Nouvelle méthode pour apprendre à lire, à écrire et à parler une langue en six mois appliquée au latin

VINGT ET UNIÈME LEÇON

Lectio vicesima prima.

Le tome.

Tomus, i, m.

Avez-vous le premier ou le troisième tome de mon ouvrage?

Utrum primum an tertium operis mei tomum habes?

J’ai l’aun et l’autre.

Utrumque habeo.

L’un et l’autre.

Nom. Uterque (m.), utraque (f.), utrumque (n.).
Gén. Utriusque (pour les trois genres).
Dat. Utrique (pour les trois genres).
Acc. Utrumque, utramque, utrumque.
Abl. Utroque, utraque, utroque.

Avez-vous mon livre ou mon bâton?

Habesne librum an baculum meum?

J’ai l’un et l’autre.

Utrumque habeo.

Avez-vous mon coffre ou celui du voisin?

Habesne meam an vicini arcam?

Je les ai tous deux.

Ambas habeo.

Tous deux (tous les deux).

Ambo, ae, o (se décline comme duo, 17e leçon).

Rem. A. L’emploi de uterque et de ambo est le même pour exprimer les mêmes nuances qu’en français, quand on veut désigner deux objets à la fois. De même le pluriel utrique, utraeque, utraque, comme en français les uns et les autres, s’applique à deux ensembles d’objeets, auxquels ni ambo, ni tous les deux, ne sauraient s’appliquer directement. De même aussi le singulier uterque peut s’employer avec un verbe au pluriel, comme en Français l’un et l’autre (1).

Note 1. De même qu’en français on met alors devant le verbe le pronom personnel ils, elles, ainsi en latin on éloigne le singulier uterque, etc., du verbe au pluriel, et même on peut mettre dans un premier membre de phrase un verbe au singulier, dans le second un verbe au pluriel.

Les paysans et les bergers n’ont-ils pas des brebis les uns et les autres?

Rustici et pastores nonne habent utrique oves?

Les uns et les autres en ont; mais les uns ont les leurs, et les autres celles de leur seigneur.

Utrique habent. At hi suas, illi autem domini sui oves habent.

Mais.

At.

Rem. B. At, au commencement d’une phrase ou d’un membre de phrase, annonce une objection ou une restriction.

Les uns en ont, les autres n’en ont pas.

Hi habent, illi non habent.

Rem. C. L’un — l’autre, en parlant de deux, se rend bien par unus — alter, ou alter — alter, mais les uns — les autres se rend plus rarement par alteri — alteri; il faut que la séparation en deux ensembles distincts ou opposés soit bien marquée d’avance; c’est pourquoi, dans la plupart des cas, les pronoms hi, ceux-ci, illi, ceux-là, sont employés de préférence.

Les paysans ont-ils de troupeaux?

† Suntne rusticis greges?

Ils en ont. Les uns ont des moutons, les autres des boeufs, les autres des chevaux.

† Sunt. Alii verveces habent, alii boves, alii equos.

Les soldats ont-ils des armes?

† Suntne militibus arma?

Ils en ont; mais l’un en a de grandes, l’autre de petites, un autre de belles, un autre de vilaines.

† Sunt; at alius habet magna, alius parva, alius pulchra, alius foeda.

Rem. D. Dans un sens tout à fait général, l’un, l’autre, les uns, les autres, un autre, d’autres se rendent uniformément par alius.

Encore.

Etiam.

Encore, adv. de temps.

Adhuc, etiamnum.

Encore, adv. de quantité.

Plus, amplius.

Encore du vin.

Etiamnum vinum.
Plus vini.

Encore de l’argent.

Etiamnum pecuniam.
Plus pecuniae.

Encore des boutons.

Etiamnum fibulas.
Plus fibularum.

Avez-vous encore du vin?

Habesne etiamnum vinum?

J’en ai encore.

Habeo etiamnum.

A-t-il encore du pain?

Habetne adhuc panem?

Il en a encore.

Habet.

Ai-je encore des livres?

Plusne librorum habeo?

Vous en avez encore.

Plus habes.

Ne — plus de.

Non jam (jam non).
Non amplius.

Je n’ai plus de vin.

Non jam vinum habeo.

Avez-vous encore du vinaigre?

Etiamnum acetum habes?

Je n’en ai pas.

Non jam habeo.

A-t-il encore du pain?

Etiamnum panem habet?

Je n’ai plus de chiens.

Nullus jam canes habeo.

Je n’en ai plus.

Nullos jam habeo.

Ne — plus guère de.

Non multum amplius.

Avez-vous encore beaucoup de vin?

Multumne vini adhuc habes?

Je n’en ai plus guère.

Non multum amplius habeo.

Avez-vous encore beaucoup de livres?

Multosne amplius libros habes?

Je n’en ai plus guère.

Non multos amplius habeo.

Encore un livre.

Unum librum amplius. (acc.)

Encore un bon livre.

Unum bonum librum amplius.

Encore quelques livres.

Nonnullos libros amplius.

Avons-nous encore quelques chapeaux?

Habemusne nonnullos amplius pileos?

Nous en avons encore quelques-uns.

Nonnullos amplius habemus.

A-t-il encore quelques bons couteaux?

Habetne nonnullos amplius bonos cultros?

Il en a encore quelques uns.

Nonnullos amplius habet.

THÈME 30.

Quel volume de son ouvrage avez-vous?

Quotum volumen habes operis sui?

J’ai le deuxième.

Secundum habeo.

Combien de tomes cet ouvrage a-t-il?

Quot habet tomos illud opus?

Il en a trois.

Tres habet tomos.

Avez-vous mon ouvrage ou celui de mon frère?

Meumne habes opus an fratris mei?

J’ai l’un et l’autre.

Utrumque habeo.

L’étranger a-t-il mon peigne ou mon couteau?

Meumne pectinem an cultrum habet peregrinus?

Il a l’un et l’autre.

Utrumque habet.

Avez-vous notre pain ou notre fromage?

Nostrumne habes caseum an panem?

J’ai l’un et l’autre.

Utrumque habeo.

Avez-vous mon verre ou celui de mon ami?

Meumne calicem habes an amici mei?

Je n’ai ni l’un ni l’autre.

Neutrum habeo.

Avons-nous encore du foin?

Etiamnum habemus fenum?

Nons en avons encore (2).

Etiamnum habemus.

Notre marchand a-t-il encore du poivre?

Etiamnum piper mercator hoster habet?

Il en a encore.

Etiamnum habet.

A-t-il encore des chandelles?

Etiamnum candelas habet?

Il en a encore.

Etiamnum habet.

Avez-vous encore du café?

Etiamnum habetis cafaeum?

Nous n’avons plus de café; mais nous avons encore du vinaigre.

Cafaeum jam non habemus, sed adhuc acetum.

L’Allemand a-t-il encore de l’eau?

Etiamnum habet Germanus aquam?

Il n’a plus d’eau; mais il a encore de la viande.

Aquam jam non habet, sed etiamnum habet carnem.

Avons-nous encore des rubans d’or?

Etiamnum habemus vittas aureas?

Nous n’avons plus de rubans d’or; mais nous avons encore des rubans d’argent.

Aureas jam non vittas, sed argenteas adhuc habemus.

Notre ami a-t-il encore du sucre?

Num adhuc habet amicus noster saccharum?

Il n’en a plus.

Jam non habet.

Ai-je encore de la bière?

Etiamnum mihi cervisia est?

Vous n’en avez plus.

Nulla jam tibi est.

Votre jeune homme a-t-il encore des amis?

Num juvenis tuus adhuc habet amicos?

Il n’en a plus.

Nullos jam habet.

Note 2. Voyez la remarque sur la particule en, leçon 15. Elle est souvent omise en latin, surtout quand la chose à laquelle elle se rapporte est censée connue de celui qui parle et de celui à qui l’on parle.

THÈME 31.

Votre frère a-t-il encore un cheval?

Estne tuo fratri equus amplius unus?

Il en a encore un bon.

Unus bonus ei est amplius.

En avez-vous encore un?

Unumne amplius habes?

J’en ai encore un.

Unum habeo amplius.

Le paysan a-t-il encore un boeuf?

Rusticone bos unus amplius est?

Il en a encore un.

Unus ei amplius est.

Avez-vous encore quelques jardins?

Vobisne aliqui sunt amplius horti?

Nous en avons encore quelques-uns.

Nonnulli nobis sunt amplius.

Qu’avez-vous encore?

Quid habetis amplius?

Nous avons encore quelques bons vaisseaux et quelques bons matelos.

Nonnullae bonae nobis naves et nonnulli nautae boni amplius sunt.

Notre frère a-t-il encore quelques amis?

Fratrine nostro aliqui sunt amplius amici?

Il en a encore quelques-uns.

Nonnulli sunt amplius ei.

Ai-je encore un peu d’argent?

Mihine paulum amplius pecuniae est?

Vous en avez encore un peu.

Paulum amplius tibi est.

Avez-vous encore du courage?

Adhucne es animosus?

Je n’en ai plus.

Jam non sum.

Avez-vous encore beaucoup d’argent?

Multumne tibi amplius pecuniae est?

J’en ai encore beaucoup; mais mon frère n’en a plus.

Multum mihi amplius est, sed fratri meo jam nihil.

A-t-il assez de sel?

Satisne ei salis est?

Il n’en a pas assez.

Non satis ei est.

Avons-nous assez de boutons?

Num fibularum nobis satis est?

Nous n’en avons pas assez.

Non satis est.

Le bon fils de votre bon tailleur a-t-il assez de boutons?

Num bono boni tui sartoris filio satis est fibularum?

Il n’en a pas assez.

Ei non est satis.

VINGT-DEUXIÈME LEÇON

Lectio vicesima secunda.

Plusieurs.

Nom. Plures (m. f.), plura (n.).
Gén. Plurium (pour les trois genres).
Dat. Pluribus (pour les trois genres).
Acc. Plures (m. f.), plura (n.).
Abl. Pluribus (pour les trois genres).

Rem. A. Plusieurs se rend aussi par complures, qui signifie proprement un bon nombre de, et se décline de même.

La famille.

Familia, ae, f.

Le père de famillle.

Pater familias, m. (1).

Le fils.

Filius, ii, m.

Les enfants (garçons et filles).

Liberi, orum, m. (pluriel sans sing.)

L’enfant.

Puer, puella, infans, ntis, m. et f. (2).

Le capitaine.

Centurio, onis, m.

Le capitaine de vaisseau.

Praefectus navis, is, m. (1).

Le thé.

Thea, ae, f.

Le gâteau, le biscuit.

Placenta, ae, f. crustulum, i, n.

La soeur.

Soror, oris, f.

Note 1. Les mots qui, en latin, se lient à un autre mot dont ils forment l’attribut spécial, se combinent parfois en un seul mot. Si l’attribut est un substantif, il est au génitif et reste invariable; s’il est adjectif, il se décline avec le nom suivant la règle de l’accord, comme en français. Ainsi dans respublica, publica se décline et s’accorde avec res. Familias est la forme archaïque du génitif familiae.

Note 2. Infans désigne un enfant en bas âge; puer, un garçon; puella, une fille, jusqu’à douze ans environ; adolescens, un jeune garçon ou une jeune fille de douze à vingt et un ans environ; juvenis, l’un et l’autre sexe jusqu’à quarante ans. Ces dénominations, comme en français, sont étendues en deçà ou au delà de leurs limites, selon qu’elles s’appliquent en bonne ou mauvaise part, à l’avantage ou au désavantage de ceux qu’elles concernent. Infans, adjectif, est des trois genres.

Autant de.

Tantum (avec le génitif)
Tot (avec tous les cas du pluriel).

Autant de — que de.

Tantum — quantum.
Tot — quot.

Autant de pain que de vin.

Tantum panis quantum vini.

Autant d’hommes que de femmes.

Tantum virorum quantum mulierum.
Tot viri quot mulieres.

Rem. B. Que après les comparatifs d’égalité, comme talis, tel, tot, autant, tantus, aussi grand, etc., employés comme adjectifs ou adverbialement, se rend par les corrélatifs qualis, quot, quantus, etc., sous la même forme. Tot ne peut s’employer que pour ce qui fait nombre (leçon 18).

Autant que moi.

Tantum quantum ego.
Tot quot ego.

Avez-vous autant d’or que d’argent?

Tantumne auri habes quantum argenti?

J’ai autant de l’un que de l’autre, de celui-ci que de celui-là.

Tantum hujusce (3) quantum illius habeo.

Avez-vous autant de chapeaux que d’habits?

Habesne tot pileos quot vestes?

J’ai autant des uns que des autres, de ceux-ci que de ceux-là.

Habeo tot harum quot illorum.

Note 3. Les cas du pronom démonstratif hic, haec, hoc, qui se terminent par s: hujus, hos, has, his, admettent souvent l’affixe ce qui ajoute à leur force démonstrative. Cette affixe qu’on pense reconnaître dans le c final des autres cas, peut se joindre aussi à ces cas, plus rarement au pluriel hi, hae, horum, etc.

Cet homme-ci a-t-il autant d’argent que celui-là?

Hiccine (4) homo habet tantum pecuniae quantum ille?

In en a tout autant.

Tantumdem habet.

Note 4. Dans les interrogations avec l’enclitique ne et le pronom hic, haec, hoc, il est ordinaire d’interposer entre le pronom et l’enclitique l’affixe ce qui alors se change en ci, surtout pour les cas du pronom terminés en c. Hiccine, haeccine, hoccine, hunccine, etc.

Tout autant — que.

Tantumdem — quantum.
Totidem — quot (ou ac, ou atque).
Aeque — ac. Non minus — quam.

Avez-vous tout autant de frères que de soeurs?

† Suntne tibi totidem fratres quot sorores?

J’en ai tout autant.

† Totidem mihi sunt.

A-t-il autant d’amis que d’ennemis?

† Suntne ei tot amici quot inimici?

In en a tout autant.

† Totidem ei sunt.

L’ennemi (personnel).

Inimicus, i, m.

L’ennemi (en guerre).

Hostis, is, m.

Le doigt.

Digitus, i, m.

La botte.

Ocrea, ae, caliga, ae, f.

Plus de.

Plus (avec le génitif).
Plures, plura (s’adccordant avec le nom).

Plus de pain.

Plus panis.

Plus d’hommes.

Plus hominum.

Que de.

Quam.

Rem. C. Que après le comparatif de supériorité et d’infériorité se rend par quam.

Plus de pain que de vin.

Plus panis quam vini.

Plus d’hommes que de femmes.

Plus virorum quam mulierum.

Plus de celui-ci que de celui-là, de l’un que de l’autre.

Plus hujus quan illius.

Plus de ceux-ci que de ceux-là.

Plus horum quam illorum.

J’ai plus de votre sucre que du mien.

Plus tui sacchari quam mei habeo.

Il a plus d’ennemis que d’amis.

Plures inimicos habet, quam amicos.

Rem. D. Plus avec un pluriel se rend très-fréquemment par plures, plura, qui s’emploie même substantivement dans ce sens. Mais si plures exprime aussi comparaison, il n’en est pas de même de complures.

Moins de.

Minus (Avec le génitif).
Pauciores, pauciora (s’accordant avec le nom).

Moins d’eau que de vin.

Minus aquae quam vini.

Moins de lances que d’épées.

Pauciores hastae quam gladii.

Moins que moi.

Minus quam ego.

Moins que lui.

Minus quam ille.

Moins que vous (sing.).

Minus quam tu.

Eux.

Illi ou ii.

Autant que vous.

Tantum quantum tu. Tot quot tu.

Autant que lui.

Tantum quantum ille. Tot quot ille.

Autant qu’eux.

Tantum quantum illi. Tot quot illi.

