Nouvelle méthode pour apprendre à lire, à écrire et à parler une langue en six mois appliquée au latin

ONZIÈME LEÇON.

Lectio undecima.

Que (pronom relatif).

Acc. Quem (m.), quam (f.), quod (n.).

Avez-vous le chapeau qu’a mon frère?

Habesne pileum quem habet frater meus?

Je n’ai pas le chapeau qu’a votre frère.

Non habeo pileum quem habet frater tuus.

Avez-vous le cheval que j’ai?

Habesne equum quem habeo?

J’ai le cheval que vous avez.

Habeo equum quem habes.

Celui, celle (pronom déterminatif).

Nom. Is (m.), ea (f.), id (n.).
Gén. Ejus (pour les trois genres).
Dat. Ei (pour le strois genres).
Acc. Eum, eam, id.
Abl. Eo, ea, eo (1).

Note 1. Tous les pronoms et adjectifs pronominaux ont invariablement le vocatif semblable au nominatif.

J’ai celui que vous avez.

Habeo eum quem habes.

Vous avez celui que j’ai.

Habes eum quem habeo.

Celui, celle qui.

Nom. Is qui, ea quae, id quod.
Acc. Eum qui, eam quae, id quod.

Celui, celle que.

Nom. Is quem, ea quam, id quod.
Acc. Eum quem, eam quam, id quod.

Rem. A. Le déterminatif is, ea, id se supprime fréquemment en latin devant le relatif, surtout quand celui-ci est au même cas que le déterminatif.

Quelle voiture avez-vous?

Quem currum habes?

J’ai celle qu’a votre ami.

Habeo eum quem amicus tuus (habet).

Le couteau.

Culter, tri, um, m.

Le char, la voiture.

Currus, us, um, m.; rheda, ae, am, f.

La maison.

Domus us, um, f. (Déclinaison exceptionnelle.)

Le même.

Nom. Idem (m.), eadem (f.), idem (n.).
Acc. Eumdem, eamdem, idem.

Rem. B. Idem, composé du pronom déterminatif is, ea, id et du suffixe dem, même, se décline comme is.

Avez-vous le même bâton que j’ai?

Habesne eumdem baculum quem ego?

Rem. C. Au lieu de dire eumdem baculum quem habeo il est ordinaire de supprimer le verbe et de le remplacer par le pronom personnel.

J’ai le même.

Habeo eumdem.

Cet homme a-t-il le même drap que vous avez?

Num hic vir eumdem habet pannum quem tu?

Il n’a pas le même.

Non habet eumdem.

A-t-il mon gant?

Habetne manicam meam?

Il ne l’a pas.

Non habet.

L’abeille.

Apis, is, em, f.

La racine.

Radix, icis, em, f.

La marchandise.

Merx, rcis, em, f.

La corne.

Cornu, u, u, n. (Déclinaison exceptionnelle.)

Avez-vous cet arbre-ci ou celui-là?

Habesne hanc an illam arborem?

Je n’ai ni celui-ci, ni celui-là, mais j’ai le grand arbre de mon père.

Nec hanc, nec illam, sed magnam patris mei arborem habeo.

Quelle faux ai-je? ai-je la mienne ou celle du voisin?

Quamnam falcem habeo, meamne an vicini?

THÈME 13.

Avez-vous le jardin que j’ai?

Habesne hortum, quem habeo?

Je n’ai pas celui que vous avez.

Non habeo eum, quem habes.

Quel miroir avez-vous?

Quod speculum habes?

J’ai celui qu’a votre frère.

Id habeo, quod frater tuus habet.

A-t-il le livre qu’a votre ami?

Habetne librum, quem amicus tuus habet (1)?

Il n’a pas celui qu’a mon ami.

Non habet eum, quem amicus meus habet.

Quelle chandelle a-t-il?

Quam candelam habet?

Il a celle de son voisin. Il a celle que j’ai.

Sui vicini habet candelam. Eam habet, quam ego habeo.

A-t-il cet arbre-ci ou celui-là?

Arboremne hanc an illam habet (2)?

Il n’a ni celui-ci ni celui-là; mais il a celui que j’ai.

Neque hanc neque illam habet, sed eam habet, quam ego habeo.

Quel âne l’homme a-t-il?

Quem asinum habet homo?

Il a celui qu’a son garçon.

Eum habet, quem puer suus habet.

L’étranger a-t-il votre chaise ou la mienne?

Tuamne an meam sellam peregrinus habet?

Il n’a ni la vôtre ni la mienne; mais il a la bonne chaise de son ami.

Nec tuam nec meam habet, sed bonam amici sui sellam habet.

Avez-vous le gant que j’ai ou celui qu’a mon tailleur?

Habesne manicam quam ego habeo, an eam, quam sartor meus habet?

Je n’ai ni celui que vous avez ni celui qu’a votre tailleur; mais j’ai le mien.

Neque eam, quam tu habes, neque eam, quam sartor tuus habet, sed meam habeo.

Votre cordonnier a-t-il mon beau soulier ou celui de son garçon?

Meumne pulchrum calceum an pueri sui sutor tuus habet?

Il n’a ni le vôtre ni celui de son garçon; mais il a celui du bon étranger.

Nec tuum nec pueri sui, sed boni peregrini calceum habet.

Quelle maison le boulanger a-t-il?

Quam domum habet pistor?

Il n’a ni la vôtre ni la mienne; mais il a celle de son bon frère.

Nec tuam nec meam, sed boni fratris sui domum habet.

Quelle voisture ai-je? ai-je la mienne ou celle du paysan?

Quam rhedam habeo: meam an rustici?

Vous n’avez ni la vôtre, ni celle du paysan; vous avez celle que j’ai.

Nec tuam nec rustici; eam habes, quam ego habeo.

Avez-vous ma belle voiture?

Habesne pulchrum meum currum?

Je ne l’ai pas; mais le Français l’a.

Non ego habeo (eum), sed Gallus habet eum.

Le Français qu’a-t-il?

Quid habet Gallus?

Il n’a rien.

Nihil habet.

Le cordonnier qu’a-t-il?

Quid habet sutor?

Il a quelque chose de beau.

Aliquid habet pulchri.

Qu’a-t-il de beau?

Quid habet pulchri?

Il a son beau soulier.

Pulchrum calceum suum habet.

Avez-vous le foin de mon âne ou le vôtre?

Habesne mei asini fenum an tuum?

J’ai celui qu’a mon frère.

Id habeo, quod frater meus habet.

Votgre ami a-t-il le même cheval qu’a mon frère?

Eumdemne habet equum amicus tuus, quem frater meus (habet)?

Il n’a pas le même cheval, mais le même habit.

Equum non eumdem habet, sed eamdem vestem.

A-t-il mon parapluie?

Habetne pluviale meum?

Il ne l’a pas.

Non habet (id).

L’abeille qu’a-t-elle?

Quid habet apis?

Elle a quelque chose de bon.

Aliquid boni habet.

Qu’a-t-elle de bon?

Quid habet boni?

Elle a son bon miel.

Bonum mel habet suum.

L’arbre qu’a-t-il?

Quid habet arbor?

Il a sa racine.

Radicem habet suam.

Notre marchand a-t-il sa bonne marchandise?

Habetne mercator noster bonam mercem suam?

Il l’a.

Habet eam.

Le boeuf qu’a-t-il?

Quid habet bos?

Il a sa corne.

Cornu habet suum.

Note 1 (corrigé). Bien que dans le style écrit et même dans la conversation il soit ordinaire d’éviter le plus possible la répétition du même verbe, l’élève fera bien de le répéter, même quand, dans les deux membres de phrases, ce verbe est à la même personne. Dans les commencements, il s’agit de s’exercer, et pour cela il est mieux d’exprimer les phrases sans rien omettre; l’usage et la lecture apprendront ensuite à faire les omissions à propos.

Note 2 (corrigé). Les pronoms déterminatifs et démonstratifs précèdent d’ordinaire le substantif; mais dès qu’on veut les faire ressortir, c’est-à-dire y appeler l’attention, ils se placent après. Si le substantif est accompagné d’un adjectif, ils se placent généralement entre les deux, quelque place que l’un ou l’autre occupe relativement: pulchram hanc mensam, mensam hanc pulchram.

DOUZIÈME LEÇON.

Lectio duodecima.

PLURIEL DES SUBSTANTIFS.

Masculins, 1re forme.

Nom. Les seigneurs.

Domini.

Gén. Des seigneurs.

Dominorum.

Dat. Aux seigneurs.

Dominis.

Acc. Les seigneurs.

Dominos.

Voc. Ô seigneurs.

O domini.

Abl. Des ou par les seigneurs.

dominis.

Masculins, 2e forme.

Nom. Les lions.

Leones.

Gén. Des lions.

Leonum.

Dat. Aux lions.

Leonibus.

Acc. Les lions.

Leones.

Voc. Ô lions.

O leones.

Abl. Des ou par les lions.

Leonibus.

Féminins, 1re forme.

Nom. Les âmes.

Animae.

Gén. Des âmes.

Animarum.

Dat. Aux âmes.

Animis.

Acc. Les âmes.

Animas.

Voc. Ô âmes.

O animae.

Abl. Des ou par les âmes.

Animis.

Féminins, 2e forme.

Nom. Les grêles.

Grandines.

Gén. Des grêles.

Grandinum.

Dat. Aux grêles.

Grandinibus.

Acc. Les grêles.

Grandines.

Voc. Ô grêles.

O grandines.

Abl. Des ou par les grêles.

Grandinibus.

Neutres, 1re forme.

Nom. Les récompenses.

Praemia.

Gén. Des récompenses.

Praemiorum.

Dat. Aux récompenses.

Praemiis.

Acc. Les récompenses.

Praemia.

Voc. Ô récompenses.

O praemia.

Abl. De ou par les récompenses.

Praemiis.

Neutres, 2e forme.

Nom. Les lits.

Cubilia.

Gén. Des lits.

Cubilium.

Dat. Aux lits.

Cubilibus.

Acc. Les lits.

Cubilia.

Voc. Ô lits.

O cubilia.

Abl. De ou par les lits.

Cubilibus.

OBSERVATION. La déclinaison du pluriel des substantifs latins ne demande point de nombreux exemples; les deux formes fondamentales suffisent. Pour la première forme les terminaisons sont invariables, et dès que le génitif singulier est en is, le pluriel est de la seconde forme.

Pour la seconde forme, il faut observer les règles suivantes:

A. Les noms imparisyllabiques, c’est-à-dire ayant au génitif du singulier une syllabe de plus qu’au nominatif, font le génitif pluriel en um.

B. Les noms parisyllabiques, c’est-à-dire ayant au génitif du singulier autant de syllabes qu’au nominatif, font le génitif pluriel en ium.

C. Font également ium au génitif du pluriel les noms neutres ayant le pluriel en ia, notamment ceux dont le nominatif du singulier est en e, al, ar.

D. Tous les noms neutres, au singulier comme au pluriel, ont trois cas semblables: Nominatif, Accusatif et Vocatif. Cette règle est générale pour l’une et l’autre forme.

Voici parmi les noms déjà donnés, ceux qui s’écartent de ces règles:

Les pains,

Nom. acc. voc. Panes, Gén. panum, Dat. abl. panibus.

Les chiens,

Canes, canum, canibus.

Les jeunes gens,

Juvenes, juvenum, juvenibus.

Les frères,

Fratres, fratrum, fratribus.

Les mères,

Matres, matrum, matribus.

Les pères,

Patres, patrum, patribus.

Les armées,

Exercitus, exercituum, exercitibus.

Les abeilles,

Apes, apum, apium, apibus.

Les miels,

Mella, (2), mellibus.

Note 2. La règle demanderait mellum; le génitif n’est pas usité.

Remarquons encore:

Les viandes,

Carnes, carnium, carnibus.

Les boeufs,

Boves, boum, bobus.

Les choses,

Res, rerum, rebus (3).

Note 3. A l’aide de ces règles et du tableau de la déclinaison qui est à la fin de la leçon, les élèves devront décliner complètement les mots donnés dans les leçons précédentes. Nous les engageons à écrire ces déclinaisons chacune sur un petit feuillet ou sur une carte pour former un répertoire facile à consulter, quand ils voudront retrouver les mots dont ils auront besoin dans les thèmes.

Avez-vous les belles maisons de votre père?

Habesne pulchras patris tui domos?

Je n’ai pas les mêmes, mais j’ai les miennes.

Non easdem, sed meas habeo.

Les chapeaux.

Pilei.

Les boutons.

Fibulae.

Les tables.

Mensae.

Les maisons.

Domus.

Les rubans.

Taeniae, vittae.

Les soldats.

Milites.

Les choses.

Res.

Les miroirs.

Specula.

Les étables à boeufs.

Bovilia.

Les filets.

Retia.

Les cornes.

Cornua.

Les fils.

Fila.

Les tailleurs.

Sartores.

Les billets.

Schedulae.

Les couteaux.

Cultri.

Les garçons.

Pueri.

Les Français.

Galli.

Les hommes.

Homines, viri.

DÉCLINAISON DE L’ADJECTIF AU PLURIEL.

Nom. Les bons.

Boni (m.), bonae (f.), bona (n.).

Acc. Des bons.

Bonorum, bonarum, bonorum.

Dat. Aux bons.

Bonis (pour les trois genres).

Acc. Les bons.

Bonos, bonas, bona.

Voc. Ô bons.

O boni, o bonae, o bona.

Abl. Des ou par les bons.

Bonis (pour les trois genres).

Rem. A. Les adjectifs à trois terminaisons appartiennent à la première forme de la déclinaison.

Les bons garçons.

Boni pueri.

Les vilains chiens.

Foedi canes.

Mes, les miens, les miennes.

Nom. Mei (m.), meae (f.), mea (n.).
Gén. Meorum, mearum, meorum.
Dat. Meis (pour les trois genres).
Acc. Meos, meas, mea.
Voc. O mei, o meae, o mea.
Abl. Meis (pour les trois genres).

Rem. B. Tous les pronoms possessifs appartiennent également à la première forme de la déclinaison.

Avez-vous mes bons livres?

Habesne bonos meos libros?

J’ai vos bons livres.

Habeo bonos tuos libros.

TABLEAU DE LA DÉCLINAISON LATINE.

Substantifs masc.

Substantifs fémin.

Substantifs neutres.

SINGULIER.

N.

us

(4)

N.

a

(4)

N.

um

(4)

G.

i

is

G.

ae

is

G.

i

is

D.

o

i

D.

ae

i

D.

o

i

Ac.

um

em

Ac.

am

em

Ac.

um

comme le nominatif

V.

e

comme le nominatif

V.

a

comme le nominatif

V.

um

comme le nominatif

Ab.

o

e

Ab.

a

e

Ab.

o

i ou e

PLURIEL.

