam ignī cōnsūmere nōllent, cūr tū ignem ē culīnā tulistī?

A. 1. Les chasseurs préfèrent aller dans les champs pour tuer des loups. 2. Les chiens étaient maintenant venus sept milles à travers de la vallée. Car les ourses s’étaient enfuies des collines dans la vallée. 3. Nous aussi, nous ne voulons pas fuir de l’île; les matelots, cependant, (le) veulent. 4. Alors que les agriculteurs ne voulaient pas consumer la maison de campagne par le feu, toi, pourquoi as-tu porté du feu de la cuisine?

B. Secouru à temps

"Ōlim," inquit puer obēsus, "magister cum librīs mīlia passuum pauca in silvam properāvit; cumque ad locum idōneum vēnisset ibique in foliīs hōrās duās sēdisset, subitō timēre coepit, quia in arborum umbrā lupōs magnōs vidēbat; nam lupī agricolās ibi saepe occīderant. Itaque magister perterritus domum properāre volēbat; cum autem per silvam fūrtim īre coepisset, lupī quoque ē latebrīs vēnērunt. Magister iam currēbat; cumque rīvum trānsīret, in aquam cecidit. Tum autem subitō vēnātor cum canibus ad rīpam vēnit, lupīque in spēluncās fūgērunt."

B. «Une fois», dit le garçon obèse, «l’enseignant se hâta quelques milles dans la forêt avec (ses) livres; et quand il était venu à un endroit convenable et s’était assis là deux heures dans les feuilles, subitement il commença à craindre, parce qu’il voyait dans l’ombre des arbres de grands loups; car les loups avaient souvent tué des agriculteurs là-bas. Ainsi donc, l’enseignant épouvanté voulait se hâter à la maison; cependant, quand il avait commencé à aller en cachette à travers de la forêt, les loups aussi vinrent de (leur) cachette. L’enseignant courait maintenant; et quand il traversait le ruisseau, il tomba dans l’eau. Puis, cependant, un chassur vint subitement avec des chiens et les loups s’enfuirent dans les cavernes.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Voulez-vous voir la barque, les garçons? Les matelots la portent dans la mer. 2. Les agriculteurs sont venus dix milles à travers des champs au rivage. Les matelots leur donneront-ils des poissons? 3. Préfères-tu acheter une poupée, Claudia? 4. Marc ne veut pas aller au magasin avec toi. 5. Les petits renards étaient venus des bois à la dérobée pour manger les quatre poules de ta soeur, Quintus.

A. 1. Vultisne cymbam vidēre, puerī? Nautae eam in mare ferunt. 2. Agricolae decem mīlia passuum per agrōs ad lītus vēnērunt. Nautaene eīs piscīs dabunt? 3. Pūpamne, Claudia, emere mālis? 4. Mārcus tēcum ad tabernam īre nōn vult. 5. Vulpēculae, Quīnte, fūrtim ē silvīs vēnerant, ut sorōris tuae quattuor gallīnās ederent.

B. 1. «Sur le navire», dit le garçon, «il y a six matelots et huit agriculteurs. Les matelots veulent envoyer les agriculteurs dans la petite barque; mais ils (les agriculteurs) ne veulent pas traverser vers l’île.» 2. «Je veux effrayer ma mère», dit Quintus. «Tombons dans l’eau.» 3. «Nous aussi, nous avons quelques poissons», dit Julie; «car les matelots sont venus à la maison de campagne hier. Ils nous ont donné des poissons; nous, nous leur avons donné des raisins et des baies.» 4. «Plaçons cinq corbeilles dans la tente et les autres dans la cuisine», dit Marc.

B. 1. "In nāvī," inquit puer, "sex nautae et octō agricolae sunt. Nautae agricolās in parvam cymbam mittere volunt; eī autem in īnsulam trānsīre nōlunt." 2. "Mātrem meam terrēre volō," inquit Quīntus. "In aquam cadāmus." 3. "Nōs quoque paucōs piscīs habēmus," inquit Iūlia; "nautae enim ad vīllam herī vēnērunt. Piscīs nōbīs dedērunt; nōs eīs ūvās bācāsque dedimus." 4. "Quīnque corbulās in tabernāculō collocēmus et cēterās in culīnā," inquit Mārcus.

LEÇON XLVIII

LA TROISIÈME CONJUGAISON (suite)

Certains verbes qui se terminent en -iō à la première personne du singulier au présent de l’indicatif appartiennent à cette conjugaison. Ces verbes sont réguliers, mais à certains endroits le i disparaît devant une voyelle.

rapiō, rapere, rapuī, raptus, s’emparer de, voler

VOIX ACTIVE

MODE DE L’INDICATIF

MODE DU SUBJONCTIF

TEMPS DU PRÉSENT

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

rap

rapimus

rapiam

rapiāmus

2e personne

rapis

rapitis

rapiās

rapiātis

3e personne

rapit

rapiunt

rapiat

rapiant

TEMPS DE L’IMPARFAIT

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

rapiēbam

rapiēbāmus

raperem

raperēmus

2e personne

rapiēbās

rapiēbātis

raperēs

raperētis

3e personne

rapiēbat

rapiēbant

raperet

raperent

TEMPS DU FUTUR

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

rapiam

rapiēmus

2e personne

rapiēs

rapiētis

3e personne

rapiet

rapient

Le temps du parfait des verbes suivants est déjà connu. Apprenez maintenant les temps primitifs:

fugiō, fugere, fūgī, fuir, s’enfuir.
iaciō, iacere, iēcī, iactus, jeter, lancer.

VOCABULAIRE

annus, -ī, m., année.
avis, -is (abl. -e et ), f., oiseau.
ita, adverbe, ainsi, de cette manière.
humī, par terre, au sol.
neque (ou nec), et…​ ne…​ pas.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Avus noster et avia multōs annōs in valle habitāvērunt. Saepe ad vīllam īmus, ut cum eīs sub arboribus sedeāmus. 2. Sīmiam in mare iaciāmus; avia enim in vīllam iam iit, neque nōs vidēre potest. 3. Nautae miserī annōs duōs in lītore nostrō habitāverant; itaque iam mare cum cēterīs nautīs trānsīre volēbant. 4. Nam lupī per agrōs fūrtim ībant, ut agricolārum equōs raperent.

A. 1. Notre grand-père et grand-mère ont habité de nombreuses années dans la vallée. Nous allons souvent à la maison de campagne pour nous asseoir avec eux sous les arbres. 2. Jetons le singe dans la mer; car (notre) grand-mère est allée maintenant dans la maison de campagne et elle ne peut pas nous voir. 3. Les misérables matelots avaient vécu deux ans sur notre rivage; c’est pourquoi ils voulaient maintenant traverser la mer avec les autres matelots. 4. Car les loups allaient en cachette à travers des champs pour enlever les chevaux des agriculteurs.

B. La justice rendue

"Ōlim," inquit Iūlia, "in arboribus nostrīs avēs habitābant multae, nīdōsque ibi habēbant. Herī autem sex puerī malī in arborēs ēscendērunt; cumque nīdōs frēgissent, ōva parvāsque avīs iēcērunt in terram. Tum Mārcus et eius pater, cum vēnissent in hortum, et ōva avēsque humī invēnissent, vehementer īrātī agricolam vocāvērunt. Puerī autem interim ad latebrās fūgerant; Mārcī enim patrem timēbant. Itaque is agricolam ad eōrum patrēs mīsit; cumque puerī perterritī iam domum ē latebrīs vēnissent, avium ōva in mēnsā invēnērunt. Ea nōlēbant edere, sed patrēs timēbant. Ita poenās dedērunt."

B. «Une fois», dit Julie, «beaucoup d’oiseaux habitaient dans nos arbres et avaient des nids là. Hier, cependant, six mauvais garçons sont montés dans les arbres; et quand ils avaient brisé les nids, ils ont jeté les oeufs et les petits oiseaux sur le sol. Puis Marc et son père, quand ils étaient venus dans le jardin et avaient vu les oeufs et les oiseaux par terre, fortement en colère, ils ont appelé l’agriculteur. Les garçons, cependant, s’étaient enfuis à leur cachette dans l’intervalle; Car ils craignaient le père de Marc. Ainsi donc, il a envoyé l’agriculteur à leurs pères; et quand les garçons épouvantés étaient maintenant venus à la maison, ils ont trouvé les oeufs des oiseaux sur la table. Ils ne voulaient pas les manger, mais craignaient (leurs) pères. Ainsi ils ont été punis.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Quand les garçons jetaient le chien dans l’eau, ils n’ont pas vu l’enseignant sur le rivage. 2. Pendant plusieurs années les chasseurs nous ont ainsi aidés; car des loups et des ourses viennent souvent en cachette des bois et enlèvent nos chevaux. 3. Je voulais me précipiter hors de la caverne. Quintus, cependant, avait vu de beaux oiseaux là-bas et il ne voulait pas aller à la maison. 4. Dans le champ, des chevaux forts étaient couchés au sol.

A. 1. Puerī, cum canem in aquam iacerent, magistrum in lītore nōn vīdērunt. 2. Multōs annōs agricolae ita nōs adiuvērunt; nam lupī et ursae saepe ē silvīs fūrtim veniunt et equōs nostrōs rapiunt. 3. Ē spēlunca ērumpere volēbam. Quīntus autem avēs pulchrās ibi vīderat neque domum īre volēbat. 4. In agrō equī validī humī iacēbant.

B. 1. «Le cheval était tombé dans un ruisseau», dit Marc, «et l’agriculteur n’a pas été capable de l’aider.» 2. «Le matelot aussi était venu cinq milles à travers des collines», dit Quintus; «car les agriculteurs effrayaient les ourses avec du feu et il voulait les voir (les ourses).» 3. Portes-tu des livres à l’école?» dit Claudia à Julie; «nous, nous portons des stylets et des tablettes.» 4. «Mon frère a envoyé les poules à un endroit sûr», dit le garçon. «Puis nous nous sommes hâtés dans les bois pour tuer les petits renards.»

B. 1. "Equus in rīvum ceciderat," inquit Mārcus, "neque agricola eum adiuvāre potuit." 2. "Nauta quoque quīnque mīlia passuum per collīs vēnerat," inquit Quīntus; "agricolae enim ursās ignī terrēbant et eās vidēre volēbat." 3. "Librōsne ad lūdum fers?" inquit Claudia Iūliae; "nōs stilōs tabulāsque ferimus." 4. "Frāter meus gallīnās ad locum tūtum mīsit," inquit puer. "Tum in silvās properāvimus ut vulpēculās occīderēmus."

LEÇON XLIX

LE PRONOM RELATIF

LE PRONOM RELATIF

SINGULIER

PLURIEL

Masc.

Fém.

Neut.

Masc.

Fém.

Neut.

Nom.

qui

quae

quod

qui

quae

quae

Gén.

cuius

cuius

cuius

quōrum

quārum

quōrum

Dat.

cui

cui

cui

quibus

quibus

quibus

Acc.

quem

quam

quod

quōs

quās

quae

Abl.

quō

quā

quō

quibus

quibus

quibus

Remarque

Employé avec la proposition cum, l’ablatif devient quōcum, quibúscum, etc.

Phrase type

Avēs, quās tenētis, meae sunt, Les oiseaux que vous tenez sont les miens.

Règle

Le pronom relatif s’accorde avec son antécédent en nombre et en genre. Son cas dépend de son rôle dans la proposition à laquelle il appartient.

Remarque

Dans l’exemple donné ci-haut, le nom avēs est l’antécédent. Le pronom relatif sera donc au pluriel et du genre féminin; mais son cas dépend du fait qu’il est le complément d’objet direct de tenētis.

VOCABULAIRE

caput, -itis, n., tête.
iter, itineris, n., voyage, chemin, marche, etc.
capiō, capere, cēpī, captus, prendre, obtenir, capturer.
faciō, facere, fēcī, factus, faire.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Mare trānsīre multōs annōs voluimus. 2. Vēnātōrēs, quī in silvā habitant, saepe in oppidum eunt, ut sagittās emant. 3. Nautae, quibus vīnum dedistis, iam humī iacent ēbriī. 4. Puer, cuius canēs ursa occīdit, agricolās validōs hodiē vocābit, ut ursam quoque occīdant.

A. 1. Nous avons voulu traverser la mer pendant plusieurs années. 2. Les chasseurs qui habitent dans la forêt vont souvent dans la ville pour acheter des flèches. 3. Les matelots, à qui vous avez donné du vin, sont maintenant couchés sur le sol ivres. 4. Le garçon, dont le chien une ourse a tué, appelera aujourd’hui des agriculteurs robustes pour qu’ils tuent aussi l’ourse.

B. Le singe agile

"Vēnātor," inquit agricola, "tum fīliōs vocāvit perque silvam properāre coepit. Cumque iam novem mīlia passuum iter fēcissent, subitō ē spēluncā ērūpit sīmia perterrita, quae celeriter in arborem magnam ad rāmum altum ēscendit. Vēnātor sīmiam sagittā occīdere voluit; fīliī autem eam capere et in oppidum dūcere mālēbant; itaque in arborem ēscendere coepērunt. Sed sīmia interim per rāmōs parvōs in arborēs cēterās trānsībat; puerīque, cum ita trānsīre vellent, frēgērunt rāmōs, et in caput patris miserī cecidērunt. Interim sīmia ad latebrās tūtās fūgerat."

B. «Le chasseur», dit l’agriculteur, «appella alors ses fils et commença à se hâter à travers de la forêt. Et quand ils avaient déjà fait un chemin de neuf milles, soudainement un singe épouvanté s’est précipité d’une caverne et il a monté rapidement dans un arbre à une haute branche. Le chasseur voulut tuer le singe avec une flèche; mais ses fils préféraient le prendre et l’amener dans la ville; et ainsi ils commencèrent à monter dans l’arbre. Mais pendant ce temps le singe traversait dans les autres arbres à travers des petites branches; et les garçons, quand ils voulaient traverser de cette manière, brisèrent les branches et tombèrent sur la tête de leur misérable père. Pendant ce temps, le singe s’était enfui à une cachette à l’abri.

II. Traduisez en latin:

A. 1. As-tu vu les têtes et les queues des poissons que j’ai amenés dans le village? 2. Quand Marc était allé beaucoup de milles avec les chiens pour prendre un loup, il vint à un grand ruisseau et il n’a pas pu traverser vers les cavernes des loups. 3. Je vois la fille dont le père est allé avec nous pour aider les matelots. 4. Quand nous nous étions assis trois heures dans le jardin, nous aussi, nous sommes allés dans la tente que les enfants avaient faite.

A. 1. Vīdistīne capita et caudās piscium quōs in oppidō emī? 2. Mārcus, cum multa mīlia passuum cum canibus īsset (ou iter fecisset) ut lupum caperet, ad magnum rīvum vēnit, neque ad lupōrum spēluncās trānsīre potuit. 3. Puellam, cuius pater nobīscum iit ut nautās adiuvāret, videō. 4. Cum trīs hōrās in hortō sēdissēmus, nōs quoque in tabernāculum, quod līberī fēcerant, iimus.

B. 1. «Le garçon à qui j’ai donné les baies a brisé le nid des oiseaux», dit Julie. 2. «Le cuisinier porte une corbeille au rivage», dit Quintus. «Là-bas il achetera des poissons que les matelots ont pris dans la mer.» 3. «Moi aussi, j’airai avec toi aujourd’hui», dit Claudia; «car je veux voir les navires et je ne pourrai pas (y) aller demain.» 4. «Les agriculteurs incendiaient (litt.: consumaient avec du feu) le navire», dit Marc, «parce que les matelots avaient volé leurs chevaux des champs.»

B. 1. "Puer cui bācās dedī nīdum avium frēgit," inquit Iūlia. 2. "Coquus corbulam ad lītus fert," inquit Quīntus. "Ibi piscīs emet quōs nautae in marī cēpērunt." 3. "Ego quoque tēcum ībō hodiē," inquit Claudia; "navīs enim vidēre volō, neque crās īre poterō." 4. "Agricolae nāvem ignī cōnsūmēbant," inquit Mārcus, "quia nautae equōs eōrum ex agrīs rapuerant."

LEÇON L

LA QUATRIÈME CONJUGAISON
(LA CONJUGAISON EN Ī)

audiō, audīre, audīvī, audītus, entendre, écouter

VOIX ACTIVE

MODE DE L’INDICATIF

MODE DU SUBJONCTIF

TEMPS DU PRÉSENT

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

aud

audīmus

audiam

audiāmus

2e personne

audīs

audītis

audiās

audiātis

3e personne

audit

audiunt

audiat

audiant

TEMPS DE L’IMPARFAIT

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

audiēbam

audiēbāmus

audīrem

audīrēmus

2e personne

audiēbās

audiēbātis

audīrēs

audīrētis

3e personne

audiēbat

audiēbant

audīret

audīrent

TEMPS DU FUTUR

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

audiam

audiēmus

2e personne

audiēs

audiētis

3e personne

audiet

audient

Remarque

Certaines formes sont très semblables à celles des verbes en -iō de la troisième conjugaison. Remarquez, toutefois, la quantité variable du i dans le présent de l’indicatif.

Le présent des verbes suivants est déjà connu. Apprenez maintenant les temps primitifs:

veniō, venīre, vēnī, ventum, venir.
inveniō, invenīre, invēnī, inventus, trouver, découvrir.

VOCABULAIRE

conveniō, convenīre, convēnī, conventus, rencontrer, s’assembler.
prope, préposition suivie du cas de l’accusatif, près de.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Agricola piger, quem prope cymbam vidētis, nōs audit. Eāmus in hortum, eiusque corbulās saxīs frangāmus. 2. Cūr ad lītus voluistis mittere equōs, quōs ego ex agrīs dūxeram? 3. Īstīne ad cymbam, ut ibi convenīrēs nautās, eōrumque corbulās ad vīllam ferrēs? 4. Itaque humī sedēbant puerī quoque; nautae enim rapuerant subsellia, eaque ignī cōnsūmpserant. 5. Librōsne Mārcus in magistrum iacere voluit? Quid fēcerat magister?

A. L’agriculteur paresseux, que vous voyez près du bateau, nous écoute. Allons dans le jardin et brisons ses corbeilles avec des pierres. 2. Pourquoi avez-vous voulu envoyer au rivage les chevaux que moi j’avais amenés des champs? 3. Êtes-vous allés au bateau pour rencontrer les matelots et porter leurs corbeilles à la maison de campagne? 4. Et ainsi les garçons aussi étaient assis sur le sol; car les matelots avaient volé leurs bancs et les avaient incendiés. 5. Marc a-t-il voulu jeter des livres au maître? Qu’avait fait le maître?

B. Le loup et le renard

Ōlim in silvā lupus vulpēculam convēnit, cumque eā in agrōs iter facere coepit, ut agricolārum gallīnās raperet. Subitō autem vēnātōrēs magnōsque canēs audiunt. Tum lupus perterritae vulpēculae "Tū in arborem ēscendere potes," inquit. "Ego in spēluncam fugiam." Itaque cum vulpēcula misera in arborem ēscendere vellet neque posset, lupus celeriter cucurrit in spēluncam et in foliīs latuit. Vēnātōrēs interim ad arborem vēnerant vulpēculamque sagittīs iam occīdēbant. Tum lupus, cum id audīvisset, subitō ē spēluncā ērūpit et vehementer terruit vēnātōrēs, qui cum canibus celeriter per silvam fūgērunt. Ita lupus vulpēculam dēfessam adiūvit.

B. Une fois, dans la forêt, un loup rencontra un petit renard, et il commença à faire chemin avec lui dans les champs pour voler les poules des agriculteurs. Mais soudainement ils entendent des chasseurs et des grands chiens. Puis le loup dit au petit renard épouvanté: «Toi, tu peux monter dans l’arbre. Moi, je m’enfuirai dans la caverne.» Et ainsi quand le misérable petit renard voulait monter dans l’arbre et ne pouvait pas, le loup a couru rapidement dans la caverne et s’est caché dans les feuilles. Pendant ce temps, les chasseurs étaient venus à l’arbre et tuaient maintenant le petit renard avec des flèches. Puis le loup, quand il l’avait entendu, s’est précipité soudainement de la caverne et il a beaucoup effrayé les chasseurs, qui s’enfuirent avec leurs chiens à travers de la forêt. Ainsi, le loup a aidé le petit renard fatigué.

II. Traduisez en latin:

A. 1. Rencontrons les garçons dans les champs près de la caverne; car ils sont allés à l’arbre élevé pour trouver la cachette des petits renards. 2. Quand les agriculteurs l’entendirent, ils appelèrent six enfants à qui le matelot avait donné des corbeaux. 3. Demain j’irai dans la vallée pour rencontrer les chasseurs qui ont fait chemin beaucoup de milles à travers des bois pour acheter des chevaux. 4. Moi, je n’ai pas voulu attraper (prendre) les oiseaux. Mais les garçons qui étaient venus avec nous dans le jardin ont monté dans les arbres et ont jeté des pierres sur leurs nids.

A. Puerōs in agrīs prope spēluncam conveniāmus; nam ad arborem altam iērunt ut latebrās vulpēculārum invenīrent. 2. Agricolae cum id audīvissent, sex līberōs, quibus nauta corvōs dederat, vocavērunt. 3. Crās in vallem ībō ut vēnātōrēs conveniam, quī multa mīlia passuum iter fēcērunt per silvās ut equōs emerent. 4. Ego avīs capere nōluī. Puerī autem quī nōbiscum in hortum vēnerant arborēs escēndērunt saxaque in nīdōs iēcērunt.

B. 1. «Fuyons au rivage», dit Marc aux autres enfants. «Vos soeurs sont dans la tente et elles ne peuvent pas nous entendre.» 2. Nous rencontrerons bientôt le chasseur qui habite dans les bois», dit le maître. «Il s’assoit souvent là à l’ombre pour tuer les loups qui viennent des cavernes pour voler les enfants des agriculteurs. Une fois, il a ainsi été capable de prendre une petite ourse qu’il a amenée dans la ville. Là, trois matelots ont acheté l’ourse et l’ont amenée à (leur) navire.»

B. "Ad lītus fugiāmus," inquit Mārcus cēterīs līberīs. "Sorōrēs vestrae in tabernāculō sunt, neque nōs audīre possunt." 2. "Vēnātōrem, quī in silvīs habitat, mox conveniēmus," inquit magister. "Saepe in umbrā sedet ut lupōs occīdat, quī ē spēluncīs veniunt ut līberōs agricolārum rapiant. Ōlim parvam ursam ita capere potuit, quam in oppidum dūxit. Ibi trēs nautae ursam ēmērunt eamque ad nāvem dūxērunt."

LEÇON LI

LE MODE DE L’IMPÉRATIF

TEMPS DU PRÉSENT, VOIX ACTIVE

Le présent de l’impératif se rencontre uniquement à la deuxième personne du singulier et du pluriel.

VERBES RÉGULIERS

SINGULIER

PLURIEL

vocō

vocā

vocāte

habeō

habē

habēte

mittō

mitte

mittite

rapiō

rape

rapite

audiō

audī

audīte

Remarque

Deux verbes déjà connus (dūcō, faciō) et un verbe qui reste à apprendre (dīcō) perdent le e au singulier de l’impératif pour faire dīc, dūc, fac.

VERBES IRRÉGULIERS

SINGULIER

PLURIEL

ī

īte

ferō

fer

ferte

nōlō

nōlī

nōlīte

sum

es

este

Remarque

Pour mālō, volō et possum, il n’y a pas d’impératif.

VOCABULAIRE

mortuus, -a, -um, mort.
secūris, -is, (abl. ), f., hache, hache de guerre.

Phrase type

Nōlī (Nōlīte) id facere, Ne le fais (faites) pas.

Règle

Ce qu’on exprime en français par l’impératif avec ne s’exprime en latin par l’infinitif avec nōlī ou nōlīte. C’est le principal moyen d’exprimer la défense.

Exercices

I. Traduisez en français:

A. 1. Nōlīte frangere caput canis miserī, puerī. Ōlim, cum in aquam cecidissem, is mē adiūvit. 2. Aquam in hortum celeriter fer, Quīnte; ignis enim iam in folia cecidit. 3. In umbrā prope tabernāculum duās hōrās sedēte. Tum ego veniam, ut vōs domum dūcam. 4. Avium nīdōs, quī diū humī iacuerant, Mārcus tum in rāmīs collocābat.

A. Ne brisez pas la tête du malheureux chien, les garçons. Une fois, quand j’étais tombé dans l’eau, il m’a aidé. 2. Porte l’eau dans le jardin rapidement, Quintus; car le feu est maintenant tombé dans les feuilles. 3. Asseyez-vous deux heures à l’ombre près de la tente. Puis moi je viendrai pour vous conduire à la maison. 4. Marc plaça alors les nids des oiseaux, qui avaient été couchés longtemps sur le sol, dans les branches.

B. Le voleur prudent

Ōlim sīmia in arbore altā habitābat. Sub arbore erat spēlunca, in quam multae vulpēculae saepe ūvās gallīnāsque tulērunt. Sīmia ūvās rapere voluit; vulpēculās autem timēbat. Itaque corvō "Tū in spēluncam ī," inquit, "ūvāsque vulpēculārum rape." Corvus autem, quī in arbore tūtus sedēre mālēbat, "Lupum vocābō," inquit, "ut is ūvās gallīnāsque rapiat." Tum sīmia īrāta rāmum iēcit in caput corvī, quī miser ex arbore mortuus in spēluncam cecidit. Id cum audīvissent, vulpēculae perterritae ē spēluncā in latebrās tūtās celeriter fūgērunt. Interim sīmia mala in spēluncam laeta properāvit, ūvāsque rapuit.