THÈME 32.

Avez-vous un habit?

Num quam vestem habes?

J’en ai plusieurs.

Plures habeo.

A-t-il un miroir?

Speculumne illi est?

Il en a plusieurs.

Plura sunt ei.

Quels (quelle espèce de) miroirs a-t-il?

Qualia sunt ei specula?

Il a de beaux miroirs.

Pulchra specula ei sunt.

Qui a mes bons gâteaux?

Quis habet bonas meas placentas?

Quelques hommes les ont.

Homines quidam habent eas.

Votre frère a-t-il des enfants?

Fratrine tuo sunt liberi?

Il en a plusieurs.

Plures ei sunt.

Avez-vous autant de café que de miel?

Habesne tantum cafaei, quantum mellis?

J’ai autant de celui-ci que de celui-là.

Hujusce tantum habeo, quantum illius.

A-t-il autant de thé que de bière?

Habetne tantum theae, quantum cervisiae?

Il a autant de celle-ci que de celui-là.

Tantum hujus habet, quantum illius.

Cet homme a-t-il autant d’amis que d’ennemis?

Habetne hic (homo) tot amicos, quot inimicos?

Il a autant de ceux-ci que de ceux-là.

Tot horum habet, quot illorum.

Le fils de votre ami a-t-il autant d’habits que de chemises?

Amici tui filius totne vestes habet, quot subuculas?

Il a autant des uns que des autres.

Tot harum, quot illarum habet.

Avons-nous autant de bottes que de souliers?

Nobisne tot sunt ocreae, quot calcei?

Nous avons autant de ceux-ci que de celles-là.

Tot horum nobis sunt, quot illarum.

THÈME 33.

Votre père a-t-il autant d’or que d’argent?

Tantumne auri pater tuus habet, quantum argenti?

Il a plus de celui-ci que de celui-là.

Plus hujus habet, quam illius.

A-t-il autant de thé que de café?

Habetne tantum theae, quantum cafaei?

Il a plus de celui-ci que de celui-là.

Plus hujus habet, quam illius.

Le capitaine a-t-il autant de matelots que de vaisseaux?

Suntne praefecto navis tot nautae, quot naves?

Il a plus des uns que des autres.

Plus illorum, quam harum habet.

Avez-vous autant de moutons que moi?

Tibine tot sunt verveces, quot mihi?

J’en ai tout autant.

Totidem mihi sunt.

L’étranger a-t-il autant de courage que nous?

Estne peregrinus aeque animosus ac nos?

Il en a tout autant.

Aeque sane est.

Avons-nous autant de bon que de mauvais papier?

Habemusne bonae chartae tantum, quantum malae?

Nous avons autant de celui-ci que de celui-là.

Hujus tantum habemus, quantum illius.

Avons-nous autant de fromage que de pain?

Habemusne casei tantum, quantum panis?

Nous avons plus de celui-ci que de celui-là.

Plus hujus habemus, quam illius.

Votre fils a-t-il autant de gâteaux que de livres?

Suntne filio tuo tot placentae, quot libri?

Il a plus de ceux-ci que de ceux-là, plus des uns que des autres.

Plus habet horumce, quam illarum; plures ei sunt libri, quam placentae.

THÈME 34.

Combien d’enfants avez-vous?

Quot habes liberos?

Je n’en ai qu’un; mais mon frère en a plus que moi: il en a cinq.

Unum habeo tantum, frater autem meus plures habet, quam ego: quinque sunt ei liberi.

Votre fils a-t-il autant de tête que le mien?

Tuone filio est ingenii tantum, quantum meo?

Il a moins de tête que le vôtre; mais il a plus de courage.

Minus ei est ingenii, sed animi plus.

Mes enfants ont plus de coeur que les vôtres.

Liberi mei plus habent animi, quam tui.

Ai-je autant d’argent que vous?

Egone habeo tantum pecuniae, quantum tu?

Vous en avez moins que moi.

Minus tu habes, quam ego.

Avez-vous autant de livres que moi?

Habesne tot libros, quot ego?

J’en ai moins (pauciores) que vous.

Pauciores habeo, quam tu.

Ai-je autant d’ennemis que votre père?

Mihine tot sunt inimici, quot patri tuo?

Vous en avez moins que lui (ille).

Pauciores tibi sunt, quam illi.

Les Américains ont-ils plus d’enfants que nous?

Habentne Americani plures liberos, quam nos?

Ils en ont moins que nous.

Pauciores habent, quam nos.

Avons-nous autant de vaisseaux que les Anglais?

Habemusne tot naves, quot Britanni?

Nous en avons moins qu’eux.

Pauciores habemus, quam illi.

Avons-nous moins de couteaux que les enfants de nos amis?

Habemusne pauciores cultros, quam amicorum nostrorum liberi?

Nous en avons moins qu’eux.

Pauciores habemus, quam illi.

THÈME 35.

Qui a moins d’amis que nous?

Cuinam sunt amici pauciores, quam nobis?

Personne n’en a moins.

Nemini pauciores sunt.

Avez-vous autant de mon thé que du vôtre?

Habesne theae meae tantum, quantum tuae?

J’ai autant du vôtre que du mien.

Tuae tantum habeo, quantum meae.

Ai-je autant de vos livres que des miens?

Habeone librorum tuorum tantum, quantum meorum?

Vous avez moins des miens que des vôtres.

Meorum minus habes, quam tuorum.

L’Espagnol a-t-il autant de votre argent que du sien?

Habetne Hispanus pecuniae vestrae tantum, quantum suae?

Il a moins du sien que du nôtre.

Suae minus habet, quam nostrae.

Votre boulanger a-t-il moins de pain que d’argent?

Tuo pistori panisne est minus, quam pecuniae?

Il a moins de celui-ci que de celui-là.

Hujusce ei minus est, quam illius.

Notre marchand a-t-il moins de chiens que de chevaux?

Paucioresne sunt mercatori nostro canes, quam equi?

Il a moins de ceux-ci que de ceux-là: il a moins des uns que des autres.

Horumce minus habet, quam illorum: pauciores ei sunt equi, quam canes.

Il a moins de chevaux que nous, et nous avons moins de pain que lui.

Pauciores ei sunt equi, quam nobis; at panis nobis minus est, quam ei.

Nos voisins ont-ils autant de voitures que nous?

Habentne vicini nostri tot rhedas, quot nos habemus?

Nous en avons moins qu’eux.

Pauciores habemus, quam illi.

Nous avons moins de blé et moins de viande qu’eux.

Minus frumenti et minus carnis habemus, quam illi.

Nous n’avons guère de blé, mais assez de viande.

Haud multum frumenti habemus, sed carnis satis (1).

Note 1 (corrigé). Nous avons employé jusqu’ici exclusivement la déclinaison, en nous bornant à l’usage du verbe avoir qui, traduit en latin tantôt par habere, tantôt par esse (être), nous a fourni l’occasion de nous servir de tous les cas, sauf l’ablatif que nous ne tarderons pas à voir et qui ne nous offrira pas plus de difficultés. En se familiarisant avec le mécanisme de la déclination des substantifs et des adjectifs, l’élève a dû reconnaître jusque dans les noms de nombre et les pronoms l’uniformité à peu près constante. Il fera donc bien de commencer à prendre une vue d’ensemble des pronoms et pronominaux; il verra qu’il en a déjà employé les formes principales. Ce qu’il en sait lui fera mieux remarquer ce qu’il n’a pas encore employé, et même pour peu qu’il s’en soit servi à décliner, ils n’auront rien d’étranger. Maintenant que nous voici arrivés aux verbes, il faut avoir soin de noter, en les réunissant régulièrement, les éléments nouveaux fournis dans les leçons, et de faire pour les verbes comme nous avons fait pour les noms et adjectifs, dont nous nous sommes servis. La Méthode n’étant que la répétition graduée en son développement d’une donnée première, ce qui doit nous préoccuper toujours, c’est de ne laisser échapper aucun des éléments que nous nous sommes appropriés, afin que pas un seul ne cesse de nous appartenir.

VINGT-TROISIÈME LEÇON

Lectio vicesima tertia.

DE L’INFINITIF

En latin, comme en français, le verbe a deux formes, la forme active et la forme passive, et en général la signification active ou passive résulte de la forme. Mais en latin il y a un certain nombre de verbes qui n’ont que la forme passive et dn même temps que la signification active; ce sont les verbes Déponents.

La forme active a l’infinitif en re; cette terminaison est unie au radical par l’une des quatre voyelles: a (long), e (long), e (bref), i (long); de là quatre conjugaisons.

Actif.

Passif.

1re conjugaison:

amāre,

aimer;

amari,

être aimé.

2e conjugaison:

monēre,

avertir;

moneri,

être averti.

3e conjugaison:

legĕre,

lire;

legi,

être lu.

4e conjugaison:

audīre,

entendre;

audiri,

être entendu.

La forme passive a l’infinitif terminé en i, comme l’indique la troisième conjugaison où cette terminaison s’unit directement au radical. Il est donc facile de former l’infinitif passif de l’actif en changeant ere en i, pour la 3e conjugaison, et seulement e final en i pour les trois autres.

Tout verbe à signification active avec la forme passive sera, comme nous l’avons dit, déponent. Quant à cette signification elle peut être, comme pour les verbes actifs, tout à fait active (transitive) ou neutre (intransitive). Il est facile de reocnnaître à la terminaison de l’infinitif à quelle conjugaison le verbe déponent appartient: 1. ari; 2. eri; 3. i; 4. iri. Du reste, tout verbe donné dans le cours de cet ouvrage, à moins qu’il ne soit complètement irrégulier, sera suivi du chiffre indiquant la conjugaison à laquelle il appartient. Les verbes marqués d’un astérisque (*) sont irréguliers en tout ou en partie.

Qu’avez-vous?

Quid habes?

J’ai un couteau.

Cultrum habeo.

Avez-vous envie de couper quelque chose?

Avesne secare aliquid?

J’ai envie de couper du bois.

Aveo secare lignum.

Avoir envie (désir).

Avere * 2.

J’ai envie (fantaisie).

Mihi libet.

J’ai liberté.

Mihi licet.

Avez-vous envie d’écrire?

Tibine libet scribere?

J’ai envie d’écrire.

Mihi libet scribere.

A-t-il envie de parler?

Eine libet loqui?

Il a envie, mais il n’a pas liberté de parler.

Libet illi, sed non licet loqui.

J’ai regret.

Me poenitet.

J’ai honte.

Me pudet.

J’ai dégoût.

Me taedet.

J’ai répugnance.

Me piget.

N’avez-vous pas regret de casser les verres?

Nonne te poenitet frangere calices?

J’en ai regret.

Me poenitet (frangere calices).

A-t-il répugnance à ramasser les clous?

Illumne piget clavos colligere?

Il a dégoût d’en ramasser, il est fatigué.

Illum taedet colligere clavos, fessus est.

A-t-elle honte de raccommoder ses bas?

Eamne pudet sarcire tibialia sua?

Elle n’en a pas honte.

Non pudet eam.

Écrire.

Scribere * 3.

Parler.

Loqui * 3.

Couper.

Secare * 1.

Casser.

Frangere * 3.

Ramasser.

Colligere * 3.

Raccomoder.

Sarcire 4.

Acheter.

Emere * 3.

En acheter encore un (une).

Unum (unam) amplius (ou insuper) emere.

En acheter encore deux.

Duos, duas, duo amplius (ou insuper) emere.

Avez-vous encore envie d’acheter un cheval?

Etiamne tibi libet equum emere?

J’ai envie d’en acheter encore un.

Mihi libet unum insuper emere.

N’avez-vous pas liberté d’acheter des livres?

Nonne tibi licet libros emere?

J’ai liberté d’en acheter et j’en ai envie, mais je n’ai pas d’argent.

Mihi licet et aveo emere libros, sed mihi pecunia non est.

Encore (de plus).

Insuper.

Vouloir.

Velle *.

Je veux — il veut.

Volo — vult.

Nous voulons — ils veulent.

Volumus — volunt.

Tu veux — vous voulez.

Vis (sing.) — vultis (plur.).

Voulez-vous raccommoder ces habits?

Visne has vestes sarcire?

Je ne veux pas les raccommoder.

Nolo eas sarcire.

Ne pas vouloir.

Nolle *.

Nous ne voulons pas — ils ne veulent pas.

Nolumus — nolunt.

Tu ne veux pas — vous ne voulez pas.

Non vis (sing.) — non vultis (plur.).

Il ne veut pas.

Non vult.

Ces habits ne peuvent-ils pas être raccommodés?

Nonne possunt hae vestes sarciri?

Ils peuvent être raccommodés, mais le tailleur ne peut les raccommoder.

Possunt sarciri, sed eas sarcire sartor non potest.

Pouvoir.

Posse *.

Je peux — nous pouvons.

Possum — possumus.

Tu peux — vous pouvez.

Potes (sing.) — potestis (plur.).

Qui doit raccommoder mes tables?

Quis debet mensas meas sarcire?

Personne. Elles ne doivent pas être raccommodées.

Nemo. Non debent sarciri.

Devoir.

Debere 2.

Je dois — nous devons.

Debeo — debemus.

Tu dois — vous devez.

Debes (sing.) — debetis (plur.).

Chercher.

Quaerere * 3.

Travailler.

Laborare 1.

Combien de tables avons-nous?

Quot mensas habemus?

Vous en avez deux: une qui doit être raccommodée et l’autre qui ne peut l’être.

Duas habetis: unam quae sarciri debet, alteram autem quae non potest.

Rem. L’infinitif régi par deux ou plusieurs verbes ne se répète pas ordinairement en latin.

Avez-vous encore les bâtons qui doivent être coupés?

Habesne adhuc baculos qui secari debent?

J’ai regret de ne plus les avoir.

Me poenitet eos jam non habere.

Avez-vous répugnance à les chercher?

Tene piget eos quaerere?

Je n’ai pas répugnance, mais je puis être fatigué.

Non me piget, sed fessus esse possum.

Avoir.

Habere 2.

Être.

Esse *.

Je suis — nous sommes — vous êtes.

Sum — sumus — estis (plur.).

Quelle est votre envie?

Quid aves?

J’ai envie de travailler.

Aveo laborare.

N’avez-vous pas d’autre envie?

Nihilne aliud tibi libet?

J’ai envie de parler et j’ai regret de ne le pouvoir pas.

Loqui mihi libet, et me poenitet non posse.

Voulez-vous chercher votre livre?

Visne librum tuum quaerere?

Ne pouvez-vous pas avoir le papier?

Nonne potes chartam habere?

Dois-je écrire?

Debeone scribere?

Vous devez lire, écrire et parler.

Legere, scribere et loqui debes.

THÈME 36.

Avez-vous encore envie d’acheter le cheval de mon ami?

Etiamnum aves amici mei equum emere?

J’ai encore envie de l’acheter; mais je n’ai plus d’argent.

Etiamnum aveo emere eum, sed mihi pecunia non est amplius.

Voulez-vous travailler?

Visne laborare?

J’en ai honte, mais je n’ai pas envie de travailler.

Hoc me pudet, sed non libet mihi laborare.

Votre frère a-t-il répugnance à couper les bâtons?

Pigetne fratrem tuum secare baculos?

Il a répugnance à en couper.

Piget eum secare baculos.

A-t-il envie de couper du pain?

Eine libet secare panem?

Il a envie d’en couper; mais il n’a pas de couteau.

Libet ei secare panem, sed culter ei non est.

Avez-vous regret de couper du fromage?

Tene poenitet caeseum secare?

J’ai regret d’en couper.

Me poenitet secare caseum.

A-t-il envie de couper l’arbre?

Avetne arborem secare?