N.

i

es

N.

ae

es

N.

a

(i)a

G.

orum

um

G.

arum

(i)um

G.

orum

(i)um

D.

is

ibus

D.

is

ibus

D.

is

ibus

Ac.

os

es

Ac.

as

es

Ac.

a

(i)a

V.

i

es

V.

ae

es

V.

a

(i)a

Ab.

is

ibus

Ab.

is

ibus

Ab.

is

ibus

Note 4. Les substantifs faisant is au génitif ont au nominatif des terminaisons très variées.

THÈME 14.

Avez-vous les tables?

Habesne mensas?

Oui, Monsieur, j’ai les tables.

Sane habeo, domine, mensas.

Avez-vous mes tables?

Habesne meas mensas?

Non, Monsieur, je n’ai pas vos tables.

Non habeo tuas mensas, domine.

Ai-je vos boutons?

Habeone fibulas tuas?

Vous avez mes boutons.

Habes fibulas meas.

Ai-je vos belles maisons?

Habeone pulchras tuas domus?

Vous avez mes belles maisons.

Habes pulchras meas domus.

Le tailleur a-t-il les boutons?

Habetne sartor fibulas?

Il n’a pas les boutons, mais il a les fils.

Non fibulas, sed fila habet.

Votre tailleur a-t-il mes bons boutons?

Habetne sartor tuus bonas meas fibulas?

Mon tailleur a vos bons boutons d’or.

Sartor meus habet bonas tuas fibulas aureas.

Le garçon, qu’a-t-il?

Quid habet puer?

Il a les fils d’or.

Fila habet aurea.

A-t-il mes fils d’argent (argenteus) ou mes fils d’or?

Meane argentea an aurea fila is habet?

Il n’a ni vos fils d’argent ni vos fils d’or.

Nec argentea nec aurea tua fila is habet.

Le Français a-t-il les belles maisons ou les bons billets?

Pulchrasne domus an bonas schedulas Gallus habet?

Il n’a ni les belles maisons ni les bons billets.

Nec pulchras domus nec bonas schedulas habet.

Qu’a-t-il?

Quid habet?

Il a ses bons amis.

Bonos amicos suos habet.

Cet homme a-t-il mes beaux parapluies?

Hic homo meane habet pulchra pluvialia?

Il n’a pas vos beaux parapluies; mais il a vos bons habits.

Pulchra pluvialia tua non habet; sed bonas tuas habet vestes.

Quelqu’un (Num quis) a-t-il mes bonnes lettres?

Num quis bonas meas epistolas habet?

Personne n’a vos bonnes lettres.

Nemo habet bonas tuas epistolas.

Le fils (filius) du tailleur a-t-il mes bons couteaux ou mes bons dés?

Sartoris filius meosne bonos cultros an bona mea digitalia habet?

Il n’a ni vos bons couteaux ni vos bons dés mais il a les vilains habits des grands garçons de l’étranger.

Nec bonos tuos cultros, nec bona tua digitalia habet, sed foedas vestes habet magnorum peregrini puerorum.

Ai-je les bons rubans de votre ami?

Habeone bonas amici tui taenias?

Vous n’avez pas les bons rubans de mon ami; mais vous avez la belle voiture de mon voisin.

Non habes bonas amici mei taenias, sed pulchram vicini mei habes rhedam.

Votre ami a-t-il les jolis bâtons du cordonnier, ou les jolis chiens de mon bon tailleur?

Amicus tuus bellosne sutoris baculos habet an formosos boni mei sartoris canes?

Mon ami a les beaux livres de mon bon cordonnier; mais il n’a ni les jolis bâtons du cordonnier, ni les jolis chiens de votre bon tailleur.

Amicus meus habet pulchros boni sutoris mei libros, sed nec bellos habet sutoris baculos, nec formosos boni sartoris tui canes (1).

Note 1 (corrigé). Les élèves doivent commencer ici à s’apercevoir que la forme générale de la déclinaison latine est assez constante, et pour peu que le désir de connaître, et leur facilité naturelle leur ait fait devancer les leçons, ils doivent la manier aisément. Ici vient l’occasion d’étudier particulièrement le pluriel des noms: l’observation contenue dans la leçon demande une attention particulière. Il faut avoir soin de décliner les adjectifs de la 1re forme avec les substantifs de la 2e, et réciproquement des adjectifs de la 2e avec des substantifs de la 1re forme les noms dont le genre, en latin, n’est pas le même qu’en français. Il est bon aussi de décliner à la fois avec des pronoms et des adjectifs, surtout avec les pronoms démonstratifs, en mettant le pronom au milieu pour s’habituer à cet usage, sinon invariable, du moins très fréquent.

TREIZIÈME LEÇON.

Lectio tertia decima.

L’Anglais.

Britannus.

L’Allemand.

Germanus.

L’Arabe.

Arabs, bis, em, m. f.

Les petits livres.

Parvi libri, libelli.

Les grands chevaux.

Magni equi.

La ville.

Urbs, bis, em, f.

La cité, l’État.

Civitas, tatis, em, f.

Le château.

Arx, cis, em, f.

Les Anglais ont-ils les beaux chapeaux des Français?

Habentne Britanni pulchros Gallorum pileos?

Ceux, celles.

Nom. Ii (m.), eae (f.), ea (n.).
Gén. Eorum, earum, eorum.
Dat. Iis (pour les trois genres).
Acc. Eos, eas, ea.
Abl. Iis (pour les trois genres).

Avez-vous les livres qu’ont les homme?

Num libros habes quos habent viri?

Je n’ai pas ceux qu’ont les hommes; mais j’ai ceux que vous avez.

Non habeo quos viri habent, sed quos habes.

Les mêmes.

Nom. Iidem (m.), eaedem (f.), eadem (n.) Se décline comme ii (Rem. B., 11e leçon)

Avez-vous les mêmes livres que j’ai?

Habesne eosdem libros quos ego?

J’ai les mêmes.

Habeo eosdem.

J’ai les mêmes que vous avez.

Habeo eosdem quos tu.

L’Italien, les Italiens.

Italus, Itali.

L’Espagnol, les Espagnols.

Hispanus, Hispani.

Le Romain, les Romains.

Romanus, Romani.

Les armes.

Arma, gén. orum, n. (1).

Note 1. Pluriel sans singulier. Pour dire arme au singulier, sans désigner laquelle, on se sert de telum, trait, qui signifie aussi arme offensive, arme en général au propre et au figuré.

Quels, quelles (que).

Nom. Qui (m.), quae (f.), quod (n.).
Gén. Quorum, quarum, quorum.
Dat. Quibus (pour les trois genres).
Acc. Quos, quas, quae.
Abl. Quibus (pour les trois genres).

Rem. Quand ce pronom est employé interrogativement, pour donner plus de force à la question, on joint à la particule nam (en français donc); ex. quinam, quaenam, etc.

Ces, ces-ci, ceux-ci, celles-ci.

Nom. Hi (m.), hae (f.), haec (n.).
Gén. Horum, harum, horum.
Dat. His (pour les trois genres).
Acc. Hos, has, haec.
Abl. His (pour les trois genres).

Ces, ces-là, ceux-là, celles-là.

Nom. Illi (m.), illae (f.), illa (n.).
Gén. Illorum, illarum, illorum.
Dat. Illis (pour les trois genres).
Acc. Illos, illas, illa.
Abl. Illis (pour les trois genres).

Avez-vous les beaux habits des Allemands ou ceux des Anglais?

Habesne Germanorum an Anglorum pulchras vestes?

Je n’ai pas ceux des Allemands, mais j’ai ceux des Anglais.

Non Germanorum, sed Anglorum pulchras vestes habeo.

Quels livres avez-vous?

Quos libros habes?

Avez-vous ces livres-ci ou ceux-là?

Utrum hos an illos libros habes?

Je n’ai ni ceux-ci ni ceux-là.

Nec hos nec illos habeo.

Je n’ai ni ceux des Espagnols, ni ceux des Anglais; j’ai ceux des Français.

Nec Hispanorum nec Britannorum; Gallorum libros habeo.

THÈME 15.

Avez-vous ces chevaux-ci ou ceux-là?

Utrum hos an illos habes equos?

Je n’ai pas ceux-ci, mais ceux-là.

Non hos sed illos habeo.

Avez-vous les habits des Français ou ceux des Anglais?

Gallorumne an Britannorum habes vestes?

Je n’ai pas ceux des Français; mais (j’ai) ceux des Anglais.

Non Gallorum, sed Britannorum habeo vestes.

Avez-vous les jolies brebis des Arabes ou celles des Espagnols?

Arabumne an Hispanorum habes formosas oves?

Je n’ai ni celles des Arabes ni celles des Espanols; mais (j’ai) celles de mon frère.

Neque Arabum neque Hispanorum, sed mei fratris habeo formosas oves.

Votre frère a-t-il les beaux ânes des Espagnols ou ceux des Italiens?

Hispanorumne an Italorum habet pulchros asinos frater tuus?

Il n’a ni ceux des Espagnols ni ceux des Italiens; il a les beaux ânes des Français.

Neque Hispanorum neque Italorum habet asinos; pulchros Gallorum asinos habet.

Quels boeufs votre frère a-t-il?

Quosnam boves habet frater tuus?

Il a ceux des Allemands.

Germanorum habet boves.

Votre ami a-t-il mes grandes lettres ou celles des Allemands?

Amicus tuus measne an Germanorum magnas litteras habet?

Il n’a ni celles-ci ni celles-là.

Neque has neque illas habet.

Quelles lettres a-t-il?

Quasnam habet litteras?

Il a les petites (parvas) lettres que vous avez.

Parvas habet, quas tu litteras habes.

Ai-je ces maisons-ci ou celles-là?

Utrum has an illas habeo domus?

Vous n’avez ni celles-ci ni celles-là.

Neque has neque illas habes.

Quelles maisons ai-je?

Quasnam habeo domus?

Vous avez celles des Anglais.

Britannorum habes domus.

Quelqu’un (Num quis) a-t-il les boutons d’or du grand tailleur?

Num quis aureas magni sartoris fibulas habet?

Personne n’a les boutons d’or du tailleur; mais quelqu’un a ceux de votre ami.

Nemo sartoris aureas fibulas, sed quidam habet amici tui fibulas aureas (Sartoris nemo, sed amici tui quidam habet fibulas aureas).

THÈME 16.

Ai-je les billets des étrangers ou ceux de mon garçon?

Utrum pueri mei an peregrinorum habeo schedulas?

Vous n’avez ni ceux des étrangers ni ceux de votre garçon; mais (vous avez) ceux des grands Arabes.

Nec peregrinorum nec pueri tui, sed magnorum Arabum habes schedulas.

L’Arabe a-t-il mon beau cheval?

Num Arabs pulchrum meum equum habet?

Il ne l’a pas.

Non habet eum.

Quel cheval a-t-il?

Quemnam equum habet?

Il a le sien.

Suum habet.

Votre voisin a-t-il ma poule ou ma brebis?

Meamne gallinam an ovem vicinus tuus habet?

Mon voisin n’a ni votre poule ni votre brebis.

Nec gallinam neque ovem vicinus meus habet tuam.

Qu’a-t-il?

Quid habet?

Il n’a rien de bon.

Nihil habet boni.

N’avez-vous rien de beau?

Nihilne habes pulchri?

Je n’ai rien de beau.

Nihil pulchri habeo.

Êtes-vous fatigué?

Num es fessus?

Je ne suis pas fatigué.

Non sum fessus.

Quel riz votre ami a-t-il?

Quam oryzam habet amicus tuus?

Il a celui de son marchand.

Sui mercatoris habet oryzam.

Quel sucre a-t-il?

Quodnam saccharum habet?

Il a celui que j’ai.

Id habet, quod ego habeo.

A-t-il le bon café de votre marchand ou celui du mien?

Tuine an mei mercatoris bonum habet cafaeum?

Il n’a ni celui du vôtre ni celui du mien; il a le sien.

Nec mei nec tui mercatoris bonum habet cafaeum; suum habet.

Quels vaisseaux le Français a-t-il?

Quasnam naves habet Gallus?

Il a les vaisseaux des Anglais.

Britannorum habet naves.

Quelles maisons l’Espagnol a-t-il?

Quas domos habet Hispanus?

Il a les mêmes que vous avez.

Easdem habet quas tu habes.

A-t-il mes bons couteaux?

Isne habet bonos meos cultros?

Il a vos bons couteaux.

Habet bonos tuos cultros.

A-t-il les bas de fil que j’ai?

Isne habet linea tibilia, quae ego habeo?

Il n’a pas les mêmes que vous avez; mais ceux de son frère.

Non eadem, quae tu habes, sed sui fratris habet tibialia.

Les Anglais ont-ils les beaux châteaux des Espagnols?

Num Britanni pulchras Hispanorum arces habent?

Ils n’ont pas les beaux châteaux des Espagnols; mais ils ont les grandes cités des Italiens.

Pulchras Hispanorum arces non habent, sed magnas Italorum habent civitates.

QUATORZIÈME LEÇON.

Lectio quarta decima.

Le verre (matière).

Vitrum, i, n.

Le verre (vase à boire).

Calix, licis, em, m.

Le peigne.

Pecten, tinis, em, m.

Avez-vous mes petits peignes?

Habesne parvos meos pectines?

Je les ai.

Habeo eos.

Les.

Eos (m.), eas (f.), ea (n.)

Vos, les vôtres.

Tui (m.), tuae (f.), tua (n.). (S’adressant à une seule personne.)
Vestri, vestrae, vestra. (S’adressant à plusieurs.)

Ses, les siens, les siennes.

Sui (m.), suae (f.), sua (n.). (Ses propres…​)
Ejus. (Ceux, celles d’autrui.)

Leurs, les leurs.

Sui (m.), suae (f.), sua (n.). (Leurs propres…​)
Eorum, earum, eorum. (Ceux, celles d’autrui.)

Rem. A. Tui, vestri, sui se déclinent comme le pluriel de bonus, bona, bonum. Rem. B., 12e leçon.

Rem. B. Ses et leurs ne se rapportant pas au sujet, se rendent non pas par sui, mais, quand le possesseur est au singulier, par ejus, de lui, d’elle, et quand le possesseur est au pluriel, par eorum, masc., earum, fém., eorum, neut., d’eux, d’elles. Rem. B. 9e leçon.

Avez-vous mon beau verre?

Habesne pulchrum meum calicem?

A-t-il mes beaux verres?

Habetne pulchros meos calices?

Il les a.

Habet eos.

L’homme les a.

Vir eos habet.

Il ne les a pas.

Eos non habet.

Les hommes les ont-ils?

Habentne viri eos?

Les hommes les ont.

Viri eos habent.

Avez-vous mes chaises ou les siennes?

Measne an suas sellas habet?