B. Une fois, un singe vivait dans un arbre élevé. Il y avait sous l’arbre une caverne dans laquelle beaucoup de petits renards ont souvent porté des raisins et des poules. Le singe voulut voler les raisins; mais il craignait les petits renards. Et ainsi il dit au corbeau: «Toi, va dans la caverne et vole les raisins des petits renards». Mais le corbeau, qui préférait s’asseoir en sécurité dans l’arbre, dit: «J’appellerai le loup, pour qu’il vole les raisins et les poules». Puis le singe, en colère, jeta une branche sur la tête du corbeau, qui, malheureux, tomba mort dans la caverne. Quand ils l’avaient entendu, les petits renards, épouvantés, s’enfuirent rapidement de la caverne dans leurs cachettes sécuritaires. Pendant ce temps, le mauvais singe se hâta, heureux, dans la caverne et vola les raisins.

II. Traduisez en latin:

A. 1. Emparez(-vous) des haches que j’ai jetées dans la tente, les garçons, et hâtez(-vous) dans les champs pour tuer l’ourse. 2. N’allez pas au rivage, les filles. Je viendrai à la maison de campagne et je vous rencontrerai là-bas. 3. Envoie-moi l’agriculteur, Marc. Nous voulons prendre le corbeau et nous ne pouvons pas trouver sa cage. 4. Quand le loup avait entendu les chiens, il a aussi traversé le ruisseau; mais là l’agriculteur l’a tué avec une hache.

A. Secūrēs, quās in tabernāculum iēcī, capite, puerī, et in agrōs properāte ut ursam occīdātis. 2. Nōlīte ad lītus īre, puellae. Ad vīllam veniam vōsque ibi conveniam. 3. Agricolam mihi mitte, Mārce. Corvum capere volumus, neque caveam ejus invenīre possumus. 4. Lupus, cum canēs audivisset, rīvum trānsiit quoque; ibi autem agricola eum secūrī occīdit.

B. 1. «Ne nous effrayez pas», dit Julie aux garçons; «car nous portons des plats et nous ne voulons pas les briser.» 2. «Quand nous avions vu le matelot mort dans les bois», dit Marc, «nous avons couru à la maison de campagne; car les filles étaient épouvantées. Mais là-bas nous avons rencontré les chasseurs que tu as vus hier près du ruisseau.» 3. «Nos soeurs porteront les oeufs», dit Claudia, «et l’agriculteur est allé au champ pour appeler (ses) fils pour qu’ils portent les autres corbeilles.»

B. 1. "Nōlīte nōs terrēre," inquit Iūlia puerīs; "paterās enim ferimus, neque eās frangere volumus." 2. Nautam mortuum cum in silvīs vīdissēmus," inquit Mārcus, "ad vīllam cucurrimus; puellae enim perterritae erant. Ibi autem vēnātōrēs, quōs herī prope rīvum vīdistī, convēnimus. 3. Sororēs nostrae ōva ferent," inquit Claudia, "et agricola in agrum iit ut fīliōs vocāret, ut cēterās corbulās ferrent."

LEÇON LII

ADJECTIFS DE TROISIÈME DÉCLINAISON

fortis, -is, courageux, fort

SINGULIER

PLURIEL

Masc.

Fém.

Neut.

Masc.

Fém.

Neut.

Nom.

fortis

fortis

forte

fortēs

fortēs

fortia

Gén.

fortis

fortis

fortis

fortium

fortium

fortium

Dat.

fortī

fortī

fortī

fortibus

fortibus

fortibus

Acc.

fortem

fortem

forte

fortīs
fortēs

fortīs
fortēs

fortīs
fortēs

Abl.

fortī

fortī

fortī

fortibus

fortibus

fortibus

ācer, -cris, -cre, perçant, vif, énergique

SINGULIER

PLURIEL

Masc.

Fém.

Neut.

Masc.

Fém.

Neut.

Nom.

ācer

ācris

ācre

ācrēs

ācrēs

ācria

Gén.

ācris

ācris

ācris

ācrium

ācrium

ācrium

Dat.

ācrī

ācrī

ācrī

ācribus

ācribus

ācribus

Acc.

ācrem

ācrem

ācre

ācrīs
ācrēs

ācrīs
ācrēs

ācrīs
ācrēs

Abl.

ācrī

ācrī

ācrī

ācribus

ācribus

ācribus

Remarque

On remarquera que la forme masculine et la forme féminine de fortis sont identiques. Il en est de même pour ācer, excepté le nominatif singulier.

VOCABULAIRE

ācriter, adverbe, vivement, énergiquement.
fortiter, adverbe, courageusement.
pugnō, pugnāre, pugnāvī, pugnātum, combattre, se battre.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Ursās, cum diū ācriterque pugnāvissent, vēnātor fortis secūrī occīdit. 2. Properēmus ad lūdum, ut in viā Mārcum conveniāmus. 3. Cum vēnātōrem mortuum vīdissēs, cūr nōn ad lītus cucurristī, ut nautās fortīs vocārēs? 4. In hortum fortiter properāte, puellae, lupumque terrēte; mox enim agricolae ex agrīs cum canibus venient.

A. 1. Le chasseur tua les ourses quand elles avaient combattu longtemps et énergiquement. 2. Hâtons-nous à l’école pour rencontrer Marc dans la rue. 3. Quand tu avais vu le chasseur mort, pourquoi n’as-tu pas couru au rivage pour appeler les matelots courageux? 4. Hâtez-vous courageusement dans le jardin, les filles, et effrayez le loup; car bientôt les agriculteurs viendront des champs avec leurs chiens.

B. Les fils insoucieux de leurs devoirs

Prope silvam magnam cum tribus fīliīs validīs habitābat agricola, quī agrōs multōs habēbat equōsque pulchrōs. Ōlim, cum in agrōs īret dēfessus, puerīs "Mēcum venīte," inquit, "equōsque ad aquam dūcite." Puerī autem in umbrā humī mālēbant iacēre, nec patrem adiuvāre volēbant. Itaque, cum agricola iam ex hortō īsset, corvus, quī pigrōs fīliōs sub arboribus vīderat, ē silvā ursam vocāvit, quae laeta ē spēluncā properāvit, ut puerōs raperet. Eī miserī, cum ursam vīdissent, perterritī fugere nōn potuērunt; paterque mox sub arboribus fīliōs invēnit mortuōs. Ita puerī malī poenās dedērunt.

B. Un agriculteur qui avait beaucoup de champs et des beaux chevaux habitait près de la grande forêt avec ses trois fils robustes. Une fois, quand il était fatigué et qu’il allait dans les champs, il dit aux garçons: «Venez avec moi et conduisez les chevaux à l’eau.» Mais les garçons préféraient se coucher à l’ombre sur le sol et ils ne voulaient pas aider leur père. Et ainsi, quand l’agriculteur était maintenant allé du jardin, un corbeau, qui avait vu les garçons paresseux sous les arbres, appela une ourse de la forêt, qui se hâta de sa caverne heureuse, pour s’emparer des garçons. Ces misérables, quand ils avaient vu l’ourse, ont été épouvantés et ne purent s’enfuir; et le père trouva bientôt ses fils morts sous les arbres. Ainsi les méchants garçons ont été punis.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Les loups viendront à la dérobée des bois pour manger votre singe, les garçons. 2. Ne vous battez pas, matelots. Les agriculteurs que Marc a appelés viennent de la vallée; je peux entendre leurs chiens. 3. Les filles étaient dans la cour et elles n’ont pas vu le loup. 4. Les garçons dont tu as rencontré les pères hier iront bientôt au rivage pour prendre des poissons.

A. 1. Lupī ē silvīs fūrtim venient ut sīmiam vestram edant, puerī. 2. Nōlīte pugnāre, nautae. Agricolae, quōs Mārcus vocāvit, ē vallē veniunt; canēs eōrum audīre possum. 3. Puellae in āreā erant, neque lupum vīdērunt. 4. Puerī, quōrum patrēs herī convēnistī, mox ad lītus ībunt ut piscīs capiant.

B. 1. «Les matelots courageux que mon frère a aidés», dit Quintus, «sont allés aux bois pour trouver le loup.» 2. «Marc avait commencé de ne pas vouloir (y) aller», dit Claudia; «mais quand il a entendu la mer, il a couru rapidement au bateau que le matelot avait donné à mes soeurs.» 3. «Courez à la maison de campagne, les enfants», dit l’agriculteur. «J’ai vu une ourse dans les bois aujourd’hui et je n’ai pas pu la tuer.» 4. «Ne craignez pas les matelots ivres, les garçons», dit le maître. «Ils ne peuvent pas effrayer les chiens qui viennent maintenant courageusement du champ.»

B. 1. "Nautae fortēs quōs frāter meus adiūvit," inquit Quīntus, "ad silvās iērunt ut lupum invenīrent." 2. "Mārcus coeperat nōlle īre," inquit Claudia; "cum autem mare audiverat, ad cymbam celeriter cucurrit quam nauta sorōribus meīs dederat." 3. "Ad vīllam currite, līberī," inquit agricola. "Ursam in silvīs hodiē vīdī neque eam occīdere potuī." 4. "Nautās ēbriōs nōlīte timēre, puerī," inquit magister. "Canēs, quī fortiter ex agrō nunc veniunt, terrēre nōn possunt."

LEÇON LIII

LA QUATRIÈME DÉCLINAISON
(LA DÉCLINAISON EN U)

exercitus, armée

SINGULIER

PLURIEL

Nominatif

exercitus

exercitūs

Génitif

exercitūs

exercituum

Datif

exercit

exercitibus

Accusatif

exercitum

exercitūs

Ablatif

exercitū

exercitibus

Remarque

Le nominatif singulier se termine par un u bref, tandis que le -us au génitif singulier et au nominatif et accusatif pluriels est long.

Genre. Les noms de la quatrième déclinaison en -us sont masculins ou (rarement) féminins. Pour connaître la forme des noms neutres, veuillez consulter une grammaire latine.

VOCABULAIRE

fluctus, -ūs, m. vague, flot.
impetus, -ūs, m. charge, attaque.
imperātor, -ōris, m. général.
abscīdō, abscīdere, abscīdī, abscīsus, séparer en coupant, trancher.
lūdō, lūdere, lūsī, lūsum, jouer.
parō, parāre, parāvī, parātus, préparer. Parfois construit avec l’infinitif présent.

IMPARFAIT MARQUANT L’HABITUDE

En plus de l’emploi que nous connaissons déjà, l’imparfait de l’indicatif indique souvent l’événement qui se déroule dans le passé de façon répétée ou habituelle; par exemple: Ē silvā ursae in agrōs veniēbant, Les ourses venaient souvent de la forêt aux champs ou Les ourses avaient l’habitude de venir de la forêt aux champs. On emploira parfois l’imparfait de cette manière dans les exercices.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. Imperātor autem exercitum fortem ē silvā ad lītus dūxit, ibique in nautās malōs impetum ācrem fēcit. 2. Vōs quoque, agricolae, nōlīte timēre, sed fortiter ad vīllam currite; nōs enim interim nautās vocābimus et in vallem mittēmus. 3. Prope īnsulam fluctūs sunt magnī, nautaeque ibi saxa timent. 4. Agricolārum fīliae humī collocāvērunt avium nīdōs, eōsque ignī cōnsūmpsērunt; interim puerī corvī caveam pulchram in mare iēcērunt.

A. 1. Mais le général conduisit l’armée courageuse de la forêt au rivage et là il fit une attaque énergique contre les méchants matelots. 2. Vous aussi, agriculteurs, ne craignez pas, mais courrez courageusement à la maison de campagne; nous, pendant ce temps, nous appellerons les matelots et (les) enverrons dans la vallée. 3. Près de l’île les vagues sont grandes et les matelots craignent les rochers là-bas. 4. Les filles des agriculteurs placèrent les nids des oiseaux sur le sol et les incendièrent; pendant ce temps, les garçons jetèrent la belle cage du corbeau dans la mer.

B. Le frère repentant

In vīllā habitābant puer et puella, quōrum māter diū mortua erat. Pater saepe per silvam ībat in oppidum; interim līberī prope vīllam lūdēbant. Ōlim, cum puella in āreā esset, frāter malus eius pūpae caput abscīdit. Itaque puella vehementer īrāta in silvam properāvit, neque eam frāter invenīre potuit. Mox ē silvā vēnit agricolae fīlius, quī ibi lupum magnum vīderat. Tum frāter perterritus cum cane validō in silvam celeriter cucurrit, ut sorōrem invenīret. Ibi humī iacēbat puella dēfessa, eamque edere lupus parābat. Sed canis fortis, cum id vīdisset, in lupum fortiter fēcit impetum. Ita caput lupī, cum is ācriter cum cane pugnāret, puer secūrī frēgit.

B. Dans une maison de campagne habitaient un garçon et une fille, dont la mère était morte depuis longtemps. Leur père allait souvent à la ville à travers de la forêt; pendant ce temps, les enfants jouaient près de la maison de campagne. Une fois, quand la fille était dans la cour, le méchant frère a tranché la tête de sa poupée. Et ainsi la fille, très en colère, se hâta dans la forêt et son frère ne put pas la trouver. Bientôt vint de la forêt le fils de l’agriculteur, qui y avait vu un grand loup. Puis le frère, épouvanté, courut rapidement dans la forêt avec un chien robuste, pour trouver sa soeur. Là la fille fatiguée était couchée sur le sol et le loup (se) préparait à la manger. Mais le chien courageux, quand il a vu cela, fit courageusement une attaque contre le loup. Ainsi le garçon brisa la tête du loup avec une hache quand il combattait énergiquement avec le chien.

II. Traduisez en latin:

A. Quand les agriculteurs que le général avait appelés sont venus au rivage, ils voulaient traverser à l’île; mais ils ne pouvaient pas, parce que les vagues étaient grandes. 2. Tranchons les queues des poissons et lançons-les dans l’eau; les autres poissons les mangeront. 3. Le cuisinier prépare le dîner. Jouons maintenant à l’ombre. J’appellerai le garçon obèse que nous avons rencontré sur le rivage.

A. 1. Agricolae quōs imperātor vocaverat, cum ad lītus vēnissent, ad īnsulam trānsīre voluērunt; sed nōn potuērunt, quia fluctūs erant magnī. 2. Caudās piscium abscīdāmus eāsque in aquam iaciāmus; cēterī piscēs eās edent. 3. Coquus cēnam parat. Nunc in umbrā lūdāmus. Puerum obēsum, quem hodiē in lītore convēnimus, vocābō.

B. 1. «Le général (se) préparait à incendier le navire», dit le matelot. «Mais nous, nous n’avons pas voulu le faire; et ainsi il a envoyé les agriculteurs pour qu’ils appellent les autres matelots.» 2. «Quand les enfants jouaient sur le rivage», dit Julie, «les vagues ont détruit leur bateau.» 3. «Cependant», dit Marc, «l’ourse a fait une attaque énergique contre les chiens; car il y avait trois petites ourses dans la caverne.» 4. «Pourquoi as-tu tranché la tête de ma poupée, Quintus?» s’exclama Claudia. «J’irai dans les bois et les ourses me mangeront là-bas.» «Ne cours pas dans les bois», dit Quintus. «Je ne tuerai pas les autres poupées.»

B. 1. "Imperātor nāvem ignī cōnsūmere parābat," inquit nauta. "Nōs autem id facere nōluimus; itaque agricolās mīsit ut cēterōs nautās vocārent." 2. Cum līberī in lītore lūderent," inquit Iūlia, "fluctūs cymbam eōrum cōnsūmpsērunt." 3. "Ursa autem," inquit Mārcus, "impetum acrem in canēs fēcit; trēs enim ursae parvae in spēluncā erant." 4. "Cūr caput pūpae meae abscīdistī, Mārce?" inquit Claudia. "In silvās ībō ibique ursae mē edent." "Nōlī in silvās currere," inquit Quīntus. "Cēterās pūpās nōn occīdam."

LEÇON LIV

LA VOIX PASSIVE

Le passif du parfait, plus-que-parfait et futur antérieur se forme de la même façon dans toutes les conjugaisons, c’est-à-dire en ajoutant au participe passé (le quatrième temps primitif) certaines formes de sum. Ainsi, un seul modèle convient à toutes les conjugaisons:

vocō, vocāre, vocāvī, vocātus

VOIX PASSIVE

TEMPS DU PARFAIT

INDICATIF

SUBJONCTIF

SINGULIER

SINGULIER

1re personne

vocātus sum

vocātus sim

2e personne

vocātus es

vocātus sīs

3e personne

vocātus est

vocātus sit

PLURIEL

PLURIEL

1re personne

vocātī sumus

vocātī sīmus

2e personne

vocātī estis

vocātī sītis

3e personne

vocātī sunt

vocātī sint

TEMPS DU PLUS-QUE-PARFAIT

INDICATIF

SUBJONCTIF

SINGULIER

SINGULIER

1re personne

vocātus eram

vocātus essem

2e personne

vocātus eras

vocātus essēs

3e personne

vocātus erat

vocātus esset

PLURIEL

PLURIEL

1re personne

vocātī erāmus

vocātī essēmus

2e personne

vocātī erātis

vocātī essētis

3e personne

vocātī erant

vocātī essent

FUTUR ANTÉRIEUR DE L’INDICATIF

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

vocātus erō

vocātī erimus

2e personne

vocātus eris

vocātī eritis

3e personne

vocātus erit

vocātī erunt

Remarque

Le participe vocātus se décline de la même manière que bonus. On l’accorde en nombre et en genre avec le sujet de la phrase. Par commodité, seule la forme masculine est indiquée dans les tableaux, mais on emploira le genre approprié selon le contexte, par exemple: Claudia vocāta est, puellae vocātae sunt, etc.

TRADUCTION DE LA VOIX PASSIVE

La voix passive peut se traduire en français de plusieurs manières. Par exemple: Mārcus vocātus est, peut se traduire Marc a été appelé, on a appelé Marc, ou encore Marc s’est fait appeler.

En prenant vocō pour modèle, faites le parfait, plus-que-parfait et futur antérieur de habeō, mittō, ferō, rapiō et audiō.

VOCABULAIRE

bellum, -ī, n. guerre.
hostis, -is (abl. -e), m. et f., ennemi.
accipiō, accipere, accēpī, acceptus, recevoir, accepter.
pāx, pācis, f. paix.
gerō, gerere, gessī, gestus, faire, exécuter.
remittō, remittere, remīsī, remissus, renvoyer, rendre.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Hostium imperātor nōbīscum iam octō annōs bellum gesserat, neque capta erant oppida nostra. 2. Sorōrēs meae, cum in silvam īssent, subitō in ursārum spēluncam cecidērunt, et ita occīsae sunt. 3. Cum sex mīlia passuum iter fēcissēmus, ad locum idōneum vēnimus; moxque sub arboribus latuerāmus, ut corvōs caperēmus.

A. 1. Le général des ennemis avait fait la guerre contre nous maintenant huit ans et nos villes n’avaient pas été prises. 2. Quand mes soeurs étaient allées dans la forêt, soudainement elles sont tombées dans la caverne des ourses et ainsi elles ont été tuées. 2. Quand nous avions fait chemin six milles, nous sommes venus à un lieu convenable; bientôt nous nous étions cachés sous les arbres pour prendre des corbeaux.

B. Le maître d’école déloyal

Multī puerī parvī, quōrum patrēs tum fortiter cum hostibus bellum gerēbant, cum magistrō ex oppidō in agrōs veniēbant, ut ibi lūderent. Saepe ita fēcerant; sed ōlim, cum multa mīlia passuum per agrōs īssent, subitō magister malus puerōs perterritōs ad hostium exercitum dūxit, eōsque imperātōrī dedit. Is autem īrātus nōlēbat accipere puerōs, quī ita ad eum ductī erant. Itaque magistrum in oppidum, puerōs domum remīsit. Ibi cum magister poenās dedisset, pāx cum hostium imperātōre bonō facta est.

B. Beaucoup de petits garçons, dont les pères faisaient alors la guerre courageusement contre les ennemis, venaient avec leur maître de la ville aux champs pour y jouer. Ils avaient fait ainsi souvent; mais une fois, quand ils étaient allés beaucoup de milles à travers des champs, soudainement le méchant maître conduisit les garçons épouvantés à l’armée des ennemis et les donna au général. Celui-ci, cependant, en colère, ne voulait pas recevoir les garçons qui avaient été conduits à lui ainsi. Et ainsi il renvoya le maître dans la ville, les garçons à la maison. Là, quand le maître avait été puni, la paix a été faite avec le bon général des ennemis.

II. Traduisez en latin:

A. 1. Ne faites pas la paix avec l’ennemi (les ennemis). 2. Nous avons été renvoyés des collines au rivage et ne pouvons pas aider nos pères et mères qui habitent dans la vallée. 3. Quand la guerre avait été faite (exécutée) pendant cinq ans, les généraux des ennemis ont voyagé à la dérobée beaucoup de milles à travers de la forêt pour incendier notre ville. 4. Tes coupes ont-elles été brisées, cuisinier? Car quand je traversais un ruisseau, la corbeille est tombée soudainement dans l’eau.

A. 1. Nōlī cum hoste pācem facere. 2. Ē collibus ad lītus remissī sumus neque patrēs (nostrōs) mātrēsque, quī in valle habitant, adiuvāre possumus. 3. Bellum cum quīnque annōs gestum esset, hostium imperātōrēs multa mīlia passuum per silvam fūrtim iter fēcērunt ut oppidum nostrum ignī cōnsūmerent. 4. Pōculane tua fracta sunt, coque? Nam cum rīvum trānsīrem, corbula subitō in aquam cecidit.

B. «Le singe ne voulait pas recevoir le petit renard dans la cage», dit le matelot; «et ainsi ils (se) sont battus longtemps.» 2. «Une fois», dit le maître, «un grand navire a été brisé par les vagues. Sur le rivage, il y avait des agriculteurs robustes qui voulaient aider les malheureux matelots et ils ne pouvaient pas.» 3. «Les colombes contre lequelles le corbeau fit une attaque énergique», dit l’agriculteur, «ont été tués; elles sont maintenant couchées sur le sol près de la maison de campagne.» «Portons-les aux bois», dit Marc, «et jetons-les dans la caverne des ourses.»

B. 1. "Sīmia vulpēculam in caveam accipere nōlēbat," inquit nauta; "itaque ācriter et diū pugnavērunt." 2. "Ōlim," inquit magister, "magna nāvis fluctibus ibi fracta est. In lītore erant agricolae validī quī nautās miserōs adiuvāre volēbant neque poterant." 3. "Columbae in quās corvus ācrem impetum fēcit," inquit agricola, "occīsae sunt; nunc humī iacent prope vīllam." "Eās ad silvās ferāmus," inquit Mārcus," eāsque iaciāmus in ursārum spēluncam."

LEÇON LV

LE PRONOM D’IDENTITÉ ET LE PRONOM INTENSIF

īdem, eadem, idem, le même

SINGULIER

Masc.

Fém.

Neut.

Nom.

īdem

eadem

idem

Gén.

eiusdem

eiusdem

eiusdem

Dat.

eīdem

eīdem

eīdem

Acc.

eundem

eandem

iddem

Abl.

eōdem

eādem

eōdem

PLURIEL

Masc.

Fém.

Neut.

Nom.

eīdem
iīdem
īdem

eaedem

eadem

Gén.

eōrundem

eārundem

eōrundem

Dat.

eīsdem
iīsdem
īsdem

eīsdem
iīsdem
īsdem

eīsdem
iīsdem
īsdem

Acc.

eōsdem

eāsdem

eadem

Abl.

eīsdem
iīsdem
īsdem

eīsdem
iīsdem
īsdem

eīsdem
iīsdem
īsdem

ipse, ipsa, ipsum, lui-même, elle-même.

SINGULIER

PLURIEL

Masc.

Fém.

Neut.

Masc.

Fém.

Neut.

Nom.

ipse

ipsa

ipsum

ipsī

ipsae

ipsa

Gén.

ipsīus

ipsīus

ipsīus

ipsōrum

ipsārum

ipsōrum

Dat.

ipsī

ipsī

ipsī

ipsīs

ipsīs

ipsīs

Acc.

ipsum

ipsam

ipsum

ipsōs

ipsās

ipsa

Abl.

ipsō

ipsa

ipsō

ipsīs

ipsīs

ipsīs

Remarque 1

On remarque que īdem est un composé de is, ea, id.

Remarque 2

Joint à un verbe, ipse se rapporte au pronom, même implicite; par exemple: Ipsī ad lītus properāvimus, Nous avons nous-mêmes couru au rivage.

Note

Ces pronoms (et plusieurs autres) peuvent servir soit d’adjectif, soit de nom. Le neutre au nominatif et accusatif, quand il sert de nom, signifie «chose»; par exemple: Idem vidēmus, Nous voyons la même (chose), Eadem audīvērunt, Ils ont entendu les mêmes (choses), etc.

VOCABULAIRE

flūmen, -inis, n. rivière, fleuve.
mīles, -itis, m. soldat.
statim, adverbe, aussitôt, immédiatement.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Hostēs iam puerōs puellāsque occīdēbant; nōs idem faciēbāmus. 2. Ipsīus imperātōris fīlius in agrīs occīsus est; tum pater statim pācem nōbīscum fēcit. 3. Caput mīlitis fortis abscīsum est, et in oppidum remissum. 4. Nōlī fugere, Quīnte, sed fortiter parvās ursās rape; nōs enim ursās cēterās terrēbimus.

A. 1. Les ennemis tuaient maintenant les garçons et les filles; nous, nous faisons la même (chose). 2. Le fils du général même a été tué dans les champs; puis le père fit la paix avec nous immédiatement. 3. La tête du courageux soldat a été tranché et renvoyée dans la ville. 4. Ne (t')enfuis pas, Quintus, mais saisis courageusement les petites ourses; car nous, nous effraierons les autres ourses.