Il a envie de le couper; mais il n’en a pas la liberté.

Avet secare eam, sed illi non licet.

Le tailleur a-t-il dégoût de couper le drap?

Taedetne sartorem secare pannum?

Il a dégoût de le couper.

Taedet eum secare pannum.

Puis-je couper les arbres?

Egone arbores possum secare?

Vous pouvez les couper.

Potes secare eas.

Le peintre a-t-il envie d’acheter un cheval?

Ecquem pictor avet equum emere?

Il a envie d’en acheter deux.

Duos avet emere.

Votre capitaine peut-il parler?

Potestne centurio tuus loqui?

Il le peut; mais il n’a pas envie de parler.

Potest, sed non libet ei loqui.

Avez-vous répugnance à parler?

Tene piget loqui?

Je n’ai pas répugnance à parler; mais j’ai honte de parler.

Me non piget, sed pudet loqui.

Dois-je acheter un couteau?

Equem ego cultrum debeo emere?

Vous devez en acheter un.

Debes emere (unum).

Votre ami doit-il acheter un grand boeuf?

Debetne amicus tuus bovem magnum emere?

Il ne doit pas en acheter; il n’a pas d’argent.

Nullum debet emere, pecunia ei non est.

Ne dois-je pas acheter de petits boeufs?

Nonne ego parvos boves debeo emere?

Vous devez en acheter; mais vous n’avez plus assez d’argent.

Debes emere (parvos boves), sed pecuniae jam tibi non est satis.

THÈME 37.

Avez-vous envie de parler?

Avesne loqui?

J’ai envie de parler, mais je ne peux pas (parler).

Aveo loqui, sed non possum.

Avez-vous envie de couper votre doigt?

Avesne secare digitum tuum?

Je n’ai pas envie de le couper.

Non aveo secare eum.

Votre frère peut-il parler?

Potestne loqui frater tuus?

Il peut parler, mais il a répugnance à parler.

Potest, sed eum loqui piget.

Le fils de votre ami a-t-il envie d’acheter encore un oiseau?

Amici tui filius avetne unam amplius avem emere?

Il a envie d’en acheter encore un.

Avet unam amplius emere.

Avez-vous (vobisne) encore envie d’acheter quelques chevaux?

Vobisne libet etiamnum equos non nullos emere?

Nous avons envie d’en acheter encore quelques-uns, mais nous n’en avons pas la liberté; nous n’avons plus d’argent.

Libet nobis nonnullos amplius emere, sed non licet; jam nobis pecunia non est.

Notre tailleur qu’a-t-il envie de raccommoder?

Quid sartori nostro libet sarcire?

Il a envie de raccommoder nos vieux habits.

Libet ei veteres nostras vestes sarcire.

Peuvent-ils être raccommodés?

Illaene sarciri possunt?

Ils peuvent être raccommodés.

Possunt sarciri.

Le cordonnier peut-il raccommoder nos souliers?

Potestne sutor nostros calceos sarcire?

Il le peut, mais il n’a pas envie de les raccommoder.

Potest, sed non libet ei sarcire illos.

Ne peuvent-ils pas être raccommodés?

Illine sarciri non possunt?

Ils peuvent être raccommodés.

Possunt sarciri.

Qui a envie de raccommoder nos chapeaux?

Cuinam libet pileos sarcire nostros?

Le chapelier a envie de les raccommoder.

Opifici libet patasorum sarcire illos.

Doivent-ils être raccommodés?

Debentne sarciri?

Ils ne doivent pas être raccommodés.

Non debent sarciri.

Avez-vous dégoût de chercher mon cheval?

Taedetne te quaerere equum meum?

Je n’ai pas dégoût de le chercher, mais je ne peux pas le chercher; je suis (sum) fatigué.

Me non taedet, sed non possum quaerere eum, sum fessus.

Qu’avez-vous envie d’acheter?

Quidnam vobis libet emere?

Nous avons envie d’acheter quelque chose de bon, et nos voisins ont envie d’acheter quelque chose de beau.

Nobis libet boni aliquid emere, vicinis autem nostris aliquid pulchri.

Leurs enfants peuvent-ils ramasser des clous?

Possuntne liberi eorum colligere clavos?

Ils ne peuvent pas en ramasser.

Non possunt colligere clavos.

Les clous ne doivent-ils pas être ramassés?

Nonne clavi colligi debent?

Ils doivent être ramassés, mais personne ne veut les ramasser.

Debent colligi, sed nemo vult colligere eos.

Avez-vous envie de casser mon verre?

Avesne calicem meum frangere?

J’ai envie de le ramasser, mais je ne veux pas le casser.

Aveo colligere eum, nolo autem frangere (eum).

Ne voulez-vous pas ramasser vos gants?

Nonne vis manicas tuas tollere?

Je n’ai pas envie de les ramasser.

Non libet mihi eas tollere.

THÈME 38.

Avez-vous regret de casser ces verres?

Poenitetne te hos calices frangere?

Je n’ai pas seulement (solum) regret, mais encore (etiam) j’ai honte de les casser.

Non solum me poenitet, sed etiam pudet frangere eos.

Qui a envie de casser notre miroir?

Quis avet frangere speculum nostrum?

Notre ennemi a envie de le casser.

Inimicus noster avet illud frangere.

A-t-il liberté de le casser?

Libetne ei id frangere?

Il a liberté de le casser.

Libet ei id frangere.

Ce miroir doit-il être cassé?

Num debet speculum hoc frangi?

Il ne doit pas être cassé.

Non debet frangi.

Ces étrangers ont-ils envie d’acheter nos chevaux?

Libetne istis peregrinis equos nostros emere?

Ils ont envie d’en acheter plusieurs.

Complures libet eis emere.

Le capitaine (praefectus navis) a-t-il envie de chercher son vaisseau?

Num libet praefecto navis suam navem quaerere?

Il n’a pas envie de le chercher, mais il doit le chercher.

Non libet ei, sed debet eam quaerere.

Qui a envie d’acheter mon beau chien?

Cuinam libet pulchrum canem meum emere?

Personne n’a envie de l’acheter.

Nemini libet eum emere.

Voulez-vous acheter mes beaux coffres ou ceux des Français?

Utrum vis meas an Gallorum pulchras arcas emere?

Je veux acheter les vôtres; ceux des Français ne peuvent être achetés.

Tuas volo emere; Gallorum arcae emi non possunt.

Quels livres l’Anglais veut-il acheter?

Quosnam libros vult Britannus emere?

Il veut acheter celui que vous avez, celui qu’a votre fils et celui qu’a le mien.

Eum, quem habes, eum, quem filius tuus, et eum, quem filius meus habet, vult emere.

Ces livres peuvent-ils être achetés?

Possuntne emi libri illi?

Ils ne peuvent ni ne doivent être achetés.

Nec possunt, nec debent emi.

Quels gants avez-vous envie de chercher?

Quasnam manicas libet tibi quaerere?

J’ai envie de chercher les vôtres, les miens et ceux de nos enfants.

Tuas, meas et liberorum nostrorum manicas libet mihi quaerere.

Quels gants doivent être cherchés?

Quaenam manicae quaeri debent?

Les vôtres; vous n’avez pas de gants.

Tuae, non sunt manicae tibi.

THÈME 39.

Quels miroirs les ennemis ont-ils envie de casser?

Quaenam specula libet hostibus frangere?

Ils ont envie de casser ceux que vous avez, ceux que j’ai et ceux que nos enfants ont.

Libet illis ea frangere, quae tu habes, ea, quae ego habeo, et ea, quae liberi nostri habent.

Votre père a-t-il envie d’acheter ces gâteaux-ci ou ceux-là?

Utrum patri tuo libet has an illas placentas emere?

Il a envie d’acheter ceux-ci.

Hasce libet ei emere.

Ceux-là ne doivent-ils pas être achetés?

Nonne illae debent emi?

Ils peuvent être achetés, mais ils ne doivent pas l’être.

Possunt emi, non autem debent.

Dois-je ramasser vos billets?

Debeone ego schedulas colligere tuas?

Vous devez les ramasser.

Debes eas colligere.

L’Italien doit-il chercher votre livre?

Num debet Italus librum tuum quaerere?

Il ne doit pas le chercher.

Non debet eum quaerere.

Le marteau du charpentier doit-il être cherché?

Fabri tignarii malleus debetne quaeri?

Il doit être cherché.

Debet quaeri.

Avez-vous envie d’acheter un autre vaisseau?

Tibine libet navem aliam emere?

J’ai envie d’en acheter un autre; mais je n’en ai pas la liberté.

Aliam emere mihi libet, non autem licet.

L’ennemi (hostis) a-t-il envie d’acheter encore des vaisseaux?

Num libet hosti naves amplius emere?

Il a envie d’en acheter encore plusieurs; mais il n’a plus d’argent.

Plures etiam ei libet emere, sed pecunia jam ei non est.

Avez-vous deux chevaux?

Habesne duos equos?

Je n’en ai qu’un; mais j’ai envie d’en acheter encore un second (alterum etiam); j’en veux avoir deux.

Unum habeo tantum, sed mihi libet alterum etiam emere; duos habere volo.

VINGT-QUATRIÈME LEÇON

Lectio vicesima quarta.

Faire, être fait.

Facere * 3, fieri * (1).

Le cordonnier veut-il faire mes bottes?

Vultne sutor ocreas meas facere?

Il veut les faire.

Vult eas facere.

Voulez-vous faire mon feu?

Visne ignem meum facere?

Je veux le faire.

Volo facere eum.

Voulez-vous me faire du feu?

Visne mihi ignem facere?

Je veux vous en faire.

Volo tibi ignem facere.

Pouvez-vous l’allumer?

Potesne accendere eum?

Je puis l’allumer.

Possum accendere eum.

Note 1. Fieri, verbe défectueux qui sert de passif à facere pour les temps qui lui manquent dans cette forme, n’a de la forme passive que le présent de l’infinitif. Il signifie devenir, se faire, être fait.

Allumer.

Accendere * 3.

Garder.

Servare 1.

Laver.

Lavare 1.

Brûler.

Cremare 1.

Chauffer, être chauffé.

Calefacere * 3, calefieri * (2).

Déchirer.

Lacerare 1.

Avoir soif.

Sitire 4.

Note 2. Calefieri signifie devenir chaud, se faire chaud, chauffer (dans le sens neutre): L’eau peut-elle chauffer? Potestne aqua calefieri? Calefacere n’a que la signification active.

Le feu.

Ignis, is, em, m.

Le bouillon.

Jus, juris, n.

Le linge.

Linteum, i, n.

Du linge.

Lintea, orum, n. pluriel.

La tunique, le gilet.

Tunica, ae, f.

Le bijou.

Gemma, ae, f.

Le tableau.

Picta tabula. Tabula, ae, f.

Le Turc.

Turca, ae, m.

Fatigué.

Fessus, a, um.

Aller.

Ire * 4.

Chez.

Apud (sans mouvement).
Ad (avec mouvement).

Être chez l’homme.

Apud virum esse.

Aller chez l’homme.

Ad virum ire.

Être chez son ami.

Apud amicum suum esse.

Aller chez mon père.

Ad patrem meum ire.

A la maison.

Domi (sans mouvement)
Domum (avec mouvement).

Être à la maison.

Domi esse.

Aller à la maison.

Domum ire.

Être chez moi.

Apud me ou domi meae esse.

Aller chez moi.

Ad me ou domum meam ire.

Être chez lui.

Apud eum ou domi suae (ejus) esse.

Aller chez lui.

Ad eum ou domum suam (ejus) ire.

Être chez soi.

Apud se ou domi esse.

Aller chez soi.

Ad se ou domum ire.

Être chez nous.

Apud nos ou domi nostrae esse.

Aller chez nous.

Ad nos ou domum nostram ire.

Être chez vous. (sing.)

Apud te ou domi tuae esse.

Être chez vous. (plur.)

Apud vos ou domi vestrae esse.

Aller chez vous. (sing.)

Ad te ou domum tuam ire.

Aller chez vous. (plur.)

Ad vos ou domum vestram ire.

Être chez eux.

Apud eos (se) ou domi eorum (suae) esse.

Aller chez eux.

Ad eos (se) ou domum eorum (suam) ire.

Être chez quelqu’un.

Apud aliquem esse.

Aller chez quelqu’un.

Ad aliquem ou alicujus domum ire.

N’être chez personne.

Apud neminem esse.

N’aller chez personne.

Ad neminem ou neminis domum ire.

Chez qui?

Apud quem? Cujus domi?
Ad quem? Cujus domum?

Chez qui voulez-vous aller?

Ad quem vis ire?

Je ne veux aller chez personne.

Ad neminem ire volo.

Chez qui est votre frère?

Apud quem frater tuus est?

Il est chez nous.

Apud nos domi est.

Est-il à la maison ou chez lui?

Estne domi?

Il n’est pas chez lui ou à la maison.

Non est domi.

Boire.

Bibere * 3.

Où?

Ubi (sans mouvement)
Quò (avec mouvement).

Où êtes-vous?

Ubinam (ubi) es?

Je suis chez moi (à la maison).

Domi sum.

Que voulez-vous faire?

Quidnam vis facere?

Votre frère que veut-il faire?

Quid frater tuus facere vult?

Votre père est-il à la maison?

Estne domi pater tuus?

Les Allemands que veulent-ils acheter?

Quid Germani emere volunt?

Ils veulent acheter quelque chose de bon.

Aliquid boni emere volunt.

Ils ne veulent rien acheter.

Nihil emere volunt.

Voulez-vous boire quelque chose?

Visne bibere aliquid?

Je ne veux rien boire.

Nihil bibere volo.

Où voulez-vous aller?

Quò ire vis?

Je veux aller boire.

Volo ire bibitum.

DU SUPIN

En français, après les verbes de mouvement, tels que: aller, venir, mener, envoyer, etc., on emploie le présent de l’infinitif; en latin on emploie le supin, qui est classé comme un temps de l’infinitif.

La terminaison caractéristique du supin est tum, comme celle de l’infinitif est re. Cette terminaison se joint au radical soit 1o directement, soit 2o au moyen de la voyelle i.

Mais dans l’union directe avec le radical, la rencontre des consonnes produit des transformations portant la plupart du temps sur les consonnes du radical et parfois aussi sur la consonne de la terminaison t qui se change en s. De là trois formes de terminaisons: 1o tum, 2o itum, 3o sum (xum). Il en résulte une grande variété, c’est pourquoi le supin est considéré comme temps primitif et se donne avec l’infinitif. Voici le supin des verbe que nous avons déjà vus:

Infinitif

Supin

Avoir.

Habere 2

habitum.

Couper.

Secare * 1

sectum.

Travailler.

Laborare 1

laboratum.

Parler.

Loqui * 3

locutum.

Casser.

Frangere * 3

fractum.

Ramasser.

Colligere * 3
Tollere * 3

collectum.
sublatum.

Raccommoder.

Sarcire * 4

sartum.

Chercher.

Quaerere * 3

quaesitum.

Acheter.

Emere * 3

emptum.

Écrire.

Scribere * 3

scriptum.

Lire.

Legere * 3

lectum.

Faire.

Facere * 3

factum.

Allumer.

Accendere * 3

accensum.

Garder.

Servare 1

servatum.

Avoir soif.

Sitire 4

sititum.

Laver.

Lavare 1

lavatum.

Chauffer.

Calefacere * 3

calefactum.

Déchirer.

Lacerare 1

laceratum.

Aller.

Ire * 4

itum.

Brûler.

Cremare 1

crematum.

Rem. Le supin n’existe pas pour tous les verbes; il en est, comme avere *, avoir envie, esse *, être, qui manquent de cette forme. Quelquefois aussi le supin est emprunté à un autre verbe.