Rem. C. Dès, et alors seulement qu’il n’y a pas d’équivoque possible, il est permis d’employer suus ne se rapportant pas au sujet; mais il faut, pour cet emploi, observer l’une ou l’autre des deux conditions suivantes: 1° ou bien qu’il soit impossible d’attribuer le pronom au sujet; 2° ou bien que le pronom s’applique sans aucun doute de préférence au régime auquel il se rapporte.

Je n’ai ni les vôtres ni les siennes.

Nec tuas nec suas habeo.

Quelles chaises avez-vous?

Quas sellas habes?

J’ai les miennes.

Habeo meas.

A-t-il mes chaises ou les leurs?

Habetne meas an eorum sellas?

Il a les leurs.

Eorum (sellas) habet (1).

Note 1. Quand le sujet est de la 1re ou de la 2e personne, l’équivoque n’est guère possible; mais le sujet étant de la 3e personne, le pronom suus, réfléchi de sa nature en latin, se réfléchit alors sur le sujet, si la forme ou le sens de la phrase n’indique bien clairement le contraire. Ici suas signifierait les siennes.

Du sucre.

Nom., acc. saccharum.

Du pain.

Nom. panis, acc. panem.

Du sel.

Nom. sal, acc. salem.

Rem. D. L’article n’existant point en latin, il n’y a pas non plus d’article partitif, et l’article du, de la, des ne se rend pas.

THÈME 17.

Avez-vous mes bons peignes?

Habesne bonos meos pectines?

Je les ai.

Habeo eos.

Avez-vous les bons chevaux des Anglais?

Habesne bonos Britannorum equos?

Je ne les ai pas.

Non habeo eos.

Quels balais avez-vopus?

Quasnam scopas habes?

J’ai ceux des étrangers.

Peregrinorum habeo scopas.

Avez-vous mes habits ou ceux de mes amis?

Measne an meorum amicorum habes vestes?

Je n’ai ni les vôtres ni ceux de vos amis.

Nec tuas nec amicorum tuorum habeo vestes.

Avez-vous les miens ou les siens?

Measne an suas habes?

J’ai les siens.

Suas habeo?

L’Italien a-t-il les bons fromages que vous avez?

Num Italus bonos habet caseos, quos tu habes?

Il n’a pas ceux que j’ai, mais ceux que vous avez.

Non eos habet quos ego habeo, sed eos, quos tu habes.

Votre garçon a-t-il mes bons crayons?

Habetne puer tuus meos bonos stylos?

Il les a.

Habet eos.

A-t-il les clous du charpentier?

Habetne is tignarii fabri clavos?

Il ne les a pas.

Non habet eos.

Qu’a-t-il?

Quid habet?

Il a ses clou de fer.

Suos habet ferreos clavos.

Quelqu’un (Num quis) a-t-il les dés des tailleurs?

Num quis habet sartorum digitalia?

Personne ne les a.

Nemo habet ea.

Qui a les vaisseaux des Espagnols?

Quis habet Hispanorum naves?

Les Anglais les ont.

Britanni habent eas.

Les Anglais ont-ils ces vaisseaux-ci ou ceux-là?

Utrum has an illas Britanni habent naves?

Les Anglais ont leurs vaisseaux.

Britanni habent suas naves.

Vos frères ont-ils mes couteaux ou les leurs?

Fratres tui meosne an suos cultros habent?

Mes frères n’ont ni vos couteaux ni les leurs.

Nec tuos nec suos cultros habent fratres mei.

Ai-je vos poules ou celles de vos cuisiniers?

Egone habeo tuas an coquorum tuorum gallinas?

Vous n’avez ni les miennes ni celles de mes cuisiniers.

Nec meas habes nec coquorum meorum gallinas.

Quelles poules ai-je?

Quasnam gallinas habeo?

Vous avez celles du bon paysan.

Boni rustici habes gallinas.

Qui a mes boeufs?

Quis habet meos boves?

Vos domestiques les ont.

Servi tui habent eos.

Les Allemands les ont-ils?

Eosne Germani habent?

Les Allemands ne les ont pas; mais les Arabes les ont.

Non habent eos Germani; sed Arabes habent eos.

Qui a ma table de bois?

Quis habet ligneam meam mensam?

Vos garçons l’ont.

Pueri tui habent eam.

Qui a mon bon pain?

Quis habet bonum meum panem?

Vos amis l’ont.

Amici tui habent eum.

QUINZIÈME LEÇON.

Lectio quinta decima.

Du bois (à brûler).

Ligna, orum, n. plur.

De bon vin.

Nom., acc. Bonum vinum.

De bon fromage.

Nom. Bonus caseus, acc. bonum caseum.

De bon pain.

Nom. Bonus panis, acc. bonum panem.

Avez-vous du vin?

Habesne vinum?

J’en ai.

Habeo.

Rem. A. Le pronom en pris dans un sens partitif ne se rend pas en latin.

Avez-vous de l’eau?

Habesne vinum?

J’en ai.

Habeo.

Avez-vous de l’eau?

Habesne aquam?

J’en ai.

Habeo.

Avez-vous de bon vin?

Habesne bonum vinum?

J’en ai.

Habeo.

Ai-je de bon drap?

Bonumne pannum habeo?

Vous en avez.

Habes.

Avez-vous de bons ou de mauvais chevaux?

Utrum bonos an malos equos habes?

J’en ai de bons.

Habeo bonos.

Avez-vous de bon ou de mauvais vin?

Utrum bonum an malum vinum habes?

J’en ai de bon.

Bonum habeo.

Avez-vous de bonne ou de mauvaise eau?

Bonamne an malam aquam habes?

J’en ai de bonne.

Habeo bonam.

Rem. B. Le verbe être, en latin esse, est aussi employé pour le verbe avoir, en général quand ce dernier verbe a un régime indéterminé, et en particulier dans l’un des trois cas suivants: lorsque le régime du verbe avoir est précédé en français, 1° de l’article indéfini un, une, ou d’un pronom indéfini; 2° de l’article partitif du, de la, des; 3° d’un nom de nombre. Nous verrons en leur temps ces différents usages.

Avez-vous du fer?

† Estne tibi ferrum?

J’en ai.

† Est mihi (ferrum).

Avez-vous des chevaux?

† Suntne tibi equi?

J’en ai.

† Sunt mihi (equi).

Qu’ai-je?

† Quid mihi est?

Vous n’avez rien.

† Nihil tibi est.

A-t-il quelque chose de bon?

† Est ei aliquid boni.

Quelles armes les soldats ont-ils?

† Quaenam sunt militibus arma?

Ils ont les mêmes que les chefs.

† Iis eadem sunt, quae ducibus.

Rem. C. AVec le verbe être l’objet possédé devient le sujet, et le sujet possesseur se met au datif.

A moi.

Mihi.

A toi, à vous (sing.).

Tibi.

A lui, à elle.

Ei.

A vous (plur.).

Vobis.

A eux, à elles.

Iis (eis).

A nous.

Nobis.

THÈME 18.

Avez-vous du sucre?

Habesne saccharum (1)?

J’en ai.

Habeo.

Avez-vous de bon café?

Habesne bonum caffaeum?

J’en ai.

Habeo.

Avez-vous du sel?

Habesne salem?

J’en ai.

Habeo.

Ai-je de bon sel?

Habesne bonum salem?

Vous en avez.

Habeo.

Ai-je des souliers?

Suntne mihi calcei?

Vous en avez.

Sunt tibi.

Ai-je de jolis chiens?

Suntne mihi belli canes?

Vous en avez.

Sunt tibi.

L’homme a-t-il de bon miel?

Estne homini bonum mel?

Il en a.

Est ei.

L’homme qu’a-t-il?

Quid habet homo?

Il a de bon pain.

Panem habet bonum.

Le cordonnier qu’a-t-il?

Quid habet sutor?

Il a de jolis souliers.

Sunt ei formosi calcei.

Le matelot a-t-il des bas?

Suntne tibialia nautae?

Il en a.

Sunt ei.

Votre ami a-t-il de bons crayons?

Suntne amico tuo boni styli?

Il en a.

Sunt ei.

Avez-vous de bon ou de mauvais café?

Estne tibi onum an malum caffaeum?

J’en ai de bon.

Bonum mihi est.

Avez-vous de bon ou de mauvais bois?

Utrum tibi est bonumne an malum lignum?

J’en ai de bon.

Bonum mihi est.

Ai-je de bons ou de mauvais boeufs?

Mihine sunt boni an mali boves?

Vous en avez de mauvais.

Tibi sunt mali boves.

Votre frère a-t-il de bon ou de mauvais fromage?

Fratrine tuo est bonus caseus an malus?

Il n’en a ni de bon ni de mauvais.

Nec bonus nec malus ei caseus est.

Qu’a-t-il de bon?

Quid ei est boni?

Il a de bons amis.

Amici boni ei sunt.

Qui a du drap?

Cuinam est pannus (1b)?

Mon voisin en a.

Vicino meo est pannus.

Qui a de l’argent?

Cuinam est pecunia?

Les Français en ont.

Gallis est pecunia.

Qui a de l’or?

Cuinam est aurum?

Les Anglais en ont.

Britannis est aurum.

Qui a de bons chevaux?

Cuinam sunt equi boni?

Les Allemands en ont.

Germanis sunt.

Qui a de bon foin?

Cuinam est bonum fenum?

Cet âne-ci en a.

Huic asino est.

Qui a de bon pain?

Cuinam est bonus panis?

Cet Espagnol-là en a.

Hispano illi est.

Qui a de bons livres?

Cuinam sunt boni libri?

Ces Français-ci en ont.

His Gallis sunt boni libri.

Qui a de bons vaisseaux?

Cuinam sunt bonae naves?

Ces Anglais-là en ont.

Britannis illis sunt.

Quelqu’un (Num cuipiam) a-t-il du vin?

Num cuipiam est vinum (2)?

Personne n’en a.

Nemo vinum habet.

L’Italien a-t-il de beaux ou de vilains chevaux?

Suntne Italo pulchri an turpes equi?

Il en a de vilain.

Turpes ei sunt.

Avez-vous des tables de bois ou de pierre?

Tibine sunt mensae ligneae an saxeae?

Je n’en ai ni de bois ni de pierre.

Nec ligneae nec saxeae mihi sunt.

Vogtre garçon a-t-il les beaux livres du mien (pueri mei)?

Habetne puer tuus pulchros pueri mei libros?

Il n’a pas ceux de votre garçon, mais il a les siens.

Non pueri tui, sed suos habet libros.

A-t-il de bons bas de fil?

Illine sunt bona linea tibialia?

Il en a.

Sunt illi?

L’Arabe qu’a-t-il?

Quid Arabi est?

Il n’a rien.

Nihil ei est.

Votre garçon a-t-il les bons marteaux des charpentiers?

Habetne puer tuus bonos tignariorum fabrorum malleos?

Non, Monsieur, il ne les a pas.

Non habet eos, domine.

Ce petit garçon (puerulus ille) a-t-il du sucre?

Num puerulo illi saccharum est?

Il n’en a pas.

Non est.

Le frere de votre ami a-t-il de bons peignes?

Num sunt fratri amici tui boni pectines?

Le frère de mon ami n’en a pas, mais j’en ai.

Non amici mei fratri, sed mihi sunt.

Qui a de bonnes chaises de bois?

Cuinam sunt bonae ligneae sellae?

Personne n’en a.

Nemini sunt.

Les gardes des châteaux du roi (arcium regiarum) ont-ils leurs lances?

Habentne regiarum arcium custodes hastas suas?

Ils n’ont pas de lances, mais (ils ont) de bonnes épées.

Non sunt eis hastae, sed boni gladii.

Les armées ont-elles de bons généraux?

Suntne boni duces exercitibus?

Elles en ont.

Sunt eis.

Ces paysans ont-ils de belles fleurs?

Suntne his rusticis pulchri flores?

Ils n’en ont pas.

Non sunt eis.

Les boeufs qu’ont-ils?

Quid habent boves?

Ils ont de grandes cornes.

Sunt eis cornua magna.

Note 1 (corrigé). Il n’y a pas d’articles en latin, et l’emploi de l’article défini ou indéfini est souvent indifférent, le sens ou les circonstances le rendent inutile; mais quand il en est besoin, les Latins y suppléent au moyen, soit d’un pronom, soit d’une particule, comme nous le verrons plus tard. Ici saccharum signifie aussi bien le sucre que du sucre; aussi est-il mieux, en pareil cas, de se servir du verbe être qui ne laisse pas de doute.

Note 1b (corrigé). Cuinam est pannus? ne peut pas signifier en latin: à qui est le drap; ce serait cujusnam est pannus? C’est le génitif qui exprime propriété avec le verbe être, et l’on voit du reste que c’est alors l’article défini qui accompagne le substantif.

Note 2 (corrigé). Quispiam est un synonyme d'aliquis. La particule piam (par aventure) se joint au pronom interrogatif ou relatif comme la particule nam; elle ajoute au pronom l’idée d’existence mise en question, comme nam y ajoute l’idée de conséquence; ali, l’idée de alius, autre; quam, l’idée d’existence positive. Ces affixes et préfixes ne font que déterminer, dans un sens toujours plus ou moins vague, la signification tout à fait indéfinie que le pronom a de sa nature.

SEIZIÈME LEÇON

Lectio sexta decima.

Ne — pas (ne — pas de).

Non.

Avez-vous du vin?

Habesne vinum?

Je n’en ai pas.

Non habeo.

N’avez-vous pas de pain?

Non panem habes?

Je n’en ai pas.

Non habeo.

Rem. La question négative, en tant qu’elle suppose une réponse également négative, ne se distingue point en latin de la phrase absolument négative, si ce n’est par le ton de celui qui parle. — Au contraire, lorsqu’une question négative suppose une réponse affirmative, on la commence par nonne (n’est-ce pas que), composé de non et de l’enclitique ne.

N’avez-vous pas de souliers?

Non habes calceos?

Je n’en ai pas.

Non habeo.

En avez-vou?

Num habes?

Je n’en ai pas.

Non habeo.

L’homme en a-t-il?

Habetne vir?

Il n’en a pas.

Non habet.

A-t-il de bons livres?

Habetne bonos libros?

Il en a.

Habet.

N’en a-t-il pas?

Nonne habet?

Oui, il en a.

Sane habet.

L’Américain.

Americanus.

L’Irlandais.

Hibernus.

L’Écossais.

Scotus.

Le Hollandais.

Batavus.

Le Russe.

Russus.

Les marchands.

Mercatores.

Les charpentiers.

Fabri tignarii.

Les fleurs.

Flores.

Les gardes.

Custodes.

Les généraux.

Duces.

Les rois.

Reges.

Les armées.

Exercitus.

Personne n’a-t-il d’oiseaux?

† Neminine sunt aves?

Quelqu’un en a.