B. Un soldat en congé

"Ōlim," inquit avus meus, "vēnātor ē silvā vēnit in oppidum, ut secūrēs trīs emeret. Cum autem domum īret, mīles ēbrius, quī sub arbore altā sedēbat, in eum subitō impetum ācrem fēcit, secūrēsque rapere voluit. Tum vēnātor vehementer īrātus hōrās duās cum mīlite ācriter pugnāvit, nec eum occīdere potuit. Interim autem in silvam vēnerat imperātor ipse; quī statim, cum mīlitem vīdisset ēbrium, vēnātōrem adiūvit, mīlitemque in oppidum remīsit, ut ibi poenās daret."

B. «Une fois», dit mon grand-père, «un chasseur vint de la forêt dans la ville pour acheter trois haches. Mais quand il allait à la maison, un soldat ivre, qui était assis sous un arbre élevé, fit soudainement une attaque énergique contre lui et voulut voler les haches. Puis le chasseur, très en colère, se battit contre le soldat énergiquement pendant deux heures, mais il n’a pas pu le tuer. Pendant ce temps, le général lui-même était venu dans la forêt; lequel, quand il avait vu le soldat ivre, aida immédiatement le chasseur et renvoya le soldat dans la ville pour être puni.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Renvoyons immédiatement le général lui-même; car la paix a été faite maintenant avec l’ennemi (les ennemis). 2. Les fils du général ont été reçus, mais ses filles ont été renvoyés au navire. 3. Le bateau a été jeté sur les rochers par les vagues. Les matelots fatigués eux-mêmes le porteront à la rivière. 4. La guerre avait été faite (pendant) beaucoup d’années; mais les ennemis (se) préparaient maintenant à faire la paix.

A. 1. Ipsum imperātōrem statim remittāmus; pāx enim cum hostibus iam facta est. 2. Fīliī imperātōris acceptī sunt, fīliae autem eius ad nāvem remissae sunt. 3. Cymba in saxa fluctibus iacta erat. Ipsī nautae dēfessī eam ad flūmen ferent. 4. Bellum multōs annōs gestum erat; hostēs autem iam parabant pācem facere.

B. 1. «Amenez-moi (amenez vers moi) les mêmes garçons, Quintus», dit le soldat; «Je veux les renvoyer à leurs pères courageux.» 2. «Qu’a été fait alors», demanda Quintus, «quand l’armée avait fait une attaque énergique contre la ville et n’a pas pu briser la porte?» 3. «Les agriculteurs tranchaient les queues des chevaux», dit Claudia. «Puis les chevaux n’étaient pas joyeux.» 4. «Quand nous jouions près de la rivière», dit Julie, «Nous avons entendu le même matelot ivre qui a effrayé les filles hier; et ainsi nous avons couru immédiatement à la maison de campagne.»

B. 1. "Eōsdem puerōs ad me fer, Quīnte," inquit mīles; "eōs patribus eōrum fortibus remittere volō." 2. "Quid tum factum est," inquit Quīntus, "cum exercitus impetum ācrem in oppidum fēcisset, neque portam frangere potuisset?" 3. "Agricolae caudās equōrum abscīdēbant," inquit Claudia. "Tum equī laetī nōn erant." 4. Cum prope flūmen lūderemus," inquit Iūlia, "eundem nautam ēbrium audivimus quī puellās herī terruit; itaque statim ad vīllam cucurrimus."

LEÇON LVI

LA PREMIÈRE CONJUGAISON (CONJUGAISON EN Ā)

vocō

VOIX PASSIVE

MODE DE L’INDICATIF

MODE DU SUBJONCTIF

TEMPS DU PRÉSENT

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

vocor

vocāmur

vocer

vocēmur

2e personne

vocāris
vocāre

vocāminī

vocēris
vocēre

vocēmini

3e personne

vocātur

vocantur

vocētur

vocentur

TEMPS DE L’IMPARFAIT

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

vocābar

vocābāmur

vocārer

vocārēmur

2e personne

vocābāris
vocābāre

vocābāminī

vocārēris
vocārēre

vocārēmini

3e personne

vocābātur

vocābantur

vocārētur

vocārentur

TEMPS DU FUTUR

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

vocābor

vocābimur

2e personne

vocāberis
vocābere

vocābiminī

3e personne

vocābitur

vocabuntur

MODE DE L’IMPÉRATIF: TEMPS DU PRÉSENT

SINGULIER

PLURIEL

2e personne

vocāre

vocāminī

INFINITIF PRÉSENT

vocārī

Remarque 1.

Avant d’apprendre les formes de l’indicatif et du subjonctif, veuillez noter que (1) la troisième personne se forme toujours, à la voix passive, en ajoutant -ur à la forme active; et que (2) la première personne ajoute r au ō final de la forme active (le ō devient bref), ou bien elle le substitue au m ou s finals.

Remarque 2.

Remarquez les similarités entre l’impératif présent et la deuxième personne de l’indicatif présent à la voix passive.

VOCABULAIRE

nox, noctis, f. nuit.
castra, -ōrum, n. camp.

Remarque

Au pluriel, nox a les terminaison du radical en i.

Phrase type

Ursae enim ā vēnātōre occīsae erant, Car les ourses avaient été tuées par le chasseur.

Règle

Avec un verbe à la voix passive, la personne qui accomplit le geste prend le cas de l’ablatif avec la préposition ā, ab. On appelle cette construction l’ablatif d’agent.

Remarque 1.

On doit distinguer nettement entre l’ablatif d’agent et l’ablatif sans préposition employé pour indiquer le moyen employé pour accomplir une action; par exemple: Ursae enim scūrī occīsae erant, Car les ourses avaient été tuées avec une hache. Dans cet exemple, on ne mentionne pas du tout celui qui accomplit l’action; mais le moyen employé pour l’accomplir est exprimé par secūrī.

Remarque 2.

Les deux formes de la préposition ā, ab ont le même sens. La forme ab sert devant un nom à l’ablatif qui commence avec une voyelle ou un h.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Nam mīlitēs, quī ad flūmen ierant, ibi statim ab hostibus eīsdem captī sunt. 2. Parābāsne vulpēculās in silvam remittere? Mārcus ipse in corbulā eās collocābit et in silvam feret. 3. Cūr bellum ā mīlitibus nostrīs sex annōs cum hostibus fortibus gestum erat? 4. Imperātor īdem, quia pācem nōbīscum facere nōn potuerat, flūmen statim trānsiit, ut ā cēterīs hostibus adiuvāri posset.

A. Car les soldats, qui étaient allés à la rivière, y furent soudainement capturés par les ennemis. 2. (Te) préparais-tu à renvoyer les petits renards dans la forêt? Marc lui-même les placera dans une corbeille et les renverra dans la forêt. 3. Pourquoi la guerre a-t-elle été faite par nos soldats pendant six ans contre les ennemis courageux? 4. Le même général, puisqu’il ne pouvait pas faire la paix avec nous, traversa immédiatement la rivière afin qu’il fût aidé par les autres ennemis.

B. Les soldats courageux

Puerī trēs in vīllā prope flūmen magnum habitābant, ibique piscīs pulchrōs saepe cēpērunt. Sed ōlim, cum in rīpā corbulae cum piscibus collocātae essent, subitō ē silvā ērūpit ursa parva, quae terruit puerōs, piscēsque rapere coepit. Sed iam pater ipse puerōrum ex agrīs properābat, ut ursam occīderet; quae perterrita in arborem ēscendit, moxque in rāmō magnō sedēbat. Statim autem agricola quoque ēscendit, rāmumque abscīdere parābat. Itaque ursa, cum in rāmōs cēterōs trānsīre vellet, ad terram in caput cecidit, et ā canibus occīsa est. Tum mīlitēs trēs, quī in umbrā interim latuerant, iam fortiter ē latebrīs properāvērunt, caputque ursae abscīdērunt; quod mox tulērunt in castra imperātōrīque dedērunt.

B. Trois garçons vivaient dans une maison de campagne près d’un grand fleuve; là, ils prirent souvent de beaux poissons. Mais une fois, quand les corbeilles avaient été placées sur le rivage avec les poissons, soudainement une petite ourse se précipité de la forêt, laquelle effraya les garçons et commença à voler les poissons. Mais le père des garçons lui-même (se) hâtait maintenant des champs pour tuer l’ourse; laquelle, épouvantée, monta dans l’arbre et bientôt était assise sur une grande branche. Mais l’agriculteur aussi monta immédiatement et (se) préparait à trancher la branche. Et ainsi l’ourse, quand elle voulait traverser dans les autres branches, tomba vers la terre sur la tête et fut tuée par les chiens. Puis trois soldats, qui s’étaient cachés pendant ce temps à l’ombre, se hâtèrent maintenant courageusement de (leur) cachette et tranchèrent la tête de l’ourse, qu’ils portent au camp et donnèrent au général.

II. Traduisez en latin:

A. 1. Renvoyons les nids à la maison de campagne afin qu’ils soient donnés immédiatement aux petites filles. 2. Quand les soldats étaient appelés au camp par le général, les ennemis traversèrent rapidement la rivière avec une grande armée et incendièrent nos navires. 3. Ne vous assoyez pas sur la table des poupées, les garçons; Quintus l’a brisée hier. 4. Quand nous (nous) étions hâtés rapidement des bois à la maison afin que le loup que nous avions pris soient immédiatement placé dans une cage, l’agriculteur a refusé de le recevoir; et nous n’avons pas pu renvoyer le loup aux bois, parce qu’il était maintenant nuit.

A. 1. Nīdōs ad vīllam remittāmus, ut parvīs puellīs statim dentur. 2. Mīlitēs cum ab imperātōre ad castra vocābāntur, hostēs celeriter flūmen cum magnō exercitū trānsiit nāvēsque nostrās ignī cōnsūmpsērunt. 3. Nōlīte in pupārum mensā sedēre, puerī; Quīntus eam herī frēgit. 4. Cum domum ā silvīs properāvissemus ut lupus, quem cēperāmus, statim in caveam collocāretur, agricola eum accipere nōluit; neque lupum ad silvās remittere potuimus, quia nox iam erat.

B. 1. «Hâtons-nous immédiatement au camp», dirent les mêmes soldats; «car les ennemis traverseront bientôt la rivière et nous craignons la nuit.» 2. «Quand une attaque énergique avait été faite contre notre armée», dit notre grand-mère, «les autres soldats s’enfuirent dans les bois; mais votre grand-père, qui était général, fit route lui-même beaucoup de milles à travers de la nuit à un petit camp pour avertir les matelots qui avaient été envoyés des autres îles au rivage.»

B. "Statim ad castra properemus," inquiunt eīdem mīlitēs; "hostēs enim flūmen mox trānsībunt neque noctem timēmus." 2. "Cum ācer impetus ab hostibus in exercitum nostrum factus esset," inquit avia nostra, "cēterī mīlitēs in silvās fūgērunt; avus autem vester, quī imperātor erat, ipse multa mīlia passuum per noctem ad parva castra iter fēcit ut nautās, quī ē cēterīs īnsulīs ad lītus missī erant, monēret."

LEÇON LVII

LE PRONOM INDÉFINI

quīdam, quaedam, quoddam, un certain

SINGULIER

Masc.

Fém.

Neut.

Nom.

quīdam

quaedam

quoddam

Gén.

cuiusdam

cuiusdam

cuiusdam

Dat.

cuidam

cuidam

cuidam

Acc.

quendam

quandam

quoddam

Abl.

quōdam

quādam

quōdam

PLURIEL

Masc.

Fém.

Neut.

Nom.

quīdam

quaedam

quaedam

Gén.

quōrundam

quārundam

quōrundam

Dat.

quibusdam

quibusdam

quibusdam

Acc.

quōsdam

quāsdam

quaedam

Abl.

quibusdam

quibusdam

quibusdam

Note

Ce pronom est pris ici pris comme un adjectif. Pris comme un nom, le nominatif et l’accusatif singulier du neutre est quiddam, une certaine (chose).

Remarque

À titre d’aide-mémoire, remarquez les similarités entre les formes de quīdam et celles du pronom relatif quī.

VOCABULAIRE

nūbēs, -is (abl. -e), f. nuage.
igitur, conjonction (placé après un mot, jamais en tête de phrase), donc.
āter, -tra, -trum, noir, sombre.
māne, adverbe, le matin, tôt.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Mīlitēs īdem ad castra māne ībunt, ut ab imperātōre ipsō adiuventur. 2. Tum imperātor fortis cum exercitū parvō statim flūmen quoddam trānsiit, et per noctem in hostium agrōs iter fēcit. 3. Eāmus in silvam, ut avium nīdōs inveniāmus. Validōs puerōs vocā, Quīnte. 4. Equī ātrī, cum ā mīlite quōdam ad flūmen ductī essent, in aquam celeriter cucurrērunt.

A. 1. Les mêmes soldats iront au camp tôt pour être aidés par le général lui-même. 2. Puis le général courageux, avec (sa) petite armée, traversa immédiatement une certaine petite rivière et fit chemin à travers de la nuit dans les champs des ennemis. 3. Allons dans la forêt pour trouver les nids des oiseaux. Appelle les garçons robustes, Quintus. 4. Les chevaux noirs, quand ils avaient été conduits par un certain soldat au fleuve, coururent rapidement dans l’eau.

B. Le vol du pique-nique

In lūdō quōdam cum magistrō habitābant puerī paucī. Ōlim, cum iam nox esset magisterque in lectō iacēret, puerī fūrtim ē lūdō iērunt in agrōs, mālaque agricolārum multa rapuērunt. Tum, cum rīvum trānsīssent ad īnsulam parvam, prope ignem, quem ē rāmīs fēcerant, mox humī iacēbant, ut māla ederent. Sed subitō in caelō erant multae nūbēs ātrae, neque lūnam iam vidēre poterant puerī; quī igitur perterritī per noctem domum currere coepērunt. Ita duo, quī obēsī erant, in rīvum cecidērunt, māneque mortuī inventī sunt. Cēterī autem, ut poenās darent, ā magistrō missī sunt ad agricolās, quōrum māla rapuerant.

B. Dans une certaine école habitaient quelques garçons avec (leur) maître. Une fois, quand il était déjà nuit et que le maître était couché dans (son) lit, les garçons sont allés à la dérobée de l’école aux champs et ont volé beaucoup de pommes des agriculteurs. Puis, quand ils avaient traversé un ruisseau vers une île, ils étaient couchés sur le sol pour manger les pommes près d’un feu qu’ils avaient fait de branches. Mais soudainement il y avait dans le ciel beaucoup de nuages noirs et les garçons ne pouvaient plus voir la lune; ils (étaient) donc épouvantés (et) commencèrent à courir à la maison à travers de la nuit. Ainsi, deux (garçons), qui étaient obèses, tombèrent dans le ruisseau et ont été trouvés morts le matin. Mais les autres ont été envoyés aux agriculteurs, dont ils avaient volé les pommes, pour être punis.

II. Traduisez en latin:

A. 1. Quand les filles sont allées dans la cour pour appeler les garçons, ils ont vu des nuages noirs dans le ciel. 2. Donc, certains soldats se sont hâtés à la maison de campagne et ont volé les chevaux qui avaient été pris par l’ennemi (les ennemis). 3. Pendant que l’agriculteur lui-même était appelé par le matelot, ses fils (se) préparaient à envoyer des chevaux au camp. 4. Les ennemis avaient maintenant fait la même chose; et ainsi nous voulions faire la paix avec eux aussitôt.

A. 1. Puellae cum in āream īssent ut puerōs vocārent nūbēs ātrās in caelō vīdērunt. 2. Quīdam igitur mīlitēs ad vīllam properāvērunt equōsque, quī ab hostibus captī erant, rapuērunt. 3. Cum ipse agricola ā nautā vocārētur, fīliī eius equōs ad castra mittere parābant. 4. Hostēs idem iam fēcerant; itaque cum eīs pācem statim facere voluimus.

B. 1. «Pendant que les chiens jouaient dans la cour près de la maison de campagne», dit Marc, «un loup est venu à la dérobée dans le jardin et il a fait une attaque énergique contre la petite ourse.» 2. «Courons bravement dans l’eau», dit Quintus; «car le bateau a été rempli de vagues et les filles sont épouvantées.» 3. «Le matin», dit le matelot, «nous enverrons certains chasseurs au même endroit pour rencontre les autres généraux.» 4. «Notre général», dit mon grand-père, «n’avait pas voulu recevoir les soldats courageux et les agriculteurs. Et ainsi le fils d’un certain agriculteur (s')est hâté à travers de la nuit au camp des ennemis et a conduit les soldats au rivage pour capturer nos navires.»

B. 1. "Canēs cum in āreā prope vīllam lūderent," inquit Mārcus, "lupus fūrtim in hortum venit impetumque ācrem in parvam ursam fēcit." 2. "In aquam fortiter currāmus," inquit Quīntus; "cymba enim fluctibus complēta est et puellae perterritae sunt." 3. "Māne," inquit nauta, "quōsdam vēnātōrēs mittēmus ad idem locum ut cēterōs imperātōrēs conveniant." 4. "Imperātor noster," inquit avus meus, "fortēs nautās et agricolās accipere nōluerat. Itaque fīlius cuiusdam agricolae per noctem properāvit ad hostium castra mīlitēsque ad lītus dūxit ut nāvēs nostrās caperent."

LEÇON LVIII

LA DEUXIÈME CONJUGAISON (LA CONJUGAISON EN Ē)

habeō

VOIX PASSIVE

MODE DE L’INDICATIF

MODE DU SUBJONCTIF

TEMPS DU PRÉSENT

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

habeor

habēmur

habear

habeāmur

2e personne

habēris
habēre

habēminī

habeāris
habeāre

habeāmini

3e personne

habētur

habentur

habeātur

habeantur

TEMPS DE L’IMPARFAIT

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

habēbar

habēbāmur

habērer

habērēmur

2e personne

habēbāris
habēbāre

habēbāminī

habērēris
habērēre

habērēmini

3e personne

habēbātur

habēbantur

habērētur

habērentur

TEMPS DU FUTUR

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

habēbor

habēbimur

2e personne

habēberis
habēbere

habēbiminī

3e personne

habēbitur

habēbuntur

MODE DE L’IMPÉRATIF: TEMPS DU PRÉSENT

SINGULIER

PLURIEL

2e personne

habēre

habēminī

INFINITIF PRÉSENT

habērī

Remarque

Au moment d’apprendre ces formes par coeur, remarquez les similarités entre la voix active et passive indiquées dans la leçon LVI.

VOCABULAIRE

longē, adverbe, loin, de loin.
lūx, lūcis, f. lumière.
iubeō, iubēre, iussī, iussus, ordonner, commander. Construit avec l’accusatif et l’infinitif présent.

Remarque 1.

Dans les leçons précédentes, on a vu plusieurs verbes qui se construisent avec l’infinitif présent; par exemple: possum, mālō, etc. Le sens de certains de ces verbes (dont iubeō ci-dessus) permet d’y joindre un nom à l’accusatif qui est le sujet de la proposition infinitive. Ainsi, on peut dire: Iubeō tē īre, J’ordonne que tu ailles, ou Volō tē īre, Je veux que tu ailles.

Remarque 2.

Il n’y a pas de génitif pluriel de lūx et l’accusatif pluriel est soit -ēs, soit -īs.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Nam ā puerīs īsdem nōn terrēbor. 2. Corbulae bācīs complēbantur. 3. Nōlī puerīs sagittās dare; eōs enim longē in silvam īre nōlumus. 4. Mīlitēs igitur iussērunt nautās dēfessōs in ignem rāmōs iacere, ut in lītore magna esset lūx. 5. In mīlitēs, cum per vallem iter facerent, eōrundem agricolārum canēs fortiter impetum fēcērunt.

A. 1. Car je ne serai pas effrayé par les mêmes garçons. 2. Les corbeilles se faisaient remplir de baies. 3. Ne donne pas des flèches aux garçons, car nous ne voulons pas qu’ils aient loin dans la forêt. 4. Donc, les soldats ont ordonné aux matelots fatiguées de jeter des branches dans le jeu, afin qu’il y ait une grande lumière sur le rivage. 5. Les chiens des mêmes agriculteurs firent courageusement une attaque contre les soldats pendant qu’ils faisaient chemin à travers de la vallée.

B. Égarés dans la caverne

"Ōlim," inquit avia mea, "puer et puella parva ex hortō fūrtim in silvam iērunt, ut rīvum flōrēsque vidērent. Ibi autem spēluncam invēnērunt magnam, in quam laetī cucurrērunt, ut in umbrā lūderent; ursae enim ab eīs nōn timēbantur. Cum ibi diū lūsissent, puer subitō longē in spēluncam fūgit, puellaque, quae eum capere volēbat, quoque per spēluncam properāvit. Diū cucurrērunt; sed iam viam vidēre nōn puterant, quia in spēluncā erat nox ātra. Humī igitur perterritī sēdērunt. Mox autem puella lūcem parvam longē vīdit; cumque tria mīlia passuum ad eum locum iter fēcissent, subitō ē spēluncā in lītus vēnērunt."

B. «Une fois», dit ma grand-mère, «un garçon et une petite fille allèrent du jardin à la forêt à la dérobée pour voir le ruisseau et les fleurs. Mais là ils trouvèrent une grande caverne, dans laquelle ils coururent heureux, pour jouer à l’ombre; car les ourses n’étaient pas craintes par eux. Quand ils avaient joué là longtemps, soudainement le garçon s’enfuit loin dans la caverne et la fille, qui voulait le capturer, se hâta aussi à travers de la caverne. Ils coururent longtemps; mais maintenant ils ne pouvaient pas voir le chemin, parce qu’il faisait nuit sombre dans la caverne. Donc, ils s’assirent épouvantés sur le sol. Mais bientôt la fille vit une petite lumière au loin; et quand ils avaient fait chemin trois milles vers ce lieu, soudainement ils vinrent de la caverne au rivage.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Le général voulait que certains soldats portent des corbeilles dans les champs pour qu’elles soient remplies par les agriculteurs. 2. Donc, envoyons le chasseur lui-même immédiatement au camp. Car les ennemis ont traversé la rivière et feront une attaque le matin. 3. Une fois, quand la nuit était sombre, certains matelots (se) sont enfuis de la ville et ont couru à la rivière pour que les ennemis soient avertis. 4. Le général a ordonné aux mêmes soldats de traverser la rivière et de prendre notre camp.

A. 1. Imperātor quōsdam mīlitēs corbulās in agrōs ferre volēbat, ut mālīs ab agricolīs complērentur. 2. Ipsum igitur vēnātōrem ad castra statim mittāmus. Hostēs enim flūmen trānsiērunt et impetum māne facient. 3. Ōlim, cum nox ātra esset, nautae quīdam ex oppidō fūgērunt et ad flūmen cucurrērunt ut hostēs monērentur. 4. Imperātor eōsdem mīlitēs flūmen trānsīre castraque nostra capere iussit.

B. 1. «Les ennemis se battaient énergiquement contre (avec) nous», dit un certain soldat; «mais notre général nous a commandés de faire une attaque immédiatement contre le camp aussi.» 2. «Pendant que les bateaux se faisaient remplir (étaient remplis) de poissons», dit le chasseur, «certains agriculteurs ont volé les chevaux des matelots qui avaient été conduits loin dans les champs.» 3. «Beaucoup de soldats avaient été tués par l’ennemi (les ennemis)», dit mon père. «Mais la nuit était maintenant noire; et ainsi les autres (se) sont enfuis de la forêt et ont été portés à l’île par un navire.»

B. 1. "Hostēs tum ācriter nōbīscum pugnābant," inquit mīles quīdam; "imperātor autem noster impetum in castra quoque statim facere nōs iussit." 2. "Cum cymbae piscibus complērentur," inquit vēnātor, "agricolae quīdam equōs nautārum rapuērunt, quī longē in agrōs ductī erant." 3. "Multī mīlitēs ab hostibus occīsī erant," inquit pater meus. "Sed iam nox ātra erat; itaque cēterī ē silvā fūgērunt nāvīque ad īnsulam vectī sunt."

LEÇON LIX

LA CINQUIÈME DÉCLINAISON
(LA DÉCLINAISON EN Ē)

diēs, m. jour

rēs, f. chose, circonstance

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

Nominatif

diēs

diēs

rēs

rēs

Génitif

diēī

diērum

r

rērum

Datif

diēī

diēbus

r

rēbus

Accusatif

diem

diēs

rem

rēs

Ablatif

diē

diēbus

rē

rēbus

Genre. Les noms de la cinquième déclinaison sont féminins. Même diēs, qui fait exception à cette règle, est parfois féminin au singulier.

VOCABULAIRE

ūnus, -a, -um, un.
ūndecim, onze.
duodecim, douze.
tredecim, treize.
quattuordecim, quatorze.
quīndecim, quinze.
sēdecim, seize.
septendecim, dix-sept.
duodēvīgintī, dix-huit.
ūndēvīgintī, dix-neuf.
vīgintī, vingt.
Indī, -ōrum, m. Indiens.

À l’exeption de ūnus, les nombres cardinaux donnés dans le vocabulaire sont indéclinables. Le pluriel de ūnus est régulier, mais le singulier se décline ainsi:

Masculin

Féminin

Neutre

Nominatif

ūnus

ūna

ūnum

Génitif

ūnīus

ūnīus

ūnīus

Datif

ūnī

ūnī

ūnī

Accusatif

ūnum

ūnam

ūnum

Ablatif

ūnō

ūnā

ūnō

Il y a en latin huit autres adjectifs qui se déclinent comme ūnus au génitif et au datif singuliers. Bien que ces mots ne soient pas tous employés ici, il est utile de les apprendre par coeur: alius, alter; ūllus, nūllus; uter, neuter; sōlus, tōtus, ūnus. Voir aussi une grammaire latine.

Note

La préposition cum renforcée par l’adverbe ūnā signifie «ensemble, en compagnie de», etc.; par exemple: Nāvēs ūnā cum cymbīs ad īnsulam missae sunt, Les navires et les bateaux ensemble ont été envoyés à l’île.