Voulez-vous aller ramasser mon livre?

Visne ire sublatum librum meum?

Je ne puis l’aller ramasser.

Non possum ire sublatum eum.

Avez-vous envie d’aller couper des arbres?

Tibine libet ire sectum arbores?

J’ai envie d’aller en couper deux ou trois.

Mihi libet ire sectum duas aut tres (arbores).

Ne devez-vous pas aller travailler?

Nonne debes ire laboratum?

Je dois aller travailler, mais je ne puis.

Debeo, sed non possum ire laboratum (3).

Le lait.

Lac, ctis, n.

Le poulet.

Pullus (gallinaceus), i, m.

Note 3. Le supin est une de ces formes usitées dans le tour rapide de la conversation; c’est ce qui explique pourquoi il se rencontre plus fréquemment chez les auteurs dont le style se rapproche du langage journalier, et, bien qu’il soit employé par ceux dont le style est plus travaillé, il fait place la plupart du temps chez eux à des tours plus élégants.

THÈME 40.

Voulez-vous travailler?

Visne laborare?

Je veux travailler; mais je suis fatigué.

Volo laborare (1), sed fessus sum.

Voulez-vous casser mes verres?

Num vis calices meos frangere?

Je ne veux pas, je ne dois pas les casser.

Nolo, non debeo eos frangere.

Voulez-vous chercher mon fils?

Visne filium meum quaerere?

Je veux le chercher.

Volo eum quaerere.

Que voulez-vous ramasser?

Quidnam vis colligere?

Je veux ramasser cet écu, ce sesterce et ce franc; mais je ne peux en ramasser qu’un.

Scutum hoc, sestertium hunc et illam libram volo colligere, sed unum tantum colligere possum.

Voulez-vous ramasser ce sesterce-ci ou celui-là?

Hunccine an illum sestertium vis colligere?

Je veux ramasser l’un et l’autre.

Utrumque volo colligere.

Votre voisin veut-il acheter ces peignes-ci ou ceux-là?

Hoscine an illos pectines vult vicinus tuus emere?

Il veut acheter ceux-ci et ceux-là.

Hos illosque vult emere.

Cet homme veut-il couper votre doigt?

Hiccine homo vult digitum tuum secare?

Il ne veut pas couper le mien, mais le sien.

Non meum, sed suum vult secare.

Le peintre veut-il brûler du papier?

Vultne pictor chartam cremare?

Il veut en brûler.

Vult cremare chartam.

Le cordonnier que veut-il raccommoder?

Quidnam vult sutor sarcire?

Il veut raccommoder nos vieux souliers.

Veteres calceos nostros vult sarcire.

Le tailleur veut-il raccommoder quelque chose?

Vultne sartor aliquid sarcire?

Il veut raccommoder des gilets.

Vult tunicas sarcire.

L’ennemi (hostis) veut-il brûler son vaisseau?

Num hostis navem suam vult cremare?

Il ne veut pas brûler le sien, mais le nôtre.

Non suam, sed nostram vult cremare.

Voulez-vous faire quelque chose?

Visne facere aliquid?

Je ne veux rien faire.

Nihil volo facere.

Que voulez-vous faire?

Quidnam vultis facere?

Nous voulons chauffer notre thé et le café de notre père.

Calefacere volumus theam nostram patrisque nostri cafaeum.

Voulez-vous chauffer le bouillon de mon frère?

Visne jus fratris mei calefacere?

Je veux le chauffer.

Volo (id) calefacere.

Votre domestique veut-il faire mon feu?

Vultne servus tuus ignem meum facere?

Il veut le faire; mais il ne peut pas l’allumer.

(Eum) facere vult, sed eum accendere non potest.

Note 1 (corrigé). Dans le discours suivi, c’est-à-dire partout ailleurs qu’en conversation, l’infinitif se placerait généralement avant le verbe qui le régit, mais il ne faut pas oublier que nous rejetons le plus souvent à la fin de la phrase les mots qui dans le dialogue rapide s’omettraient, afin qu’en parlant on commence toujours par les mots les plus nécessaires à la réponse, quand il n’y a pas d’accentuation particulière à placer sur les autres.

THÈME 41.

Voulez-vous parler?

Visne loqui?

Je veux parler.

Volo loqui.

Votre fils veut-il aller travailler?

Vultne filius tuus ire laboratum?

Il ne veut pas aller travailler.

Non vult ire laboratum.

Que veut-il faire?

Quidnam vult facere?

Il veut boire du vin.

Bibere vinum vult.

Voulez-vous acheter quelque chose?

Visne emere aliquid?

Je veux acheter quelque chose.

Volo emere aliquid.

Que voulez-vous aller acheter?

Quidnam vis ire emptum?

Je veux aller acheter des bijoux.

Gemmas volo ire emptum.

Voulez-vous racommoder mon linge?

Visne lintea mea sarcire?

Je veux le raccommoder.

Volo ea sarcire.

Qui veut raccommoder les bas de notre fils?

Quisnam vult filii nostri tibialia sarcire?

Nous voulons les raccommoder.

Nos volumus ea sarcire.

Le Russe veut-il acheter ce tableau-ci ou celui-là?

Hanccine an illam tabulam pictam Russus vult emere?

Il ne veut acheter ni celui-ci ni celui-là.

Neque hanc neque illam vult emere.

Que veut-il aller acheter?

Quidnam vult ire emptum?

Il veut aller acheter des vaisseaux.

Naves vult ire emptum.

Quels miroirs l’Anglais veut-il acheter?

Quaenam specula vult Britannus emere?

Il veut acheter ceux qu’ont les Français et ceux qu’ont les Italiens.

Ea vult emere, quae Galli habent, et ea, quae Itali (habent).

Votre père veut-il chercher son parapluie ou son bâton?

Utrum vult pater tuus quaerere, pluvialene an baculum suum?

Il veut chercher l’un et l’autre.

Utrumque vult quaerere.

Voulez-vous venir (venire avec le supin) boire du vin?

Visne venire vinum bibitum?

Je veux en venir boire; mais vous n’en avez pas.

Volo venire bibitum vinum, sed tibi non est (vinum).

Le matelot veut-il boire du lait?

Vultne nauta lac bibere?

Il ne veut pas en boire; il n’a pas soif (sitit).

Non vult bibere lac; non sitit.

Le capitaine que veut-il aller boire?

Quid vult centurio ire bibitum?

Il ne veut rien aller boire.

Nihil vult ire bibitum.

Le chapelier que veut-il faire?

Petasorum opifex quid vult facere?

Il veut faire des chapeaux.

Petasos vult facere.

Le charpentier veut-il faire quelque chose?

Vultne tignarius faber aliquid facere?

Il veut faire un grand vaisseau.

Navem vult facere magnam.

Voulez-vous acheter un oiseau?

Visne avem emere?

Je veux en acheter plusieurs.

Complures emere volo.

THÈME 42.

Le Turc veut-il acheter plus de souliers que de couteaux?

Vultne Turca plures emere calceos quam cultros?

Il veut acheter plus de ceux-ci que de ceux-là.

Plus horum quam illorum vult emere.

Combien de balais votre domestique veut-il acheter?

Quotenas scopas vult servus tuus emere?

Il veut en acheter trois.

Trinas vult emere.

Voulez-vous aller acheter beaucoup de bas?

Vultisne multa tibialia ire emptum?

Nous n’en voulons aller acheter que quelqus-uns; mais nos enfants veulent en aller acheter beaucoup.

Non nulla tantum volumus ire emptum, sed liberi nostri multa volunt ire emptum.

Vos enfants veulent-ils chercher les gants que nous avons?

Voluntne liberi vestri manicas (eas), quas habemus, quaerere?

Ils ne veulent pas chercher ceux que vous avez; mais ceux qu’a mon père.

Non eas, quas vos habetis, quaerere volunt, sed eas, quas pater meus habet.

Quelqu’un veut-il déchirer votre habit?

Ecquis vestem tuam vult lacerare?

Personne ne veut le déchirer.

Nemo vult eam lacerare.

Qui veut venir déchirer mes livres?

Quis vult venire meos libros laceratum?

Vos enfants veulent venir les déchirer.

Liberi tui volunt venire laceratum eos.

Chez qui notre père est-il?

Apud quem est pater noster?

Il est chez son ami.

Apud amicum suum est.

Chez qui voulez-vous aller?

Ad quem ire vis?

Je veux aller chez vous.

Ad te volo ire.

Voulez-vous aller chez moi?

Visne ad me ire?

Je ne veux pas aller chez vous; mais chez mon frère.

Non ad te, sed ad fratrem meum volo ire.

Votre père veut-il aller chez son ami?

Vultne pater tuus ad amicum suum ire?

Il ne veut pas aller chez son ami; mais chez son voisin.

Non ad amicum, sed ad vicinum suum vult ire.

Chez qui votre fils est-il?

Apud quem est filius tuus?

Il est chez nous.

Apud nos est.

Voulez-vous chercher nos chapeaux ou ceux des Hollandais?

Visne nostros an Batavorum pileos quaerere?

Je ne veux chercher ni les vôtres ni ceux des Hollandais; mais je veux chercher les miens et ceux de mes bons amis.

Nec vestros nec Batavorum, sed meos et bonorum meorum amicorum pileos volo quarere.

THÈME 43.

Ai-je liberté de chauffé votre bouillon?

Licetne mihi jus tuum calefacere?

Vous avez liberté de le chauffer.

Licet tibi id calefacere.

Mon domestique a-t-il envie de chauffer votre linge?

Libetne servo meo lintea tua calefacere?

Il n’a pas envie de le chauffer.

Non libet ei calefacere (ea).

A-t-il regret de déchirer votre habit?

Num poenitet eum lacerare vestem tuam?

Il n’a pas regret de le déchirer, mais de le brûler.

Eam non lacerare, sed cremare poenitet eum.

Vos enfants veulent-ils aller chez nos amis?

Liberi vestri voluntne ad amicos nostros ire?

Ils ne veulent (Non ad) pas aller chez vos amis; mais chez les nôtres (volunt).

Non ad vestros, sed ad nostros amicos ire volunt.

Vos enfants sont-ils à la maison?

Suntne domi liberi tui?

Ils ne sont pas chez eux; mais chez leurs voisins.

Non sunt domi, sed apud vicinos suos.

Le capitaine est-il chez lui?

Estne centurio domi?

Il n’est pas chez lui, mais chez son frère.

Non est domi, sed apud fratrem suum.

L’étranger est-il chez notre frère?

Num peregrinus est apud fratrem nostrum?

Il n’est pas chez notre frère, mais chez notre père.

Non est apud fratrem, sed apud patrem nostrum est.

Chez qui l’Anglais est-il?

Apud quem est Britannus?

Il est chez vous.

Apud te est.

L’Américain est-il chez nous?

Estne Americanus apud nos?

Non, Monsieur, il n’est pas chez nous; mais chez son ami.

Non est domi nostrae, domine, sed apud amicum ejus.

Chez qui l’Italien est-il?

Apud quem est Italus?

Il n’est chez personne; il est chez lui.

Apud neminem (est), domi est.

Voulez-vous aller à la maison?

Visne domum ire?

Je ne veux pas aller à la maison, je veux aller chez le fils de mon voisin.

Nolo domum, volo ad vicini mei filium ire.

Votre père est-il chez lui?

Estne domi pater tuus?

Non, Monsieur, il n’est pas à la maison.

Non, domine, non est domi.

Chez qui est-il?

Apud quem est?

Il est chez les bons amis de notre vieux voisin.

Apud bonos vetuli nostri vicini amicos est.

Voulez-vous aller chez quelqu’un?

Visne ad aliquem ire?

Je ne veux aller chez personne.

Ad neminem volo ire.

THÈME 44.

Où est votre fils?

Ubi est filius tuus (1)?

Il est chez lui.

Domi apud se est.

Que veut-il faire à la maison?

Quid vult facere domi?

Il veut boire de bon vin.

Bibere bonum vinum vult.

Votre frère est-il à la maison?

Estne domi frater tuus?

Il n’est pas à la maison, il est chez l’étranger.

Non domi est; est apud peregrinum.

Que voulez-vous boire?

Quid bibere vis?

Je veux boire du lait.

Lac volo bibere.

L’Allemand que veut-il faire à la maison?

Germanus quid vult domi facere?

Il veut travailler et boire de bon vin.

Laborare vult et bibere bonum vinum.

Qu’avez-vous à la maison?

Quid domi tibi est?

Je n’ai rien à la maison.

Nihil mihi est domi.

Le marchand a-t-il envie d’acheter autant de sucre que de thé?

Mercatorine libet tantum emere sacchari, quantum theae?

Il a envie d’acheter autant de l’un que de l’autre.

Hujusce tantum ei libet emere, quantum illius.

Êtes-vous fatigué?

Esne fessus?

Je ne suis pas fatigué.

Non sum fessus.

Qui est fatigué?

Quis est fessus?

Mon frère est fatigué.

Frater meus est fessus.

L’Espagnol a-t-il envie d’acheter autant de chevaux que d’ânes?

Libetne Hispano tot equos emere, quot asinos?

Il a envie d’acheter plus de ceux-ci que de ceux-là.

Plus horumce, quam illorum, libet ei emere.

Voulez-vous boire quelque chose?

Visne bibere aliquid?

Je ne veux rien boire.

Nihil volo bibere.

Combien de poulets le cuisinier veut-il aller acheter?

Quot pullos gallinaceos vult coquus ire emptum?

Il veut en aller acheter quatre.

Quatuor vult ire emptum.

Les Français veulent-ils aller acheter quelque chose?

Num Galli volunt quid ire emptum?

Ils ne veulent rien aller acheter.

Nihil volunt ire emptum.

L’Espagnol veut-il venir acheter quelque chose?

Vultne Hispanus venire emptum aliquid?

Il veut venir acheter quelque chose, mais il n’a pas d’argent.

Vult venire emptum aliquid, sed ei pecunia non est.

Voulez-vous aller chez nos frères?

Visne ad fratres nostros ire?

Je ne veux pas aller chez eux, mais chez leurs enfants.

Non ad eos volo ire, sed ad eorum liberos (2).

L’Écossais est-il chez quelqu’un?

Num apud quem Scotus est?

Il n’est chez personne.

Apud neminem est.

Où est-il?

Ubi est?

Il est chez lui.

Domi (suae) est.

Note 1 (corrigé). L’élève remarquera dans ce thème et les deux suivants qui appartiennent à la 25e leçon les adverbes ubi? et quo? pris interrogativement. Ubi (où) correspond à ibi, hic, illic, istic (là), qui sont ses corrélatifs quand il est pris relativement. Quo (où) correspond à eo, huc, illuc, istuc (là), ses corrélatifs, quand il est pris relativement. Ces deux classes d’adverbes doivent être distinguées avec grand soin l’une de l’autre. Elles peuvent changer au besoin mutuellement de corrélatifs: vous n’êtes pas là, où je suis, tu non ibi es, ubi ego sum; non, mais je veux aller là, où vous êtes, non, sed eo ire volo, ubi tu es; votre père est-il là où vous voulez aller? estne ilic pater tuus, quo tu ire vis? On voit que l’emploi des corrélatifs dépend toujours du verbe auquel ils se rattachent et qu’ils changent selon que le verbe exprime repos ou bien mouvement ou direction.

Note 2 (corrigé). Les commençants doivent éviter, quand il y a mouvement, de se servir de apud au lieu de ad; la substitution du premier au second peut être un adoucissement à l’idée du mouvement direct vers l’objet, mais l’application de cet adoucissement est si délicate, qu’elle devient facilement une négligence, sinon une faute.

VINGT-CINQUIÈME LEÇON

Lectio vicesima quinta.