† Cuidam sunt (aves).

Qui a des fleurs?

† Cuinam sunt flores?

Les marchands en ont.

† Mercatoribus sunt (flores).

THÈME 19.

L’Américain a-t-il de bon argent?

Habetne bonam pecuniam Americanus?

Il en a.

Habet.

Les Hollandais ont-ils de bon fromage?

Habentne bonum caseum Batavi?

Oui, Monsieur, les Hollandais en ont.

Sane, domine, Batavi habent.

Le Russe n’a-t-il pas de fromage?

Nonne habet caseum Russus?

Il n’en a pas.

Non habet.

Avez-vous de bons bas?

Suntne tibi bona tibialia?

J’en ai.

Sunt mihi.

Avez-vous de bon ou de mauvais miel?

Tibine est mel bonum an malum?

J’en ai de bon.

Bonum mihi est.

Avez-vous de bon café?

Estne tibi bonum cafaeum?

Je n’en ai pas.

Non est mihi.

Avez-vous de mauvais café?

Malumne tibi est cafaeum?

J’en ai.

Mihi est.

L’Irlandais a-t-il de bon vin?

Habetne bonum vinum Hibernus?

Il n’en a pas.

Non habet.

A-t-il de bonne eau?

Habetne bonam aquam?

Il en a.

Habet.

L’Écossais a-t-il de bon sel?

Habetne bonum salem Scotus?

Il n’en a pas.

Non habet.

Le Hollandais qu’a-t-il?

Quid habet Batavus?

Il a de bons vaisseaux.

Habet bonas naves.

Ai-je du pain?

Egone panem habeo?

Vous n’en avez pas.

Tu non habes.

Ai-je de bons amis?

Mihine sunt boni amici?

Vous n’en avez pas.

Non sunt tibi.

Qui a de bons amis?

Cuinam sunt boni amici?

Le Français en a.

Gallo sunt.

Votre domestique (puer tuus) a-t-il des habits ou des balais?

Vestesne an scopas puer tuus habet?

Il a de bons balais; mais il n’a pas d’habits.

Bonas habet scopas, sed non habet vestes.

Quelqu’un a-t-il du foin?

Num cuipiam est fenum?

Quelqu’un en a.

Cuidam est fenum.

Qui en a?

Cuinam (est fenum)?

Mon domestique en a.

Servo meo (est).

Cet homme-ci a-t-il du pain?

Panemne hic homo habet?

Il n’en a pas.

Non habet.

Qui a de bons souliers?

Quis habet bonos calceos?

Mon bon cordonnier en a.

Bonus sutor meus habet.

Avez-vous les bons chapeaux des Russes ou ceux des Hollandais?

Russorumne an Batavorum habes bonos pileos?

Je n’ai ni ceux des Russes ni ceux des Hollandais; j’ai ceux des Irlandais.

Nec Russorum nec Batavorum habeo pileos, Hibernorum habeo (1).

Quels sacs votre ami a-t-il?

Quosnam saccos habet amicus tuus?

Il a les bons sacs des marchands.

Mercatorum habet bonos saccos.

Note 1 (corrigé). Quand il n’y a pas de particule en français pour exprimer opposition, il n’est guère possible de ne pas répéter le verbe en latin. Pour éviter la répétition, les Latins mettent d’ordinaire sed (ou toute autre particule adversative) entre les deux membres de la phrase: nec Russorum nec Batavorum, sed Hibernorum habeo pileos.

DIX-SEPTIÈME LEÇON.

Lectio septima decima.

Le chapelier.

Petasorum opifex.

Le menuisier.

Faber lignarius.

L’artisan.

Opifex, ficis, em, m.

Le chapeau.

Petasus, i, um, m.

Avez-vous un miroir?

Habesne speculum?

Rem. A. Il n’y a pas d’article indéfini en latin.

Un, une (adj. numéral).

Nom. Unus (m.), una (f.), unum (n.).
Gén. Unius (pour les trois genres).
Dat. Uni (pour les trois genres).
Acc. Unum, unam, unum.
Abl. Uno, unā, uno.

J’en ai un.

Habeo.

Avez-vous un livre?

Habesne librum?

J’en ai un.

Habeo.

Je n’en ai pas.

Non habeo.

Rem. B. Comme nous l’avons vu (15e leçon, Rem. B.), le verbe avoir ayant un régime précédé de l’article indéfini un, une, l’emploi du verbe être pour le verbe avoir a lieu en latin.

Ai-je un marteau?

† Estne mihi malleus?

Vous en avez un.

† Tibi est (malleus).

N’avez-vous pas un crayon?

† Nonne tibi stylus est?

Je n’en ai pas un, j’en ai deux.

† Duos, non unum habeo.

Ne — pas un (aucun.).

Nullus, a, um (se décline comme unus)

Avez-vous des fleurs?

† Suntne tibi flores?

Je n’en ai pas une.

† Nullus mihi est (flos).

Ai-je un ruban?

† Num ulla mihi vitta est?

Vous n’en avez pas un.

† Nulla (tibi est).

Rem. C. Ullus remplace nullus dans les phrases où se trouve déjà une négation.

Et.

Et, atque.

Avez-vous un bon chapeau rond?

Habesne bonum pileum rotundum?

J’en ai un.

Habeo.

A-t-il une belle maison?

Habetne pulchram domum?

Il en a une.

Habet.

Il n’en a pas.

Non habet.

J’en ai deux.

Habeo duas.

Il en a trois.

Habet tres.

Vous en avez quatre.

Habes quatuor.

Avez-vous cinq bons chevaux?

Habesne quinque bonos equos?

J’en ai six.

Habeo sex.

J’en ai six bons et sept mauvais.

Habeo sex bonos et septem malos.

Rem. D. Avec les noms de nombre a lieu également l’emploi en latin du verbe être pour le verbe avoir (15e leçon, Rem. B.).

Avez-vous deux vieux chevaux?

† Suntne tibi duo vetuli equi?

J’en ai trois.

† Tres mihi sunt.

Votre voisin a-t-il trois vieilles (anciennes) voitures?

† Suntne vicino tuo tres rhedae veteres?

Il en a cinq ou six vieilles (usées).

† Quinque aut sex ei sunt vetustae.

Avez-vous des domestiques?

† Suntne tibi servi?

J’en ai un (seul).

† Unus mihi est.

Vieux (usé).

Vetustus, a, um.

Le domestique a-t-il deux balais?

Habetne servus binas scopas?

Il en a trois.

Trinas habet.

Il en a un (seul).

Unas habet.

Rem. E. Avec les substantifs usités au pluriel pour désigner un objet au singulier, le nombre deux se traduit non pas par duo, duae, duo, mais par bini, binae, bina; et le nombre trois, non pas par tres, tria, mais par trini, trinae, trina (1). Le pluriel de unus, uni, unae, una, s’emploie aussi dans ces cas.

Note 1. Duae scopae signifierait deux brins de balai; tres litterae trois lettres de l’alphabet.

Deux.

Nom. Duo (m.), duae (f.), duo (n.).
Gén. Duorum, duarum, duorum.
Dat. Duobus, duabus, duobus.
Acc. Duos, duas, duo.
Abl. Duobus, duabus, duobus.

Trois.

Nom. Tres (m. f.), tria (n.).
Gén. Trium (pour les trois genres).
Dat. Tribus (pour les trois genres).
Acc. Tres (m. f.), tria (n.).
Abl. Tribus (pour les trois genres).

RÉCAPITULATION DES RÈGLES RELATIVES A LA DÉCLINAISON DES ADJECTIFS.

Nous avons vu dans les leçons précédentes qu’en latin l’adjectif s’accorde en genre, en nombre et en cas avec le substantif qu’il accompagne comme épithète: Habeo bonam mensam, j’ai la bonne table. Cette règle est invariable et ne change pas quand l’adjectif est employé comme attribut: Amici mei sunt boni, mes amis sont bons.

Nous avons reconnu que les adjectifs latins se déclinent comme les substantifs, et que de même ils se partagent entre les deux formes générales de la déclinaison, de telle sorte que les adjectifs à trois terminaisons appartiennent à la première forme, et les adjectifs à une ou deux terminaisons à la deuxième.

Les adjectifs latins se divisent en trois classes, d’après le nombre de terminaisons qu’ils ont au nominatif singulier.

I. Les adjectifs à trois terminaisons, us, a, um, une pour chaque genre, se déclinent:

au masculin comme les substantifs en us, génitif i (1re leçon); au féminin comme les substantifs en a, génitif ae (1re leçon); au neutre comme les substantifs en um, génitif i (2e leçon).

Il en est de même des adjectifs en er, a, um, qui suppriment ordinairement l'e de la terminaison, comme taeter, taetra, taetrum, vilain, tandis qu’un certain nombre le conserve, comme tener, tenera, tenerum, tendre.

II. Les adjectifs à deux terminaisons, masc. et fém. is, neutre e, se déclinent:

au masc. et fém. comme les substantifs en is, gén. is (10e leçon). au neutre comme les substantifs en e, gén. is (2e leçon).

Ces adjectifs, ainsi que les substantifs dont ils suivent la déclinaison, sont tous parisyllabiques, c’est-à-dire qu’ils ont à tous les cas le même nombre de syllabes (7e leçon).

III. Les adjectifs à une seule terminaison sont, au contraire, tous imparisyllabiques, de désinences fort diverses, et ils n’ont tous qu’une seule forme de déclinaison donnée, ainsi que pour les substantifs imparisyllabiques, par le génitif en is. Mais, comme adjectifs, étant des trois genres, et au neutre devant avoir troi cas semblables, il en résulte:

Au singulier, pour l'Accusatif deux terminaisons, une pour le masc. et le fém., une pour le neutre. Ce neutre garde simplement la désinence du nominatif. Quant au vocatif, dans la 2e forme de la déclinaison il est semblable au nominatif (4e leçon).

Au pluriel, pour le Nominatif, l'Accusatif et le Vocatif, deux terminaisons, c’est-à-dire trois cas neutres en ia, formés du génitif en is, comme dans les adjectifs de la seconde classe. Ces trois cas se forment, sinon pour tous, du moins pour certaines classes, par exemple, les participes présents en ns des verbes, comme nous le verrons en son temps.

OBSERVATION. Rappelons encore ici que dans les adjectifs de la 2e et 3e classe, il n’hy a de double terminaison que pour les trois cas qui, au neutre, restent semblables, et que du reste ces adjectifs n’ont qu’une seule forme de déclinaison, la même que la 2e forme des substantifs. Il en est ainsi au pluriel comme au singulier, et même dans la 3e classe, au singulier, il n’yh a de double terminaison que pour l’Accusatif.

Quant aux autres cas, dans ces deux classes d’adjectifs remarquons en outre:

A. Au singulier l'Ablatif:

des parisyllabiques (2e classe) toujours semblable au datif, en i; des imparisyllabiques (3e classe) plus souvent en i qu’en e; des adjectifs pris substantivement toujours en e.

B. Au pluriel le Génitif:

des parisyllabiques (2e classe) toujours en ium (2); des imparisyllabiques (3e classe) tantôt en ium, tantôt en um.

Note 2. Celer, prompt, fait exception à cet égard dans la 2e classe.

Voici enfin la déclinaison complète d’un adjectif de la 3e classe formant un neutre en ia comparée à la déclinaison particulière de vetus:

Ferox, fier.

SINGULIER.

PLURIEL.

Masc. et Fém.

Neutre

Masc. et Fém.

Neutre

Nom.

Ferox,

ferox.

Feroces,

ferocia.

Gén.

Forocis

pour les 3 genres

Ferocium

pour les 3 genres.

Dat.

Feroci

Ferocibus

Acc.

Ferocem,

ferox.

Feroces,

ferocia

Voc.

Ferox,

ferox.

Feroces,

ferocia

Abl.

Feroci

pour les 3 genres

Ferocibus

pour les 3 genres.

Vetus, vieux, ancien.

SINGULIER.

PLURIEL.

Masc. et Fém.

Neutre

Masc. et Fém.

Neutre

Nom.

Vetus,

vetus.

Veteres,

Vetera.

Gén.

Veteris

pour les 3 genres

Veterum

pour les 3 genres.

Dat.

Veteri

Veteribus

Acc.

Veterem,

vetus.

Veteres,

vetera

Voc.

Vetus,

vetus.

Veteres,

vetera

Abl.

Veteri et vetere

pour les 3 genres

Veteribus

pour les 3 genres.

Nota. Les participes des verbes se déclinent comme les adjectifs, en rentrant dans la 1re et la 3e classe.

TABLEAU GÉNÉRAL DE LA DÉCLINAISON DES ADJECTIFS LATINS.

1. Adjectifs à trois terminaisons.

2. Adjectifs à deux terminaisons.

3. Adjectifs à une terminaison.

SINGULIER.

Masc.

Fém.

Neutre.

Masc. et Fém.

Neutre.

Masc.

Fém.

Neutre.

N.

us (er)

a

um

N.

is

e

N.

pour les trois genres même Nomin.

G.

i

ae

i

G.

is

pour les trois genres

G.

is

pour les trois genres

D.

o

ae

o

D.

i

D.

i

A.

um

am

um

A.

em

e

A.

em (masc. et fém.)

Nomin.

V.

e (er)

a

um

V.

is

e

V.

pour les trois genres Nomin.

PLURIEL.

1. Ajectifs à trois terminaisons

2. Adjectifs à une et deux terminaisons

Masc.

Fém.

Neutre.

Masc. et Fém.

Neutre.

N.

i

ae

a

N.

es

ia

G.

orum

arum

orum

G.

ium

pour les trois genres

D.

is

pour les trois genres

D.

ibus

A.

os

as

a

A.

es

ia

V.

i

ae

a

V.

es

ia

A.

is

pour les trois genres

A.

ibus

pour les trois genres

THÈME 20.

Avez-vous un bon domestique?

Estne tibi bonus servus?

J’en ai un.

Est mihi.

Votre chapelier a-t-il une belle maison?

Estne tuo petasorum opifici pulchra domus?

Il en a deux.

Ei duae sunt.

Ai-je un joli ruban d’or?

Mihine est formosa vitta aurea?

Vous en avez un.

Tibi est.

Le menuisier qu’a-t-il?

Quid habet faber lignarius?

Il a de belles tables.

Pulchras mensas habet.

A-t-il une belle table ronde?

Estne ei pulchra mensa rotunda?

Il en a une.

Ei est.

Le boulanger a-t-il un grand miroir?

Habetne pistor magnum speculum?

Il en a un.

Habet.

L’Écossais a-t-il les amis que j’ai?

Habetne Scotus amicos, quos ego habeo?

Il n’a pas les mêmes que vous avez; mais il a de bons amis.

Non eosdem (habet), quos tu (habes), sed bonos habet amicos.

A-t-il vos bons livres?