IS, EA, ID COMME ADJECTIF.

Le pronom personnel is, ea, id, «il, elle», s’emploie aussi comme adjectif pour signifie «ce»; par exemple: is diēs, ce jour; ea rēs, cette circonstance, etc.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Ūnā cum eīs nautīs fortibus ad castra properēmus; ibi enim mīlitēs nōs ad imperātōrem ipsum dūcent. 2. Cum audīvissēmus equōs hostium lūcemque in lītore vīdissēmus, tum imperātor iussit exercitum celeriter per silvam iter facere. 3. Nūbēs albās in caelō vidēte, puellae. Potestisne lūnam quoque vidēre? 4. Cum id bellum sēdecim annōs gestum esset, hostēs mare nāvibus trānsiērunt, et in oppida nostra impetum ācrem fēcērunt.

A. 1. Hâtons-nous au camp en compagnie de ces matelots courageux; car là-bas les soldats nous conduiront au général même. 2. Quand nous avions entendu les chevaux des ennemis et vu la lumière sur le rivage, alors le général a ordonné à l’armée de faire chemin rapidement à travers de la forêt. 3. Regardez les nuages blancs dans le ciel, les filles. Pouvez-vous voir la lune aussi? 4. Quand cette guerre avait été faite pendant seize ans, les ennemis traversèrent la mer avec des navires et firent une attaque énergique contre nos villes.

B. Capturés par les Indiens

"In quōdam oppidō," inquit māter vestra, "prope silvam habitābat agricola ūnā cum duōbus fīliīs parvīs. Ōlim, cum diū bellum cum Indīs gestum esset pāxque iam esset facta, fīliī eius agricolae laetī per agrōs lūdēbant. Subitō autem trēs Indī malī ērūpērunt ē silvā, puerōsque cēpērunt, quī perterritī fugere nōn potuerant; tum statim puerōs ūnā cum equīs, quōs ex agrīs rapuerant, longē in silvam dūxērunt. Pater vehementer īrātus in silvam statim cucurrit, neque fīliōs invenīre potuit. Eī autem, cum multōs diēs cum Indīs habitāvissent, ā mīlitibus quibusdam inventī sunt; quī occīdērunt Indōs, puerōsque ad patrem remīsērunt."

B. «Dans une certaine ville», dit votre mère, «un agriculteur habitait près de la forêt en compagnie de ses deux petits fils. Une fois, quand une guerre avait été faite longtemps contre les Indiens, les fils de cet agriculteur jouaient heureux dans (à travers) les champs. Mais soudainement trois Indiens méchants se précipitèrent de la foret et prirent les enfants qui, épouvantés, ne purent pas s’enfuir; puis ils conduisirent immédiatement ensemble les garçons et les chevaux qu’ils avaient volés des champs loin dans la forêt. Leur père, très en colère, courut immédiatement dans la forêt et ne put trouver ses fils. Mais ceux-ci, quand ils avaient habité beaucoup de jours avec les Indiens, ont été trouvés par certains soldats, qui tuèrent les Indiens et renvoyèrent les garçons à leur père.

II. Traduisez en latin:

A. 1. Ces chiens en compagnie du corbeau seront donnés aux garçons par qui le loup a été tué. 2. Donc, le général lui-même avec une grande armée fit chemin à travers des champs seize milles. 3. Les Indiens ont fait une attaque immédiatement sur trois maisons de campagne et ont capturé l’un des chevaux des agriculteurs. 4. Le matin, le général ordonnera à ces chasseurs courageux de traverser la rivière avec les mêmes soldats, afin qu’ils incendient les tentes des ennemis.

A. 1. Eī canēs ūnā cum corvō dabuntur puerīs ā quibus lupus occīsus est. 2. Imperātor igitur ipse cum magnō exercitū sēdecim mīlia passuum per agrōs iter fēcit. 3. Indī statim impetum in trēs vīllās fēcērunt ūnumque agricolae equum cēpērunt. 4. Māne imperātor eōs vēnātōrēs fortēs flūmen trānsīre cum eīsdem mīlitibus iubēbit, ut tabernācula hostium ignī cōnsūmant.

B. 1. «Renvoyons douze Indiens dans la forêt», dit le soldat; «les autres, nous les jetterons dans les vagues.» 2. «En compagnie de son père et ses frères», dit Claudia, «Marc a été appelé (à se rendre) dans les champs hier par les soldats; car les ennemis traversaient alors la rivière.» 3. «J’ai reçu douze corbeilles», dit le matelot. «Où sont les autres?» 4. Puis l’agriculteur dit à (ses) fils: «Pourquoi avez-vous tranché les têtes de ces chiens courageux? Bientôt vous tuerez mes chevaux aussi.» 5. «Épouvantés par cette circonstance», dit le maître, «les matelots (se) sont enfuis à la rivière. Demain, les soldats feront la même chose.»

B. 1. "Indōs duodecim in silvam remittāmus," inquit mīles; "cēterōs in fluctūs iaciēmus." 2. "Ūnā cum patre frātribusque," inquit Claudia, "Mārcus in agrōs ā mīlitibus herī vocātus est; hostēs enim flūmen tum trānsībant." 3. "Corbulās duodecim accēpī," inquit nauta. "Ubi sunt cēterae?" 4. Tum agricola fīliīs "Cūr," inquit, "capita hōrum canum fortium abscīdistis? Mox equōs quoque meōs occīdetis." 5. "Hāc rē perterritī," inquit magister, "nautae ad flūmen fūgērunt. Crās mīlitēs idem facient."

LEÇON LX

LA TROISIÈME CONJUGAISON (LA CONJUGAISON EN Ĕ)

mittō

VOIX PASSIVE

MODE DE L’INDICATIF

MODE DU SUBJONCTIF

TEMPS DU PRÉSENT

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

mittor

mittimur

mittar

mittāmur

2e personne

mitteris
mittere

mittiminī

mittāris
mittāre

mittāmini

3e personne

mittitur

mittuntur

mittātur

mittantur

TEMPS DE L’IMPARFAIT

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

mittēbar

mittēbāmur

mitterer

mitterēmur

2e personne

mittēbāris
mittēbāre

mittēbāminī

mitterēris
mitterēre

mitterēmini

3e personne

mittēbātur

mittēbantur

mitterētur

mitterentur

TEMPS DU FUTUR

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

mittar

mittēmur

2e personne

mittēris
mittēre

mittēminī

3e personne

mittētur

mittentur

MODE DE L’IMPÉRATIF: TEMPS DU PRÉSENT

SINGULIER

PLURIEL

2e personne

mittere

mittiminī

INFINITIF PRÉSENT

mittī

PRONOM INTERROGATIF

(quis), quī, quae, (quid) quod, qui? quoi?

Ce mot, lorsqu’il est employé comme un adjectif, se décline comme le pronom relatif quī, quae, quod. Employé comme un nom, quis remplace quī (nominatif singulier), quid remplace quod (nominatif et accusatif singulier) et il n’y a pas de féminin. Le plus souvent, on s’en sert comme nom; par exemple: Quis venit? Qui vient? Quibuscum sedētis? Avec qui êtes-vous assis? Quōs vīdit? Qui a-t-il vu? etc.

VOCABULAIRE

commōtus, -a, -um, agité, animé.
frūmentum, -ī, n. blé en grains.
omnis, -is, -e, tout, chaque.
uxor, -ōris, f. épouse.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Quis voluit avīs pulchrās in silvam remittī? 2. Nam Indī, eō impetū commōtī, frūmentum omne in spēluncā ātrā collocāvērunt. 3. Vēnātōrem uxōrēs ūnā cum vīgintī līberīs in agrīs cuiusdam agricolae imperātōrēs ipsōs convēnērunt. 4. Mīles obēsus, cum līberī ab Indīs in silvam dūcerentur, in vīllā latēbat. Nōlīte eum terrēre.

A. 1. Qui a voulu que les beaux oiseaux soient renvoyés dans la forêt? 2. Car les Indiens, agités par cet attaque, placèrent tout le blé dans la caverne sombre. 3. Les épouses des chasseurs en compagnie de vingt enfants rencontrèrent les généraux mêmes dans les champs d’un certain agriculteur. 4. Le soldat obèse, pendant que les enfants se faisaient conduire dans la forêt par les Indiens, se cachait dans la maison de campagne. Ne l’effrayez pas.

B. Une attaque d’Indiens

In quādam valle erat flūmen magnum, in quō parvae īnsulae erant multae. Ibi habitābant ūnā cum uxōribus līberīsque agricolae quīdam fortēs. Indī autem saepe ē silvā fūrtim veniēbant ad flūminis rīpam, et in cymbīs parvīs ad īnsulās properābant, ut in agricolārum vīllās impetum facerent. Ōlim, cum ita equī in agrīs omnēs occīsī essent, frūmentumque esset ignī cōnsūmptum, līberī quoque sēdecim ab Indīs captī sunt et longē in silvam ductī. Tum agricolae validī, vehementer commōtī, ad rīpam properāvērunt; cumque mīlia passuum tredecim iter fēcissent per noctem, subitō in Indōrum castra impetum ācrem fēcērunt, eaque ignī cōnsūmpsērunt. Itaque hostēs longē per vallēs fūgērunt perterritī, līberī autem ā patribus domum ductī sunt.

B. Dans une certaine vallée, il y avait un grand fleuve, dans lequel il y avait beaucoup de petites îles. Là habitaient certains agriculteurs courageux en compagnie de leurs épouses et enfants. Cependant, des Indiens venaient souvent en cachette à la rive du fleuve et se hâtaient aux dans des petites barques, afin de faire une attaque contre les maisons de campagne des agriculteurs. Une fois, quand les chevaux avaient tous été ainsi tués dans les champs et que le blé avait été incendié, seize enfants ont aussi été capturés par les Indiens et conduits loin dans la forêt. Puis, les agriculteurs robustes, très agités, se hâtèrent à la rive; et quand ils avaient fait un chemin de treize milles à travers de la nuit, soudainement ils firent une attaque énergique contre le camp des Indiens et l’incendièrent. Et ainsi, les ennemis épouvantés s’enfuirent loin à travers des vallées, mais les enfants ont été conduits à la maison par leurs pères.

II. Traduisez en latin:

A. 1. Ces Indiens sont tous venus dans un endroit et pendant plusieurs jours ont effrayé les épouses et les enfants des agriculteurs. 2. À qui le cheval noir a-t-il été donné? Par qui a-t-il été conduit dans le champ? De qui mange-t-il le blé? 3. Quand ils voyaient le blé que les agriculteurs portaient à la rive du fleuve, les soldats voulurent être portés immédiatement par le navire à l’île. 4. Le général ordonne à certains chasseurs de faire chemin à travers des bois à la rivière; car un camp a été placé là-bas près de la ville par l’ennemi (les ennemis).

A. 1. Eī Indī omnēs in ūnum locum vēnērunt et multōs diēs uxōres līberōsque agricolārum terruērunt. 2. Cui equus āter datus est? Ā quō in agrum ductus est? Cuius frūmentum edit? 3. Mīlitēs cum frūmentum, quod agricolae ad rīpam flūminis ferēbant, vīderent, statim nāvī ad īnsulam ferrī voluērunt. 4. Imperātor quōsdam vēnātōrēs per silvās ad flūmen iter facere iubet; castra enim ā hostibus ibi prope oppidum collocāta sunt.

B. «Où est la lumière de la lune, Quintus?» demanda Marc. «La nuit est sombre et je ne peux pas trouver le chemin.» 2. «Quand les poules se faisaient tuer (étaient tuées) par le petit renard», dit Quintus, «nous avons tous couru rapidement pour appeler l’agriculteur.» 3. «Très agitée par ces choses», dit mon père, «l’épouse courageuse du chasseur a envoyé le même soldat pour avertir le général qui faisait route alors dans la forêt avec une petite armée pour capturer certains Indiens méchants.» 4. «Les Indians se précipitaient souvent de la forêt soudainement et tuaient nos chevaux», dit ton grand-père. «Puis nous courrions au camp nous-mêmes et appelions les soldats.»

B. "Ubi est lūx lūnae, Quīnte?" inquit Mārcus. "Nox ātra est neque viam invenīre possum." 2. "Cum gallīnae ā vulpēculā occīderentur," inquit Quīntus, "omnēs celeriter cucurrimus ut agricolam vocārēmus." 3. "Hīs rēbus perterrita," inquit pater meus, "fortis uxor vēnātōris eundem mīlitem mīsit ut imperātōrem monēret, quī in silvā cum parvō exercitū iter faciēbat ut quōsdam Indōs malōs caperet." 4. "Indī saepe ē silvā ērumpēbant et equōs nostrōs occīdēbant," inquit avus tuus. "Tum ipsī ad castra currēbāmus et mīlitēs vocābāmus."

LEÇON LXI

PRONOM RÉFLEXIF

NOM IRRÉGULIER

suī (gén. sing.), de lui, son.

vīs, f. violence, force.

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

Nominatif

vīs

vīrēs

Génitif

suī

suī

vīrium

Datif

sibi

sibi

vīribus

Accusatif

sē, sēsē

sē, sēsē

vim

vīribus

Ablatif

sē, sēsē

sē, sēsē

vī

vīribus

Remarque

Les formes de suī sont les mêmes pour tous les genres.

VOCABULAIRE

cōgnōscō, cōgnōscere, cōgnōvī, cōgnitus, connaître, apprendre.
dīcō, dīcere, dīxī, dictus, dire.
putō, putāre, putāvī, putātus, penser, estimer, considérer.
tempestās, -ātis, f. tempête.

LA PROPOSITION INFINITIVE POUR LE STYLE INDIRECT

Ce qu’une personne pense, ce qu’elle dit, ce qu’elle entend, et ainsi de suite, peut s’exprimer de façon directe ou indirecte. Donc, si Marc a dit la phrase hier: «Le chien est couché dans l’herbe», on peut rapporter ce qu’il a dit:

(1) Directement: Marc dit: «Le chien est couché dans l’herbe»;
(2) Indirectement: Marc a dit que le chien est couché dans l’herbe.

D’une façon ou de l’autre on rapporte ce que Marc a dit; dans le premier exemple on emploi les paroles mêmes de Marc, mais pas dans le second. La deuxième méthode emploie la proposition infinitive pour rapporter des propos; on parle alors de style indirect. Les deux phrases françaises données en exemple se traduiraient en latin comme ceci:

(1) Direct: "Canis in herbā iacet," inquit Mārcus.
(2) Indirect: Mārcus dīxit canem in herbā iacēre.

On voit que la méthode latine de style indirect est bien différente de la méthode française, car on dit littéralement en latin: «Marc a dit le chien être couché dans l’herbe.»

Note 1.

Le style indirect ne rapporte pas que les propos tenus dans le passé. Il peut servir à exprimer tout ce qui est, a été ou sera dit, pensé ou entendu. Par exemple:

Vēnātor putat ursam in spēluncā esse, Le chasseur pense que l’ourse est dans la caverne.
Vēnātor putābit ursam in spēluncā esse, Le chasseur pensera que l’ourse est dans la caverne.
Vēnātor putāvit ursam in spēluncā esse, Le chasseur pensa que l’ourse était dans la caverne.

À première vue, il semble étrange que le dernier exemple emploie «était», un temps de verbe du passé, pour traduire l’infinitif esse, un temps de verbe du présent. Toutefois, on comprend aisément la justification d’une telle traduction si on retourne à la traduction littérale «Le chasseur pensa l’ourse être dans la caverne» pour comprendre que le latin emploie l’infinitif présent dans la subordonnée pour exprimer l’événement contemporain au verbe de la proposition principale.

Note 2.

En plus du sujet à l’accusatif, l’infinitif du style indirect peut aussi avoir un complément d’objet direct à l’accusatif; par exemple: Mārcus dīcit vēnātōrem occīdere ursam, Marc dit que le chasseur tue l’ourse.

Note 3.

Le pronom réflexif sē (sēsē) s’emploie comme sujet du verbe à l’infinitif dans le discours indirect; par exemple: Mārcus dīxit sē in herbā iacēre (Marc a dit se être couché dans l’herbe), Marc a dit qu’il était couché dans l’herbe.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Dīcisne tē in agrīs equōs vidēre? Nautae putant omnīs equōs in valle esse. 2. Putāvimus nōs ad īnsulās trānsīre posse; vīs autem flūminis magna erat. 3. Imperātor cōgnōverat sē ibi cum hostibus pugnāre nōn posse. 4. Cum vī tempestātis nāvēs validae frangerentur, nautae miserī in mare frūmentum omne iēcērunt.

A. 1. Dis-tu que tu vois des chevaux dans les champs? Les matelots pensent que tous les chevaux sont dans la vallée. 2. Nous avons pensé que nous pouvions traverser aux îles; mais la force du fleuve était grande. 3. Le général avait appris qu’il ne pouvait pas combattre contre les ennemis là-bas. 4. Quand les navires robustes se faisaient briser par la force de la tempête, les malheureux matelots jetèrent tout le blé dans la mer.

B. L’ennemi repoussé

Agricola quīdam ūnā cum uxōre līberīsque diū prope flūmen pulchrum habitāverat. Ōlim autem ad vīllam subitō cucurrērunt mīlitēs quattuor, quī dīxērunt Indōs celeriter per silvam venīre. Tum agricola commōtus uxōrem iussit līberōs in cymbā collocāre; ipse autem in agrōs properāvit, ut agricolās cēterōs monēret. Interim Indī ē silvā vēnerant; quī cum vīllam ignī cōnsūmpsissent neque agricolam invenīre potuissent, ad rīpam concurrērunt. Sed māter perterrita iam in īnsulam quandam trānsierat, ibique tūta cum līberīs in spēluncā latēbat. Cum autem Indī quoque ad eam īnsulam trānsīre parārent, subitō ab agricolīs fortibus impetus ācer factus est. Hostēs multī ab eīs captī sunt, cēterīque celeriter in silvam fūgērunt.

B. Un certain agriculteur avait vécu en compagnie de son épouse et ses enfants longtemps près d’un beau fleuve. Mais une fois, quatre soldats coururent soudainement à la maison de campagne, qui dirent que les Indiens venaient à travers de la forêt rapidement. Puis l’agriculteur agité ordonna à son épouse de placer les enfants dans un bateau; mais lui-même se hâta dans les champs pour avertir les autres agriculteurs. Pendant ce temps, les Indiens étaient venus de la forêt; quand ils avaient incendié la maison de campagne et n’avaient pas pu trouver l’agriculteur, ils coururent à la rive. Mais la mère, épouvantée, avait déjà traversé à une certaine île et elle (se) cachâit là avec les enfants dans une caverne. Mais quand les Indiens aussi (se) préparaient à traverser à cette île, soudainement une attaque énergique a été faite par les agriculteurs courageux. Beaucoup d’ennemis ont été capturés par eux et les autres (se) sont enfuis rapidement dans la forêt.

II. Traduisez en latin:

A. 1. Qui pense qu’il y a dix-huit matelots dans le bateau? Qui as-tu envoyé pour les rencontrer? 2. J’avais appris que les garçons lançaient des poissons dans la mer. 3. Les maisons de campagne avaient été brisées par la force de la tempête; et ainsi le général a placé les soldats fatigués dans des tentes qu’il avait trouvées dans le camp des ennemis. 4. Je voulais que les livres soient donnés à un garçon et deux filles. À qui les as-tu donnés?

A. 1. Quis putat duodēvīgintī nautās in cymbā esse? Quem mīsistī ut eōs convenīret? 2. Cōgnōveram puerōs piscīs in mare iacere. 3. Vīllae vī tempestātis fractae erant; itaque imperātor mīlitēs dēfessōs in tabernāculīs, quae in hostium castrīs invēnerat, collocāvit. 4. Ūnī puerō duābusque puellīs librōs darī voluī. Cui eōs dedistī?

B. 1. Marc a dit qu’il remplissait toutes les corbeilles de blé. 2. Pendant beaucoup de jours nous avons fait route avec ce matelot courageux à travers des collines et des vallées. 3. Épouvantés par ces choses, les enfants apprirent maintenant que les mêmes Indiens tuaient les chevaux. 4. Les agriculteurs (s')emparèrent d’un bateau, afin que (leurs) épouses et enfants soient envoyés immédiatement à un endroit sûr et convenable. 5. «Vois-tu une lumière dans le ciel, mon fils?» demanda l’agriculteur. «Je pense que je vois une grande étoile», répondit le garçon; «mais les nuages remplissent tout le ciel.»

B. 1. Mārcus dīxit sē omnēs corbulās frūmentō complēre. 2. Multōs diēs cum eō nautā fortī per collēs vallēsque iter fēcimus. 3. Eīs rēbus perterritī, līberī iam cōgnōvērunt eōsdem Indōs equōs occīdere. 4. Agricolae cymbam rapuērunt ut uxōrēs līberīque ad tūtum idōneumque mitterentur. 5. "Lūcemne in caelō vidēs, mī fīlī? inquit agricola. "Magnam stellam mē vidēre putō," inquit puer; nūbēs autem omne caelum complent."

LEÇON LXII

VERBE IRRÉGULIER

ferō

VOIX PASSIVE

MODE DE L’INDICATIF

MODE DU SUBJONCTIF

TEMPS DU PRÉSENT

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

feror

ferimur

ferar

ferāmur

2e personne

ferris
ferre

feriminī

ferāris
ferāre

ferāmini

3e personne

fertur

feruntur

ferātur

ferantur

TEMPS DE L’IMPARFAIT

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

ferēbar

ferēbāmur

ferrer

ferrēmur

2e personne

ferēbāris
ferēbāre

ferēbāminī

ferrēris
ferrēre

ferrēmini

3e personne

ferēbātur

ferēbantur

ferrētur

ferrentur

TEMPS DU FUTUR

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

ferar

ferēmur

2e personne

ferēris
ferēre

ferēminī

3e personne

ferētur

ferentur

MODE DE L’IMPÉRATIF: TEMPS DU PRÉSENT

SINGULIER

PLURIEL

2e personne

ferre

feriminī

INFINITIF PRÉSENT

fer

LE PRONOM RELATIF DE LIAISON

En latin, on peut faire une toute nouvelle phrase en commençant par un pronom relatif qui renvoie à la phrase précédente. Cet emploi du pronom relatif en tête de phrase peut se traduire de plusieurs manières; par exemple: Indī in silvam properāvērunt. Quod cum vīdissent, agricolae laetī ē latebrīs vēnērunt, Les Indiens se sont hâtés dans la forêt. Quand les agriculteurs avaient vu cela, ils vinrent, heureux, de leurs cachettes. On peut traduire plus figurativement en employant des propositions coordonnées: Les agriculteurs le virent et sortirent heureux de leurs cachettes.

Remarque

Le pronom relatif employé de cette manière est placé en tête de phrase.

VOCABULAIRE

ovis, is (abl. -e), f. mouton.
vōx, vōcis, f. voix.
custōdiō, custōdīre, custōdīvī, custōdītus, garder, surveiller.
redeō, redīre, rediī, reditum, revenir, retourner.
nūllus, -a, -um, aucun, personne.
ūllus, -a, -um, quelque, quelqu’un.
fortasse, adverbe, peut-être, il se pourrait que.
paulō post, phrase adverbiale, peu après, un peu plus tard.

Remarque

Les mots nūllus et ūllus se déclinent comme ūnus; voir la leçon LIX.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Magnā vōce puerōs vocēmus, ut corbulae statim ab eīs ad castra ferrī possint. 2. Quod cum cōgnōvissent, mīlitēs celeriter rediērunt, ut imperātōris uxōrem līberōsque custōdīrent. 3. Ovēs vī flūminis perterritae ad īnsulam trānsīre nōlēbant. 4. Quibus rēbus commōtī, agricolae dīxērunt sē ovīs nūllās habēre; paulō post autem ūnā cum gallīnīs ovīs multās hostibus dedērunt.

A. 1. Appelons les garçons d’une grande voix, afin que les corbeilles puissent être portées par eux au camp. 2. Quand ils apprirent cela, les soldats revirent rapidement afin de garder l’épouse et les enfants du général. 3. Les moutons, épouvantés par la force du fleuve, ne voulaient pas traverser à l’île. 4. Agités par ces choses, les agriculteurs dirent qu’ils n’avaient pas de moutons; mais peu après, ils donnèrent beaucoup de moutons en compagnie de poules aux ennemis.

B. Une mauvaise plaisanterie

Agricolae quīdam, quī ovēs habēbant multās, puerum pigrum in agrōs īre iubēbant, ut eās custōdīret. Cui "Lupus fortasse ē silvā veniet," inquiunt. "Tum nōs vocā; nam ex hortīs statim currēmus, ut terreāmus lupum tēque adiuvēmus." Diū puer custōdīvit ovīs, neque ūllum lupum vīdit. Sed ōlim, ut agricolās terrēret, subitō magnā vōce "Lupōs, lupōs!" inquit. Quā vōce commōtī, agricolae celeriter in agrōs cucurrērunt. Cum autem lupum vīdissent nūllum, puerumque lūdere cōgnōvissent, vehementer īrātī in hortōs rediērunt. Sed paulō post vēnit ē silvā lupus magnus. Tum puer perterritus magnā vōce "Lupum, lupum!" inquit; "celeriter currite, agricolae!" Eī autem putābant puerum lūdere, nec in agrōs properāre voluērunt. Is igitur miser ā lupō occīsus est.