Où.

Ubi (adverbe de lieu sans mouvement).
Quò (adverbe de lieu avec mouvement) (1).

Note 1. Comme pour le pronom relatif qui, quae, quod (13e leçon), lorsque les adverbes ubi, quò sont employés interrogativement, on peut, pour accentuer la question davantage, les joindre à la particule nam (donc): ubinam est? où est-il? Quonam vis ire? où voulez-vous aller?

1. La question ubi marque le repos dans un lieu, auprès d’une personne ou d’un objet quelconque, et avec les verbes de mouvement, indique que le mouvement se fait dans le même lieu. A cette question le régime du verbe, sans préposition, se met soit au génitif ou au datif, soit à l'ablatif; mais avec préposition, au cas que la préposition régit.

2. La question quò marque le mouvement, la direction vers un lieu ou un objet quelconque. A cette question le régime du verbe, avec ou sans préposition, se met, à de très-rares exceptions près, toujours à l'accusatif.

Y.

Ibi ou hìc, illìc, istìc (repos).
ou hùc, illùc, istùc (avec mouvement ou direction).

Y aller.

Ire * illuc.

Y être

Ibi esse *.

Porter, être porté.

Ferre * 3. Ferri, supin latum.

Envoyer.

Mittere * 3, supin missum.

Mener.

Ducere * 3, supin ductum.

Y porter

Illuc ferre *.

L’y envoyer.

Eum (eam, id) illuc mittere *.

L’y mener.

Eum (eam, id) illuc ducere *.

Les y porter.

Eos (eas, ea) illuc ferre *.

Y en porter.

Nonnullos (as, a) illuc ferre *.

Rem. A. La particule y se rend par ibi, hìc, illìc, istìc, lorsqu’elle est jointe à un verbe de repos, ou à un verbe de mouvement sans changement de lieu; mais elle se traduit par eò, hùc, illùc, istùc, lorsqu’elle est jointe à un erbe de mouvement ou de direction. Ex. Ibi est, il y est; ego quoque eo ire volo, moi aussi je veux y aller. Lorsque la particule y tient lieu d’un pronom, il faut la rendre en latin par le pronom qu’elle représente: Visne ad eam rem laborare? Voulez-vous travailler à cette chose? Ad id laborare volo, je veux y travailler.

Voulez-vous l’envoyer chez mon père?

Visne eum (eam, id) ad patrem meum mittere?

Je veux l’y envoyer.

Eum (eam, id) illuc mittere volo.

Le médecin.

Medicus, i, m.

Venir.

Venire * 4, supin ventum.

Quand?

Quando?

Demain.

Cras; crastino die (abl.).

Aujourd’hui.

Hodie.

Quelque part.

Alicubi (repos).
Aliquò (direction).

Rem. B. Aliquò perd quelquefois l’affixe ali et se change aussi en quopiam, composé de quò et de l’affixe piam (peut-être, par hasard, bien).

Ne — nulle part.

Nusquam (repos et direction).

Voulez-vous aller quelque part?

Visne ire aliquo?

Je veux aller quelque part.

Aliquo ire volo.

Je ne veux aller nulle part.

Nusquam ire volo.

Rem. C. Nous avons vu (17e leçon) que nullus, aucun, avait une forme positive ullus, un, quelque; il en est de même de nusquam: la forme positive usquam, quelque part, s’emploie dans les mêmes cas, lorsqu’il y a doute ou négation déjà dans la phrase.

Avez-vous envie d’aller quelque-part?

Num usquam tibi libet ire?

Je n’ai envie d’aller nulle part.

Nusquam mihi libet ire.

Ne voulez-vous pas aller couper ce bois?

Nonne vis hoc lignum ire sectum?

Je veux l’aller couper; mais il ne peut être coupé.

Volo id ire sectum, sed secari non potest.

La chose est-elle difficile à faire?

Estne res factu difficilis?

Cela n’est pas facile à faire.

Id factu non est facile.

Rem. D. De même qu’il y a un supin en um qui se classe parmi les temps de l’infinitif actif, il y a un autre supin en u qui se classe parmi les temps de l’infinitif passif. Ce supin se tire directement du premier en changeant um en u; il manque aussi à un certain nombre de verbes.

Ce bois n’est-il pas bon à couper?

Hoccine lignum sectu non bonum est?

Il n’est pas bon à couper.

Non bonum sectu est.

Cela n’est-il pas bon à lire?

Nonne illud lectu bonum est?

Cela est bon à lire et à entendre.

Bonum est illud lectu audituque.

Cette table est-elle lourde à porter?

Haeccine mensa latu gravis est?

Elle est légère à porter.

Levis est latu (2).

Note 2. De même que le supin en um, le supin en u est un tour du langage familier qui, dans le style écrit, fait palce à des tours plus élégants; cependant avec des adjectifs son emploi est, chez les meilleurs auteurs, encore assez fréquent.

A quelle heure?

Quota hora? (ablatif)

A une heure.

Prima hora.

Rem. E. L’heure en français s’exprime en nombre cardinaux; mais en latin il faut se servir des nombres ordinaux, et le datif français (à) se rend par l’ablatif latin.

A deux heures.

Secunda hora.

Demi, demie.

Dimidius, a, um.

Le quart.

Quadrans, ntis, m.

Les trois quarts.

Dodrans, ntis, m. (3).

A une heure et demie.

Prima hora et dimidia.

A une heure et quart.

Prima hora et quadrante.

A deux heures et quart.

Secunda hora et quadrante.

A une heure moins un quart.

† Meridie et dodrante.

Midi (le).

Meridies, diei, m.

Moyen (qui est au milieu).

Medius, a, um (4).

La nuit.

Nox, noctis, f.

A midi.

Meridie.

A minuit.

Media nocte.

Utile.

Utilis, e.

Inutile.

Inutilis, e.

Agréable.

Jucundus, a, um.

Fâcheux.

Molestus, a, um.

Note 3. Pour dequadrans, le tout moins un quart.

Note 4. Medius, a, um, s’accordant avec le substantif signifie le milieu de. Le neutre pris substantivement correspond aussi au français le milieu, et veut alors le substantif au génitif. Il en est de même du neutre dimidius, signifiant la moitié.

NOTA. La méthode moderne de compter les heures s’exprimant sans difficulté en latin, les élèves pourront s’y tenir.

Quant à la méthode latine, les Romains n’avaient pas la ressource de nos horloges à pendule, et étaient étrangers à nos habitudes de précision dans la détermination de l’heure. Bien qu’ils eussent des moyens de mesurer les heures, leurs indications habituelles à cet égard ont toujours une certaine latitude et ne sont qu’approximatives.

Du reste, les vingt-quatre heures du jour astronomique, qui, chez nous, forment une série non interrompue, quoique divisée en deux parties pour l’usage journalier, se séparaient pour eux en deux parties bien tranchées: heures du jour, heures de nuit, et dans chaque partie se désignaient d’une manière différente.

Ainsi, à l’équinoxe, avec le jour commençait la première heure (hora prima), de six à sept heures du matin, puis venait la deuxième heure (hora secunda), de sept à huit, et ainsi de suite jusqu’à la douzième heure (hora duodecima), de cinq à six heures du soir.

A six heures du soir commençait la nuit, qui se partageait en veilles (vigiliae, arum, f.), de trois heures chacunes, ce qui complétait les douze autres heures.

Enfin, dans la pratique, ces divisions variaient de longueur en se conformant à l’inégalité des saisons.

THÈME 45.

Voulez-vous aller à la maison?

Visne domum ire?

Je veux y aller.

Volo ire (illuc).

Votre fils veut-il aller chez moi?

Vultne filius tuus domum meam ire?

Il veut y aller.

Vult ire (illuc).

Votre frère est-il chez lui?

Estne domi frater tuus?

Il y est.

Est (domi) (ibi est).

Où voulez-vous aller?

Quonam vis ire?

Je veux aller chez moi.

Domum (meam) ire volo.

Vos enfants veulent-ils aller chez moi?

Num liberi tui domum meam ire volunt?

Ils ne veulent pas y aller.

Nolunt ire illuc.

Chez qui voulez-vous porter ce billet?

Ad quem schedulam hanc vis ferre?

Je veux le porter chez mon voisin.

Ad vicinum meum volo ferre eam.

Votre domestique veut-il porter mon billet chez votre père?

Vultne servus tuus schedulam meam ad patrem tuum ferre?

Il veut l’y porter.

Vult ferre eam illuc.

Votre frère veut-il porter mes couteaux chez le Russe?

Vultne frater tuus cultros meos ad Russum ferre?

Il veut les y porter.

Vult ferre eos illuc.

Chez qui nos ennemis veulent-ils porter nos épées?

Ad quem inimici nostri gladios nostros ferre volunt?

Ils veulent les porter chez les Turcs.

Ad Turcas volunt ferre eos.

Où le cordonnier veut-il porter mes souliers?

Quonam vult sutor ferre calceos meos?

Il veut les porter chez vous.

Domum tuam (ad te) vult ferre eos.

Veut-il les porter à la maison?

Vultne domum ferre eos?

Il ne veut pas les y porter.

Non vult ferre eos illuc.

Voulez-vous venir chez moi?

Visne domum meam venire?

Je ne veux pas y aller.

Nolo ire illuc.

Où voulez-vous aller?

Quo ire vis?

Je veux aller chez les bons Anglais.

Ad bonos Britannos volo ire.

Les bons Italiens veulent-ils aller chez nous?

Num boni Itali ad nos ire volunt?

Ils ne veulent pas y aller.

Nolunt ire illuc.

Où veulent-ils aller?

Quonam volunt ire?

Ils ne veulent aller nulle part.

Nusquam volunt ire.

THÈME 46.

Voulez-vous mener votre fils chez moi?

Visne ducere filium tuum domum meam?

Je ne veux pas le mener chez vous, mais chez le capitaine.

Nolo dumum tuam, sed ad centurionem ducere eum.

Quand voulez-vous le mener chez le capitaine?

Quando vis eum ducere ad centurionem?

Je veux l’y mener demain.

Cras volum eum ducere illuc (1).

Voulez-vous mener mes enfants chez le médecin?

Visne liberos meos ad medicum ducere?

Je veux les y mener.

Volo ducere eos illuc.

Quand voulez-vous les y mener?

Quando ducere vis eos illuc?

Je veux les y mener aujourd’hui.

Hodie volo ducere eos illuc.

A quelle heure voulez-vous les y mener?

Quota hora vis ducere eos illuc?

A deux heures et demie.

Hora secunda et dimidia.

Quand voulez-vous envoyer votre domestique chez le médecin?

Quando vis servum tuum ad medicum mittere?

Je veux l’y envoyer aujourd’hui.

Hodie volo mittere eum illuc.

A quelle heure?

Quota hora?

A dix heures et quart.

Hora decima et quadrante.

Voulez-vous aller quelque part?

Visne aliquo (ou quoquam) ire?

Je veux aller quelque part.

Volo aliquo (ou quoquam) ire.

Où voulez-vous aller?

Quonam vis ire?

Je veux aller chez l’Écossais.

Ad Scotum volo ire.

L’Irlandais veut-il venir chez vous?

Vultne Hibernus ad te (ou domum tuam) venire?

Il veut venir chez moi.

Vult venire ad me (ou domum meam).

Votre fils veut-il aller chez quelqu’un?

Vultne filius tuus alicujus domum ire?

Il veut aller chez quelqu’un.

Vult alicujus domum ire.

Chez qui veut-il aller?

Cujusnam domum vult ire?

Il veut aller chez ses amis.

Ad amicos suos vult ire.

Les Espanols veulent-ils aller quelque part?

Num Hispani quopiam ire volunt?

Ils ne veulent aller nulle part.

Nusquam volunt ire.

Notre ami veut-il aller chez quelqu’un?

Num ad quem vult amicus noster ire?

Il ne veut aller chez personne.

Ad neminem vult ire (2).

Note 1 (corrigé). L’adverbe se place d’ordinaire immédiatement avant le mot auquel il se rattache. Ici cras se rattache à ducere, mais il est, pour ainsi dire, le seul mot nécessaire; les autres mots ne sont presque que la répétition de ceux de la question; c’est pourquoi cras est placé au commencement de la phrase, où il répond immédiatement au premier mot, quando, de la question.

Note 2. Aliquo, perdant le préfixe ali après si, ne, num, devient quo, mais la signification n’est pas modifiée. On peut aussi conserver ali, quand on veut accentuer l’adverbe plus fortement. Quoquam, quopiam, formes renforcées, précisent la signification indéterminée de l’adverbe quo: quoquam, quelque part, à un lieu ou à un autre; quopiam, quelque part, n’importe où. Même nuance dans usquam et uspiam qui s’emploient l’un et l’autre.

THÈME 47.

Quand voulez-vous mener votre adolescent chez le peintre?

Quando vis adolescentem tuum ad pictorem ducere?

Je veux l’y mener aujourd’hui.

Hodie volo ducere eum ad illum.

Où veut-il porter ces oiseaux?

Quonam is vult aves illas ferre?

Il ne veut les porter nulle part.

Nusquam vult ferre eas.

Voulez-vous mener le médecin chez cet homme?

Visne medicum ad hominem hunc ducere?

Je veux l’y mener.

Volo ducere illum ad eum.

Quand le médecin veut-il aller chez votre frère?

Quando vult medicus ad fratrem tuum ire?

Il veut y aller aujourd’hui.

Hodie vult ire ad eum.

Voulez-vous envoyer un domestique chez moi?

Visne servum quem mittere domum meam?

Je veux y en envoyer un.

Volo mittere unum illuc.

Voulez-vous envoyer un enfant chez le peintre?

Visne puerum quem (1) mittere ad pictorem?

Je ne veux pas y en (nullus) envoyer.

Nullum mittere volo (nolo quemquam mittere ad eum).

Chez qui le capitaine est-il?

Apud quem est centurio?

Il n’est chez personne.

Apud neminem est.

Votre frère a-t-il envie d’aller chez moi?

Num fratri tuo libet ire domum meam?

Il n’a pas envie d’y aller.

Non libet ei ire illuc.

Le Français veut-il écrire encore un billet?

Gallus unamne etiam schedulam vult scribere?

Il veut en écrire encore un.

Unam amplius vult scribere.

Votre ami a-t-il envie d’écrire autant de billets que moi?

Num tot amico tuo libet, quot mihi, schedulas scribere?

Il a envie d’en écrire tout autant.

Totidem libet ei scribere.

Chez qui veut-il les envoyer?

Ad quosnam vult eas mittere?

Il veut les envoyer chez ses amis.

Ad amicos suos vult eas mittere.

Qui veut écrire de petits billets?

Quis parvas schedulas scribere vult?

Le jeune homme veut en écrire.

Juvenis vult parvas schedulas scribere.

Voulez-vous porter beaucoup de livres chez mon père?

Multosne libros ad patrem meum vis ferre?

Je ne veux y en porter que quelques-uns.

Aliquot tantum volo ferre ad eum.

Note 1. Le pronom quis, qua, quid (quod) s’emploie pour aliquis, aliqua, aliquid (aliquod), non-seulement après si, ne, num, mais après tous les relatifs et dans les interrogations, quand l’oreille ou le besoin d’accentuer ne font pas préférer le second.

THÈME 48.

Voulez-vous envoyer encore un coffre chez notre ami?

Visne unam amplius arcam ad amicum nostrum mittere?

Je veux y en envoyer encore plusieurs.

Plures etiam volo mittere ad eum.

Combien de chapeaux le chapelier veut-il encore envoyer?

Quot amplius pileos vult petasorum opifex mittere?

Il veut en envoyer encore six.

Sex amplius vult mittere.

Le tailleur veut-il envoyer autant de souliers que le cordonnier?