Isne habet bonos tuos libros?

Il les a.

Habet eos.

Ai-je leurs bons marteaux?

Egone habeo bonos eorum malleos?

Vous ne les avez pas; mais vous avez vos bons clous de fer.

Non eos habes, sed bonos clavos tuos habes ferreos.

Che chapelier a-t-il mon bon chapeau?

Num hic petasorum opifex bonum meum pileum habet?

Il n’a pas le vôtre, mais (il a) le sien.

Non tuum, sed suum habet.

Ai-je mes bons souliers?

Egone meos habeo bonos calceos?

Vous n’avez pas les vôtres; vous avez les siens.

Non tuos tu, sed ejus calceos habes.

Qui a les miens?

Meos quis habet?

Quelqu’un les a.

Quidam habet eos.

Quelqu’un a-t-il deux lettres (binas litteras)?

Num quis binas litteras habet?

Le frère de mon voisin en a trois (trinas)?

Frater vicini mei trinas habet.

Votre cuisinier a-t-il deux brebis?

Suntne coquo tuo duae oves?

Il en a quatre.

Quatuor ei sunt.

A-t-il six bonnes poules?

Eine gallinae sex bonae sunt?

Il en a trois bonnes et sept mauvaises.

Tres ei bonae et spetem malae sunt.

Le marchand a-t-il de bon vin?

Habetne bonum vinum mercator?

Il en a.

Habet.

Le tailleur a-t-il de bons habits?

Sartorine sunt bonae vestes?

Il n’en a pas.

Nullae ei sunt.

Le boulanger a-t-il de bon pain?

Estne pistori panis bonus?

Il en a.

Est ei.

Le charpentier qu’a-t-il?

Quid habet faber tignarius?

Il a de bons clous.

Boni clavi sunt ei.

Votre marchand qu’a-t-il?

Quid habet mercator tuuus?

Il a de bons crayons, de bon café, de bon miel et de bonne viande.

Boni styli sunt ei, bonum cafaeum, bonum mel, et bona caro.

Qui a de bon fer?

Cuinam est bonum ferrum?

Mon bon ami en a.

Bonus amicus meus habet bonum ferrum.

Est-il fatigué?

Estne fessus?

Il n’est pas fatigué.

Non est fessus.

Votre valet (puer) a-t-il les verres de nos (nostrorum, leç. suivante) amis?

Num puer tuus habet nostrorum amicorum calices?

Il n’a pas ceux de nos amis, mais (il a) ceux de ses grands marchands.

Non habet nostrorum amicorum, sed magnorum suorum mercatorum calices.

A-t-il ma chaise de bois?

Habetne ligneam meam sellam?

Il n’a pas la vôtre, mais celle de son garçon.

Non tuam, sed pueri sui habet sellam.

Le paysan a-t-il ses faux ou les miennes?

utrum suas an meas falces rusticus habet?

Il n’a ni les siennes, ni les vôtres, mais il a celles de son bon voisin (3).

Nec suas, nec tuas, sed boni vicini sui habet falces.

Note 3. Outre ces exercices, les élèves devront décliner des substantifs avec toutes sortes d’adjectifs.|

DIX-HUITIÈME LEÇON.

Lectio duodevigesima.

Combien de.

Quot? Quantum?

Combien de chapeaux?

Quot piles?

Combien de couteaux?

Quot cultros?

Combien de pain?

Quantum panis?

Rem. A. Quot, indéclinable, s’emploie avec tous les cas du pluriel pour tout ce qui fait nombre, quantum au contraire est toujours suivi du génitif, et exprime simplement quantité.

Ne — neque.

Tantum, solum.

Combien de tables avez-vous?

Quot mensas habes?

Je n’en ai que deux.

Duas tantum habeo.

Combien de couteaux avez-vous?

Quot cultros habes?

Je n’en ai qu'un bon.

Habeo unum bonum tantum.

Huit.

Octo.

Neuf.

Novem.

Dix.

Decem.

Rem. B. Depuis quatre jusqu’à cent, en latin, les noms de nombre cardinaux sont invariables, comme en français.

Quel, quelle (signifiant quelle espèce de).

Masc. et fém.

Neutre.

Masc. et fém.

Neutre.

Nom.

Qualis,

quale.

Nom.

Quales,

qualia.

Gén.

Qualis

(pour les trois genres).

Gén.

Qualium

(pour les trois genres).

Dat.

Quali

Dat.

Qualibus

Acc.

Qualem,

quale.

Acc.

Quales,

qualia.

Abl.

Quali (pour les trois genres).

Abl.

Qualibus (pour les trois genres).

Quelle table avez-vous?

Qualem mensam habes?

J’ai une table de bois.

Ligneam mensam habeo.

Quelles tables a-t-il?

Quales mensas habet?

Il a des tables de pierre.

Habet saxeas mensas.

Quel livre votre ami a-t-il?

Qualem librum amicus tuus habet?

Il a un joli livre.

Bellum librum habet.

Quel papier avez-vous?

Qualem chartam habes?

J’ai un beau papier.

Pulchram chartam habeo.

Quel sucre a-t-il?

Quale saccharum habet?

Il a de bon sucre.

Nabet bonum saccharrum.

Notre, le nôtre.

Noster, nostra, nostrum.

Nos, les nôtres.

Nostri, nostrae, nostra.

Rem. C. Noster se décline comme les adjectifs en us (er), a, um. Absolus ou relatifs, les pronoms possessifs n’ont qu’une forme en latin. (6e leç., Rem. A.).

Le cuisinier a-t-il nos oiseaux?

Habetne coquus aves nostras?

Il n’a pas les nôtres, il a les siens.

Suas, non nostras habet.

Le cavalier, le chevalier.

Eques, itis, m.

L’éperon.

Calcar, is, n.

Le fantassin, le piéton.

Pedes, itis, m.

Combien de boeufs le paysan a-t-il?

Quot boves habet rusticus?

Il en a huit.

Octo habet.

Combien de lettres avez-vous?

Octonas habeo.

Rem. D. Nous avons vu qu’avec les substantifs usités au pluriel pour désigner un seul objet, le nombre unus s’emploie, en latin, au pluriel, et que les nombres duo et tres ont une seconde forme; il en est de même des autres nombres. Cette seconde forme se décline come le pluriel des adjectifs en us, a, um et se joint aux substantifs dont le pluriel a signification de singulier.

Les garçons et les filles combien ont-ils d’habits?

Quotenas vestes habent pueri et puellae?

Les garçons en ont trois, les filles en ont quatre.

Ternas habent pueri, quaternas puellae.

Combien (chacun)?

Quoteni, ae, a?

Et les domestiques, combien ont-ils?

Servi autem quotenas habent?

Ils en ont un (seul).

Singulas habent.

Rem. E. Cette seconde forme des nombres s’emploie aussi avec le pluriel de tous les substantifs, mais alors elle ajoute au nombre l’idée de distribution, que cette idée soit d’ailleurs exprimée ou non dans la phrase. C’est pourquoi les nombres sous cette forme sont nommés distributifs (1).

Note 1. Nous verrons plus tard que l’emploi en est très fréquent en latin, partout où en français se joint au nombre cardinal l’idée de distribution, au moyen de modifications tells que: chacun un, un chaque fois, un à un, deux par deux, etc.

Rem. F. Dans ce dernier emploi, on se sert de terni, ae, a au lieu de trini, ae, a, comme aussi de singuli, ae, a au lieu de uni, ae, a.

Les nombres cardinaux français correspondent à deux formes en latin, la forme cardinale et la forme distributive; un aperçu de la série des nombres avec les chiffres romains offrira le tableau comparatif des deux formes.

1. I. unus, a, um. singuli, ae, a.
2. II. duo, ae, o. bini, ae, a.
3. III. tres, tria. terni, ae, a.
4. IV. quatuor. quaterni, ae, a.
5. V. quinque. quini, ae, a.
6. VI. sex. seni, ae, a.
7. VII. septem. septeni, ae, a.
8. VIII. octo. octoni, ae, a.
9. IX. novem. noveni, ae, a.
10. X. decem. deni, ae, a.
11. XI. undecim. undeni, ae, a.
12. XII. duodecim. duodeni, ae, a.
13. XIII. tredecim. terni deni, ae, a (2).
14. XIV. quatuordecim. quaterni deni, ae, a.
15. XV. quindecim. quini deni, ae, a.
16. XVI. sedecim (3). seni deni, ae, a.
17. XVII. decem et septem (4). septeni deni, ae, a.
18. XVIII. duodeviginti (5). undeviceni, ae, a.
19. XIX. undeviginti (6). undeviceni, ae, a.

Note 2. Les deux parties de ce nombre, comme dans tous les nombres formés de deux adjectifs numéraux distincts, se déclinent ternae denae, terna dena, etc.

Note 3. On dit aussi: sexdecim, et decem et sex.

Note 4. Moins bien: septemdecim.

Notes 5, 6. Ou bien: decem et octo, decem et novem, et octoni deni, noveni deni.

Au lieu d’ajouter 8 ou 9 unités à la dizaine, on retranche fréquemment en latin 2 ou 1 de la dizaine suivante; dans cette forme unde (pour unus de), duode restent indéclinables.

20. XX. viginti. viceni, ae, a.
21. XXI. viginti unus (unus et viginti). duodeviceni, ae, a.
22. XXII. viginti duo (duo et viginti). viceni bini, ae, a.

A partir de vingt, les nombres s’ajoutent l’un à l’autre comme en français; mais, dans la forme cardinale, le plus petit nombre étant fréquemment placé le premier, il faut alors le joindre au plus grand par la conjonction et.

28. XXVIII. duodetriginta (7). duodetriceni, ae, a.
29. XXIX. undetriginta (8). undetriceni, ae, a.
30. XXX. triginta. triceni, ae, a.
40. XL. quadraginta. quadrageni, ae, a.
50. L. quinquaginta. quinquageni, ae, a.
60. LX. sexaginta. sexageni, ae, a.
70. LXX. septuaginta. septuageni, ae, a.
80. LXXX. octoginta. octogeni, ae, a.
90. XC. nonaginta. nonageni, ae, a.
99. IC. undecentum (9). undecenteni, ae, a.
100. C. centum. cententi, a, a.
101. CI. centum et unus. centeni singuli, ae, a.

Notes 7, 8. Ou bien: octo et viginti, novem et viginti, et viceni octoni, viceni noveni.

Note 9. Ou bien: nonaginta novem (novem et nonaginta), et nonageni noveni.

A partir de cent, le nombre le plus fort se place toujours le premier. Dans l’énoncé d’un nombre, quel qu’il soit, la conjonction et ne doit figurer qu’une fois, ex.: centum viginti et unus.

A partir de deux cents, dans la forme cardinale, les centaines se déclinent.

200. CC. ducenti, ae, a. duceni, ae, a.
300. CCC. trecenti, ae, a. treceni, ae, a.
400. CCCC. quadringenti, ae, a. quadringeni, ae, a.
500. D. quingenti, ae, a. quingeni, ae, a.
600. DC. sexcenti, a, a. sexceni, ae, a.
700. DCC. septingenti, ae, a. septingeni, ae, a.
800. DCCC. octingenti, ae, a. octingeni, ae, a.
900. DCCCC. nonagenti, ae, a. nonageni, ae, a.
1000. M. mille. singula millia.
2000. MM. duo millia, etc., bina millia, etc.

Mille est indéclinable, mais il forme un pluriel millia qui se décline comme le pluriel des noms neutres en e. Ce pluriel est à la foi sadjectif et numéral et substantif. De là:

1° Comme substantif millia, ainsi que le français millier, est suivi du génitif, comme aussi quelquefois mille, ex.: duo millia hominum, deux milliers d’hommes; mille nummûm, un millier de pièces de monnaie.

2° Séparé du substantif par d’autres nombres, millia n’est plus qu’adjectif numéral, et quand ces nombres se déclinent, le substantif s’accord avec eux au cas demandé par la phrase, ex.: tria millia et sexcenti milites, 3600 soldats.

3° On dit trina millia, ce qui s’explique par cela même que millia est un pluriel à signification de singulier, millier.

Remarquons enfin que millia doit toujours se joindre aux nombres inférieurs au moyen de la conjonction et, car on dit aussi bien millia duo que duo millia pour deux mille.

Nota. La notation des nombres en chiffres romains est fondée sur cinq caractères seulement:

1 = I, 5 = V, 10 = X, 50 = L, 100 = C.

Les caractères égaux s’écrivent à la suite les uns des autres. Les caractères inégaux se combinent de deux façons:

1° Par addition: en écrivant le plus faible à la suite du plus fort, auquel il s’ajoute: 6 = VI. 60 LX.

2° Par soutraction: en écrivant le plus faible avant le plus fort, duquel il se retranche: 4 = IV. 40 = XL.

Il y a une notation particulière pour deux nombres encore: 1000 = M, ou bien ᴄIↄ; 500 = D ou bien Iↄ.

Il n’y a pas en latin de noms spéciaux pour les unités d’un ordre supérieur aux mille; nous verrons plus tard commen on y supplée.

THÈME 21.

Combien d’amis avez-vous?

Quot amicos habes?

J’ai deux bons amis.

Duos bonos habeo amicos.

Avez-vous huit bons coffres?

Tibine sunt bonae arcae octo?

J’en ai neuf.

Novem mihi sunt.

Votre ami a-t-il dix (denas) bons balais?

Tuus amicus habetne scopas bonas denas?

Il n’en a que trois (trinas).

Trinas tantum habet.

A-t-il deux bons vaisseaux?

Duasne habet bonas naves?

Il n’en a qu’un.

Unam tantum habet.

Combien de marteaux le charpentier a-t-il?

Quot malleos habet faber tignarius?

Il n’en a que quatre.

Quatuor tantum habet.

Combien de souliers le cordonnier a-t-il?

Quot calceos habet sutor?

Il en a dix.

Decem habet.

Le jeune homme a-t-il dix bons livres?

Num juveni sunt decem boni libri?

Il n’en a que cinq.

Quinque tantum ei sunt.

Le peintre a-t-il sept bons parapluies?

Num pictori sunt septem bona pluvialia?

Il n’en a pas sept, mais (il en a) un.

Non septem ei sunt, unum habet.

Combien ai-je de bouchons?

Quot mihi sunt obturamenta?

Vous n’en avez que trois.

Tria tantum tibi sunt.

Notre voisin a-t-il notre bon pain?

Num vicinus noster habet bonum nostrum panem?

Il n’a pas le nôtre, mais il a celui de son frère.

Non nostrum, sed fratris sui panem habet.

Notre cheval a-t-il du foin?

Estne equo nostro fenum?

Il en a.

Ei est fenum.

L’ami de notre tailleur a-t-il de bons boutons?

Habetne bonas fibulas amicus sartoris nostri?

Il en a.

Habet.