B. Certains agriculteurs, qui avaient beaucoup de moutons, ordonnaient à un garçon paresseux d’aller dans les champs pour les surveiller. Ils lui dirent: «Un loup viendra peut-être de la forêt; alors appelle-nous, car nous courrons immédiatement des jardins pour effrayer le loup et t’aider." Le garçon a surveillé les moutons longtemps et il n’a vu aucun loup. Mais une fois, pour effrayer les agriculteurs, il dit d’une grande voix: "Des loups, des loups!" Agités par cette voix, les agriculteurs courèrent rapidement dans les champs. Mais quand ils n’avaient vu aucun loup et qu’ils avaient appris que le garçon jouait, ils revirent dans le jardin très en colère. Mais peu après, un grand loup vint de la forêt. Puis le garçon, effrayé, dit d’une grande voix: "Un loup, un loup! vite, vite, les agriculteurs!" Mais ceux-ci croyaient que le garçon jouait et n’ont pas voulu se hâter dans les champs. Donc, ce misérable a été tué par le loup.

II. Traduisez en français:

A. 1. Peu après, peut-être, quelques poissons seront portés à la ville par les matelots; mais je ne pense pas qu’il y a des matelots dans le navire maintenant. 2. Quand le général a vu cela, il ordonna à seize soldats courageux de voyageur deux jours à travers des collines et les vallées à la rive d’une grande rivière. 3. Qui surveillais-tu? De qui avez-vous entendu la voix dans les champs? 4. Pourquoi es-tu revenu de la rive à la maison? Pensais-tu que les Indiens incendiaient ton blé?

A. Paulō post, fortasse, paucī piscēs in oppidum ā nautīs ferentur; nūllōs autem nautās putō in navī nunc esse (nōn autem putō ūllōs nautās in navī nunc esse). 2. Quod cum imperātor vīdisset, sēdecim mīlitēs fortēs duōs diēs per collēs vallēsque ad rīpam magnī flūminis iter facere iussit. 3. Quem custōdiēbās? Cuius vōx in agrīs audīta est? 4. Cūr domum ā lītore redīsti? Putāvistīne Indōs frūmentum tuum ignī cōnsūmere?

B. 1. «Pendant que moi-même je surveillais les mêmes moutons», dit l’agriculteur, «un loup robuste est venu de (sa) caverne. Car la nuit était sombre et il y avait beaucoup de nuages dans le ciel.» 2. «Le matin», dit Julie, «nous entendrons les voix des oiseaux dans les arbres.» «Je ne voix pas (aucuns) de nids», dit Marcella. «Penses-tu qu’il y a des oiseaux là, Quintus?» 3. «Quand le bateau se faisait (était) porté dans la mer», dit le maître, «des grandes vagues ont commencé à remplir les corbeilles que les matelots avaient placées sur la rive.»

B. 1. "Ipse cum eāsdem ovēs custōdīrem," inquit agricola, "lupus validus ē spēluncā vēnit. Nox enim ātra erat nūbēsque multae in caelō erant." 2. "Māne," inquit Iūlia, "avium vōcēs in arboribus audiēmus." "Nūllōs nīdōs videō," inquit Mārcella. "Putāsne avīs ibi esse, Quīnte?" 3. "Cymba cum in mare ferretur," inquit magister, "fluctūs magnī corbulās, quās nautae in lītore collocaverant, aquā complēre coepērunt."

LEÇON LXIII

LA TROISIÈME CONJUGAISON (LA CONJUGAISON EN Ĕ) (suite)

rapiō

VOIX PASSIVE

MODE DE L’INDICATIF

MODE DU SUBJONCTIF

TEMPS DU PRÉSENT

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

rapior

rapimur

rapiar

rapiāmur

2e personne

raperis
rapere

rapiminī

rapiāris
rapiāre

rapiāmini

3e personne

rapitur

rapuntur

rapiātur

rapiantur

TEMPS DE L’IMPARFAIT

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

rapiēbar

rapiēbāmur

raperer

raperēmur

2e personne

rapiēbāris
rapiēbāre

rapiēbāminī

raperēris
raperēre

raperēmini

3e personne

rapiēbātur

rapiēbantur

raperētur

raperentur

TEMPS DU FUTUR

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

rapiar

rapiēmur

2e personne

rapiēris
rapiēre

rapiēminī

3e personne

rapiētur

rapientur

MODE DE L’IMPÉRATIF: TEMPS DU PRÉSENT

SINGULIER

PLURIEL

2e personne

rapere

rapiminī

INFINITIF PRÉSENT

rapī

VOCABULAIRE

gēns, gentis, f. nation, race.
rēx, rēgis, m. roi, chef.
sustineō, sustinēre, sustinuī, sustentus, endurer, supporter.
noctū, adverbe, de nuit, pendant la nuit.
undique, adverbe, de toutes parts, de tous côtés.

Note

Les noms de la troisième déclinaison qui se terminent en -s ou -x précédés d’une consonne (tels que gēns ci-dessus) ont le pluriel semblable aux noms dont le radical se termine en i. Comparez avec nox (leçon LVI) et lūx (leçon LVIII).

EXERCICE

I. Traduisez en français:

A. 1. Rēx hostium, cum cōgnōvisset ab imperātōre nostrō frūmentum undique rapī, mīlitēs fortīs mīsit, ut vīllās custōdīrent. 2. Lupī fortasse impetum canum sustinēre nōn poterunt; vēnātor enim dīxit lupōs omnīs vehementer canēs timēre. 3. Cum Indī fūrtim per agrōs iter facerent, nūllīus canis vōx ab agricolīs audīta est. 4. Quis putat nōs hostium impetum decem diēs sustinēre posse?

A. 1. Le roi des ennemis, quand il avait appris que du blé se faisait voler de toutes parts par notre général, envoya des soldats courageux pour garder les maisons de campagne. 2. Les loups ne pourront peut-être pas supporter l’attaque des chiens; car le chasseur a dit que les loups craignent beaucoup les chiens. 3. Quand les Indiens faisaient route à la dérobée à travers des champs, aucune voix de chien n’a été entendue par les agriculteurs. 4. Qui pense que nous pouvons supporter l’attaque des ennemis pendant dix jours?

B. Une mauvaise cachette

"Ōlim," inquit avus noster, "agricolae paucī in silvam iter celeriter fēcērunt, ignīque cōnsūmpsērunt tabernācula quōrundam Indōrum, quī undique ex agrīs ovīs equōsque rapuerant; tum laetī domum rediērunt. Paulō post autem Indī multī noctū properāvērunt ē silvā, et subitō in cuiusdam agricolae vīllam impetum ācrem fēcērunt. Agricola, cum fīliī fortiter pugnārent, uxōrem līberōsque in latebrīs tūtīs collocābat. Tum, cum vidēret impetum Indōrum sustinērī nōn posse, ūnā cum fīliīs ē vīllā fūgit. Mātrem līberōsque cēterōs Indī invenīre nōn potuērunt. Sed ūnum cēpērunt puerum parvum, quī in cūnīs latuerat; quem igitur dūxērunt in silvam rēgīque omnium gentium dedērunt."

B. «Une fois», dit notre grand-père, «quelques agriculteurs firent route rapidement dans la forêt et incendièrent les tentes de certains Indiens qui avaient volé des moutons et des chevaux des champs de tout côté; puis ils revirent à la maison joyeux. Mais peu après, beaucoup d’Indiens se hâtèrent de la forêt la nuit et firent soudainement une attaque énergique contre la maison de campagne d’un certain agriculteur. L’agriculteur, pendant que ses fils combattaient courageusement, plaçait son épouse et ses enfants dans des cachettes en sécurité. Puis, quand il voyait que l’attaque des Indiens ne pouvait pas être supportée, il s’enfuit de la maison de campagne en compagnie de ses fils. Les Indiens ne purent trouver la mère et les autres enfants. Mais ils ont capturé un petit garçon qui s’était caché dans le berceau; ils le conduisirent dans la forêt et le donnèrent au roi de toutes les nations.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Quand les poissons se faisaient lancer sur le sable du bateau, les matelots fatigués ordonnèrent aux garçons obèses de porter les corbeilles à un endroit sûr, lesquelles se faisaient briser par les vagues. 3. Très excités par ces choses, les chefs de ces nations voulurent tuer tous les agriculteurs qui vivaient dans la vallée. 3. De tous côtés, les soldats ont jeté du feu dans les tentes, mais ils n’ont pas pu trouver d’Indiens.

A. 1. Piscēs cum ē cymbā in harēnam iacerentur, nauta dēfessus puerōs obēsōs corbulās ad locum tūtum ferre iussit, quae vī fluctuum frangēbantur. 2. Quibus rēbus vehementer commōtī, rēgēs eārum gentium omnēs agricolās, quī in valle habitābant, occīdere voluērunt. 3. Mīlites undique ignem in tabernacula iēcērunt, neque autem ūllōs Indōs invenīre potuērunt (nūllōs autem Indōs invenīre potuērunt).

B. 1. Quand le soldat robuste a entendu cela, il a dit qu’il y avait huit haches dans le bateau et qu’il voulait (se) battre. 2. «Nous avons enduré courageusement l’attaque pendant longtemps», dit le soldat; «car nous pensions que notre général se hâtait du rivage avec tous les matelots.» 3. «Conduisons aussi les moutons dans la cour», dit Quintus. «Je crains les ourses que le chasseur a vus dans les bois hier.» 4. «Quand nous avions voyagé (fait route) loin pendant la nuit», dit l’agriculteur courageux, «soudainement nous avons vu une grande lumière et nous avons pensé que les soldats incendiaient les maisons de campagnes.»

B. 1. Quod cum nauta validus audīvit, dīxit octō secūrēs in cymbā esse sēque pugnāre velle. 2. "Diū impetum fortiter sustinuimus," inquit mīles; "putābāmus enim imperātōrem ā lītore cum omnibus nautīs properāre." 3. "Ovīs quoque in āream dūcāmus," inquit Quīntus. "Ursās, quās vēnātor in silvīs herī vīdit, timeō." 4. "Cum longē iter fēcissēmus noctū," inquit agricola fortis, "subitō magnam lūcem vīdimus et putāvimus nautās vīllās ignī cōnsūmere."

LEÇON LXIV

VERBE IRRÉGULIER

fīō, fierī, factus sum, être fait, devenir.

MODE DE L’INDICATIF

MODE DU SUBJONCTIF

TEMPS DU PRÉSENT

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

ō

[fīmus]

am

āmus

2e personne

fīs

[fītis]

ās

ātis

3e personne

fit

unt

at

ant

TEMPS DE L’IMPARFAIT

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

ēbam

ēbāmus

fierem

erēmus

2e personne

ēbas

ēbātis

fierēs

fierētis

3e personne

ēbat

ēbant

fieret

fierent

TEMPS DU FUTUR

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

am

ēmur

2e personne

ēs

ētis

3e personne

et

ent

MODE DE L’IMPÉRATIF: TEMPS DU PRÉSENT

SINGULIER

PLURIEL

2e personne

te

Remarque

Les formes fīmus et fītis sont enfermées entre crochets parce qu’elles ne sont pas couramment employées.

Note 1.

Fīō («etre fait, devenir»), malgré son apparence active, est en pratique la voix passive de faciō («faire»). Par conséquent, faciō emprunte les formes de fīō à la voix passive; il n’a pas ses propres formes passives. Par exemple: Cum pāx fieret, Quand la paix était faite ou Quand on faisait la paix. Au parfait, c’est fiō qui emprunte les formes de faciō (par exemple, factus sum, etc.).

Note 2.

De même qu’avec le verbe sum (Leçon XIV), l’attribut du sujet de fīō se met au nominatif; par exemple: Mārcus fit rēx puerōrum, Marc devient le roi des garçons.

LE PARTICIPE PASSÉ

Nous avons déjà rencontré ce quatrième temps primitif dans la formation de la voix passive au parfait, plus-que-parfait et futur antérieur. Il peut aussi servir indépendamment de ces formes; par exemple: vocātus, -a, -um (appelé); habitus, -a, -um (eu), etc.

Phrase type

Nāvibus ignī cōnsūmptīs, exercitus noster statim ad silvam iter fēcit, Quand les navires avaient été incendiés (litt. les navires ayant été incendiés), notre armée fit route vers la forêt.

Règle

Le nom à l’ablatif, qui s’accorde avec un participe, peut servir à indiquer les circonstances entourant une affaire. Cette construction s’appelle l’ablatif absolu.

Remarque

L’ablatif absolu, dans l’exemple, n’est qu’un autre moyen de dire Cum nāvēs cōnsūmptae essent; la traduction française la plus naturelle est celle qui emploie «quand», comme la phrase introduite par cum. Tous les ablatifs absolus se traduisent ainsi, mais il est permis d’adopter une traduction littérale pendant qu’on se familiarise avec l’ablatif absolu.

VOCABULAIRE

eques, -itis, m. cavalier.
equō vectus, -a, -um, à cheval (transporté par un cheval).
manus, -ūs, f. main.
maestus, -a, -um, affligé, triste.
in mātrimōnium dūcō, dūcere, dūxī, ductus, épouser (conduire en mariage).
paene, adverbe, presque.
prīmō, adverbe, d’abord.
sine, préposition suivie du cas de l’ablatif, sans.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Ursā occisā, nauta per silvam properāvit, et in itinere vēnātōrem quendam convēnit. 2. Quod cum fieret, puerī malī sīmiae caudam abscīdere parābant. 3. Is agricola fortasse fīet imperātor omnium exercituum, quia sine eō herī impetus hostium sustinērī nōn potuit. 4. Cum bellum annōs septem gestum esset, omnēs equitēs, quī prīmō fortiter pugnāverant, subitō ad hostium exercitum trānsiērunt.

A. 1. Quand l’ourse avait été tuée, le matelot se hâta dans la forêt et rencontra un certain chasseur sur la route. 2. Quand cela se faisait, les garçons (se) préparaient à trancher la queue du singe. 3. Cet homme deviendra peut-être le général de toutes les armées, parce que sans lui, hier, l’attaque des ennemis n’aurait pas pu être supportée. 4. Quand la guerre avait été faite pendant sept ans, tous les cavaliers qui avaient d’abord combattu courageusement ont soudainement traversé à l’armée des ennemis.

B. Le maître d’école malchanceux

Ōlim magister quīdam volēbat in mātrimōnium dūcere fīliam agricolae obēsī, quī multōs agrōs equōsque habēbat. Cum autem puella dīxisset sē nolle, magister maestus noctū equō vectus domum redībat. Lūx lūnae erat parva, et subitō ex arborum umbrīs ērūpit magnus eques āter. Magister prīmō putāvit equitem sine capite esse; tum vehementer commōtus vīdit eum caput in manū ferre. Itaque perterritus fugere coepit. Sed eques quoque cucurrit, subitōque caput magnā vī in magistrī caput iēcit; quī miser paene mortuus in terram cecidit, neque eum māne agricolae invenīre potuērunt. Vōcem magistrī in vīllīs audīverant, sed nōluerant eum adiuvāre, quia omnēs equitem ātrum vehementer timēbant.

B. Une fois, un certain maître voulait épouser la fille d’un agriculteur obèse qui avait beaucoup de champs et de chevaux. Mais quand la fille avait dit qu’elle refusait, le maître affligé revenait à la maison à cheval la nuit. La lumière de la lune était faible et soudainement un grand cavalier noir se précipita des ombres des arbres. D’abord, le maître pensa que le cavalier était sans tête; puis, très agité, il vit qu’il portait une tête dans la main. Et ainsi, épouvanté, il commença à fuir. Mais le cavalier courut aussi et soudainement il jeta la tête avec une grande force sur la tête du maître qui, malheureux, tomba à terre presque mort et les agriculteurs ne purent pas le trouver le matin. Ils avaient entendu la voix du maître dans leurs maisons de campagne, mais ils n’ont pas voulu l’aider, parce que tous craignaient beaucoup le cavalier noir.

II. Traduisez en latin:

A. 1. Ce matelot veut devenir roi. Ne l’aide pas. 2. Sans cavaliers, nous ne pouvons pas garder les moutons d’un (1) agriculteur. 3. Quand le bateau avait presque été brisé par une grande vague, les matetots ont d’abord pensé que nous ne pouvions pas être portés au navire. 4. Les Indiens volaient des chevaux de tout côté; puis, quand les agriculteurs avaient été appelés, ils s’enfuyaient rapidement dans la forêt.

A. 1. Is nauta rēx fierī vult. Nōlī eum adiuvāre. 2. Sine equitibus, ovīs unīus agricolae custōdīre nōn possumus. 3. Cymbā magnō fluctū paene fractā (cum cymba magnō fluctū paene fracta esset), nautae prīmō putāvērunt nōs ad nāvem vehī nōn posse. 4. Indī undique equōs rapiēbant; tum, agricolīs vofcātīs, celeriter in silvam fugēbant.

B. 1. «Le fils du matelot était affligé», dit Marc, «parce qu’il voulait épouser la fille du général et il avait appris que son père (de la fille) ne (le) voulait pas.» 2. «Nous renvoyions le même garçon pour attraper le petit loup», dit l’agriculteur. «Mais soudainement, il vint de la forêt un chasseur à cheval qui avait capturé un petit loup avec (ses) mains et tué sa mère avec des flèches.» 3. Quand l’eau avait été portée dans le navire, les matelots eux-mêmes achetèrent du blé et (se) préparèrent immédiatement à traverser la rivière; car ils craignaient la violence des Indiens, qui viennent souvent à cet endroit pendant la nuit pour capturer les enfants des agriculteurs et voler leurs chevaux et moutons.

B. 1. "Fīlius nautae maestus erat," inquit Mārcus, "quia fīliam imperātōris in mātrimōnium dūcere volēbat, cōgnōveratque patrem eius nōn velle." 2. "Eundem puerum remittēbāmus ut parvum lupum caperet, inquit agricola. "Sed subitō ē silvā vēnātor vēnit equō vectus, quī parvum lupum manibus cēperat mātremque eius sagittīs occīderat." 3. Aquā in navem vectā, ipsī nautae frūmentum ēmērunt statimque flūmen trānsīre paravērunt; timēbant enim vim Indōrum, quī saepe ad eum locum noctū veniunt ut līberōs agricolārum capiant et equōs ovīsque rapiant.

LEÇON LXV

LE COMPARATIF DES ADJECTIFS

En latin, comme en français, il y a trois degrés de comparaison, à savoir le positif, le comparatif et le superlatif. Par exemple:

altus, altior, altissimus, élevé, plus élevé, le plus élevé (très élevé).
fortis, fortior, fortissimus, courageux, plus courageux, le plus courageux (très courageux).

Les adjectifs en -er font le superlatif en ajoutant -rimus au positif. Pour le comparatif, ils conservent ou suppriment le e selon la déclinaison du positif; par exemple:

miser, miserior, miserrimus.
piger, pigrior, pigerrimus; et de même, ācer, āter et pulcher.

Certains adjectifs ont des comparatifs et superlatifs très irréguliers:

bonus, melior, optimus.
magnus, maior, maximus.
malus, peior, pessimus.
multī, plūrēs, plūrimī.
parvus, minor, minimus.

On décline les superlatifs comme bonus. Les comparatifs se déclinent ainsi:

altior, -ior, ius, plus élevé.

SINGULIER

Masc.

Fém.

Neut.

Nom.

altior

altior

altius

Gén.

altiōris

altiōris

altiōris

Dat.

altiōrī

altiōrī

altiōrī

Acc.

altiōrem

altiōrem

altius

Abl.

altiōre

altiōre

altiōre

PLURIEL

Nom.

altiōres

altiōres

altiōra

Gén.

altiōrum

altiōrum

altiōrum

Dat.

altiōribus

altiōribus

altiōribus

Acc.

altiōrēs

altiōrēs

altiōra

Abl.

altiōribus

altiōribus

altiōribus

Note

Plūrēs (le comparatif de multī) a certaines terminaisons propres au radical en i, à savoir -ium au génitif, et parfois -īs (pour -ēs) à l’accusatif du masculin et du féminin. Mais le nominatif et l’accusatif neutres est plūra. Voir au besoin une grammaire latine.

VOCABULAIRE

gladius, -ī, m. épée.
perveniō, pervenīre, pervēnī, perventum, arriver, parvenir.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Iūlia pulchra est; ego autem putō Claudiam esse pulchriōrem. 2. Cum in hostīs impertus ācerrimus fieret, imperātor ipse equō vectus gladiō nautās duōs occīdit. 3. Nam manū ipsā lupum maximum paene occīdī. 4. Puellās pulcherrimās frātrēs nostrī in mātrimōnium dūcent. 5. Sine meō gladiō optimō in castra hostium pervenīre nōn poterō.

A. 1. Julie est belle; mais je pense que Claudia est plus belle. 2. Quand une attaque très énergique se faisait contre les ennemis, le général lui-même tua deux matelots avec son épée à cheval. 3. Car j’ai presque tuer un très grand loup de ma main elle-même (c.-à-d., de ma propre main). 4. Nos frères épouseront de très belles filles. 5. Je ne pourrai pas arriver dans le camp des ennemis sans ma meilleure épée.

B. Le châtiment des pillards

"Ōlim," inquit avia mea, "Indī in cymbīs plūrimīs flūmen nostrum trānsiērunt, multīsque agricolīs occīsīs, undique vīllās ignī cōnsūmere coepērunt. Subitō autem trēs vēnātōrēs, quī fūrtim ē silvā vēnerant, Indōs occīdērunt paucōs, quī cymbās custōdiēbant, cymbāsque ipsās paene omnīs saxīs frēgērunt. Quibus rēbus factīs, cum vidērent Indōs cēterōs ad rīpam properāre, vēnātōrēs quandam cymbam cēpērunt parvam, et celeriter ad īnsulam minimam trānsiērunt. Tum Indī, quī iam domum redīre nōn poterant, vehementer commōtī vīdērunt ad flūmen currere equitēs nostrōs, quī per silvam iter celeriter fēcerant, ut agricolās adiuvārent. Itaque hostēs perterritī sē in aquam iēcērunt. Paucī ad īnsulās pervēnērunt, et ā vēnātōribus sunt occīsī; plūrēs autem ab equitibus captī in castra ad imperātōrem ductī sunt."

B. «Une fois», dit ma grand-mère, «Des Indiens traversèrent notre fleuve avec de très nombreux bateaux et, quand ils avaient tué beaucoup d’agriculteurs, ils commencèrent à incendier des maisons de campagne de tout côté. Mais soudainement trois chasseurs, qui étaient venus à la dérobée de la forêt, tuèrent quelques Indiens qui gardaient les bateaux et brisèrent presque tous les bateaux eux-mêmes avec des pierres. Ces choses ayant été faites, quand ils voyaient les autres Indiens se dépêcher vers la rive, les chasseurs prirent un certain petit bateau et traversèrent rapidement vers une très petite île. Puis les Indiens, qui ne pouvaient pas retourner à la maison, très agités, virent nos cavalier courrir vers le fleuve; ceux-ci avaient fait route rapidement à travers de la forêt pour aider les agriculteurs. Quelques-uns parvinrent aux îles et furent tués par les chasseurs; mais la plupart ont été capturés par les cavaliers et conduits dans le camp au général.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Volons les plus grandes épées; pendant ce temps les garçons jetteront (celles qui sont) plus petites dans la mer. 2. Quand les rois des nations meilleures était arrivés, les matelots n’ont pas pu supporter la charge des cavaliers des ennemis. 3. Un peu plus tard, la voix du malheureux chasseur se faisait entendre dans les bois. Puis nous avons tous monté immédiatement dans un arbre très élevé; car nous pensions qu’il se faisait tuer par des ourses. 4. Je n’ai pas entendu que quelque Indien (pluriel) vivait dans les cavernes.

A. 1. Maiōrēs gladiōs rapiāmus; interim puerī minōrēs in mare iacient. 2. Cum rēgēs gentium meliōrum pervēnissent, nautae impetum equitum hostium sustinēre nōn potuērunt. 3. Paulō post, vōx miserī vēnātōris in silvīs audīta est. Tum omnēs in altissimam arborem ēscendimus; putābāmus enim eum ab ursīs occīdī. 4. Nōn audīvī ūllōs Indōs in spēluncīs habitāre.

B. 1. «Les matelots fatigués, qui avait longtemps supporté la force d’une très grande tempête», dit le maître, «voulaient maintenant, en compagnie des agriculteurs, traverser à l’île.» 2. Puis le matelot a dit aux garçons: «Je pense que les Indiens font la même chose; car ils font souvent route beaucoup de jours à cheval sans blé et eau.» 3. «Quand cela a été connu», dit le soldat, «notre général nous a commandés immédiatement de faire route du camp au rivage et de faire une attaque très énergique la nuit sur les navires des ennemis.»

B. 1. "Nautae dēfessī, quī diū vim maximae tempestātis sustinuerant," inquit magister, "iam volēbant ūnā cum agricolīs ad īnsulam trānsīre." 2. Tum nauta puerīs, "Putō," inquit, "Indōs idem facere; saepe enim iter faciunt multōs diēs equō vectī sine frūmentō et aquā." 3. "Quō cōgnitō," inquit mīles, "imperātor noster nōs statim iussit ē castrīs ad lītus iter facere impetumque ācerrimum noctū in hostium nāvēs facere."

LEÇON LXVI

LA QUATRIÈME CONJUGAISON (LA CONJUGAISON EN Ī)

audiō

MODE DE L’INDICATIF

MODE DU SUBJONCTIF

TEMPS DU PRÉSENT

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

audior

audīmur

audiar

audiāmur

2e personne

audīris
audīre

audīminī

audiāris
audiāre

audiāmini

3e personne

audītur

audiuntur

audiātur

audiantur

TEMPS DE L’IMPARFAIT

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

audiēbar

audiēbāmur

audīrer

audīrēmur

2e personne

audiēbāris
audiēbāre

audiēbāminī

audīrēris
audīrēre

audīrēmini

3e personne

audiēbātur

audiēbantur

audīrētur

audīrentur

TEMPS DU FUTUR

SINGULIER

PLURIEL

1re personne

audiar

audiēmur

2e personne

audiēris
audiēre

audiēminī

3e personne

audiētur

audientur

MODE DE L’IMPÉRATIF: TEMPS DU PRÉSENT

SINGULIER

PLURIEL

2e personne

audīre

audīminī

INFINITIF PRÉSENT

audīrī

VOCABULAIRE

castellum, -ī, n. fort, château fort.
apud, préposition suivie du cas de l’accusatif, auprès de, chez.
libenter, adverbe, volontiers.
facile, adverbe, facilement.
haud procul, phrase adverbiale, non loin.