Vultne sartor tot calceos mittere, quot sutor?

Il veut en envoyer moins.

Pauciores vult mittere.

Votre fils doit-il aller chez le capitaine?

Debetne filius tuus ire ad centurionem?

Il doit y aller; mais il a répugnance à y aller.

Debet ire, sed illum piget ire ad eum.

Voulez-vous acheter autant de chiens que de chevaux?

Visne tot canes, quot equos emere?

Je veux acheter plus de ceux-ci que de ceux-là.

Plus horum, quam illorum, emere volo.

A quelle heure voulez-vous envoyer votre domestique chez le Hollandais?

Quota hora vis servum tuum ad Batavum mittere?

Je veux l’y envoyer à six heures moins un quart.

Hora quinta et dodrante volo mittere eum ad illum.

A quelle heure votre père est-il chez lui?

Quota hora pater tuus est domi?

Il est chez lui à midi.

Meridie est domi.

A quelle heure votre ami veut-il écrire ses billets?

Quota hora vult amicus tuus schedula suas scribere?

Il veut les écrire à minuit.

Media nocte vult scribere eas.

Avez-vous regret d’aller chez le capitaine?

Tene poenitet ire ad centurionem?

Je n’ai pas regret, mais j’ai honte d’y aller.

Me non poenitet, sed pudet ire ad eum.

THÈME 49.

Voulez-vous aller quelque part?

Visne quopiam ire?

Je ne veux aller nulle part.

Nusquam volo ire.

Votre bon fils veut-il aller chez quelqu’un?

Num bonus filius tuus ad quem ire vult?

Il ne veut aller chez personne.

Non vult ad quemquam (2) ire.

Quand voulez-vous mener votre adolescent chez le peintre?

Quando vis adolescentem tuum ad pictorem ducere?

Je veux l’y mener aujourd’hui.

Hodie volo ducere eum ad illum.

Où veut-il porter ces oiseaux?

Quonam is vult aves has ferre?

Il ne veut les porter nulle part.

Nusquam vult ferre eas.

Voulez-vous mener le médecin chez cet homme?

Visne medicum ad hujusce hominis aedes ducere?

Je veux l’y mener.

Volo ducere eum illuc.

Quand voulez-vous l’y mener?

Quando vis ducere eum illuc?

Je veux l’y mener aujourd’hui.

Hodie volo ducere eum illuc.

Les médecins veulent-ils venir chez votre bon frère?

Num medici volunt ad bonum tuum fratrem ire?

Ils ne veulent pas y venir.

Nolunt ire ad eum.

Voulez-vous m’envoyer un domestique?

Visne mihi servum quem mittere?

Je ne veux pas vous en envoyer.

Nolo tibi quemquam mittere.

Voulez-vous envoyer un enfant chez le médecin?

Visne puerum quem mittere ad medicum?

Je veux y en envoyer un.

Volo mittere unum ad illum.

Chez qui le médecin est-il?

Apud quem est medicus?

Il n’est chez personne.

Apud neminem est.

Avez-vous envie d’aller quelque part?

Libetne tibi aliquo ire?

J’ai envie d’aller chez les bons Américains.

Mihi libet ire ad bonos Americanos.

A-t-il honte de venir chez moi?

Num pudet eum venire ad me?

Il n’a pas honte d’y venir.

Non pudet eum ad te venire.

Le capitaine veut-il écrire encore une lettre?

Vultne centurio unam amplius epistolam scribere?

Il veut en écrire encore une.

Vult unam amplius scribere.

Voulez-vous écrire un autre billet?

Visne aliam schedulam scribere?

Je veux en écrire un autre.

Volo scribere aliam.

Votre ami a-t-il envie d’écrire autant de lettres que moi?

Tuone amico tot libet, quot mihi, litteras scribere?

Il veut en écrire tout autant.

Totidem libet ei scribere.

Note 2 (corrigé). Le pronom quis, qua, quid (quod) pour aliquis, aliqua, aliquid (aliquod), se renforce aussi des affixes quam ou piam pour préciser sa signification indéterminée (voy. ci-dessus, Thème 18, note 2). Avec une négation quisquam, etc., quispiam, etc., correspondent aussi au français personne et rien (Méthode, 57e leçon, Rem. B.).

THÈME 50.

Ces livres sont-ils bons à acheter?

Hi libri suntne boni emptu?

Ils sont bons à acheter.

Sunt boni emptu.

Sont-ils utiles à lire?

Suntne lectu utiles?

Ils sont utiles à lire.

Sunt lectu utiles.

Qu’avez-vous de bon à faire?

Quid tibi est bonum factu?

Je n’ai rien de bon à faire.

Nihil mihi est bonum factu.

Cette table est-elle bonne à raccommoder?

Haeccine mensa bona sartu est?

Elle est trop (nimis) mauvaise, elle ne peut être raccommodée.

Nimis est mala, neque sarciri potest.

Le feu est-il difficile à allumer?

Estne ignis accensu difficilis?

Il est assez difficile à allumer.

Satis est difficilis accensu.

Ce papier est-il bon à brûler?

Haeccine charta est bona crematu?

Ce papier est bon à déchirer et à brûler.

Haec charta bona est laceratu crematuque.

Avez-vous du bois facile à casser?

Tibine sunt ligna facilia fractu?

Ce bois-ci est assez facile à casser; mais il n’est pas bon à brûler.

Ligna haec facilia satis sunt fractu, crematu autem non bona.

Cet ouvrage est-il agréable à lire?

Hoccine opus lectu jucundum est?

Il n’est pas agréable à lire.

Lectu non est jucundum.

Voulez-vous me (mihi) chercher un livre agréable à lire?

Visne mihi librum quem lectu jucundum quaerere?

J’ai regret de ne pouvoir vous en chercher; mais cela vous (tibi) est facile à chercher.

Me poenitet non posse tibi quemquam quaerere, at hoc tibi quaesitu facile est.

La lance des cavaliers est-elle lourde à porter?

Num equitum hasta gravis est latu?

La lance des cavaliers est légère à porter; mais l’épée des fantassins est lourde à porter.

Equitum hasta levis latu est, sed peditum gladius gravis (est latu).

Qu’avez-vous encore de bon à ramasser?

Quid tibi est amplius bonum collectu?

Je n’ai rien autre de bon à ramasser.

Nihil aliud mihi est collectu bonum.

Ces bas sont-ils bons à déchirer?

Haeccine tibialia sunt bona laceratu?

Ils ne sont pas mauvais; ils ne doivent pas être déchirés.

Non sunt mala; non debent lacerari.

Cette fleur est-elle bonne à garder?

Hiccine flos bonus est servatu?

Elle est bonne à garder, et doit être gardée.

Bonus est servatu, servarique debet.

Mon linge est-il bon à laver?

Meane lintea sunt bona lavatu?

Il n’est plus bon à laver, il n’est bon qu’à déchirer.

Jam non sunt lavatu bona, laceratu solum bona sunt.

Quels livres sont bons à garder, et quels à brûler?

Quinam libri sunt boni servatu, quinam autem crematu?

Les bons livres sont utiles à garder, les mauvais sont bons à brûler.

Boni libri servatu sunt utiles, mali autem crematu.

Cette lettre est-elle utile à écrire?

Num istae litterae sunt utiles scriptu?

Cette lettre est utile et n’est pas fâcheuse à écrire.

Utiles sunt hae litterae neque molestae scriptu.

Dois-je aller l’écrire?

Debeone ire scriptum eas?

Vous avez liberté d’aller l’écrire.

Licet tibi ire scriptum eas.

VINGT-SIXIÈME LEÇON

Lectio vicesima sexta.

DU GÉRONDIF.

En français l’infinitif est régi également par des verbes, des substantifs, des adjectifs et des prépositions: en latin il n’est guère régi que par des verbes, et sa forme est invariable. Dans tous les autres cas, le latin y supplée par une forme qui admet les terminaisons de la déclinaison; c’est le gérondif.

Le gérondif a les terminaisons du masculin de la première forme.

Avez-vous quelque envie de travailler?

† Tibine est aliqua libido laborandi (génitif)?

J’ai grande envie de travailler.

† Magna mihi libido est laborandi.

Cette plume est-elle propre à écrire?

Num iste calamus aptus scribendo est (datif)?

Elle n’est pas propre à écrire.

Non aptus est scribendo.

Voulez-vous chercher un crayon pour écrire?

Visne stylum quaerere ad scribendum (accusatif)?

Je veux chercher un crayon pour écrire.

Volo stylum quaerere ad scribendum.

Êtes-vous fatigué de parler?

Fessusne es loquendo (ablatif)?

Je suis fatigué de parler.

Fessus sum loquendo.

Le gérondif, en tant que déclinable, n’a pas de nominatif. Ce nominatif serait l’infinitif lui-même.

Écrire, lire et parler sont trois choses utiles.

Scribere, legere et loqui tres sunt res utiles.

Le gérondif, en tant que forme du verbe, a un régime.

Avez-vous le temps de lire mes livres?

† Estne tibi tempus legendi libros meos?

Je n’ai pas le temps de les lire.

† Non est mihi tempus legendi eos.

Le gérondif sous cette forme est le gérondif proprement dit; sa signification est active (transitive) ou neutre (intransitive), jamais passive, si ce n’est exceptionnellement.

Une autre forme, celle de l’adjectif en us, a, um, s’accordant avec le substantif, ayant signification passive, et s’employant à tous les genres, nombres et cas, même au nominatif, se confond dans l’usage avec le gérondif; c’est la forme du participe futur passif. On dit alors que le gérondif s’accorde avec son régime en tournant de l’actif au passif.

Avez-vous de l’argent pour acheter une table?

† Tibine pecunia est ad emendam mensam?

J’en ai assez pour en acheter une.

Satis habeo ad unam emendam.

Avez-vous le temps de voir votre frère?

† Tibine tempus est visendi fratris tui?

Je n’ai plus le temps de le voir.

† Jam non est mihi tempus ejus visendi.

Avez-vous un livre propre à instruire les enfants?

† Tibine est liber idoneus erudiendis pueris?

J’en ai deux ou trois assez propres à cela.

† Sunt mihi duo aut tres ad id satis apti.

Vos doigts ne sont-ils pas fatigués de raccommoder des habits?

Nonne fessi sunt digiti tui sarciendis vestibus?

Mes doigts ne sont pas trop fatigués de raccommoder des habits.

Non nimis fessi sunt digiti mei sarciendis vestibus.

La parenté des deux formes et le passage de l’une à l’autre se reconnaît dans les formes du futur de l’infinitif qui, en français, correspondent à la forme adjective. Ex.: faciendus, à faire, à être fait, devant être fait. Dans l’emploi du nominatif le participe futur apparaît tout à fait.

Avez-vous une lettre à écrire?

† Tibine sunt scribendae litterae?

J’ai une lettre à écrire.

† Mihi sunt scribendae litterae.

Ai-je à acheter un miroir?

† Mihine speculum est emendum?

Vous avez à en acheter deux.

† Duo tibi sunt emenda.

Bien que l’accord ait lieu même avec les régimes de verbes qui régissent un autre cas que l’accusatif, il ne saurait s’appliquer aux verbes qui veulent un régime avec une préposition. Alors on emploie le neutre impersonnellement, même pour les locutions où la préposition ne s’exprime pas.

Avez-vous à parler à mon père?

† Estne tibi cum patre meo loquendum?

J’ai à lui parler.

† Mihi est cum eo loquendum.

Avez-vous à aller à la maison?

† Tibine eundum est domum?

Je n’ai pas à aller à la maison, mais j’ai à aller chez mon ami.

† Non domum mihi, sed ad amicum meum eundum est.

Avec les pronoms et adjectifs pronominaux neutres, lesquels ne s’emploient guère substantivement qu’au nominatif et à l’accusatif, l’accord n’a lieu qu’à ces deux cas seulement, et pour les autres cas il faut s’en tenir au gérondif proprement dit.

Avez-vous quelque chose à porter?

† Tibine est aliquid ferendum?

Je n’ai rien à porter.

Nihil habeo ferendum.

Avez-vous le temps de porter quelque chose?

† Estne tibi tempus ferendi aliquid?

J’ai le temps de porter quelque chose de lourd.

† Mihi tempus est aliquid grave ferendi.

Rem. A. Avec le neutre des pronoms pris substantivement, d’ordinaire les adjectifs de la deuxième et de la troisième classe s’accordent, tandis que ceux de la première classe se mettent au génitif. Pour ces derniers l’accord donne quelque emphase à l’expression; pour les premiers le génitif n’est guère applicable que s’ils sont accompagnés d’adjectifs de la première classe.

Le gérondif est en andus, a, um pour la 1re conjugaison.
Le gérondif est en endus, a, um pour la 2e et la 3e conjugaison.
Le gérondif est en iendus, a, um pour la 4e (1) conjugaison.

Note 1. Le gérondif est aussi en iendus, a, um pour les verbes de la troisième conjugaison qui comme facere, faire, ont un i entre le radical et la terminaison au présent de l’indicatif: facio. Nous verrons plus tard que le participe futur passif procède de l’indicatif et se forme directement du participe présent.

Pour.

Ad (préposition rég. l’acc.)
Causā, gratiā (avec et après le génitif) (2).

Voir.

Videre * 2, supin visum.
Visere * 3 (visiter), visum.

Voulez-vous aller chez notre frère pour le voir?

Visne ire ad fratrem tuum ejus visendi causā?

Je n’ai pas le temps d’y aller pour le voir.

† Non est mihi tempus ad eum eundi ejus visendi causā.

Votre frère a-t-il un couteau pour couper son pain?

† Estne culter fratri tuo ad panem suum secandum?

Il n’en a pas pour le couper.

† Non est ei culter ad secandum eum.

Note 2. Causā, ablatif sing. de causa, ae, f., la cause, équivaut au français afin de; gratiā, ablatif sing de gratia, ae, f., le plaisir, la faveur, équivaut à pour le plaisir (le bien) de.

Balayer.

Verrere * 3, supin versum.

Tuer, être tué.

Interficere * 3, interfici (3), interfectum.

Saler.

Sallere * 3, salsum.

Note 3. Interficere vient de facere et se conjugue non comme le primitif, mais comme s’il était primitif lui-même; le gérondif est interficiendus, a, um. — L’infinitif passif, quand il n’est pas donné, se forme régulièrement.

Me, moi.

Acc. et ablat. me.

Te, toi, vous (sing.).

Acc. et ablat. te.

Le, lui, elle.

Acc. eum, eam, id.
Abl. eo, eā, eo.

Nous.

Acc. nos. Abl. nobis.

Vous (plur.).

Acc. vos. Abl. vobis.

Les, eux, elles.

Acc. eos, eas, ea.
Abl. iis (eis) pour les trois genres.

Avec.

Cum (préposition régissant l’ablatif).

Avec moi, avec toi, avec lui.

Mecum, tecum, secum.

Avec nous, avec vous, avec eux.

Nobiscum, vobiscum, secum.

Rem. B. La préposition cum s’unit de même au pronom relatif qui, quae, quod: quocum, quācum, quocum, quibuscum. Quicum n’est qu’une forme archaïque de l’ablatif, très-usitée aussi. Cum ne s’unit pas au pronom déterminatif ou démonstratif servant de pronom personnel de la troisième personne.

Le berger a-t-il ses moutons avec lui?

Habetne pastor secum suas oves?

Il les a avec lui.

Secum habet (eas).

Les femmes ont-elles leurs enfants avec elles?

Habentne mulieres secum suos liberos?

Elles les ont avec elles.

Secum habent (eos).

Voulez-vous aller avec lui?

Visne ire cum illo?

Je veux aller avec lui, mais il ne veut pas m’avoir avec lui.