A-t-il des boutons d’or?

Num ei sunt fibulae aureae?

Il n’a pas de boutons d’or, mais (il a) des boutons d’argent.

Non aureae, sed argenteae sunt ei fibulae.

Combien de boeufs notre frère a-t-il?

Quot boves habet frater noster?

Il n’a pas de (nullus) boeufs.

Nullos habet boves.

Combien d’habits le jeune homme de nos voisins a-t-il?

Quot vestes habet nostrorum vicinorum juvenis?

Le jeune homme de nos voisins n’a qu’un bon habit; mais celui de vos amis en a trois.

Juvenis vicinorum nostrorum unam tantum bonam habet vestem, sed tuorum amicorum juvenis tres habet (vestes).

A-t-il nos bons moutons?

Isne habet bonos verveces nostros?

Il les a.

Habet eos.

Ai-je les siens?

Egone suos habeo?

Vous n’avez pas les siens, mais (vous avez) les nôtres.

Non suos, sed nostros habes.

Combien ai-je de bons moutons?

Quot boni mihi sunt verveces?

Vous en avez neuf.

Novem tibi sunt.

THÈME 22.

Qui a nos chandeliers d’argent?

Quis habet candelabra nostra argentea?

Le garçon de notre marchand les a.

Nostri mercatoris puer habet ea.

A-t-il nos grands oiseaux?

Isne magnas nostras aves habet?

Il n’a pas les nôtres, mais ceux du grand Irlandais.

Non nostras, sed magni Hiberni magnas avez habet.

L’Italien a-t-il de grands yeux?

Suntne Italo magni oculi?

Il a de grands yheux et de grands pieds.

Sunt ei magni oculi magnique pedes.

Qui a de grands bas de fil?

Cuinam sunt magna linea tibialia?

L’Espagnol en a.

Hispano sunt.

A-t-il du fromage?

Isne caseum habet?

Il n’en a pas.

Non habet.

A-t-il du blé?

Eine est frumentum?

Il en a.

Est ei.

Quel (quelle espèce de) blé a-t-il?

Quale frumentum ei est?

Il a de bon blé.

Bonum ei est frumentum.

Quel riz notre cuisinier a-t-il?

Qualem oryzam habet coquus nostyer?

Il a de bon riz.

Bonam habet oryzam.

Quels crayons notre marchand a-t-il?

Quales styli sunt mercatori nostro?

Il a de bons crayons.

Boni styli sunt ei.

Notre boulanger a-t-il de bon pain?

Num pistori est nostro bonus panis?

Il a de bon pain et de bon vin.

Est ei bonus panis bonumque vinum.

THÈME 23.

Qui a nos couteaux de fer?

Quis habet ferreos cultros?

L’Ecossais les a.

Scotus habet eos.

Les a-t-il?

Isne habet eos?

Il les a.

Habet eos.

Quels amis avez-vous?

Quales tibi sunt amici?

J’ai de bons amis.

Boni amici sunt mihi.

A-t-il de bons petits oiseaux (aviculas, diminutif de avis) et de bonnes petites brebis (oviculas, diminutif de ovis)?

Habetne is bonas aviculas et bonas oviculas?

Il n’a ni oiseaux ni brebis.

Neque avez habet neque oves.

L’Italien qu’a-t-il?

Quid habet Italus?

Il n’a rien.

Nihil ei est.

Le garçon de notre tailleur a-t-il quelque chose de beau?

Numquid est pulchri puero sartoris nostri?

Il n’a rien de beau, mais (il a) quelque chose de vilain.

Nihil ei pulchri, sed foedi aliquid est.

Qu’a-t-il de vilain?

Quid ei est foedi?

Il a un vilain chien.

Canis ei est turpis.

A-t-il un vilain cheval?

Num equus ei turpis est?

Il n’a pas de (nullus) cheval.

Nullus ei est equus.

Notre jeune ami qu’a-t-il?

Quid est amico juveni nostro?

Il n’a rien.

Nihil est ei.

A-t-il un bon livre?

Liberne ei bonus est?

Il en a un.

Est.

A-t-il de bon sel?

Bonusne sal ei est?

Il n’en a pas.

Non est.

Combien de légions cette armée a-t-elle?

Quot legiones habet hic exercitus?

Elle en a dix.

Decem habet legiones.

Combien de têtes le clou a-t-il?

Quot capita sunt isti clavo?

Il n’en a qu’une.

Unum tantum ei est (caput).

Combien d’éperons le cavalier a-t-il?

Quot calcaria habet eques?

Il en a deux.

Duo habet.

Combien (quoteni) les soldats ont-ils de toges?

Quotenas habent togas milites?

Les cavaliers en ont ciq, les fantassins en ont trois (ternas).

Equites quinas habent, ternas pedites.

Les paysans et les bergers combien ont-ils de bâtons (chacun)?

Rustici et pastores quotenos fustes habent?

Les paysans en ont six, les bergers en ont dix.

Senos rustici habent, pastores denos.

Mon père et ma mère combien ont-ils de couteaux (chacun)?

Pater meus materque mea, quotenos habent cultros?

Ils en ont douze.

Duodenos habent.

Combien vous et vos amis avez-vous (habetis) de chaises (chacun)?

Quotenas tu et amici tui habetis sellas?

J’en ai trois et mes amis en dont deux.

Tres ego habeo, et amici mei binas habent.

Combien les cavaliers ont-ils de chevaux?

Quoteni sunt equitibus equi?

Ils en ont deux (chacun): le leur et celui de l’État (civitas).

Bini, suus et civitatis equus (proprius eorum et publicus equus).

Combien la légion romaine a-t-elle d’hommes?

Quotenos habet homines legio romana?

La légion romaine a quatre mille hommes.

Quaterna millia hominum habet legio romana.

Combien l’armée a-t-elle de légions?

Quotenas legiones habet exercitus?

L’armée a deux légions.

Binas legiones exercitus habet.

Quel grand couteau avez-vous?

Quemnam habes magnum cultrum?

J’ai le grand couteau de ma mère.

Matris mea habeo magnum cultrum.

Est-ce là (6e leçon) le couteau de votre mère ou (celui) de votre père?

Estne matris tuae hic culter an patris tui?

C’est celui de ma mère.

Matris est meae culter (1).

Quelle pierre est-ce là?

Quinam hic est lapis?

C’est une pierre de notre jardin.

Horti nostri lapis est.

Le paysan a-t-il des troupeaux?

Rusticone sunt greges?

Il a des moutons.

Verveces ei sunt.

N’a-t-il (idem) pas des abeilles?

Nonne idem habet apes?

Il en a.

Habet.

Sont-ce là ses abeilles?

Suaene haec sunt apes?

Ce ne sont pas les siennes, mais les miennes.

Non suae haec sunt, sed meae.

Avez-vous un bouchon?

Estne tibi obturamentum?

Je n’en ai pas un.

Nullum est mihi.

Les pêcheurs ont-ils des filets?

Habentne piscatores retia?

Ils en ont.

Habent retia.

Combien en ont-ils?

Quotena habent?

Ils en ont quatre (chacun).

Quaterna habent.

Votre voisin le pêcheur en a-t-il quatre?

Vicinusne tuus piscator quatuor habet?

Il n’en a que trois.

Tira tantum habet.

Avez-vous les mêmes habits qu'(a) votre frère?

Habesne easdem vestes, quas frater tuus habet?

Je n’en ai que deux, et mon frère en a neuf.

Duas tantum habeo, frater autem meus novem habet.

Les chevaux sont-ils fatigués?

Num equi sunt fessi?

Les chevaux ne sont pas fatigués.

Equi non sunt fessi.

Avez-vous du bois?

Suntne tibi ligna?

Je n’ai pas de bois, mais le marchand en a.

Mihi non sunt, sed mercatori sunt ligna.

Vos voisins ont-ils des chevaux?

Habentne vicini tui equos?

Ils n’ont pas de chevaux, ils n’ont que des boeufs.

Nullos habent equos, boves tantum habent.

Sont-ce là leurs boeufs?

Eorumne hi sunt boves?

Ce sont les miens.

Mei sunt.

N’avez-vous pas une lettre?

Nonne literas habes?

J’en ai dix ou douze.

Denas aut duodenas habeo.

Celle-ci est-elle la vôtre?

Tuaene haec sunt?

Cette petite est la mienne.

Litterulae istae sunt meae.

Note 1 (corrigé). En latin, lorsqu’on parle vite, on ne répond souvent que le mot important ou nécessaire, en omettant le reste, et la liberté de la construction latine non seulement favorise, mais provoque ces omissions, qui se retrouvent aussi dans la littérature. L’élève remarquera donc souvent à la fin de la phrase ou du membre de phrase des mots qui pourraient être omis, puisqu’ils n’ajoutent rien au principal de la question; nous les exprimons, parce qu’il est nécessaire de bien connaître la phrase latine complète pour apprendre à manier cette faculté d’omission en disposant la construction à cet effet.

DIX-NEUVIÈME LEÇON.

Lectio undevigesima.

Beaucoup de.

Multum. (avec le génitif).
Multus, a, um (s’accordant avec le substantif)
Multi, ae, a. (s’accordant avec le substantif)

Beaucoup de vin.

Multum vini.

Beaucoup d’argent.

Multum pecuniae.

Beaucoup d’amis.

Multi amici, multos amicos.

Rem. A. Multum, neutre de l’adjectif multus, se prend substantivement et adverbialement, et s’emploie avec le génitif singulier pour exprimer simplement quantité. Multi, multae, multa s’emploie avec le pluriel, à tous les cas, pour exprimer l’idée de nombre. Multus, multa, multum s’emploie aussi à tous les cas du singulier, à la place de l’adverbe multum, mais plus rarement ou bien dans des circonstances particulières, par exemple quand le substantif est accompagné d’un adjectif.

Avez-vous beaucoup de bon vin?

Habesne multum et bonum vinum?

J’en ai beaucoup.

Multum habeo.

Rem. B. Ici, comme on le voit, multus doit être lié à l’autre adjectif par la conjonction et. Au pluriel, et quand il y a plusieurs adjectifs à la suite, la conjonction cesse d’être nécessaire.

Avez-vous beaucoup d’amis?

† Tibine sunt multi amici?

J’ai beaucoup de bons et de gais amis.

† Multi mihi sunt boni et hilares amici.

Avez-vous beaucoup d’argent?

Habesne multum pecuniae?

J’en ai beaucoup.

Multum habeo.

Trop de.

Nimis (avec le génitif).
Nimium (avec le génitif).
Nimius, a, um (s’accordant avec le substantif)

Vous avez trop de vin.

Nimium (nimis) vini habes.

J’ai trop de richesses.

Nimias habeo divitias.

Rem. C. Nimium, neutre de l’adjectif nimius, se prend substantivement et adverbialement. Nimis est simplement adverbe. Nimius s’emploie à tous les cas du singulier et du pluriel, mais toujours avec des substantifs exprimant un ensemble; c,est pourquoi il ne peut s’appliquer à ce qui se compte qu’à l’aide du mot numerus, nombre. Nimius signifie proprement: trop grand, excessif. On emploie aussi nimis multus, a, um, sing. et plur.

Vous avez trop d’amis (un trop grand nombre d’amis).

Nimium habes numerum amicorum.
Nimis multos habes amicos.

Nous.

Nos.

Vous (pluriel).

Vos.

Avez-vous (pluriel)?

Habetisne?

Nous avons.

Habemus.

Nous n’avons pas.

Non habemus.

Nous n’avons guère d’argent.

Non multum pecuniae habemus.

Vous en avez assez.

Satis habetis.

Assez de.

Satis (avec le génitif).

Assez d’argent.

Satis pecuniae.

Assez de couteaux.

Satis cultrorum.

Peu de.

Parum (avec le génitif).
Pauci, ae, a (s’accordant avec le substantif)

Rem. D. Ce qui a été dit pour multum et pour multi s’applique également à parum et à pauci.

Ne guère de.

Non multum, non multi, ae, a.
Haud multum, haud multi, ae, a.

Avez-vous assez de vin?

Satisne vini habes?

Je n’en ai guère, mais j’en ai assez.

Haud multum habeo, sed satis.

Il n’a guère d’habits.

Haud multas vestes habet.

Un peu de.

Paululum, paulum.

Un peu de vin.

Paulum vini.

Un peu de sel.

Paululum salis.

Le courage (le coeur).

Animus, i, m.

Vous n’avez guère de coeur.

Parum animi habes.
† Tibi parum animi est.
† Animo parum virili es.

Nous n’avons guère d’amis.

Satis paucos habemus amicos.

Avez-vous beaucoup de voisins?

† Vobisne sunt multi vicini?

Nous n’en n’avons guère.

† Nobis haud multi sunt.

Vous n’avez guère d’argent.

Non multum pecuniae habes.

L’étranger a-t-il beaucoup d’argent?

Multumne pecuniae habet peregrinus?

Il n’en a guère.

Non multum habet.

La blessure.

Vulnus, eris, n.

L’ouvrage.

Opus, eris, n.

Le poème.

Poëma, atis, n.

Les richesses.

Divitiae, arum, f. (n’a pas de singulier).

Courageux (qui a du coeur).

Animosus, a, um.

THÈME 24.

Avez-vous beaucoup de café?

Tibine est multum cafaei?

Je n’en ai guère.

Haud multum mihi est.

Votre ami a-t-il beaucoup d’eau?

Habetne multum aquae amicus tuus?

Il en a beaucoup.

Multum habet.

L’étranger a-t-il beaucoup de blé?

Habetne peregrinus multum frumenti?

Il n’en a pas beaucoup.

Non habet multum.

L’Américain qu’a-t-il?

Quid habet Americanus?

Il a beaucoup de sucre.

Sachari multum habet.

Le Russe qu’a-t-il?

Quid habet Russus?

Il a beaucoup de sel.

Multum salis habet.

Avons-nous beaucoup de riz?

Multumne est oryzae nobis?

Nous n’en avons guère.

Haud multum est nobis.

Qu’avons-nous?

Quid habemus?

Nous avons beaucoup de vin, beaucoup d’eau et beaucoup d’amis.

Multum vini, multum aquae, multosque habemus amicos.

Avons-nous beaucoup d’or?

Nobisne est multum auri?

Nous n’en avons guère, mais (nous en avons) assez.

Non multum, sed satis est nobis.

Avez-vous beaucoup de garçons?

Suntne vobis multi pueri?

Nous n’en avons guère.

Haud multi nobis sunt.

Notre voisin a-t-il beaucoup de foin?

Multumne feni est vicino nostro?

Il en a assez.

Satis ei est feni.

Le Hollandais a-t-il beaucoup de fromage?

Caseine Batavus multum habet?

Il en a beaucoup.

Multum habet casei.

Cet homme a-t-il (estne) du coeur (animosus)?