LE COMPARATIF DES ADVERBES

Les adverbes, comme les adjectifs, ont trois degrés de comparaison; par exemple:

longē, longius, longissimē, loin, plus loin, le plus loin (très loin).
fortiter, fortius, fortissimē, courageusement, plus courageusement, le plus courageusement (très courageusement).

Apprenez aussi le comparatif des adverbes suivants:

ācriter, ācrius, ācerrimē.
celeriter, celerius, celerrimē.
diū, diūtius, diūtissimē.
facile, facilius, facillimē.
libenter, libentius, libentissimē.

Remarque 1.

Les adverbes ācriter et celeriter proviennent d’adjectifs en -er (ācer, celer); donc, ils forment leurs superlatifs en conséquence (voir la leçon LXV).

Remarque 2.

Le comparatif d’un adverbe a normalement la même forme que le neutre singulier du comparatif de l’adjectif correspondant; par exemple: ācrius, fortius, etc.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. Ita in silvīs ursae et lupī facillimē inveniuntur. 2. Eques prīmō perterritus paene in ignem cecidit; tum autem fortiter in validum vēnātōrem impetum fēcit. 3. Līberōrum corbulae nostrīs1 manibus frūmentō complētae erant. 4. Since exercitū maiōre imperātor longius iter facere nōn poterit. 5. Undique invenientur agricolae maestī, quōrum līberī et equī ab Indīs raptī sunt.

A. 1. Ainsi, les ourses et les loups se trouvent très facilement dans les bois. 2. Le cavalier, d’abord épouvanté, a presque tombé dans le feu; mais alors il fit courageusement une attaque contre le chasseur robuste. 3. Les corbeilles des enfants avaient été remplies de blé de nos propres mains. 4. Sans une plus grande armée, le général ne pourra pas faire route plus loin. 5. Des agriculteurs affligés se trouveront de tout côté, dont les enfants et les chevaux ont été volés par les Indiens.

1 Lorsque l’adjectif possessif précède le nom, on ajoute quelquefois le mot «propre» en français; par exemple: «mon (propre), notre (propre)», etc.

B. La fuite d’une prisonnière

"Quādam in vīllā," inquit nauta, "habitābat puella parva ūnā cum mātre et sorōribus tribus. Ōlim, cum agricolae omnēs longissimē in agrōs īssent, subitō ē latebrīs ērūpērunt Indī plūrimī, quī impetum ācerrimum in vīllās fēcērunt. Māter et fīliae cēterae facile ē vīllā fūgērunt ad castellum parvum, quod haud procul in flūminis rīpā collocātum erat; ea autem puella pūpam invenīre nōn potuit, nec cum cēterīs fūgit. Quae igitur ab hostibus capta in silvam longē ducta est, ibique trīs annōs cum Indīs habitāvit; tum autem equum optimum fūrtim rapuit, et per noctem celeriter vecta, māne domum pervēnit. Māter, quae diū puellam mortuam putābat, laeta vocāvit fīliās cēterās (quae interim in mātrimōnium ductae erant), ut audīrent omnia, quae vīderat soror et fēcerat, cum apud Indōs habitāret."

B. «Dans une certaine maison de campagne», dit le matelot, «habitaient une petite fille en compagnie de (sa) mère et de (ses) trois soeurs. Une fois, quand tous les agriculteurs étaient partis très loin dans les champs, soudainement des Indiens très nombreux se précipitèrent de (leur) cachette et firent une attaque très énergique contre la maison de campagne. La mère et les autres filles s’enfuirent facilement de la maison de campagne à un petit fort qui avait été placé non loin de la rive d’un fleuve; mais cette fille n’a pas pu trouver (sa) poupée et elle ne s’enfuit pas avec les autres. Donc, elle fut capturée par les ennemis et menée loin dans la forêt et elle habita là-bas trois ans avec les Indiens; mais alors elle vola un très bon cheval à la dérobée et, transportée rapidement à travers de la nuit, parvint le matin à la maison. (Sa) mère, qui pensait longtemps que la fille était morte, (était) heureuse (et) appela (ses) autres filles (qui pendant ce temps avaient toutes été mariées) pour entendre tout ce que (leur) soeur avait vu et fait quand elle habitait chez les Indiens.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Pendant que cela se faisait chez les Indiens, les agriculteurs plaçaient un camp non loin dans les bois. 2. Ce fort sera plus facilement pris; car les soldats sont peu (nombreux) et ils ne seront pas capables de supporter longtemps l’attaque des Indiens. 3. Les voix des pires chefs de ces nations seront entendus volontiers par vous tous. 4. Qui l’épouse de l’agriculteur a-t-elle envoyé pendant la nuit pour avertir les soldats qui gardaient le fort?

A. 1. Quod cum apud Indōs fieret, agricolae castra haud procul in silvīs collocābant. 2. Id castellum facilius capiētur; mīlitēs enim paucī sunt neque impetum Indōrum diū sustinēre poterunt. 3. Vōcēs pessimōrum rēgum eārum gentium ā vōbīs omnibus libenter audientur. 4. Quem uxor agricolae noctū mīsit ut mīlitēs, quī castellum custōdiēbant, monēret?

B. 1. «Le général a-t-il dit qu’il craignait les Indiens?» demanda le chasseur. «Il a dit que lui-même ne craignait pas», répondit Marc, «mais qu’aucune armée ne pouvait supporter l’attaque de toutes les nations.» 2. «Combattez plus énergiquement», cria le général; «J’ai appris que de très nombreux Indiens se hâtent à travers des bois à cheval. Sans eux, les ennemis ne peuvent pas supporter notre attaque.» 3. «Nos soldats sont très paresseux», dit mon père; «car ils se cachent souvent dans la forêt et ne veulent pas transporter de l’eau au camp.»

B. 1. "Imperātorne dīxit sē Indōs timēre?" inquit vēnātor. "Dīxit sē ipsum (eōs) nōn timēre," inquit Mārcus, "nūllum autem exercitum impetum omnium gentium sustinēre posse." 2. "Ācrius pugnāte," inquit imperātor; "Cōgnōvī plūrimōs Indōs equīs vectōs per silvās properāre. Sine eīs hostēs impetum nostrum sustinēre nōn possunt." 3. "Mīlitēs nostrī pigerrimī sunt," inquit pater meus; "saepe enim in silvā latent neque aquam ad castra ferre volunt."

LEÇON LXVII

LE PARTICIPE PRÉSENT

Le participe présent se décline comme suit:

vocāns, appelant.

SINGULIER

PLURIEL

Masc. Fém.

Neut.

Masc. Fém.

Neut.

Nom.

vocāns

vocāns

vocantēs

vocantia

Gén.

vocantis

vocantis

vocantium

vocantium

Dat.

vocantī

vocantī

vocantibus

vocantibus

Acc.

vocantem

vocans

vocantēs
vocantīs

vocantia

Abl.

vocante

vocante

vocantibus

vocantibus

Déclinez de même:

habēns, -entis, ayant.
mittēns, -entis, envoyant.
rapiēns, -ientis, s’emparant.
audiēns, -ientis, entendant.
iēns, euntis, allant.
ferēns, -entis, portant.
nōlēns, -entis, ne voulant pas.
volēns, -entis, voulant.

VOCABULAIRE

āmittō, āmittere, āmīsī, āmissus, perdre, laisser aller.
mulier, -ieris, f. femme.
colōnus, -ī, m. colon.
postrēmō, adverbe, enfin.
urbs, urbis, f. ville.
vir, virī, m. homme, mari.

Remarque

Pour décliner urbs, voyez la note sur gēns à la leçon LXIII.

EXERCICE

I. Traduisez en français:

A. 1. Tum ego perterritus Indōs pessimōs per agrōs celerrimē venientēs vīdī. 2. Quā vōce audītā, agricolae īrātī ācrius in virum obēsum impetum fēcērunt. 3. Nam hostēs, cum equitēs nostrōs per silvam fortissimē properantēs audīvissent, subitō fūgērunt. 4. Mīlitibus ex urbe euntibus datī sunt gladiī meliōrēs. 5. Imperātor, cum cōgnōvisset Indōs haud procul castra collocāre, cum eīs pācem facere nōn diūtius volēbat.

A. 1. Puis moi, épouvanté, j’ai vu des Indiens très méchants venant très rapidement à travers des champs. 2. Quand ils entendirent (sa) voix, les agriculteurs, en colère, firent une attaque plus énergique contre l’homme obèse. 3. Car les ennemis, quand ils entendirent nos cavaliers (se) hâtant très courageusement à travers de la forêt, s’enfuirent soudainement. 4. De meilleures épées ont été données aux soldats allant de la ville. 5. Le général, quand il apprit que les Indiens plaçaient (leur) camp non loin, ne voulait plus (plus longtemps) faire la paix avec eux.

B. Une épouse retrouvée

Ōlim Indī, quī prope castellum parvum habitābant, colōnōs parābant occīdere. Itaque agricolae multī, cum id cōgnōvissent, cum uxōribus līberīsque ad urbem quandam statim properāvērunt. Cēterī autem, quī fortiōrēs erant, ē vīllīs fugere diū nōlēbant; sed postrēmō, cum iam undique Indī occīderent colōnōs vīllāsque ignī cōnsūmerent, maestī ad eandem urbem iter facere coepērunt omnēs. Quō in itinere mulier quaedam, cuius vir gladium āmīserat, ab Indīs capta est. Quam cum ad rēgem dūxissent, hostēs celerrimē in agrōs rediērunt, ut ovīs quoque et equōs raperent. Interim agricola, uxōre captā, colōnōs ex urbe noctū vocāvit; quī cum Indīs ācerrimē pugnāvērunt rēgemque occīdērunt ipsum. Ita mulier postrēmō laeta in urbe cum virō pervēnit.

B. 1. Une fois, les Indiens, qui vivaient près d’un petit fort, (se) préparaient à tuer les colons. Et ainsi beaucoup d’agriculteurs, quand ils l’apprirent, (se) hâtèrent rapidement avec (leurs) épouses et enfants dans une certaine ville. Mais les autres, qui étaient plus braves, ne voulaient pas fuir longtemps de (leurs) maisons de campagne; mais enfin, quand les Indiens tuaient maintenant des colons et brûlaient les maisons de campagne, ils commencèrent tous, affligés, à faire route vers la même ville. Sur cette route, une certaine femme, dont le mari avait perdu (son) épée, a été prise par les Indiens. Quand ils l’avait menée au chef, les ennemis revinrent rapidement dans les champs et volèrent des moutons et des chevaux. Pendant ce temps, l’agriculteur (dont) la femme (avait été) prise, appela les colons de la ville la nuit; ils combattirent les Indiens et tuèrent le chef lui-même. Ainsi, la femme arriva enfin dans la ville heureuse avec son mari.

II. Traduisez en latin:

A. 1. Quand les colons, à cheval, étaient arrivés à la rivière, ils reçurent très volontiers leurs épées. 2. Les voix des chasseurs allant à travers des bois pouvaient être entendus très facilement. 3. Nous trouverons chez les Indiens presque tous les enfants qui ont été perdus de ces villes (employez oppidum). 4. Quand cela avait été fait, les femmes fatiguées trouvèrent, assis (s’assoyant) sous un arbre, le garçon que leurs maris avaient conduit de la ville (employez urbs). 5. D’abord, le roi voulait renvoyer toute l’armée au camp; mais enfin, il a ordonné aux cavaliers de faire une attaque plus énergique contre les ennemis.

A. 1. Cum colōnī equīs vectī ad flūmen pervēnissent, libentissimē gladiōs accēpērunt. 2. Vōcēs vēnātōrum per silvās euntium facillimē audīrī poterant. 3. Apud Indōs paene omnēs līberōs, quī ab eīs oppidīs amissī sunt, inveniēmus. 4. Quō factō, mulierēs dēfessae puerum, quem virī ex urbe dūxerant, sub arbore sedentem invēnērunt. 5. Prīmō rēx omnem exercitum ad castra remittere volēbat; postrēmō autem equitēs impetum ācriōrem in hostēs facere iussit.

B. 1. «Je ne reviendrai pas sans les enfants», dit le chasseur à la mère affligée. «Les Indiens ont fait route beaucoup de milles à travers de la vallée, mais nous les capturerons bientôt.» 2. «Quand nous avons vu le matelot ivre (se) cachant sous les bancs», dit Marc, «nous avons immédiatement appelé du fort les soldats.» 3. «De tout côté les ennemis envoient les Indiens dans les champs», dit le chasseur, «afin que nos chevaux soient tous tués.» 4. «Quand notre général avait envoyé les épouses et les enfants des colons courageux à un plus grand fort», dit la femme, «il fit route trois jours à travers des collines et fit soudainement une attaque énergique contre la ville (employez urbs) la plus grande des ennemis.»

B. 1. "Sine līberīs nōn redībō," inquit vēnātor mātrī maestae. "Indī multa mīlia passuum per vallem iter fēcērunt, eōs autem mox capiēmus." 2. "Nautam ēbrium cum vīdissēmus sub subselliīs latentem," inquit Mārcus, "mīlitēs ē castellō statim vocāvīmus." 3. "Hostēs undique Indōs in agrōs mittunt," inquit vēnātor, "ut equī nostrī omnēs occīdantur." 4. Imperātor noster, cum uxōrēs līberōsque colōnum fortium ad maius castellum mīsisset," inquit mulier, "trēs diēs per collēs iter fēcit subitōque impetum ācrem in urbem maximam hostium fēcit."

LEÇON LXVIII

NOMS IRRÉGULIERS

deus, m. dieu

domus, f. maison

SINGULIER

PLURIEL

SINGULIER

PLURIEL

Nom.

deus

deī, diī, dī

domus

domūs

Gén.

deī

deōrum
deum

domūs

domuum
domōrum

Dat.

deō

deīs, diīs, dīs

dom, domō

domibus

Acc.

deum

deōs

domum

domōs, domūs

Abl.

deō

deīs, diīs, dīs

domō, domū

domibus

VOCABULAIRE

NOMBRES ORDINAUX

prīmus, -a, -um, premier.
secundus, -a, -um, deuxième.
tertius, -a, -um, troisième.
quārtus, -a, -um, quatrième.
quīntus, -a, -um, cinquième.
sextus, -a, -um, sixième.
septimus, -a, -um, septième.
octāvus, -a, -um, huitième.
nōnus, -a, -um, neuvième.
decimus, -a, -um, dixième.

legiō, -ōnis, f. légion, corps de troupes.
in fugam dō, dare, dedī, datus, mettre en fuite.

Phrase type

Vēnātōr in spēluncā latuit, nē ab Indīs caperētur, Le chasseur (se) cacha dans la caverne pour ne pas être capturé par les Indiens.

Règle

Pour indiquer le but, le négatif de ut est nē.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Dī nōs adiuvant; hostēs enim perterritī flūmen trānseunt, neque diūtius ab eīs domūs nostrae ignī cōnsūmentur. 2. Legiō tertia ūnā cum equitibus multīs fortissimē ē castrīs ērūpit, hostibusque celeriter in fugam datīs, oppidum facile cēpit. 3. Quod cum audītum esset, mulier vehementer commōta fīliō patris gladium dedit. 4. Colōnī cymbīs vectī ad īnsulam noctū trānsiērunt ibique cēpērunt Indōs trēs, quōs in herbā latentēs invēnērunt.

A. 1. Les dieux nous aident; car les ennemis, épouvantés, traversent le fleuve et nos maisons ne se feront plus incendiées par eux. 2. La troisième légion, en compagnie de beaucoup de cavaliers, (s')est précipitée très courageusement du camp et, quand les ennemis ont été rapidement mis en fuite, elle prit facilement la ville. 3. Quand cela avait été entendu, la femme, très agitée, donna à (son) fils l’épée de (son) père. 4. Les colons, transporté par des bateaux, traversèrent la nuit à une île et capturèrent là-bas trois Indiens qu’ils trouvèrent cachés (se cachant) dans l’herbe.

B. Une embuscade

"Cum bellum diū gestum esset cum Indīs," inquit avia mea, "frūmentumque omne ex agrīs raptum esset, saepe colōnōrum miserōrum equī quoque ab hostibus capiēbantur. Sed colōnī nōlēbant pācem fierī, et libenter cum mīlitibus per vallīs collīsque iter faciēbant, ut tabernācula castraque Indōrum ignī cōnsūmerent. Ōlim, cum agricolae plūrimī ūnā cum equitibus paucīs per silvam properārent ad flūmen, cuius in rīpā Indī castra parva collocāverant, subitō ē latebrīs hostēs ērūpērunt, sagittīsque sex colōnōs duōsque equitēs occīdērunt. Quā rē commōtī, equitēs fortissimē fēcērunt impetum, hostēsque celeriter in fugam dedērunt. Indī autem facile ad castra pervēnērunt, nec eōs capere potuērunt nostrī."

B. «Une fois, quand la guerre avait été faite longtemps contre les Indiens», dit ma grand-mère, «et tout le blé avait été volé des champs, les chevaux des malheureux colons se faisaient aussi voler souvent par l’ennemi. Mais les colons ne voulaient pas que la paix soit faite et faisaient route volontiers avec des soldats à travers des vallées et des collines pour incendier les tentes et le camp des Indiens. Une fois, quand de très nombreux agriculteurs, en compagnie de quelques cavaliers, se hâtaient à travers de la forêt au fleuve, sur la rive duquel les Indiens avaient placé un petit camp, soudainement les ennemis se précipitèrent de leur cachette et tuèrent six colons et deux cavaliers avec des flèches. Agrités par cette chose, les cavaliers firent très courageusement une attaque et mirent rapidement les ennemis en fuite. Mais les Indiens arrivèrent facilement au camp et les nôtres n’ont pas pu les attraper.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Pendant que ces choses se faisaient, le général a fait route rapidement à travers de la vallée pour que la sixième légion ne soit pas capturée par l’ennemi (les ennemis). 2. Enfin, les Indiens ont été mis en fuite et leurs femmes et enfants (se) sont hâtés à une plus petite ville (urbs). 3. Les femmes ont donné des flèches très volontiers à certains hommes qui avaient perdu (leurs) épées. 4. Quand ils apprirent que huit enfants de colons vivaient chez les Indiens, les chasseurs courageux firent route dix-huit milles à cheval à travers de la forêt au camp de l’ennemi (des ennemis). Quatre enfants ont ainsi été capturés par les nôtres et renvoyés à la ville (oppidum), mais les autres n’ont pas pu être trouvés.

A. 1. Quae cum fierent, imperātor celeriter per vallem iter fēcit nē sexta legiō ab hostibus caperentur. 2. Postrēmō Indī in fugam datī sunt, eōrumque mulierēs et līberī ad minōrem urbem properāvērunt. 3. Mulierēs libentissimē quibusdam hominibus, quī gladiōs āmīserant, sagittās dedērunt. 4. Cum cōgnōvissent octō līberōs colōnōrum apud Indōs habitāre, vēnātōrēs fortēs equīs vectī duodēvīgintī mīlia passuum per silvam ad hostium castra iter fēcērunt. Ita quattuor līberī ā nostrīs captī sunt et ad oppidum remissī, neque autem cēterī invenīrī potuērunt.

B. 1. «Quand nous avions tranché la tête de l’ourse avec une épée», dit Quintus aux filles, «je l’ai portée facilement dans (lit. par) ma main à la rivière. Là, nous avons vu un matelot pêchant des poissons. Il voulait traverser à certaines grandes roches; et ainsi nous l’avons pris dans notre bateau et l’avons transporté avec nous à l’île. Puis nous (nous) sommes hâtés à la maison.» 2. «Où est votre chien, les garçons?» demanda le chasseur. «Je pense qu’il y a un loup dans les champs et je n’ai pas vu votre chien aujourd’hui.» 3. «Sans les cavaliers», dit le général, «les ennemis ne pourront pas mettre en fuite les nôtres. Donc, j’ai envoyé la huitième légion dans les champs afin que les chevaux des agriculteurs ne soient pas volés par les Indiens.» 4. Le soldat qui a épousé hier la fille du chef pensait que la paix pouvait ainsi être faite très facilement avec les Indiens.

B. 1. "Caput ursae cum secūrī abscīdissēmus," inquit Quīntus puellīs, "id manū meā facile ad flūmen tulī. Ibi nautam piscīs capientem vīdimus. Ad quaedam saxa magna trānsīre volēbat; itaque eum in cymbam nostram cēpimus eumque vēximus nōbīscum ad īnsulam. Tum domum properāvimus." 2. "Ubi est canis vester, puerī?" inquit vēnātor. "Putō lupum in agrīs esse neque canem vestrum hodiē vīdī." 3. "Sine equitibus," inquit imperātor, "hostēs nostrōs in fugam dare nōn poterunt. Mīsī igitur legiōnem octāvam in agrōs nē equī agricolārum ab Indīs raperentur." 4. "Mīles quī fīliam rēgis herī in mātrimōnium dūxit putābat pācem cum Indīs ita facillimē fierī posse."

LEÇON LXIX

LES VERBES DÉPONENTS

Dans toutes les conjugaisons, il y a des verbes qui se conjuguent régulièrement à la voix passive seulement, mais dont le sens est actif. On appelle ces verbes les déponents; voir au besoin une grammaire latine. Le vocabulaire suivant comprend des déponents représentant toutes les conjugaisons.

VOCABULAIRE

moror, morāri, morātus sum, s’attarder, retarder.
polliceor, pollicērī, pollicitus sum, promettre.
proficīscor, proficīscī, profectus sum, se mettre en marche, s’en aller, partir.
patior, patī, passus sum, souffrir, permettre. Souvent construit avec l’accusatif et l’infinitif présent.
adorior, adorīrī, adortus sum, assaillir, attaquer.

Remarque

Il y a trois temps primitifs d’un verbe déponent plutôt que quatre parce que l’indicatif parfait d’un tel verbe comprend dans sa propre conjugaison le participe passé, donc il n’est pas nécessaire de le donner séparément.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Quibus rēbus cōgnitīs, imperātor statim cum equitibus plūrimīs profectus est. 2. Mārcus, cum prope imperātōris domum morārētur, legiōnem nōnam ē cymbīs per fluctūs ad harēnam properantem vīdit. 3. Vēnātor, quī līberīs ursam parvam pollicitus erat, herī in silvā quendam nautam convēnit, quī in spēluncā trīs ursās parvās vīderat. 4. Quod cum cōgnitum esset, mātrēs nōn diūtius puerōs in agrīs lūdere patiēbantur. 5. Quā vōce imperātōris audītā, nostrī omnēs fortissimē rīvum trānsiērunt, ut castra hostium adorīrentur.

A. 1. Quand ces choses ont été connues, le général partit immédiatement avec de très nombreux cavaliers. 2. Marc, quand ils s’attardait près de la maison du général, vit la neuvième légion se dépêchant des bateaux à travers des vagues vers le sable. 3. Le chasseur qui avait promis une petite ourse aux enfants rencontra hier dans la forêt un certain matelot qui avait vu dans une caverne trois petites ourses. 4. Quand cela a été connu, les mères n’ont plus permis aux garçons de jouer dans les champs. 5. Quand la voix du général a été entendue, tous les nôtres traversèrent très courageusement le ruisseau pour assaillir le camp de l’ennemi.

B. Une bataille décisive

"Cum multōs diēs libenter iter fēcissēmus neque potuissēmus hostīs invenīre," inquit mīles fortis, "postrēmō noster imperātor ipse Indōs quōsdam cōnvēnit, quī dīxērunt hostēs perterritōs in silvā latēre. Quā rē audītā, castra haud procul collocāvimus, vēnātōrēsque statim in silvam missī sunt, ut hostium latebrās invenīrent. Quod cum factum esset, hostēs, quī putābant omnem exercitum nostrum iam in silvā esse, celerrimē ērūpērunt ē latebrīs, vēnātōrēsque facillimē in fugam dedērunt; cum autem undique ē silvā currerent in agrōs, ut ibi vēnātōrēs fugientīs occīderent, subitō imperātor noster equitēs iussit in eōs impetum ācerrimum facere. Ita hostēs plūrimī ā nostrīs occīsī sunt, cēterīque ab Indīs sunt captī. Tum imperātor, urbibus multīs ignī cōnsūmptīs, laetus cum exercitū domum rediit."

B. 1. Quand nous avions fait route beaucoup de jours et n’avions pas pu trouver l’ennemi», dit le soldat courageux, «enfin notre général rencontra lui-même certains Indiens qui dirent que les ennemis, épouvantés, (se) cachaient dans la forêt. Quand cela a été entendu, nous avons placé le camp non loin et des chasseurs ont été envoyés immédiatement dans la forêt pour trouver la cachette de l’ennemi. Quand cela a été fait, les ennemis, qui pensaient que toute notre armée était dans la forêt, (se) précipitèrent rapidement de (leur) cachette et mirent très facilement les chasseurs en fuite; mais quand ils courraient de toutes parts de la forêt aux champs pour y tuer les chasseurs qui s’enfuyaient, soudainement notre général ordonna aux cavaliers de faire une attaque très énergique contre eux. Ainsi, de très nombreux ennemis ont été tués par les nôtres et les autres ont été capturés par des Indiens. Puis le général, quand beaucoup de villes avaient été incendiées, revint heureux avec (son) armée à la maison.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Les ennemis ont peut-être été aidés par les dieux; car nous avons assailli leur camp très courageusement, mais nous n’avons pas pu les mettre en fuite. 2. Dans les maisons des meilleurs hommes il y avait la paix. 3. Les ennemis étaient agités par la lumière de la lune et ils ne sont pas partis de la ville. 4. Le général ne voulait pas permettre à la septième légion de s’attarder dans la forêt. 5. Promettons les oiseaux aux filles. 6. Ne donne pas des haches aux garçons.