Volo cum eo ire, ille autem secum me non vult habere.

Avez-vous envie d’aller avec eux?

Tibinet libet ire cum illis?

Ils ne veulent avoir personne avec eux.

Neminem secum habere volunt.

Rem. C. Le pronom se est réfléchi; il faut donc, pour l’employer, qu’il se rapporte au sujet de la phrase, c’est-à-dire que ce sujet soit de la troisième personne.

Pouvez-vous m’écrire?

Potesne mihi scribere?

Je peux vous écrire.

Tibi scribere possum.

L’homme peut-il vous parler?

Potestne vir loqui tecum?

Il peut me parler.

Potest loqui mecum.

Voulez-vous écrire à votre frère?

Visne fratri tuo scribere?

Je veux lui écrire.

Scribere ei volo.

Le panier.

Sporta, ae, f.

Le tapis.

Stragulum, i, n.

Le plancher.

Pavimentum (tabulatum), i, n.

Le chat.

Felis, is, f.

Voulez-vous envoyer le livre à l’homme?

Visne librum mittere viro?

Je veux le lui envoyer.

Eum illi mittere volo.

Quand voulez-vous le lui envoyer?

Quando eum illi mittere vis?

Je veux le lui envoyer demain.

Cras eum mittere volo.

Veut-il vous parler?

Vultne tecum loqui?

Il ne veut pas parler à moi, mais à vous.

Non mecum sed tecum loqui vult.

Voulez-vous lui écrire?

Visne ei scribere?

Je ne veux pas écrire à lui, mais à son frère.

Non ei sed ejus fratri scribere volo.

Quand voulez-vous m’envoyer le panier?

Quando mihi sportam mittere vis?

Je veux vous l’envoyer aujourd’hui.

Hodie eam tibi mittere volo.

Donner.

Dare * 1, supin datum.

Prêter.

Commodare * 1, commodatum.

Prêter (de l’argent).

Credere * 3, creditum.
Mutuum (mutuam) dare * (4).

Note 4. Mutuus, a, um, mutuel, signifie ici: accipiendus et reddendus, à recevoir et à rendre.

Voulez-vous me donner du pain?

Visne mihi panem dare?

Je veux vous en donner.

Dare tibi volo.

Voulez-vous prêter de l’argent à mon frère?

Visne pecuniam credere (mutuam dare) fratri meo?

Je veux lui en prêter.

Credere (mutuam dare) ei volo.

Utile à.

Utilis, utile (avec le datif ou ad et l’accusatif).

Inutile à.

Inutilis, inutile (avec le datif ou ad et l’accusatif).

Propre (5) à.

Aptus, idoneus, a, um (avec le datif ou ad et l’accusatif).

Désireux de.

Cupidus, studiosus, a, um (avec le génitif).

Habile à.

Peritus, a, um (avec le génitif).

Avide de.

Avidus, a, um (avec le génitif).

Note 5. Ces adjectifs, lorsqu’ils régissent des pronoms personnels ou des substantifs désignant des personnes, veulent exclusivement le datif.

Le temps.

Tempus, oris, n.

L’habitude.

Consuetudo, dinis, f. mos, oris, m.

Le désir.

Cupiditas, atis, f.

La volonté.

Voluntas, atis, f.

Le droit.

Jus, uris, n.

La liberté (permission).

Licentia, ae, f.

L’envie (désir).

Libido, dinis, f.

Le pouvoir (la faculté).

Potestas (facultas), atis, f. (6)

La plume (à écrire).

Calamus, i, m.

Instruire.

Erudire 4, supin eruditum.

Note 6. Avec ces mots à signification abstraite, le verbe être est employé le plus souvent au lieu du verbe avoir, surtout dans le langage soutenu. Voyez 34e leçon, Rem. D.

Le boulanger est-il avide de boire du vin?

Estne pistor bibendi vini avidus?

Il est avide de boire du vin.

Avidus est bibendi vini.

Cet homme a-t-il le pouvoir de s’instruire?

† Huiccine homini potestas est erudiendi sui?

Il a le pouvoir de s’instruire, mais il n’en a pas la volonté.

† Potestas illi est, sed non voluntas erudiendi sui.

Avez-vous le désir de voir ma maison?

† Estne tibi cupiditas visendi domum meam?

Je suis désireux de la voir, mais l’heure n’y est pas propre.

Cupidus sum visendi eam, sed hora non est ad id idonea.

Rem. D. Le verbe ire *, aller, a conservé la forme archaïque en undus, a, um du gérondif des 3e et 4e déclinaisons; c’est la seule usitée pour ce verbe et ses composés (7).

Note 7. Cette forme demeurée dans le langage judiciaire, est quelquefois employée par les auteurs pour d’autres verbes, comme: faciundum, scribundum, capiundum, repetundarum, pour faciendum, scribendum, capiendum, repetendarum, et gérondif, gerundium, vient de gerere * 3, porter (au figuré: faire ce dont on est ou s’est chargé), gerundus, pour gerendus, a, um; mais c’est le dernier gérondif qui est généralement usité.

TABLEAU DES PRONOMS PERSONNELS.

1re PERSONNE

2e PERSONNE

3e PERSONNE (8)
Réfléchi: se, soi; il, lui, elle, eux, ils, elles (se rapportant au sujet)

SINGULIER.

Nom.

Je, moi,

ego.

Tu, toi,

tu.

Gén.

De moi,

mei.

De toi,

tui.

De soi,

sui.

Dat.

Me, à moi,

mihi.

Te, à toi,

tibi.

A soi, se,

sibi.

Acc.

Me, moi,

me.

Te, toi,

te.

Soi, se,

se.

Abl.

De ou par moi,

me.

De ou par toi,

te.

De ou par soi,

se.

PLURIEL.

Nom.

Nous,

nos.

Vous,

vos.

Gén.

De nous,

nostri ou nostrum.

De vous,

vestri ou vestrum.

Dat.

A nous,

nobis.

A vous,

vobis.

Acc.

Nous,

nos.

Vous,

vos.

Abl.

De ou par nous,

nobis.

De ou par vous,

vobis.

Note 8. Il n’y a pas en latin de pronom personnel spécial de la troisième personne: pour exprimer le nominatif il, lui, elle, quand il s’exprime, on se sert du singulier du pronom déterminatif is, ea, id (11e leçon); ils, eux, elles, du pluriel ii, eae, ea, (13e leçon), et aussi des pronoms démonstratifs ille, iste, hic (10e et 13e leçon).

Il en est de même pour le génitif et tous les autres cas; mais lorsque le pronom personnel de la troisième personne, à tout auter cas que le nominatif, se rapporte au nominatif ou au sujet de la phrase, le génitif, datif, accusatif et ablatif se rendent par sui, sibi, se. Et il est facile de distinguer quand cet emploi doit avoir lieu: alors en français, les pronoms il, lui, elle, ils, eux, elles, etc., admettent même venant abonder dans le sens. Voyez ci-dessus Rem. C..

On peut en dire autant du possessif réfléchi suus, sua, suum, distinct du génitif possessif ejus, eorum, earum: si le sujet est à la troisième personne, en joignant l’adjectif propre aux possessifs français son, sa, ses, leur, leurs, etc., il est facile de voir si l’adjectif se réfléchit ou non sur le sujet (9e et 14e leçon).

Le vocatif non mentionné est toujours semblable au nominatif.

THÈME 51.

Avez-vous beaucoup de lettres à écrire?

Suntne tibi multae litterae scribendae?

Je n’en ai guère à écrire.

Haud multae mihi sunt scribendae.

Combien de lettres votre vieux voisin a-t-il à écrire?

Quot sunt vetulo vicino tuo epistolae scribendae?

Il en a à écrire autant que vous.

Tot ei sunt, quot tibi scribendae.

Qui a à écrire de grandes lettres?

Cuinam sunt magnae litterae scribendae?

L’adolescent en a à écrire.

Adolescenti sunt quaedam scribendae.

Combien de lettres a-t-il encore à écrire?

Quotenae sunt ei adhuc litterae scribendae?

Il en a encore six à écrire.

Senae ei adhuc sunt scribendae.

Combien en a-t-il à envoyer?

Quotenae sunt ei mittendae?

Il en a vingt à envoyer.

Vicenae sunt ei mittendae.

A-t-il à envoyer autant de lettres que son père?

Num litterarum numerus mittendarum tantus ei est, quantus patri ejus?

Il en a moins à envoyer.

Minor ei est litterarum numerus mittendarum.

Le chapelier a-t-il encore des chapeaux à envoyer?

Num sunt ab opifice petasorum adhuc petasi mittendi?

Il n’en a plus à envoyer.

Nulli jam sunt ab eo mittendi.

Votre fils a-t-il le temps d’écrire une grande lettre?

Estne filio tuo tempus scribendi magnam epistolam?

Il a l’envie, mais il n’a pas le temps d’en écrire une.

Libido, at non tempus ei est ullam scribendi.

Veut-il écrire autant de lettres que le mien?

Vultne is tantum scribere litterarum, quantum meus filius?

Il veut en écrire tout autant.

Tantumdem scribere vult.

Voulez-vous acheter autant de voitures que de chevaux?

Visne tantum rhedarum quantum equorum emere?

Je veux acheter plus de ceux-ci que de celles-là.

Plus horum emere volo, quam illarum.

A-t-il l’habitude de lire?

Mosne ei est legendi?

Il a l’habitude de lire.

Mos ei est legendi.

Avez-vous l’envie de lire la lettre que j’écris?

Tibine libido est eas legendi litteras, quas ego scribo?

Je suis désireux de la lire.

Cupidus sum legendi eas.

Ai-je le droit d’écrire au général?

Mihine jus est litteras ad ducem mittendi?

Vous avez le droit de lui écrire.

Jus tibi est litteras ad eum mittendi.

THÈME 52.

Le charpentier a-t-il de l’argent pour acheter un marteau?

Habetne faber tignarius pecuniam ad malleum emendum?

Il en a pour en acheter un.

Pecunia ei est ad emendum (unum).

Le capitaine a-t-il de l’argent pour acheter un vaisseau?

Estne praefecto navis pecunia ad emendam navem?

Il en a pour en acheter un.

Est ei pecunia ad emendam navem.

Le paysan a-t-il de l’argent pour acheter des brebis?

Estne rustico pecunia ad oves emendas?

Il n’en a pas pour en acheter.

Non ei est pecunia ad oves emendas.

Avez-vous le temps de voir mon père?

Tibine tempus est videndi patrem meum?

Je n’ai pas le temps de le voir.

Non est mihi tempus ejus videndi.

Votre père veut-il me voir?

Vultne pater tuus videre me?

Il ne veut pas vous voir.

Non vult te videre.

Le valet a-t-il un balai pour balayer la maison?

Suntne servo scopae ad verrendam domum?

Il en a un pour la balayer.

Sunt ei scopae ad verrendam eam.

Veut-il la balayer?

Vultne is eam verrere?

Il veut la balayer.

Vult eam verrere.

Ai-je assez de sel pour saler ma viande?

Mihine satis salis est ad sallendam carnem meam?

Vous n’en avez pas assez pour la saler.

Non est tibi satis (salis) ad sallendam eam.

Votre ami veut-il venir chez moi pour (causa après son régime) me voir?

Vultne amicus tuus ad me venire mei visendi causa?

Il ne veut ni venir chez vous ni vous voir.

Neque ad te venire vult, neque te videre.

Notre voisin a-t-il envie de tuer son cheval?

Libetne vicino nostro equum suum interficere?

Il n’a pas envie de le tuer.

Non libet ei interficere illum.

Voulez-vous tuer vos amis?

Visne amicos tuos interficere?

Je ne veux tuer ni amis ni ennemis.

Neque amicos, neque inimicos interficere volo.

Ce livre est-il propre à m’instruire?

Hiccine liber est idoneus ad erudiendum me?

Il est propre à vous instruire.

Idoneus est ad te erudiendum.

Votre voisin est-il habile à faire le feu?

Tuusne vicinus peritusne est ignis faciendi?

Il n’est pas habile à le faire.

Non est peritus ejus faciendi.

Qu’avez-vous l’habitude de boire?

Quid tibi consuetudo est bibendi?

J’ai l’habitude de boire de l’eau.

Aquam bibendi consuetudo mihi est.

Voulez-vous lui donner la liberté d’aller chez son père?

Visne ei licentiam dare eundi ad patrem suum?

Je le veux, mais son père n’a pas l’envie de le voir.

Volo; at patri suo libido non est ejus videndi.

THÈME 53.

Pouvez-vous me couper du pain?

Potesne tu mihi panem secare?

Je peux vous en couper.

Possum tibi secare (panem).

Avez-vous un couteau pour m’en couper?

Tibine est culter (1) ad eum secandum?

J’en ai un.

Est mihi.

Pouvez-vous laver vos gants?

Potesne manicas tuas lavare?

Je peux les laver; mais je n’ai pas envie (de le faire).

Possum, sed non libet mihi lavare eas.

Le tailleur peut-il me faire un habit?

Potestne sartor mihi vestem conficere?

Il peut vous en faire un.

Potest (vestem tibi conficere).

Voulez-vous parler au médecin?

Visne cum medico loqui?

Je veux lui parler.

Volo loqui cum eo.

Votre fils veut-il me voir pour me parler?

Vultne filius tuus me videre, mecum loquendi causa?

Il veut vous voir pour vous donner un écu.

Vult te videre, tibi scutum dandi causa.

Veut-il me tuer?

Vultne is interficere me?

Il ne veut pas vous tuer; il ne veut que vous voir.

Non vult te interficere, videre te modo vult.

Le fils de notre vieil ami veut-il tuer un boeuf?

Filius amici nostri veteris vultne bovem interficere?

Il veut en tuer deux.

Duos vult interficere.

Combien d’argent pouvez-vous m’envoyer?

Quantum pecuniae mihi mittere potes?

Je peux vous envoyer trente écus.

Possum tibi scuta trigenta mittere.

Voulez-vous m’envoyer ma lettre?

Visne mihi meam mittere epistolam?

Je veux vous l’envoyer.

Volo tibi eam mittere.

Voulez-vous envoyer quelque chose au cordonnier?

Visne sutori aliquid mittere?

Je veux lui envoyer mes bottes.

Ocreas meas ei volo mittere.

Voulez-vous lui envoyer vos habits?

Visne ei vestes tuas mittere?

Non (nolo), je veux les envoyer chez mon tailleur.

Nolo, ad sartorem meum eas mittere volo.

Le tailleur peut-il m’envoyer mon habit?

Potesne sartor mihi vestem meam mittere?

Il ne peut pas vous l’envoyer.

Non potest tibi eam mittere.

Vos enfants peuvent-ils écrire des lettres?

Possuntne liberi tui litteras scribere?

Ils peuvent en écrire.

Possunt scribere litteras.

Les soldats ont-ils la liberté d’aller aux vivres (frumentatum)?

Militibusne licentia est eundi frumentatum?

Ils n'(en) ont pas la liberté: le général ne (le) veut pas.

Non licet eis, dux non vult.

Le général a-t-il le pouvoir d’y envoyer les soldats?

Ducine potestas est mittendi illuc milites?

Il (en) a le pouvoir.

Ei est potestas.

Quand ont-ils l’habitude d’y aller?

Quando mos eis est illuc eundi?

Ils ont l’habitude d’aller aux vivres le matin (mane).

Mane mos est illis eundi frumentatum.