Illene est homo animosus?

Il n’en a pas.

Non est.

Cet étranger-là a-t-il de l’argent?

Estne huic peregrino pecunia?

Il n’en a pas beaucoup, mais assez.

Non multa (magna) ei est pecunia, sed satis habet.

Le garçon du peintre a-t-il des chandelles?

Num sunt pictoris puero candelae?

Il en a.

Sunt ei candelae.

THÈME 25.

Avons-nous de bonnes lettres?

Habermusne bonas epistolas?

Nous en avons. Nous n’en avons pas.

Habemus. Non habemus.

Le menuisier a-t-il de bon pain?

Lignariusne faber panem bonum habet?

Il en a. Il n’en a pas.

Habet. Non habet.

A-t-il de bon miel?

Estne ei bonum mel?

Il n’en a pas.

Non est.

L’Anglais a-t-il un bon cheval?

Estne Britanno equus bonus?

Il en a un.

Est.

Qu’avons-nous?

Quid habemus?

Nous avons de bons chevaux.

Bonos equos habemus.

Qui a une belle maison?

Cuinam est domus pulchra?

L’Allemand en a une.

Germano est pulchra domus.

L’Italien a-t-il beaucoup de jolis miroirs?

Speculane Italus habet multa bella?

Il en a beaucoup, mais il n’a guère de blé.

Multa sunt ei, sed frumenti haud multum ei est.

Mon bon voisin a-t-il le même cheval que vous avez?

Bonus meus vicinus eumdemne habet equum, quem tu (habes)?

Il n’a pas le même cheval; mais (il a) la même voiture.

Equum non eumdem habet, sed eamdem (habet) rhedam.

L’Anglais a-t-il les mêmes vaisseaux que nous avons?

Num Britannus easdem habet naves, quas nos (habemus)?

Il n’a pas les mêmes; il a ceux des Russes.

Non easdem (habet), Russorum habet naves (Thème 19, note).

Avez-vous les ouvrages de ce poète?

Habetisne poëtae illius opera?

Nous en avons un.

Unum (eorum) habemus.

Combien de blessures ce soldat a-t-il?

Quot iste miles habet vulnera?

Il en a cinq.

Quinque habet.

Avez-vous les belles poésies (poemata) des Allemands?

Habetisne pulchra Germanorum poemata?

Nous n’avons pas celles des Allemands, mais (nous avons) celles des Anglais.

Non Germanorum, sed Britannorum habemus poemata pulchra.

THÈME 26.

Combien de domestiques avons-nous?

Quot servos habemus?

Nous n’en avons qu’un; mais nos frères en ont trois.

Singulus tantum (singulis) est nobis, sed fratribus nostris sunt terni.

Quels couteaux avez-vous?

Quales cultros habetis?

Nous avons des couteaux de fer.

Ferreos habemus cultros.

Quel sac le paysan a-t-il?

Qualem saccum habet rusticus?

Il a un sac de toile.

Linteum habet saccum (1).

Le jeune homme a-t-il nos grandes lettres?

Num juvenis magnas habet nostras litteras?

Il ne les a pas.

Non habet eas.

Qui a nos jolis billets?

Quis habet bellas nostras schedulas?

Le père du matelot les a.

Nautae pater habet eas.

Le charpentier a-t-il ses clous?

Tignariusne faber clavos habet suos?

Le charpentier a ses clou de fer, et le chapelier ses chapeaux.

Faber tignarius clavos suos ferreos habet, petasorum autem opifex petasos suos.

Le peintre a-t-il de beaux jardins?

Pictorine sunt pulchri horti?

Il en a, mais son frère n’en a pas.

Ei sunt, sed ejus fratri sunt nulli.

Avez-vous beaucoup de verres?

Num habetis multos calices?

Nous n’en avons guère.

Haud multos habemus.

Avez-vous assez de vin?

Satisne habetis vini?

Nous en avons assez.

Satis habemus vini.

Quelqu’un (num quis) a-t-il mes balais?

Num quis scopas habet meas?

Personne ne les a.

Nemo habet eas.

L’ami de votre chapelier a-t-il nos peignes ou les vôtres?

Amicus opificis petasorum vestri nostrosne pectines habet an vestros?

Il n’a ni les vôtres ni les nôtres; il a les siens.

Nec vestros habet nec nostros, suos habet.

Votre garçon a-t-il mon billet ou le vôtre?

Habetne puer tuus meam an tuam schedulam?

Il a celui de son frère.

Fratris habet sui schedulam.

Avez-vous mon bâton?

Habesne fustem meum?

Je n’ai pas le vôtre, mais celui du marchand.

Non tuum, sed mercatoris habeo fustem.

Avez-vous mes gants?

Habesne manicas meas?

Je n’ai pas les vôtres, mais (j’ai) ceux de mon bon voisin.

Non tuas, sed boni mei vicini habeo manicas.

Note 1 (corrigé). Lineus et linteus, a, um s’emploient assez indifféremment l’un pour l’autre; il y a cepedant cette différence, que lineus, de lin, signifie à la foi sde fil et de toile, tandis que linteus, de toile, ne se dit que des tissus.

VINGTIÈME LEÇON.

Lectio vicesima.

Le poivre.

Piper, eris, n.

La viande.

Caro, rnis, f.

Le vinaigre.

Acetum, i, n.

La bière.

Cervisia, ae, f.

Quelque (pronom indéfini).

Quidam, quaedam, quoddam.
Aliquis, aliqua, aliquod.

Avez-vous les mêmes fleurs que j’ai?

Habesne eosdem flores quos ego?

J’ai quelques fleurs que vous, vous n’avez pas.

Quosdam habeo flores quos tu non habes.

Quelque charpentier a-t-il des clous?

Habetne clavos faber aliquis tignarius?

Un (seul) en a.

Unus habet.

Votre frère a-t-il quelque livre?

Habetne frater tuus aliquem librum?

Il en a un ou deux.

Unum habet aut duos.

Avez-vous quelque beau miroir?

Habesne pulchrum aliquod speculum?

J’en ai un, mais un vieux.

Unum, vetustum autem habeo.

Rem. A. Quidam signifie quelque dans le sens plus déterminé de certain; aliquis, dans un sens tout à fait indéterminé. L’un et l’autre s’emploie aussi substantivement, mais alors le neutre est différent.

Quelqu’un (une), quelque chose.

Quidam, quaedam, quiddam.
Aliquis, aliqua, aliquid.

Je n’ai pas de fleur, en avez-vous quelqu’une?

Nullum habeo florem, num quem (quemdam) habes?

Je n’en ai pas une.

Nullum habeo.

Quelqu’un a-t-il mon pain?

Num quis habet panem meum?

Personne ne l’a.

Nemo habet (eum).

Avez-vous quelque chose de bon?

Num quid habes boni?

Je n’ai rien de bon.

Nihil habeo boni.

Rem. B. Nous avons vu (5e leçon) qu’après certaines particules les pronoms indéfinis composés avec ali perdent ce préfixe. Dans cet état, le pronom aliquis, pris substantivement, est le même pour la forme que le pronom quis, quid, et, pris adjectivement, le même que le pronom qui, quae, quod.

Quelques, quelques-unes, etc.

Quidam, quaedam, quaedam.
Aliqui, aliquae, aliqua.
Aliquot.
Nonnulli, ae, a. (1).

Note 1. Quidam, toujours plus déterminé, signifie quelques-uns dans le sens de certains; aliqui, un nombre quelconque, fraction de la totalité; aliquot, un nombre limité comparativement à un grand nombre; nonnulli, quelque peu de, et ce dernier s’emploie aussi au singulier: de quelque beauté, nonnullae pulchritudinis.

Votre frère a-t-il quelques bons amis?

Habetne frater tuus bonos aliquos amicos?

Il en a quelques-uns.

Aliquos habet.

Avez-vous quelques lettres?

Habesne aliquas litteras?

J’en ai quelques-unes.

Aliquot habeo.
Nonnullas habeo.

Avez-vous quelques moutons?

Num quos habes verveces?

Je n’ai pas de moutons, mais j’ai quelques jolies brebis.

Nullos verveces, sed bellas oves quasdam habeo.

J’en ai, moi, quelques-unes, mais de vilaines, et je n’ai pas un mouton.

Nonnullas ego, sed tetras habeo, neque ullum vervecem.

Avez-vous quelques livres?

Librosne nonnullos habes?

J’en ai quelques-uns.

Habeo (nonnullos).

Il en a quelques-uns.

Habet nonnullos.

Je n’ai que quelques couteaux.

Nonnullos tantum cultros habeo.

Vous n’en avez que quelques-uns.

Nonnullos tanum habes.

Le sesterce.

Sestertius, ii, m. (2).

Le florin.

Florinus, i, m.

Le franc (la livre).

Libra, ae, f.

L’écu (thaler).

Scutum, i, n.

Note 2. Le (petit) sesterce, monnaie romaine, valeur moyenne vingt centimes. Le florin (d’Allemagne) = dix sesterces; le franc = cinq sesterces; l’écu (d’Allemagne) = vingt sesterces.

J’ai trois marteaux, deux bons et un mauvais; lequel est le vôtre?

Tres habeo malleos, duos bonos, unum malum, quinam (qui) est tuus?

Ce troisième-là, le mauvais est le mien.

Tertius ille malus est meus.

Lequel (Quel)?

Quinam, quaenam, quodnam?
Qui, quae, quod?

J’ai deux crayons, l’un grand, l’autre petit, lequel est le vôtre?

Duos stylos, alterum magnum, alterum parvum habeo, uter est tuus?

Ce petit est le mien, et l’autre est le vôtre.

Parvus hic meus est, alter autem tuus.

Lequel (des deux).

Uter, utra, utrum (se décline comme unus).

Quel est cet homme?

Quinam (qui) vir ille est?

Mon ami, un autre moi-même.

Amicus meus alter ego.

Combien avez-vous de frères?

† Quot fratres tibi sunt?

J’en ai deux, l’un triste et l’autre gai.

† Duo mihi sunt, alter tristis, alter autem hilaris.

N’avez-vous pas d’autre frère?

† Non est tibi alius frater?

Je n’en ai pas d’autre.

† Mihi non est alius.

Rem. C. L’un — l’autre, en parlant de deux, se rend par unus ou alter — alter, et partout ailleurs autre se rend par alius. Alter indique en général opposition et comparaison; c’est pourquoi, lorsqu’il n’y a pas lieu à les indiquer, on emploie aussi alius en parlant de deux.

Qu’avez-vous?

Quid habes?

J’ai mon couteau.

Cultrum meum habeo.

N’avez-vous pas autre chose?

Num quid aliud habes?

Je n’ai pas autre chose.

Nihil aliud habeo.

L’un — l’autre.

Nom. Alter, altera, alterum.
Gén. Alterius (pour les trois genres).
Dat. Alteri (pour les trois genres).
Acc. Alterum, alteram, alterum.
Abl. Altero, altera, altero.

Autre.

Nom. Alius, alia, aliud.
Gén. Alius (pour les trois genres).
Dat. Alii (pour les trois genres).
Acc. Alium, aliam, aliud.
Abl. Alio, alia, alio (3).

Note 3. Le vocatif des pronoms et adjectifs pronominaux est toujour semblable au nominatif.

Les uns — les autres.

Nom. Alteri, alterae, altera.

Autres.

Nom. Alii, ae, a (Se déclinent comme le pluriel des adjectifs en us, a, um).

Ni l’un, ni l’autre.

Neuter, neutra, neutrum (se décline come unus).

Avez-vous mon cheval ou celui de mon frère?

Habesne meum an fratris mei equum?

Je n’ai ni l’un ni l’autre.

Neutrum habeo.

A-t-il ses habits ou les vôtres?

Suasne habet an tuas vestes?

Il n’a ni les uns ni les autres.

Neutras habet.

Un autre cheval.

Alius equus.

D’autres chevaux.

Alii equi.

Avez-vous un autre cheval?

Aliumne equum habes?

J’en ai un autre.

Alium habeo.

Je n’en ai pas d’autre.

Non alium habeo.

Avez-vous d’autres chevaux?

Aliosne equos habes?

J’en ai d’autres.

Alios habeo.

Je n’en ai pas d’autres.

Non alios habeo.

La tête (au propre).

Caput, capitis, n.

La tête (au figuré).

Ingenium, ii, n.

La chemise.

Subucula, ae, f.

La jambe.

Crus, cruris, n.

Le bras.

Brachium, ii, n.

Le coeur (au propre).

Cor, cordis, n.

Le coeur (au figuré).

Animus, i, m.

Le mois.

Mensis, is, m.

Le volume.

Volumen, inis, n.

La dent.

Dens, entis, m.

Bon (bienvaillant).

Benignus, a, um.

Quel (le quantième)?

Quotus, a, um? (adj.)

Quel jour du mois?

Quotus mensis dies?

Rem. D. On se sert des noms de nombres ordinaux pour répondre à la question quotus, a, um? le quantième? Ces noms de nombre se déclinent comme les adjectifs. Ils se forment, sauf les deux premiers, des noms de nombres cardinaux.

Le premier.

Primus, a, um.

Le deuxième.

Secundus.

Le troisième.

Tertius.

Le quatrième.

Quartus.

Le cinquième.

Quintus.

Le sixième.

Sextus.

Le septième.

Septimus.

Le huitième.

Octavus.

Le neuvième.

Nonus.

Le dixième.

Decimus.

Le onzième.

Undecimus.

Le douzième.

Duodecimus.

Le treizième.

Tertius decimus (decimus et tertius).

Le quatorzième.

Quartus decimus (decimus et quartus).

Rem. E. Pour les noms de nombre composés entre 10 et 20, c’est le petit nombre qui précède le grand; s’il le suit, il faut qu’il s’y joigne par et. A partir de vingt, c’est l’inverse: le petit nombre suit sans et ou précède avec et.

Le dix-huitième.

Duodevicesimus (octavus decimus, etc.)

Le dix-neuvième.

Undevicesimus.

Le vingtième.

Vicesimus ou vigesimus.

Le vingt et unième.

Vicesimus primus (unus et vicesimus).

Le vingt-deuxième.

Vicesimus secundus (duo et vicesimus).

Le vingt-troisième.

Vicesimus tertius (tertius et vicesimus).

Le vingt huitième.

Duodetricesimus.

Le vingt-neuvième.

Undetricesimus.

Le trentième.

Tricesimus ou trigesimus.

Le quarantième.

Quadragesimus.

Le cinquantième.

Quinquagesimus.

Le soixantième.

Sexagesimus.

Le soixante-dixième.

Septuagesimus.

Le quatre-vingtième.

Octogesimus.

Le quatre-vingt-dixième.

Nonagesimus.

Le quatre-vingt-dix-neuvième.

Undecentesimus (nonagesimus nonus)

Le centième.