A. 1. Hostēs fortasse ā deīs adiūtī sunt; castra enim eōrum fortissimē adortī sumus neque eōs in fugam dare potuimus. 2. In domibus optimōrum hominum pāx erat. 3. Hostēs lūce lūnae commōtī sunt, neque ab urbe profectī sunt. 4. Imperātor nōlēbat patī septimam legiōnem in silvā morāri. 5. Avīs puellīs polliceāmur. 6. Nōlīte puerīs secūrēs dare.

B. 1. «Quand ces choses ont été entendues, les femmes se hâtèrent volontiers dans la maison de campagne», dit le chasseur; «car elles étaient effrayées par la force de la tempête.» 2. «Nous sommes enfin arrivés à un endroit convenable», dit le cavalier. «Puis les colons ont dit qu’ils voulaient aller eux-mêmes dans le camp des Indiens; car il n’y avait aucune lune et des nuages noirs étaient dans le ciel.» 3. «Les nations de ces chefs n’endureront pas l’attaque des nôtres», dit le matelot; «car les chasseurs (se) hâteront à travers des bois la nuit pour nous aider.»

B. 1. "Quae cum audīta essent (quibus audītīs), mulierēs libenter in vīllam properāvērunt," inquit vēnātor; "vī enim tempestātis perterritae erant." 2. "Postrēmō ad locum idōneum pervēnimus," inquit eques. "Tum colōnī dīxērunt sē ipsōs velle in Indōrum castra īre; nūlla enim luna erat et nūbēs ātrae in caelō erant." 3. "Gentēs eōrum rēgum impetum nostrōrum nōn sustinēbunt," inquit nauta; "vēnātōrēs enim per silvās properābunt noctū ut nōs adiuvent."

LEÇON LXX

PRONOMS DÉMONSTRATIFS

hīc, haec, hoc, ce, ceci.

SINGULIER

PLURIEL

Masc.

Fém.

Neut.

Masc.

Fém.

Neut.

Nom.

hīc

haec

hoc

hae

haec

Gén.

huius

huius

huius

hōrum

hārum

hōrum

Dat.

huic

huic

huic

hīs

hīs

hīs

Acc.

hunc

hanc

hoc

hōs

hās

haec

Abl.

hōc

hāc

hōc

hīs

hīs

hīs

ille, illa, illud, cela, ce…​ là.

SINGULIER

PLURIEL

Masc.

Fém.

Neut.

Masc.

Fém.

Neut.

Nom.

ille

illa

illud

illī

illae

illa

Gén.

illīus

illīus

illīus

illōrum

illārum

illōrum

Dat.

illī

illī

illī

illīs

illīs

illīs

Acc.

illum

illam

illud

illōs

illās

illa

Abl.

illō

illā

illō

illīs

illīs

illīs

Remarque

Ces deux pronoms sont souvent employés ensemble dans une phrase pour marquer un contraste; par exemple: Haec urbs magna, illud oppidum parvum est, Cette ville est grande, cette ville-là est petite.

VOCABULAIRE

cōgō, cōgere, coēgī, coāctus, pousser de force, contraindre.
domī, à la maison.
cōnor, cōnārī, cōnātus sum, tenter de, essayer, entreprendre. Construit souvent avec l’infinitif présent.
posteā, adverbe, ensuite, après.

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Nautae hās bācās edere nōlunt. Illa ōva eīs dēmus, nē gallīnās ipsās rapere velint. 2. Posteā igitur vēnātōrēs coēgērunt nōs in spēluncā latēre. 3. Nam puer obēsus prīmō fugere cōnātus est; sed postrēmō libenter humī iacuit. 4. Domī sunt māter et pater meus; in illā urbe sunt frātrēs et sorōrēs. 5. Celeriter ad lītus pervenīre cōnābāmur; sed saepe morārī coāctī sumus, nē līberī in silvā āmitterentur. Māne autem ad mare dēfessī pervēnimus.

A. 1. Les matelots ne veulent pas manger ces baies. Donnons-leurs ces oeufs-là afin qu’ils ne veuillent pas voler les poules mêmes. 2. Après, donc, les chasseurs nous ont contraints de (nous) cacher dans une caverne. 3. Car le garçon obèse a d’abord tenté de fuir; mais enfin il se coucha volontiers sur le sol. 4. Mon père et ma mère sont à la maison; dans cette ville-là sont mes frères et soeurs. 5. Nous tentions d’arriver rapidement au rivage; mais nous avons souvent été contraints de (nous) attarder, afin que les enfants ne soient pas perdus dans la forêt. Mais le matin nous sommes arrivés fatigués à la mer.

B. La victoire des Indiens

"Ōlim," inquit avus noster, "cum bellum miserrimum diū gestum esset, līberīque agricolārum undique ab Indīs caperentur, subitō māne prope oppidum quoddam audītī sunt hostēs, quī statim domōs colōnōrum ācriter adortī sunt, ignīsque iacere coepērunt. Vōcibus Indōrum audītīs, mulierēs perterritae cum līberīs fūgērunt in domum maximam, quam putābant hostīs capere nōn posse; interim in viīs eārum virī validī cum Indīs fortissimē pugnābant. Sed mox undique domūs colōnōrum ignī cōnsūmēbantur, nec diūtius impetus hostium sustinērī poterat. Itaque, cum iam colōnī paene omnēs humī mortuī iacērent, hostēs omnia rapuērunt quae invenīre facile poterant, laetīque in silvās rediērunt ūnā cum līberīs, quōrum mātrēs occīderant."

B. 1. «Une fois», dit notre grand-pere, «quand une guerre très malheureuse avait été faite longtemps et les enfants des agriculteurs se faisaient capturer par des Indiens de tout côté, soudainement le matin près d’une certaine ville les ennemis ont été entendus; immédiatement ils assaillirent énergiquement les maisons des colons et commencèrent à jeter des feux. Quand les voix des Indiens ont été entendues, les femmes, épouvantées, s’enfuirent avec (leurs) enfants dans une très grande maison qu’elles croyaient que les Indiens ne pouvaient pas prendre; pendant ce temps, leurs maris robustes combattaient très courageusement contre les Indiens. Mais bientôt de tout côté les maisons des colons se faisaient incendier et ils ne pouvaient plus supporter l’attaque de l’ennemi. Et ainsi, quand maintenant presque tous les colons étaient couchés morts sur le sol, les ennemis volèrent toutes (les choses) qu’ils pouvaient facilement trouver et revirent heureux dans les bois en compagnie des enfants dont ils avaient tué les mères.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Tentons maintenant de prendre ce loup. Après, le chasseur tuera facilement les ourses. 2. Qu’est-ce qui te contraint à t’attarder plus longtemps, mon fils? Pourquoi (te) caches-tu à la maison et ne (te) prépares-tu pas à partir au navire? 3. Mon père n’a pas permis aux garçons d'(y) aller. 4. La quatrième légion a fait route trois milles et a soudainement attaqué les Indiens.

A. 1. Hunc lupum capere iam cōnēmur. Posteā vēnātor ursās facile occīdet. 2. Quid te diūtius morārī cōgit, mī fīlī? Cūr domī latēs neque proficīscī ad nāvem parās? 3. Pater meus puerōs īre nōn passus est. 4. Quārta legiō tria mīlia passuum iter fēcit statimque Indōs adorta est.

B. 1. «Ce même chasseur ira demain tuer le chef de cette nation-là aussi», dit le matelot. «Il (l)'a lui-même promis.» 2. «Ces mauvais garçons-là essayent de contraindre chien plus petit à courir dans l’eau», dit Julie. «Un peu plus tard, ils seront punis.» 3. «Je vois un arbre plus élevé», dit Quintus. «Montons-y et jetons des branches sur les têtes de ces soldats paresseux-là que vous voyez se couchant à l’ombre pas loin.» 4. «Quand nous avons entendu les chasseurs à cheval courant à travers le champ hier», dit l’agriculteur, «nous avons pensé que les cavaliers des ennemis (se) préparaient à attaquer notre ville (oppidum).»

B. 1. "Hīc idem vēnātor rēgem illīus gentis quoque crās occīdet," inquit nauta. "Ipse id pollicitus est." 2. "Illī puerī malī cōnantur cōgere canem minōrem in aquam currere," inquit Iūlia. "Paulō post poenās dabunt." 3. "Altiōrem arborem videō," inquit Quīntus. "In eam ēscendāmus rāmōsque in capita illōrum mīlitum pigrōrum, quōs in umbrā iacentēs haud procul vidētis, iaciāmus." 4. "Cum vēnātōrēs equīs vectōs per agrum currentēs herī audīvissēmus," inquit agricola, "putāvimus hostium equitēs parāre oppidum nostrum adorīrī."

LEÇON LXXI

PRONOM INDÉFINI

aliquī, aliqua, aliquod, quelque.

SINGULIER

Masc.

Fém.

Neut.

Nom.

aliquī

aliqua

aliquod

Gén.

alicuius

alicuius

alicuius

Dat.

alicui

alicui

alicui

Acc.

aliquem

aliquam

aliquod

Abl.

aliquō

aliquā

aliquō

PLURIEL

Masc.

Fém.

Neut.

Nom.

aliquī

aliquae

aliqua

Gén.

aliquōrum

aliquārum

aliquōrum

Dat.

aliquibus

aliquibus

aliquibus

Acc.

aliquōs

aliquās

aliqua

Abl.

aliquibus

aliquibus

aliquibus

Note

Dans ce tableau, le pronom est pris comme un adjectif. Il peut aussi servir de nom et il signifie alors «quelqu’un, quelque chose», «un homme ou une chose quelconque», etc. Lorsqu’il est pris comme un nom, aliquis remplace aliquī (nominatif singulier), aliquid remplace aliquod (nominatif et accusatif singulier) et il n’y a pas de féminin.

Remarque

On doit bien distinguer entre les adjectifs aliquī et ūllus (leçon LXII). Les deux mots signifient «quelque», mais ūllus sert surtout dans les propositions négatives.

VOCABULAIRE

aut, conjonction, ou.
iste, ista, istud, ce, cela.
numquam, adverbe, jamais.
sequor, sequī, secūtus sum, suivre.

Note

Le pronom iste se décline comme ille (leçon LXX).

Remarque

La conjonction aut est parfois répétée ainsi: aut …​ aut. Elle signifie alors «ou …​ ou», «soit …​ soit.»

EXERCICES

I. Traduisez en français:

A. 1. Vidētisne aliquid in silvā? Nōs aut ursam aut lupum in agrō vidēmus. 2. Istōs Indōs nōn timēbam. Eī enim colōnōs numquam occīdere cōnātī erant. 3. Imperātor, cum cōgnōvisset aliquās mulierēs ab Indīs cōgī līberōs in ignīs iacere, statim ad oppidum hostium cum equitibus profectus est, exercitumque omnem sequī iussit. 4. Hīc rēx fīet imperātor exercituum omnium. Ille autem rēx equitēs dūcet.

A. 1. Voyez-vous quelque chose dans la forêt? Nous, nous voyons soit une ourse soit un loup dans le champ. 2. Je ne craignais pas ces Indiens. Car ceux-ci n’avaient jamais essayé de tuer des colons. 3. Le général, quand il avait appris que quelques femmes avaient été contraintes de jeter (leurs) enfants dans les feux, s’en alla immédiatement à la ville de l’ennemi avec les cavaliers et ordonna à toute l’armée de suivre. 4. Ce chef-ci deviendra général de toutes les armées. Mais ce chef-là conduira les cavaliers.

B. Les colons se font surprendre

"Agricola quīdam," inquit nauta, "ōlim longē in agrōs ūnā cum colōnīs cēterīs ierat, equōsque iam in locum tūtum dūcēbat, nē ab Indīs raperentur. Cum autem in itinere morārentur colōnī, subitō in eōrum vīllās hostēs impetum ācerrimum fēcērunt. Tum ille vir, cum vōcēs Indōrum audīvisset, colōnōs cēterōs sequī iussit, ipseque celerrimē domum properāvit. Sed interim hostēs, quī ignīs iēcerant in domōs aliquās, undique mulierēs līberōsque occīdēbant. Itaque agricola, cum postrēmō domum pervēnisset, uxōrem fīliamque humī iacentēs invēnit mortuās; nam uxor sagittā occīsa erat, caput autem fīliae saxō erat frāctum. Quibus rēbus cōgnitīs, colōnī omnibus ex urbibus statim in ūnum locum convēnērunt, multīsque cum equitibus celeriter in silvam profectī sunt. Ita cum diēs multōs iter fēcissent, subitō noctū adortī sunt Indōrum oppidum; moxque istī hostēs ā nostrīs omnēs aut captī aut occīsī sunt."

B. «Un certain agriculteur», dit le matelot, «était allé une fois loin dans les champs en compagnie des autres colons et conduisait maintenant les chevaux dans un lieu sûr pour qu’ils ne soient pas volés par les Indiens. Mais quand les colons s’attardaient sur la route, soudainement les ennemis firent une attaque très énergique contre leurs maisons de campagne. Puis cet homme-là, quand il avait entendu les voix des Indiens, ordonna aux autres colons de suivre et lui-même se hâta très rapidement à la maison. Mais pendant ce temps, les ennemis, qui avaient jeté des feux dans quelques maisons, tuaient de tout côté des femmes et enfants. Et ainsi l’agriculteur, quand il est finalement arrivé à la maison, trouva (son) épouse et (sa) fille allongées (se couchant) au sol mortes; car (son) épouse avait été tuée par une flèche, mais la tête de (sa) fille avait été brisée par une pierre. Quand ces choses ont été connues, les colons se rassemblèrent depuis toutes les villes dans un lieu et s’en allèrent rapidement dans la forêt avec beaucoup de cavaliers. Ainsi, quand ils ont fait route beaucoup de jours, soudainement ils assaillirent de nuit la ville des Indiens; et bientôt ces ennemis ont tous été soit capturés soit tués par les nôtres.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. Venez aux tentes, les garçons. Nous, nous avons acheté de meilleures pommes. 2. Suivons les chiens; car je pense qu’il y a des petites loups dans la caverne. 3. Le cuisinier a dit qu’il ne permettait jamais au singe de s’asseoir sur (son) épaule. 4. Ces soldats surveilleront les moutons et ne s’attarderont pas sur la rive du fleuve. 5. Marc est allé avec nous au ruisseau et j’ai presque pris un très grand poisson.

A. 1. In tabernācula venīte, puerī. Nōs māla meliōra ēmimus. 2. Canēs sequāmur; putō enim parvōs lupōs in spēluncā esse. 3. Coquus dīxit sē numquam patī sīmiam in umerō sedēre. 4. Hī mīlitēs ovīs custōdient neque in rīpā flūminis morābuntur. 5. Mārcus nōbīscum ad rīvam iit et piscem maximum paene cēpī.

B. 1. «Achetons quelque chien ou corbeau», dit Marc. «Moi, je préfère les colombes», répondit Claudia; «car elles n’effrayent jamais les enfants.» 2. «Après, nous verrons la cinquième légion», dit le chasseur. «Car le général ne lui permettra pas de traverser le ruisseau sans bateaux.» 3. «As-tu vu quelqu’un allant à travers de la vallée?» demanda le général. «Je n’ai vu aucun Indien», répondit le colon fatigué; «mais il y avait beaucoup de chevaux sous les arbres.» 4. «J’ai souvent combattu courageusement contre l’ennemi», dit le soldat courageux aux garçons; «mais maintenant je m’assois volontiers à la maison.»

B. 1. "Aliquem canem aut corvum emāmus," inquit Mārcus. "Ego columbās mālō," inquit Claudia; "nam līberōs numquam terrent." 2. "Posteā quīntam legiōnem vidēbimus," inquit vēnātor. "Imperātor enim eam nōn patiētur rīvum sine cymbīs trānsīre." 3. "Aliquemne per vallem euntem vīdistī?" inquit imperātor. "Nūllōs Indōs vīdī," inquit colōnus dēfessus; "multī autem equī sub arboribus erant." 4. "Saepe cum hostibus ācriter pugnāvī," inquit mīles fortis puerīs; "iam autem libenter domī sedeō."

LEÇON LXXII

LE GÉRONDIF

Le gérondif est un participe passé qui exprime la nécessité ou le besoin; par exemple:

vocandus, -a, -um, devant être appelé.
habendus, -a, -um, devant être eu.
mittendus, -a, -um, devant être envoyé.
rapiendus, -a, -um, devant être enlevé.
audiendus, -a, -um, devant être entendu.

Le gérondif s’emploie généralement avec une forme de sum; on peut le traduire de plusieurs manières, par exemple:

Mulier vocanda est, La femme doit être appelée.
Putō mulierem vocandam esse, Je pense qu’on devrait appeler la femme.

VOCABULAIRE

NOMBRES ORDINAUX

ūndecimus, -a, -um, onzième.
duodecimus, -a, -um, douzième.
tertius (-a, -um) decimus, -a, -um, treizième.
quārtus (-a, -um) decimus, -a, -um, quatorzième.
quīntus (-a, -um) decimus, -a, -um, quinzième.
sextus (-a, -um) decimus, -a, -um, seizième.
septimus (-a, -um) decimus, -a, -um, dix-septième.
duodēvīcēsimus, -a, -um, dix-huitième.
ūndēvīcēsimus, -a, -um, dix-neuvième.
vīcēsimus, -a, -um, vingtième.

dē, préposition suivie du cas de l’ablatif, au sujet de.
petō, petere, petīvī, petītus, chercher à obtenir, rechercher.
pugna, -ae, f. bataille, combat.
relinquō, relinquere, relīquī, relictus, laisser, abandonner.
simul, adverbe, en même temps.

EXERCISES

I. Traduisez en français:

A. 1. Simul rēx istārum gentium omnium profectus est, ut pācem peteret. 2. Pāx petenda est; hostēs enim dē hāc pugnā iam audīvērunt. 3. Mīlitēs dixērunt sē putāre pācem petendam esse. 4. Numquam tē sequēmur, imperātor pessime. 5. Aut hostīs adoriāmur aut ad lītus properēmus.

A. 1. En même temps, le roi de toutes ces nations partit pour chercher la paix. 2. La paix doit être recherchée, car les ennemis ont déjà entendu de cette bataille. 3. Les soldats dirent qu’ils pensaient que la paix devait être recherchée. 3. Nous te suivrons jamais, très mauvais général. 4. Que nous attaquions les ennemis ou que nous nous hâtions au rivage.

B. Un enlèvement audacieux.

"Domus nostra," inquit colōnus, "in rīpā flūminis maximī collocāta erat, ūnāque cum frātre et sorōribus prope aquam saepe lūdēbam. Ōlim in cymbā parvā vīdimus Indōs trēs sedentēs, quī piscīs multōs ē flūmine capiēbant. Paulō post autem, cum iam in harēnā laetī lūderēmus, Indī, piscibus relictīs, ad rīpam fūrtim pervēnērunt, frātremque subitō rapuērunt nostrum. Quā rē perterritī māgnā vōce patrem vocāvimus. Cum autem is, vehementer commōtus, ex agrīs ad flūmen cucurrisset, Indī iam ad quandam īnsulam parvam cum frātre pervēnerant. Itaque, mīlitibus quoque vocātīs, agricolae omnēs multīs cymbīs vectī celeriter ad īnsulam eandem trānsiērunt. Interim autem Indī in maiōrem īnsulam fūgērant, in quā erat silva ātra et spēluncae multae; itaque numquam posteā frātrem vīdimus."

B. «Notre maison», dit un colon, «était située sur la rive d’un très grand fleuve et nous jouions souvent près de l’eau ensemble avec (mon) frère et (mes) soeurs. Une fois, nous avons trois Indiens assis dans une petite barque, qui prenaient beaucoup de poissons du fleuve. Mais peu après, quand maintenant nous jouions heureux dans le sable, les Indiens, ayant laissé les poissons, vinrent en cachette à la rive et enlevèrent subitement notre frère. Très effrayés par cette chose, nous avons appelé (notre) père d’une grande voix. Mais quand celui-ci, très agité, avait couru des champs à la rivière, les Indiens étaient déjà parvenus à une certaine petite île avec (notre) frère. Et ainsi, quand les soldats avaient aussi été appelés, tous les agriculteurs, portés par beaucoup de barques, traversèrent rapidement à la même île. Mais pendant ce temps, les Indiens s’étaient enfuis dans une plus grande île dans laquelle il y avait une forêt sombre et beaucoup de grottes; et ainsi nous n’avons jamais vu (notre) frère après.»

II. Traduisez en latin:

A. 1. La dix-huitième légion doit être aidée; car une attaque très vive est faite contre elle par les ennemis. 2. Dans la bataille que nous avons vue là-bas, les plus braves soldats ont été tués par les nôtres et les autres ont été facilement chassés. 3. Le roi a dit que les chasseurs doivent immédiatement être envoyés dans les bois afin que les ennemis ne soient pas capables de fuir à la dérobée de (leur) camp. 4. Penses-tu que ces pierres doivent être portées du rivage et jetées dans la mer? Où les femmes les ont-elles trouvées?

A. 1. Duodēvīcēsima legiō adiuvanda est; nam impetus ācerrimus in eam ab hostibus fit. 2. In pugnā quam ibi vīdīmus, mīlitēs fortissimī ā nostrīs occīsī sunt et cēterī facile in fugam datī sunt. 3. Rēx dīxit vēnātōrēs in silvās statim mittendōs esse, nē hostēs ē castrīs in silvās fūrtim fugere possent. 4. Putāsne haec saxa ad lītus vehenda esse et in mare iacienda esse? Ubi mulierēs ea invēnērunt?

B. 1. «Après», dit l’agriculteur, «nous étions assis à la maison à l’ombre. Mais les enfants, qui cherchaient des oeufs, nous ont bientôt appelés pour voir les corbeilles qu’ils avaient remplies.» 2. «En même temps», dit le soldat aux garçons, «les ennemis se hâtaient à la rivière. Mais vous entendrez bientôt (parler) de (au sujet de) cette bataille à l’école.» 3. «J’ai vu quelqu’un qui volait (volant) un cheval du champ», dit l’agriculteur. «Courez, les garçons; essayons de l’attraper.» 4. «Nous pensions que ces Indiens devaient immédiatement être capturés», dit le général; «car les autres nations se mettaient en marche maintenant depuis les villes plus grandes pour les aider.»

B. "Posteā," inquit agricola, "domī in umbrā sedēbāmus. Līberī autem, quī ōva petēbant, nōs mox vocāvērunt ut corbulās, quās complēverant, vidērēmus." 2. "Simul," inquit mīles puerīs, "hostēs ad flūmen properābant. Sed dē hāc pugnā mox in lūdō audiētis." 3. "Aliquem vīdī equum ex agrō rapientem," inquit agricola. "Currite, puerī; omnes eum capere cōnēmur." 4. "Putabāmus hōs Indōs statim capiendōs esse," inquit imperātor; "cēterae enim natiōnēs iam ex maiōribus urbibus proficīscēbantur ut eōs adiuvārent."

VOCABULAIRE

Les chiffres indiquent la leçon où se trouve la définition du mot, ou encore la leçon où le mot est employé d’une manière particulière.

ā, ab, préposition, employée avec l’ablatif, 56, Règle.
abscīdō, abscīdere, abscīdī, abscīsus, 53.
accipiō, accipere, accēpī, acceptus, 54.
ācer, ācris, ācre, 52, 65.
ācriter, adverbe, 52, 66.
ad, préposition, employée avec l’accusatif, 12.
adiuvō, adiuvāre, adiūvī, adiūtus, 38.
adorior, adorīrī, adortus sum, 69.
ager, agrī, M., 10.
agricola, -ae, M., 6.
albus, -a, -um, 14.
aliquī (aliquis), aliqua, aliquod (aliquid), 71.
altus, a, um, 39, 65.
āmittō, āmittere, āmīsī, āmissus, 67.
ancilla, ae, F., 19.
annus, -ī, M., 48.
apud, préposition, employée avec l’accusatif, 66.
aqua, -ae, F., 4.
arbor, -oris, F., 37.
ārea, -ae, F., 3.
āter, ātra, ātrum, 57, 65.
audiō, audīre, audīvī, audītus, 50, 51, 66, 67, 72.
aut, conjonction, 71.
autem, conjonction (placé après un mot, jamais en tête de phrase), 39.
avia, -ae, F., 22.
avis, -is, F., 48.
avus, -ī, M., 22.

bāca, -ae, F., 4.
bellum, -ī, N., 54.
bonus, -a, -um, 14, 65.

cadō, cadere, cecidī, cāsum, 17, 43.
caelum, -ī, N. 24.
canis, -is, M. et F., 46.
capiō, capere, cēpī, captus, 49.
capsa, -ae, F., 13.
caput, capitis, N., 49.
castellum, -ī, N., 66.
castra, -ōrum, N., 56.
cauda, -ae, F., 9.
cavea, -ae, F., 8.
celeriter, adverbe, 25, 66.
cēna, -ae, F., 28.
cēteri, -ae, -a, 38.
Claudia, -ae, F., 6.
coepī, 31.
cōgnōscō, cōgnōscere, cōgnōvī, cōgnitus, 61.
cōgō, cōgere, coēgī, coāctus, 70.
collis, -is, M., 42.
collocō, collocāre, collocāvī, collocātus, 38.
colōnus, -ī, M., 67.
columba, -ae, F., 18.
commōtus, -a, -um, 60.
compleō, complēre, complēvī, complētus, 19.
concha, -ae, F., 7.
cōnor, conārī, cōnātus sum, 70.
cōnsūmō, cōnsūmere, cōnsūmpsī, cōnsūmptus, 45.
conveniō, convenīre, convēnī, conventus, 50.
coquus, -ī, M., 28.
corbula, -ae, F., 1.
corvus, -ī, M., 30.
crās, adverbe, 15.
culīna, -ae, F., 28.
cum, conjonction, 22.
cum, préposition employée avec l’ablatif, 5, 20, Rem., 49, Rem., 59, Note.
cūnae, ārum, F., 8.
cūr, adverbe, 7.
currō, currere, cucurrī, cursum, 10, 30, 43.
custōdiō, custōdīre, custōdīvī, custōdītus, 62.
cymba, -ae, F., 6.

dē, préposition employée avec l’ablatif, 72.
decem, 47.
decimus, -a, -um, 68.
dēfessus, -a, -um, 14.
deus, -ī, M., 68.
dīcō, dīcere, dīxī, dictus, 61; cf. 51, Rem.
diēs, diēī, M. et F., 59.
diū, adverbe, 25, 66.
dō, dare, dedī, datus, 18, 36, 68; cf. 12.
doceō, docēre, docuī, doctus, 5.
domus, -ūs, F., 68; (domum, 30; domī, 70).
dūcō, dūcere, dūxī, ductus, 12, 43, 64; cf. 51, Rem.
duo, duae, duo, 38.
duodecim, 59.
duodecimus, -a, -um, 72.
duodēvīcēsimus, -a, -um, 72.
duodēvīgintī, 59.