Centesimus.

Le deux-centième.

Ducentesimus.

Rem. F. A partir de quarante, le nombre ordinal se forme du nombre cardinal en changeant inta en esimus, et à partir de cent, en changeant la terminaison um ou i en esimus.

Le neuf-centième.

Nongentesimus.

Le millième.

Millesimus.

Le deux-millième.

Bis millesimus.

Rem. G. A partir de deux mille, l’ordinal se forme au moyen des adverbes multiplicatifs deux fois (bis), trois fois (ter), etc., placés devant millesimus.

Quel jour du mois est-ce (avons-nous)?

Quotus dies mensis est?

C’est le premier.

† Est primus ou sunt Calendae.

C’est le deux.

† Est secundus ou Est (dies) quartus (ante) Nonas.

C’est le onze.

† Est undecimus ou Est (dies) tertius (ante) Idus.

Rem. H. Dans ces locutions et dans toutes les dates, le nombre cardinal français se rend en latin par le nombre ordinal.

Rem. I. En se servant des dénominations romaines, on peut supprimer dies et ante.

Le deux Mars.

† Sextus Nonas Martias (dies sextus ante Nonas Martias).

Nous avons le onze.

† Est quintus Idus.

Quel volume avez-vous?

Quod volumen habes?

J’ai le quatrième.

Habeo quartum.

Avez-vous le premier ou le deuxième (le second) livre?

Habesne primum an secundum librum?

J’ai le troisième.

Tertium habeo.

J’ai le cinquième.

Quintum habeo.

N’avez-vous pas le quatrième volume de mon ouvrage?

Nonne quartum operis mei volumen habes?

Non, Monsieur, je ne l’ai pas.

Non habeo.

Combien de dentes l’homme a-t-il?

† Quot dentes sunt homini?

Il en a trente-deux.

† Sunt ei triginta duo.

A-t-il une bonne tête?

† Illine bonum est ingenium?
† Bonine ingenii est?

Il n’a pas une bonne tête, mais il a un bon coeur

† Non ingenium ei bonum, sed benignus animus est.
† Non boni ingenii, sed benigni animi est.

OBSERVATION. Les élèves devront désormais mettre la date en tête de leur devoir. Ils peuvent le faire selon la manière moderne, ex.: le 20 juillet 1865, (die) vigesimo Julii, (anno) millesimo octingentesimo sexagesimo quinto; ou bien à la manière romaine en l’adaptant à notre calendrier à l’aide des indications suivantes.

Le nombre de jours du mois étant fixé d’avance, nous les comptons en vue du présent: chaque jour une unité est ajoutée jusqu’au dernier terme de la somme fixée. En latin, on compte en vue de l’avenir: chaque jour une unité est retranchée de la somme des jours fixée pour atteindre l’une des époques qui est le premier terme de cette somme. Ces époques qui partagent le mois, sont au nombre de drois.

Les Calendes,

Calendae, arum, f.

notre 1er du mois;

Les Ides,

Idus, iduum, idibus, f.

notre 15 en Mars, Mai, Juillet et Octobre;
notre 13 dans les huit autres mois;

Les Nones,

Nonae, arum, f.

notre 7 en Mars, Mai, Juillet et Octobre;
notre 5 dans les huit autres mois.

Voici comment ces Époques s’adaptent à notre Calendrier:

Le 2 du mois,

VIe jour avant les Nones

en Mars, Mai, Juillet et Octobre.

Le 8 du mois,

VIIe jour avant les Ides

Le 16 du mois,

XVIIe jour avant les Calendes

Le 2 du mois,

IVe jour avant les Nones

en Avril, Juin, Septembre et Novembre.

Le 6 du mois,

VIIIe jour avant les Ides

Le 14 du mois,

XVIIIe jour avant les Calendes

Le 2 du mois,

IVe jour avant les Nones

en Janvier, Août et Décembre.

Le 6 du mois,

VIIIe jour avant les Ides

Le 14 du mois,

XIXe jour avant les Calendes

Le 2 du mois,

IVe jour avant les Nones

en Février (4).

Le 6 du mois,

VIIIe jour avant les Ides

Le 14 du mois,

XVIe jour avant les Calendes

Note 4. Dans les années bissextiles on peut, comme les Romains, insérer le jour ajouté (notre 29) après le 23, sous le nom de bissextus ante Calendas Martias, d’où est venu le nom de l’année.

Et l’on continue à compter: 6, 5, 4, etc.; 8, 7, 6, etc.; 17, 16, 16, etc., à l’inverse de notre manière.

Le second jour avant, c’est la veille, en latin pridie Nonas, Idus, Calendas. Le premier jour, c’est l’Époque elle-même.

On peut aussi nommer le 2 lendemain, en latin postridie Calendas; le 8, postridie Nonas; le 16, postridie Idus, et de même, dans les autres mois, pour le 6 et le 14.

Dans le compte des jours d’une époque à l’autre sont toujours compris le point de départ et le point d’arrivée. Ainsi il y a huit jours d’Ides, mais les Ides sont le premier jour ante Idus; les Nones sont le neuvième, (nonus) ante Idus. Le nombre des jours avant les autres Époques varie conformément au tableau ci-dessus, mais se compte d’après le même principe.

Le nom de Mois s’ajoute au nom de l'Époque, comme s’il était adjectif, c’est-à-dire qu’il s’accorde en genre, en nombre et en cas avec le nom de l’Époque. Il est à remarquer que la seconde moitié environ des jours du mois (tous les jours avant les Calendes) porte le nom du mois suivant. Ex.:

Le 4 Janvier (veille des Nones).

Pridie Nonas Januarias.

Le 10 Janvier.

Quartus dies ante Idus Januarias.

Le 20 Janvier.

Tredecimus dies ante Calendas Februarias.

Le 28 Janvier.

Quintus dies ante Calendas Februarias.

Grammaticalement, la date du mois doit être à l’ablatif, comme celle de l’année; cependant, les Romains, dans l’usage ordinaire, dataient ainsi:

Le 27 Avril.

Ante diem quintum Calendas Maias (pour diem quintum ante Cal. Mai.)

Ou en abrégé:

A. d. V Calendas Maias (ou bien: V Cal. Mai.)

Le 25 Octobre.

A. d. VIII Calendas Novembres (ou VIII Cal. Nov.)

toujours à l’accusatif; mais pour les Époques mêmes, à l’ablatif:

Le 15 Juillet.

Idibus Juliis.

Le 1er Janvier.

Calendis Januariis.

Le 3 Août.

Nonis Augustis.

Les noms des mois sont:

Januarius, gén. ii, m.
Februarius, gén. ii, m.
Martius, gén. ii, m.
Maius, gén. ii, m.
Junius, gén. ii, m.
Julius, gén. ii, m.
Augustus, gén. i, m.
Aprilis, gén. is, m.
September, gén. bris, m.
October, gén. bris, m.
November, gén. bris, m.
December, gén. bris, m.

Grammaticalement, le génitif de ces noms doit suivre la date et le nom de l’Époque; mais dans l’usage romain, les mois en us sont employés sous forme de pluriel féminin d’adjectifs en us, a, um; les autres mois sous forme de pluriel féminin d’adjectifs en is, e.

THÈME 27.

Avez-vous quelques couteaux?

Habesne aliquos cultros?

J’en ai quelques-uns.

Habeo aliquos.

Avez-vous beaucoup de moutons?

Multosne habes verveces?

Je n’en ai que quelques-uns.

Aliquos tantum habeo.

L’ami du grand peintre a-t-il beaucoup de miroirs?

Magni pictoris amicus multane habet specula?

Il n’en a que quelques-uns.

Aliqua tantum habet.

Avez-vous quelques florins?

Num quos habes florinos?

J’en ai quelques-uns.

Non nullos habeo.

Combien de florins avez-vous?

Quot habes florinos?

J’en ai dix.

Decem habeo florinos.

Combien de francs votre domestique a-t-il?

Quot libras habet servus tuus?

Il n’en a guère: il n’en a que deux.

Haud multas, duas tantum habet.

Les hommes ont-ils les beaux verres des Italiens?

Num habent homines pulchros Italorum calices?

Les hommes ne les ont pas; mais nous les avons.

Homines non habent eos, nos autem eos habemus.

Qu’avons-nous?

Quid habemus?

Nous avons beaucoup d’argent.

Pecuniae multum habemus.

Avez-vous la voiture du Hollandais ou celle de l’Allemand?

Utrum habes Batavi an Germani currum?

Je n’ai ni l’une ni l’autre (neutrum).

Neutrum habeo.

Le garçon du paysan a-t-il la belle ou la vilaine lettre?

Rustici puer pulchrasne an foedas habet litteras?

Il n’a ni l’une ni l’autre.

Neutras habet.

A-t-il les gants du marchand ou ceux de son frère?

Isne mercatoris habet an fratris sui manicas?

Il n’a ni les uns ni les autres (neutras).

Neutras habet.

Quels gants a-t-il?

Quasnam habet manicas?

Il a les siens.

Suas habet.

Avons-nous les chevaux des Anglais ou ceux des Allemands?

Utrum habemus Britannorum an Germanorum equos?

Nous n’avons ni les uns ni les autres.

Neutros habemus.

Avons-nous les parapluies des Espagnols?

Num Hispanorum habemus pluvialia?

Nous ne les avons pas; les Américains les ont.

Nos ea non habemus, Americani autem habent (ea).

Avez-vous beaucoup de poivre?

Estne tibi piperis multum?

Je n’en ai guère, mais assez.

Haud multum sed satis mihi est.

Avez-vous beaucoup de vinaigre?

Tibine aceti est multum?

Je n’en ai qu’un peu.

Paulum mihi tantum est.

Les Russes ont-ils beaucoup de viande?

Habentne Russi carnis multum?

Les Russes en ont beaucoup; mais les Espagnols n’en ont guère.

Multum habent Russi, sed Hispani haud multum.

N’avez-vous pas d’autre poivre?

Nonne aliud tibi est piper?

Je n’en ai pas d’autre.

Aliud mihi non est.

N’avons-nous pas d’autres bons amis?

Nonne alii nobis amici sunt boni?

Nous n’en avons pas d’autres.

Nulli vobis sunt.

Le matelot a-t-il beaucoup de chemises?

Num multas nauta subuculas habet?

Il n’en a pas beaucoup; il n’en a que deux.

Haud multas habet, duas tantum.

Avez-vous une jambe de bois?

Tibine alterum crus ligneum est?

Je n’ai pas de jambe de bois, mais un bon coeur (benignus animus).

Ligneum mihi crus non est, sed benignus amicus.

Cet homme-ci a-t-il une bonne tête? (bonum ingenium)?

Bonumne huic homini ingenium est (Bonine hic ingenii est)?

Il a une bonne tête et un bon coeur.

Bonum ei ingenium est et animus bonus (Boni est ingenii animique).

Combien de bras ce garçon-là a-t-il?

Quot iste brachia puer habet?

Il n’en a qu’un; l’autre est de bois (ligneus).

Unum tanum, alterum est ligneum.

Quelle (quelle espèce de) tête votre garçon a-t-il?

Quale (ou cujusmodi) ingenium est puero tuo?

Il a une bonne tête.

Bonum ei ingenium est.

THÈME 28.

Quel volume avez-vous?

Quotum volumen habes?

J’ai le premier (volume).

Primum habeo (volumen).

Avez-vous le deuxième volume de mon ouvrage?

Habesne volumen operis mei secundum?

Je l’ai.

Habeo (id).

Avez-vous le troisième ou le quatrième livre?

Utrum habes tertiumne an quartum librum?

Je n’ai ni l’un ni l’autre.

Neutrum habeo.

Avons-nous les cinquièmes ou les sixièmes volumes?

Quintane volumina habemus an sexta?

Nous n’avons ni les uns ni les autres.

Neutra habemus.

Quels (quaenam) volumes avons-nous?

Quaenam volumina habemus?

Nous avons les septièmes.

Septima habemus.

Quel quantième (quotus dies) du mois avons-nous (est)?

Quotus est mensis dies?

Nous avons le huit (en latin le huitième).

Octavus est.

N’avons-nous pas le onze?

Nonne undecimus est?

Non, Monsieur, nous avons le dix (dixième).

Minime, domine, decimus est.

Les Espagnols ont-ils beaucoup d’écus?

Habentne Hispani multa scuta?

Les Espagnols n’en ont guère; mais les Anglais (en ont) beaucoup.

Haud multa Hispani, sed Britanni multa habent.

Qui a nos écus?

Quisnam scuta habet nostra?

Les Français les ont.

Galli habent ea.

L’adolescent a-t-il beaucoup de tête (multum ingenii)?

Multine adolescens est ingenii?

Il n’a pas beaucoup de tête; mais (il a) beacoup de coeur (animi multum).

Haud ei multum ingenii est, sed animi multum.

Combien de bras l’homme a-t-il?

Quot sunt homini brachia?

Il en a deux.

Duo ei sunt.

THÈME 29.

Avez-vous les écus des Français ou ceux des Anglais?

Habesne Gallorum an Britannorum scuta?

Je n’ai ni (ceux) des Français ni (ceux) des Anglais; mais j’ai ceux (scuta) des Américains.

Nec Gallorum nec Britannorum, sed Americanorum habeo scuta.

L’Allemand a-t-il quelques sesterces?

Aliquotne habet Garmanus sestertios?

Il en a quelques-uns.

Nonnullos habet.

A-t-il quelques florins?

Num quos habet florinos?

Il en a six.

Sex habet.

Avez-vous une autre canne?

Tibine est alius fustis?

J’en ai une autre.

Alius mihi fustis est.

Quelle autre canne avez-vous?

Qualis tibi alius est fustis?

J’au une autre canne de fer.

Alius mihi fustis est ferreus.

Avez-vous quelques chandeliers d’or?

Suntne vobis candelabra aliquot aurea?

Nous en avons quelques-uns.

Nobis sunt nonnulla.

Ces hommes-ci ont-ils du vinaigre?

Habentne hi homines acetum?

Ces hommes-ci n’en ont pas; mais leurs (eorum) amis (en ont).

Hi homines non habent acetum, sed amici eorum habent.

Nos garçons ont-ils des chandelles?

Habentne pueri nostri candelas?

Nos garçons n’en ont pas; mais les amis de nos garçons en ont.

Nullas pueri nostri, sed puerorum nostrorum amici non nullas habent.

Avez-vous d’autres sacs?

Tibine sacci alii sunt?

Je n’en ai pas d’autres.

Alii mihi non sunt.

Avez-vous d’autres fromages?

Tibine casei sunt alii?

J’en ai d’autres.

Sunt alii mihi.

Avez-vous d’autre viande?

Num quam aliam habes carnem?

Je n’en ai pas d’autre.

Aliam habeo nullam (Voyez Leçon 1, Note 5.)