ē, ex, préposition employée avec l’ablatif, 10.
ēbrius, -a, -um, 29.
edō, ēsse (edere), ēdī, ēsus, 28, 43.
ego, meī, 20, 21, Règle.
emō, emere, ēmī, emptus, 27, 43.
enim, conjonction (placé après un mot, jamais en tête de phrase), 40.
eō, īre, iī, itum, 11, 22, Rem., 39, 51, 67.
eques, -itis, M., 64.
equus, -ī, M., 9, 64.
ērumpō, ērumpere, ērūpī, ēruptum, 25, 43.
ēscendō, ēscendere, ēscendī, ēscēnsum, 37, 43.
et, conjonction, 2.
exercitus, -ūs, M., 53.

facile, adverbe, 66.
faciō, facere, fēcī, factus, 49, 51, Rem. Voir aussi fīō.
ferō, ferre, tulī, lātus, 44, 51, 62, 67.
fīlia, -ae, F., 15.
fīlius, fīlī, M., 15.
fīō, fierī, factus sum, 64.
flōs, flōris, M., 37.
fluctus, -ūs, M., 53.
flūmen, -inis, N. 55.
folium, -ī, N., 34.
fortasse, adverbe, 62.
fortis, is, -e, 52, 65.
fortiter, adverbe, 52, 66.
frangō, frangere, frēgī, frāctus, 15.
frāter, -tris, M., 41.
frūmentum, -ī, N., 60.
fuga, ae, F., 68.
fugiō, fugere, fūgī, 38, 48.
fūrtim, adverbe, 33.

gallīna, -ae, F., 33.
gēns, gentis, F., 63.
gerō, gerere, gessī, gestus, 54.
gladius, -ī, M., 65.
gremium, -ī, N., 20.

habeō, habēre, habuī, habitus, 2, 6, 15, 18, 19, 22, 25, 29 et 2e Rem., 31, 33, 34, 51, 58, 64, 67, 72.
habitō, habitāre, habitāvī, habitātum, 37.
harēna, -ae, F., 7.
haud procul, expression adverbiale, 66.
herba, -ae, F., 2.
herī, adverbe, 17.
hīc, haec, hoc, 70.
hodiē, adverbe, 16.
hōra, -ae, F., 45.
hortus, -ī, M., 9.
hostis, -is, M. ou F., 54.
humī, 48.

ibi, adverbe, 16.
īdem, eadem, idem, 55.
idōneus, -a, -um, 35.
igitur, conjonction (placé après un mot, jamais en tête de phrase), 57.
ignis, -is, M., 42.
ille, illa, illud, 70.
imperātor, -ōris, M., 53.
impetus, -ūs, M., 53.
in, préposition employée avec l’ablatif, 2; employée avec l’accusatif, 10, 17; cf. 64, 68.
Indī, -ōrum, M., 59.
inquit, inquiunt, 4, 7.
īnsula, -ae, F. 45.
interim, adverbe, 26.
inveniō, invenīre, invēnī, inventus, 23, 50.
ipse, ipsa, ipsum, 55.
īrātus, -a, -um, 34.
is, ea, id, 28, 59.
iste, ista, istud, 71.
ita, adverbe, 48.
itaque, conjonction, 8.
iter, itineris, N., 49.

iaceō, iacēre, iacuī, 5.
iaciō, iacere, iēcī, iactus, 15, 48.
iam, adverbe, 35.
iubeō, iubēre, iussī, iussus, 58.
Iūlia, -ae, F., 4.

laetus, -a, -um, 32.
latebrae, -ārum, F. 25.
lateō, latēre, latuī, 3.
lectus, -ī, M., 20.
legiō, -ōnis, F., 68.
libenter, adverbe, 66.
liber, -brī, M., 12.
līberī, -ōrum, M., 22.
lītus, -oris, N., 37.
locus, -ī, M. (plu. loca, -ōrum, N.), 35.
longus, -a, -um, 14.
lūdō, lūdere, lūsī, lūsum, 53; cf. 4.
lūdus, -ī, M., 12.
lūna, -ae, F., 24.
lupus, -ī, M., 16.
lutum, -ī, N., 18.
lūx, lūcis, F., 58.

maestus, -a, -um, 64.
magister, -trī, M., 12.
magnus, -a, -um, 14, 65.
maior, maior, maius; voir magnus.
mālō, mālle, māluī, 31, 47.
mālum, -ī, N., 11.
malus, -a, -um, 15, 65.
māne, adverbe, 57.
manus, -ūs, F., 64.
Mārcella, -ae, F., 8.
Mārcus, -ī, M., 4, 9, 13.
mare, -is, N., 42.
māter, -tris, F., 41.
mātrimōnium, -ī, N., 64.
maximus, -a, -um; voir magnus.
melior, -ior, -ius; voir bonus.
mēnsa, -ae, F., 1.
meus, -a, -um, 21.
mīles, -itis, M., 55.
mīlia (-ium, N.) passuum, 46.
minimus, -a, -um; voir parvus.
minor, minor, minus; voir parvus.
miser, -era, -erum, 17, 65.
mittō, mittere, mīsī, missus, 11, 43, 51, 60, 67, 72.
moneō, monēre, monuī, monitus, 20.
moror, morārī, morātus sum, 69.
mortuus, -a, -um, 51.
mox, adverbe, 22.
mulier, -ieris, F., 67.
multī, -ae, -a, 20, 65.

nam, conjonction, 15.
nauta, -ae, M., 1.
nāvis, -is, F., 45.
nē, conjonction, 68, Règle.
-ne, particule interrogative, 35, Règle.
neque (nec), conjonction, 48.
nīdus, -ī, M., 33.
noctū, adverbe, 63.
nōlō, nōlle, nōluī, 31, 47, 51, 67.
nōn, adverbe, 16.
nōnus, a, um, 68.
noster, -tra, -trum, 21.
nostrī, -ōrum, M. 68.
novem, 47.
nox, noctis, F., 56.
nūbēs, -is, F. 57.
nūllus, -a, -um, 62.
numquam, adverbe, 71.
nunc, adverbe, 6, 35, Rem.

obēsus, -a, um, 28.
occīdō, occīdere, occīdī, occīsus, 16, 43.
octāvus, -a, -um, 68.
octō, 47.
ōlim, adverbe, 19.
omnis, -is, -e, 60.
oppidum, -ī, N., 17.
optimus, -a, -um; voir bonus.
ovis, -is, F., 62.
ōvum, -ī, N., 33.

paene, adverbe, 64.
parō, parāre, parāvī, parātus, 53.
parvus, -a, -um, 14. 65.
passus, -ūs, M.; voir mīlia passuum.
pater, -tris, M., 41.
patera, -ae, F., 28.
patior, patī, passus sum, 69.
paucī, -ae, -a, 46.
paulō post, expression adverbiale, 62.
pāx, pācis, F., 54.
pecūnia, -ae, F., 20.
peior, peior, peius; voir malus.
per, préposition employée avec l’accusatif, 23.
perterritus, -a, -um, 37.
perveniō, pervenīre, pervēnī, perventum, 65.
pessimus, -a, -um; voir malus.
petō, petere, petīvī, petītus, 72.
piger, -gra, -grum, 17, 65.
pila, -ae, F., 1; cf. 4.
piscis, is, M., 42.
plūrēs, plūrēs, plūra; voir multī et 65, Note.
plūrimī, -ae, -a; voir multī.
pōculum, -ī, N., 29.
poenās dō, dare, dedī, datus, 12.
polliceor, pollicērī, pollicitus sum, 69.
porta, -ae, F., 17.
possum, posse, potuī, 31, 40.
post; voir paulō post.
posteā, adverbe, 70.
postrēmō, adverbe, 67.
prīmō, adverbe, 64.
prīmus, -a, -um, 68.
procul; voir haud procul.
proficīscor, proficīscī, profectus sum, 69.
prope, préposition employée avec l’accusatif, 50.
properō, properāre, properāvī, properātum, 36.
puella, -ae, F., 2.
pugna, -ae, F., 72.
pugnō, pugnāre, pugnāvī, pugnātum, 52.
pulcher, -chra, -chrum, 27, 65.
pūpa, -ae, F., 2.
putō, putāre, putāvī, putātus, 61.

quārtus, -a, -um, 68.
quārtus (-a, -um) decimus, -a, -um, 72.
quattuor, 47.
quattuordecim, 59.
-que, conjonction, 59.
quī, pronom interrogatif: voir quis.
quī, quae, quod, pronom relatif, 49, 62.
quia, conjonction, 7.
quīdam, quaedam, quoddam (quiddam), 57.
quīndecim, 59.
quīnque, 47.
Quīntus, -ī, M., 9, 13.
quīntus, -a, -um, 68.
quīntus (-a, -um) decimus, -a, -um, 72.
(quis) quī, quae, (quid) quod, pronom interrogatif, 60; aussi 6 (quid).
quoque, adverbe, 46.

rāmus, -ī, M., 34.
rapiō, rapere, rapuī, raptus, 32, 48, 51, 63, 67, 72.
redeō, redīre, rediī, reditum, 62.
relinquō, relinquere, relīquī, relictus, 72.
remittō, remittere, remīsī, remissus, 54.
rēs, reī, F., 59.
rēx, rēgis, M., 63.
rīpa, -ae, F., 30.
rīvus, -ī, M., 30.
rosa, -ae, F., 1.

saepe, adverbe, 44.
sagitta, -ae, F., 26.
saxum, -ī, N., 17.
scālae, -ārum, F., 3.
secundus, -a, -um, 68.
secūris, -is, F., 51.
sed, conjonction, 8.
sēdecim, 59.
sedeō, sedēre, sēdī, sessum, 5.
sella, -ae, F., 4.
septem, 47.
septendecim, 59.
septimus, a, -um, 68.
septimus (-a, -um) decimus, -a, -um, 72.
sequor, sequī, secūtus sum, 71.
sex, 47.
sextus, -a, -um, 68.
sextus (-a, -um) decimus, -a, -um, 72.
silva, -ae, F., 16.
sīmia, -ae, F., 3.
simul, adverbe, 72.
sine, préposition employée avec l’ablatif, 64.
solea, -ae, F., 4.
soror, -ōris, F., 41.
spēlunca, -ae, F. 19.
statim, adverbe, 55.
stella, -ae, F., 24.
stilus, -ī, M., 13.
sub, préposition employée avec l’ablatif, 3.
subitō, adverbe, 37.
subsellium, -ī, N., 12.
suī, sibi, 61.
sum, esse, fuī, 2, 3, 16, 24, 30, 32, 40, 51.
sustineō, sustinēre, sustinuī, sustentus, 63.

taberna, -ae, F., 11.
tabernāculum, -ī, N., 11.
tabula, -ae, F., 13.
tempestās, -ātis, F., 61.
teneō, tenēre, tenuī, 2.
tergum, -ī, N., 13.
terra, -ae, F., 18.
terreō, terrēre, terruī, territus, 8.
tertius, -a, -um, 68.
tertius (-a, -um) decimus, -a, -um, 72.
timeō, timēre, timuī, 3.
trānseō, trānsīre, trānsiī, trānsitus, 44.
tredecim, 59.
trēs, trēs, tria, 38.
tū, tuī, 20, 21, Règle.
tum, adverbe, 12.
tūtus, -a, -um, 32.
tuus, -a, -um, 21.

ubi, adverbe, 4.
ūllus, -a, -um, 62.
umbra, -ae, F., 5.
umerus, -ī, M., 13.
ūnā, adverbe, 59, Note.
ūndecim, 59.
ūndecimus, -a, -um, 72.
ūndēvīcēsimus, -a, -um, 72.
ūndēvīgintī, 59.
undique, adverbe, 63.
ūnus, -a, -um, 59.
urbs, urbis, F., 67.
ursa, -ae, F., 67.
ut, conjonction, 19.
ūva, -ae, F., 23.
uxor, -ōris, F., 60.

validus, -a, -um, 16.
vallēs, is, F., 42.
vehementer, adverbe, 42.
vehō, vehere, vēxī, vectus, 13, 43, 64.
vēnātor, -ōris, M., 46.
veniō, venīre, vēnī, ventum, 10, 50.
vester, -tra, -trum, 21.
via, -ae, F., 2.
vīcēsimus, -a, -um, 72.
videō, vidēre, vīdī, vīsus, 4.
vīgintī, 59.
vīlla, -ae, F., 41.
vīnum, ī, N., 29.
vir, virī, M., 67.
vīs, —, F., 61.
vocō, vocāre, vocāvī, vocātus, 36, 51, 56, 64, 67, 72.
volō, velle, voluī, 31, 46, 67.
vōx, vōcis, F., 62.
vulpēcula, -ae, F., 23.

APPENDICE I: Prononciation du latin

L’alphabet

Nous avons emprunté aux Latins leur alphabet. Toutefois:

1) Le W leur est inconnu.

2) Ils ne distinguent pas, comme nous le faisons dans les éditions classiques de textes latins, pour faciliter la lecture, l’i du j, ni l’u du v. Ils écrivent, non pas juventus (jeunesse), mais iuuentus.

N.B. – a) L’i latin a parfois la valeur d’une consonne.

Ex.: Virg. En. I, 2: Laviniaque venit. I forme avec a une seule syllabe et se prononce comme le ia allemand.

b) La majuscule V est chez les Latins l’u des inscriptions.

Ex.: iuuentus devient dans une inscription: IVVENTVS.

Prononciation du latin

(Extrait de la Grammaire latine complète de Lucien Sausy)

Il y a en trois manières courantes de prononcer le latin:

1) La prononciation traditionnelle, fortement francisée.

2) La prononciation adoptée par l’Église, italianisée, appelée communément la prononciation ecclésiastique. Si on souhaite connaître cette prononciation, on consultera plus loin les Règles de la prononciation romaine de l’Église.

3) La prononciation restituée, qui se rapproche le plus possible de la prononciation ancienne.

Pour goûter le latin dans sa plénitude, surtout en poésie, c’est à la prononciation restituée qu’il convient de se conformer. Cette prononciation obéit à quelques principes simples:

Prononciation des voyelles:

  • e se prononce é (esse = és-sé).

  • u se prononce ou (cursum = cour-soum).

  • y se prononce u (Zacynthos = Zakunn-thos).

  • j (i consonne) se prononce comme y dans yeux (jugum = yougoum).

Chaque voyelle se prononce à part dans les diphtongues.

Ex.: caelo = ca-élo; aureum = a-ou-ré-oum.

Prononciation des consonnes:

Toutes les consonnes se prononcent; notamment dans les groupes gu, qu, chaque son doit se détacher distinctement et dans les groupes an, em, en, im, in, se détacher sans nasalisation.

Ex.: lingua = lin-gou-a; cantando = cann-tann-do.

Quelle que soit la voyelle suivante, c, g, t, se prononcent comme devant un a:

  • c comme dans car: Cicero = Ki-ké-ro.

  • g comme dans gant: gentem = guenn-temm.

  • t comme dans ta: natio = nat-io.

  • ch se prononce comme k (chorus = ko-rouss).

  • h initiale est aspirée: ’homo.

  • s se prononce ss (rosis = ros-siss).

Quantité des voyelles et accent tonique

Pour prononcer le latin correctement, il importe encore de tenir compte de la quantité des voyelles et de l’accent tonique.

A) Quantité des voyelles

On distingue des voyelles brèves, prononcées rapidement, et des voyelles longues, prononcées lentement.

  • Les brèves sont indiquées par le signe ˘.

  • Les longues sont indiquées par le signe ˉ.

Ces signes sont surtout utilisés pour les exercices de versification. Les éditions ne donnent l’indication des brèves et des longues que pour les débutants, afin d’éviter certaines confusions.

Ex.: Rosă, la rose; rosā, par la rose.

La quantité des voyelles détermine celle des syllabes. Celle-ci s’apprend surtout par l’usage. Toutefois il est facile de retenir que:

1) Une diphtongue est toujours longue.

2) Une voyelle suivie d’une autre voyelle ou d’un h muet, est généralement brève.

3) Une voyelle suivie de deux consonnes allonge la syllabe.

B) Accent tonique

Dans chaque mot, une syllabe dite tonique est accentuée par une intensité plus grande de la voix. Les autres syllabes sont appelées atones. L’accent tonique se marque par le signe ˊ. Il obéit à des règles simples.

1) Les mots d’une syllabe ont l’accent tonique, sauf les prépositions et les conjonctions, qui ne peuvent s’employer isolément.

Ex.: árx, citadelle; in hóc, en ceci.

2) Dans les mots de deux syllabes, l’accent tonique est sur la première syllabe. Ex.: pánem, pain; éstis, êtes.

3) Dans les mots de plus de deux syllabes, l’accent tonique est:

a) sur l’avant-dernière syllabe, ou pénultième, si elle est longue.

Ex.: patrónum, patron.

b) sur la syllabe qui précède la pénultième, si la pénultième est brève.

Ex.: hóminem, homme.

Règles de la prononciation romaine du latin

(Extrait du Paroissien romain, n° 800).

La prononciation romaine (ecclésiastique) n’offre aucune difficulté sérieuse à un Français: tous les sons-voyelles, toutes les articulations ont des équivalents dans notre langue. Il suffit d’un peu d’attention et d’exercice pour s’en rendre maître.

La qualité première d’une bonne prononciation du latin, c’est l'accentuation.

L’accentuation consiste à mettre en relief dans chaque mot — à l’aide d’une impulsion vive, élastique, brève de la voix — tantôt la syllabe pénultième tantôt l’antépénultième, et à donner ainsi aux divers éléments du mot un centre autour duquel tous viennent se grouper.

(On consultera les règles énoncées plus haut concernant la quantité des voyelles et l’accent tonique sous A) et B), qui s’appliquent en partie à la prononciation ecclésiastique; bien que la prononciation ecclésiastique ne distingue pas entre les voyelles longues et brèves à l’oral, les règles de l’accent tonique dépendent de la quantité de la pénultième, d’où l’importance de connaître la quantité des voyelles même dans la prononciation ecclésiastique.)

Le mot se compose de syllabes; les éléments de la syllabe sont:

1° les voyelles et les diphtongues ayant chacune un son ou timbre propre;

2° les consonnes qui se distinguent entre elles par leur mode d’articulation.

Voici relativement aux unes et aux autres les principales règles qui sont à observer dans la prononciation romaine.

I. — Voyelles et Diphtongues

a) VOYELLES.

A, E, I, O, n’ont chacune qu’un seul timbre, celui qu’on leur donne dans notre alphabet français:

alma; bene; ibi; oleo.

REMARQUE. — E n’est jamais muet. — E et O n’ont jamais qu’un seul son, médiocrement ouvert, comme dans les mots, nef, mets et mot (dans notre prononciation figurée, nous marquons l'e de l’accent grave pour indiquer ce timbre «médiocrement ouvert», mais il faut bien se garder d’en exagérer la valeur).

U se prononce toujours ou:

Deus meus = Dè-ouce mè-ouce.

Chaque voyelle devra toujours conserver la pureté de son timbre propre, quelle que soit la consonne qui suive. Elle n’aura donc jamais le son nasal qu’elle a en français devant n et mb, mp. Dans les exemples suivants, dégagez bien la voyelle:

ta-ntum; te-ndere; co-nfu-nda-ntur;
a-mbo; se-mper; co-mpati.

b) DIPHTONGUES.

AE, OE ont le son de l'e simple:

tàe-dium = tè-dium; poena = pè-na.

AU, EU (et aussi EI dans les interjections) font entendre le son des deux voyelles, mais d’une seule émission:

lauda = laou-da; euge = èou-djè; hei = heï.

U précédé de Q ou de NG conserve le son ou et forme diphtongue avec la voyelle suivante:

Qui, quae, quod, quam = Koui, Kouè, Kouod, Kouam.
Sanguis, langueo = sa-ngouisse, la-ngouè-o.

I semi-voyelle, c’est-à-dire employé pour J (appelé i long par les Italiens), forme diphtongue avec la voyelle suivante:

iam, maior, peius = iam, ma-ior, pè-iouce.

OU n’est jamais diphtongue:

prout, coutuntur se prononcent pro-oute, co-ou-tountour.

De même AI:

ait = a-it; contraire = contra-ire.

AY se prononce aï, d’une seule émission de voix:

Raymundus = Raï-moun-douce.

II. — Consonnes.

RÈGLE GÉNÉRALE: — Toutes les consonnes s’articulent séparément.

B, D, F, K, L, P, R, V et X se prononcent comme en français.

C, devant e, i, y, æ, œ, c’est-à-dire devant les sons e et i, se prononce tch:

cedo = tchè-do; cibus = tchi-bouce; cymbalum = tchi-mbaloume;
Cæcilia = tchè-tchi-lia; cœlum = tchè-loume.

CC, devant les mêmes sons, se prononce ttch:

ecce, siccitas = et-tche, sit-tchitas.

SC devant e, i, y, æ, œ se prononce comme notre ch français:

descendo = dè-chè-ndo.

Partout ailleurs, c’est-à-dire devant a, o, u, ou devant une consonne, C se prononce K:

cado = Ka-do; credo = Krèdo.

REMARQUES. — 1° Gardez-vous de confondre C = tch avec SC = ch. Dites cœlum = tchè-loume et non pas chè-loume. Cette dernière prononciation constituerait un véritable barbarisme et ferait supposer que le mot s’écrit scœlum.

2° En latin, les sons chuintants ne sont jamais fortement «crachés» comme en français: avancez très peu les lèvres et conservez la pointe de la langue contre les dents inférieures.

CH se prononce K même devant e ou i:

pulcher, machina = poul-ke-r, ma-ki-na.

H se prononce K dans mihi, et dans nihil et ses composés (autrefois écrits michi et nichil):

mi-ki; ni-kil; ni-kilum.

G devant les sons e et i se prononce dj:

agere, agilis = a-djè-rè, a-dji-lis.

Partout ailleurs, c’est-à-dire devant a, o, u, ou devant une consonne, G se prononce comme dans le français gant:

galea; gladius; gloria.

GN se prononce d’une seule articulation comme dans le mot français agneau:

magnus, agnus = ma-gnouce, a-gnouce.

J forme diphtongue, nous l’avons dit, avec la voyelle suivante:

ejus = é-ius; major = ma-ior.

M et N, contrairement à ce qui se fait en français, s’articulent même après une voyelle; et celle-ci, avons-nous dit, ne se nasalise pas:

orientis, compati = oriè-ntis, co-mpati.

S conserve toujours sa force; elle s’adoucit très légèrement entre deux voyelles mais jamais jusqu’à prendre le son de Z:

transire = tra-ncire; Iesus = Iè-s-us.

Ti, devant une voyelle et précédé de toute autre lettre que S, X ou T, se prononce, non pas Si, mais Tsi:

patientia, etiam, gratia = pa-tsi-è-ntsi-a, è-tsiam, gra-tsi-a.

XC devant les sons e et i se prononce kch:

excelsis = ek-chèlsis.

Z se prononce ds:

Zizania = dsi-dsa-ni-a.

APPENDICE II: Quelques expressions courantes

AFFIRMATION

licet, d’acord, c’est permis.
maximē vērō, tout à fait.
scīlicet, évidemment.

EXCLAMATION

āín tū? c’est vrai?
ecce Mārcum, voici, c’est Marc.
ēheu, hélas!
eugē, très bien! bravo, à merveille!
nūgās, des conneries!

SALUTATIONS, ETC.

salvē (salvēte), bonjour.
salvum tē advēnisse gaudeō, je suis heureux que tu sois arrivé en santé.
quid agis? (agitis?) quoi de neuf?
valē (valēte), aurevoir.
cūrā ut valeās, porte-toi bien.
cūrāte ut valeātis, portez-vous bien.

DEMANDES, ETC.

obsecrō:
properā (properāte), obsecrō, dépêche-toi.

quīn:
quīn curris? (curritis?), vas-y, cours.

abín hinc? (singulier), va-t’en. Au pluriel, dites simplement discēdite.

DIVERS

adde (addite) gradum, augmente le pas, accélère.
bene est, c’est bien.
certum est mihi īre, je suis décidé d’y aller.
īlicō, tout de suite, sur-le-champ.
male nārrās (nārrātis), c’est dommage.
nīl agis (agitis), c’est peine perdue.
nōn āssis faciō, je m’en fous.
quid ēo factum est? qu’en est-il d’un tel?
sēdulō, de tout coeur.
ut ita dicam, pour ainsi dire.