Note 1 (corrigé). En, quand il n’a pas de signification partitive prononcée, ne se rend pas en latin la plupart du temps; lorsque cette signification est bien marquée, en est représenté d’ordinaire par un de ces adverbes de quantité qui, de même qu’en français, sont accompagnés du génitif, satis, parum, multum, assez, peu, beaucoup, etc.; mais en tout seul peut avoir cette signification partitive bien marquée, quoique indéfinie; c’est alors que les Latins se servent d’un des pronoms ou pronominaux indéfinis qui correspondent au de partitif français: vous avez de l’argent, voulez-vous m’en prêter: pecuniam habes, visne mihi quid dare mutuum? j’ai de l’argent, mais je n’en ai pas assez pour ovus en prêter; nonnihil est mihi pecuniae sed non satis ad commodandum tibi quidquam.

THÈME 54.

Avez-vous un verre pour boire votre vin?

Num quem habes calicem, ad bibendum vinum tuum?

J’en ai un; mais je n’ai pas de vin: je n’ai que de l’eau.

Calicem habeo, sed non vinum; aqua modo mihi est.

Voulez-vous me donner de l’argent pour en acheter?

Visne mihi pecuniam dare ad vinum emendum?

Je veux vous en donner, mais je n’en ai guère.

Volo tibi dare, at mihi haud multa est.

Voulez-vous me donner celui que vous avez?

Visne mihi eam dare, quam habes?

Je veux vous le donner.

Volo tibi dare eam.

Pouvez-vous boire autant de vin que d’eau?

Tantumne potes vini bibere, quantum aquae?

Je peux boire autant de l’un que de l’autre.

Tantum illius possum bibere, quantum hujus (utrisque tantumdem bibere possum).

Notre pauvre (pauper, eris, nom adjectif) voisin a-t-il du bois pour faire du feu?

Suntne pauperi vicino nostro ligna ad ignem faciendum?

Il en a pour en faire; mais il n’a pas d’argent pour acheter du pain et de la viande.

Sunt ei (ligna ad faciendum ignem), at non est ei pecunia ad emendum panem et carnem.

Voulez-vous lui en prêter?

Visne ei mutuum quid dare?

Je veux lui en prêter.

Volo ei nonnihil mutuum dare.

Voulez-vous parler à l’Allemand?

Visne cum Germano loqui?

Je veux lui parler.

Volo loqui cum eo.

Où est-il?

Ubi est is?

Il est chez le fils du capitaine.

Apud filium centurionis est.

L’Allemand veut-il me parler?

Vultne Germanus loqui mecum?

Il veut vous parler.

Vult tecum loqui.

Veut-il parler à mon frère ou au vôtre?

Utrum vult cum meo an cum tuo fratre loqui?

Il veut parler à l’un et à l’autre.

Cum utroque vult loqui.

Les enfants de notre taileur peuvent-ils travailler?

Sartoris nostri liberi num laborare possunt?

Ils peuvent travailler; mais ils ne (le) veulent pas.

Possunt, sed nolunt laborare.

Les paysans ont-ils l’habitude de boire autant d’eau que de vin?

Estne rusticis consuetudo bibendi tantum aquae quantum vini?

Ils ont l’habitude de boire plus de vin que d’eau.

Consuetudo eis est bibendi plus vini quam aquae.

Avez-vous le désir d’avoir une épée?

Tibine cupiditas est gladium habendi?

Je n’en ai pas le désir.

Non est mihi cupiditas.

Le roi a-t-il le temps de visiter la ville?

Estne regi tempus visendae urbis?

Il n’en a pas le temps, ni l’envie.

Nec tempus ei, nec libido est.

THÈME 55.

Voulez-vous parler aux enfants de votre cordonnier?

Visne cum liberis sutoris tui loqui?

Je veux leur parler.

Volo loqui cum eis.

Que voulez-vous leur donner?

Quid eis vis dare?

Je veux leur donner de grands gâteaux.

Volo eis magnas placentas dare.

Voulez-vous leur prêter quelque chose?

Visne eis aliquid mutuum dare?

Je n’ai rien à leur prêter.

Nihil mihi est ad dandum eis mutuum.

Le cuisinier a-t-il encore du sel pour saler la viande?

Habetne coquus adhuc salem ad sallendam carnem?

Il en a encore un peu.

Paululum (salis) adhuc ei est.

A-t-il encore du riz?

Habetne adhuc oryzam?

Il en a encore beaucoup.

Multam adhuc habet.

Veut-il m’en donner?

Vultne mihi quid hujus dare?

Il veut vous en donner.

Vult tibi non nihil hujus dare.

Veut-il en donner à mes pauvres enfants?

Vultne quid hujus pauperibus liberis meis dare?

Il veut leur en donner.

Vult eis non nihil hujus dare.

Veut-il tuer cette poule-ci ou celle-là?

Vultne hanc an illam gallinam interficere?

Il ne veut tuer ni celle-ci ni celle-là.

Neque hanc neque illam vult interficere.

Quel mouton veut-il tuer?

Quemnam vervecem idem vult interficere (1)?

Il veut tuer celui du bon paysan.

Boni rustici vervecem vult interficere.

Veut-il tuer ce boeuf-ci ou celui-là?

Utrum vult hunccine an illum bovem interficere?

Il veut tuer l’un et l’autre.

Utrumque vult interficere.

Qui veut nous envoyer des biscuits?

Quis vult nobis crustula mittere?

Le boulanger veut vous en envoyer.

Pistor vult vobis mittere crustula.

Avez-vous quelque chose de bon à brûler?

Tibine est aliquid bonum crematu?

Je n’ai rien de bon à brûler.

Nihil mihi est crematu bonum.

Note 1 (corrigé). De même que il se rend par is, comme je par ego, etc., devant le vere, quand on veut accentuer la désignation de la personne, ce qui est fréquent dans la conversation; ainsi idem, signifiant il, s’emploie pour is quand on veut marquer plus précisément qu’il s’agit de la même personne. Is désigne le tiers dont il est question et aussi le tiers dont il a été déjà question; idem ne désigne que le second.

VINGT-SEPTIÈME LEÇON

Lectio vicesima septima.

A qui?

Cui? (qustion suivie du datif.)

Qui?

Quem? (question suivie de l’accusatif.)

Que? Quoi?

Quid? (question suivie de l’accusatif.)

DÉCLINAISON DU PRONOM INTERROGATIF QUIS.

MASC. FÉM.

NEUTRE.

Nom.

Qui? quoi?

Quis?

Quid?

Gén.

De qui? de quoi?

Cujus?

pour les 3 genres.

Dat.

A qui? à quoi?

Cui?

Acc.

Qui? quoi? que?

Quem?

Quid?

Abl.

De ou par qui? de ou par quoi?

Quo?

pour les 3 genres.

Rem. A. Le pronom interrogatif quis n’a pas de déclinaison en propre. Excepté au nominatif singulier, c’est le pronom qui, quae, quod employé substantivement et ayant alors au neutre quid, comme nous l’avons vu dans le composé aliquis (20e leçon). Quis? comme le français qui? s’applique au masculin et au féminin (1). Quis admet aussi l’affixe nam (quisnam) pour accentuer l’interrogation.

Note 1. Quis? pris substantivement, c’est-à-dire signifiant qui? est masculin et féminin. Quis? pris adjectivement, c’est-à-dire signifiant quel? ne se met quère avec un nom féminin, si ce n’est quand il en est séparé de manière à ce que le nom joue le rôle de vocatif: Quis tu es mulier? Qui es-tu femme? Quaenam (quae) mulier es? Quelle femme es-tu?

Règle. Au génitif, datif et ablatif le neutre des pronoms et pronominaux ne s’emploie guère substantivement. Ainsi il faut dire: de quoi? cujus rei (de quelle chose)? à quoi? cui rei? par quoi? qua re? comme aussi: de ceci, hujus rei; de cela, illius rei; de quelque chose, alicujus rei; de rien, nullius rei, etc. (2).

Note 2. Pour la rapidité du discours, les Latins satisfont à cette règle en employant tout simplement l’accusatif de ces neutres avec les verbes régissant tout autre cas et même des prépositions; nous en verrons des occasions nombreuses. Nihil (ne nilum) se décline, il est vrai, comme les neutres de la première forme, nihili, nihilo, mais seulement pour signifier quantité, valeur: homme de rien, nihili homo; ne tenir pour rien (ne faire aucun compte), pro nihilo habere.

Répondre.

Respondere * 2, supin responsum.

Répondre à l’homme.

Respondere viro.

Répondre aux hommes.

Respondere viris.

Répondre à une lettre.

Respondere ad litteras.

Répondre par écrit à une lettre.

Rescribere * 3 ad litteras.

Y répondre.

Ad eum (eam, id) respondere.
Ad eum (eam, id) rescribere.

Rem. B. Y, pronom, se rend en latin par le pronom personnel accompagné, s’il y a lieu, de la préposition que le verbe demande. — Y adverbe se rend par un adverbe de lieu: ibi, eò, là; hic, hùc, ici, etc. (25e leçon). Y, dès que le sens le permet, peut souvent ne pas s’exprimer du tout.

Voulez-vous répondre à mon billet?

Visne respondere ad schedulam meam?

Je veux y répondre.

Respondere volo (ad eam).

Veut-il répondre à ma lettre?

Vultne ad epistolam meam rescribere?

Il veut y répondre.

Vult ei (ad eam) rescribere.

Veulent-ils nous répondre?

Voluntne ad nos (nobis) respondere?

Ils ne veulent pas vous répondre.

Nolunt vobis (ad vos) rescribere.

Dans.

In (ablatif et accusatif).

Au, aux (3).

In, ablatif (repos), accusatif (mouvement ou direction).

Aller au jardin.

In hortum ire.

Être au jardin.

In horto esse.

Aller à l’ennemi.

In hostem ire.

Aller à la provision.

Obsonatum ire.

Aller aux vivres.

Frumentatum ire.

Les vivres sont-ils chers au marché?

Estne annona cara in macello?

Faire (acheter) la provision.

Obsonare (et obsonari) 1.

Faire (se procurer) des vivres.

Frumentari 1.

Note 3. In, à, marquant simplement présence, repos, ne s’exprime pas avec les noms de villes; in s’exprime avec tout autre nom de lieu: à Paris, Lutetiae ou Parisiis; dans la banlieue, in Parisiensi (agro). In marquant mouvement ou direction, signifie toujours en pénétrant ou pour pénétrer dans: Aller dans la foule, in turbam ire; être dans la foule, in turba esse.

Le marché.

Macellum, i. Forum, i, n.

Le théâtre.

Theatrum, i, n.

La forêt.

Silva, ae, f.

La boutique.

Taberna, ae, f.

Le magasin.

Cella, ae, f.

Le grenier.

Horreum, i, granarium, i, n.

La provision (abondance).

Copia, ae, f.

La provision (bonne chère).

Obsonium, ii, n.

Les provisions (ressources).

Copiae, arum, f.

Les provisions (de blé).

Frumentum, i, n. (au sing.)

Les provisions (convoi).

Commeatus, ūs, m.

Les vivres.

Annona, ae, f.

Les troupes (militaires).

Copiae, arum (au pluriel).

La chambre.

Conclave, is, n.

La chambre à coucher.

Cubiculum, i, n.

Le boucher.

Lanius, ii, m.

Le foin.

Fenum, i, n.

Y aller.

Illuc ire.

Y être.

Ibi esse.

Voulez-vous aller au théâtre?

Visne ire in theatrum?

Je veux y aller.

Ire (illuc) volo.

Votre frère est-il au théâtre?

Estne frater tuus in theatro?

Il y est.

Est (ibi).

Où est-il?

Ubinam est?

Votre père est-il dans son jardin?

Estne pater tuus in horto suo?

Il y est.

Illic est.

Où est le marchand?

Ubinam est mercator?

Il est dans son magasin.

In taberna sua est.

A qui avez-vous à envoyer une lettre?

† Ad quemnam tibi sunt litterae mittendae?

J’ai à écrire à mon ami.

† Ad amicum meum mihi scribendum est.

Voulez-vous envoyer votre domestique à la provision?

Visne puerum tuum mittere obsonatum?

Qu’avez-vous à faire?

† Quid tibi agendum est?

Je n’ai rien à faire.

† Nihil mihi agendum est.

Faire.

Agere * 3 supin actum (4).

Avez-vous à aller chez quelqu’un?

† Tibine ad aliquem eundum est?

J’ai à aller au marché.

† In macellum mihi eundum est.

Pouvez-vous aller à la forêt?

Potesne in silvam ire?

Je ne peux pas encore y aller.

Nondum illuc ire possum.

Pas encore.

Nondum.

Note 4. La différence entre agere et facere se voit dans les deux locutions: bene facere, faire du bien; bene agere, bien faire. Facere se dit en vue de ce qui se fait; agere, en vue de celui qui fait. Dans ce sens facere ne signifie que faire; agere signifie aussi agir, et, dans tout autre sens, en vue de ce qui se fait: pousser, mener, conduire, etc.

THÈME 56.

Votre fils qu’a-t-il à faire?

Quid filio tuo agendum est?

Il a à écrire à ses bons amis et aux capitaines.

Ei scribendum est ad bonos amicos suos et ad centuriones.

A qui voulez-vous parler?

Quicum vis tu loqui?

Je veux parler aux Italiens et aux Français.

Cum Italis et Gallis volo loqui.

Voulez-vous leur donner de l’argent?

Visne eis pecuniam dare?

Je veux leur en donner.

Volo eis dare (pecuniam).

Voulez-vous donner du pain à cet homme?

Visne huic homini panem dare?

Je veux lui en donner.

Volo dare ei (panem).

Voulez-vous lui donner un habit?

Visne ei vestem quam dare?

Je veux lui en donner un.

Unam ei volo dare.

Vos amis veulent-ils me donner du café?

Voluntne amici tui cafaeum mihi dare?

Ils veulent vous en donner.

Volunt dare tibi cafaeum.

Voulez-vous me prêter vos livres?

Visne tu mihi tuos libros commodare?

Je veux vous les prêter.

Volo commodare tibi eos.

Voulez-vous prêter votre matelas (culcitra, ae, f.) à vos voisins?

Visne culcitram tuam vicinis tuis commodare?

Je ne veux pas le leur prêter.

Nolo illis eam commodare.

Voulez-vous leur prêter votre miroir?

Visne eis speculum tuum commodare?

Je veux le leur prêter.

Volo commodare id eis.

A qui voulez-vous prêter vos parapluies?

Cuinam pluvialia tua vis commodare?

Je veux les prêter à mes amis.

Amicis meis volo ea commodare.

A qui votre ami veut-il prêter son linge?

Cuinam vult amicus tuus lintea sua commodare?

Il ne veut le prêter à personne.

Nemini vult ea commodare.

Voulez-vous me prêter de l’argent?

Visne mihi pecuniam dare mutuam?

Je n’ai pas d’argent, je ne peux pas vous en prêter.

Non est mihi pecunia, non possum tibi quidquam commodare.

Voulez-vous aller à la provision ajourd’hui?

Visne hodie ire obsonatum?

Je ne peux pas y aller aujourd’hui; et vous (tu autem), avez-vous à aller au marché?

Hodie non possum ire (illuc), tu autem num tibi in macellum eundum est?

J’ai à y aller demain.

Mihi cras eundum est illuc.

Les soldats peuvent-ils aller aux vivres?

Milites possuntne ire frumentatum?

Ils peuvent y aller, et je veux les y envoyer.

Possunt ire, eosque volo mittere illuc.

Le roi a-t-il beaucoup de troupes?

Habetne rex copias multas?

Il en a beaucoup et de grandes.

Multas habet et magnas.

Dans quel magasin vos provisions sont-elles?

In quanam cella sunt copiae tuae?

Elles sont dans le grand magasin du marchand.

Sunt in magna mercatoris cella.

THÈME 57.

Voulez-vous répondre à votre ami?

Visne amico tuo respondere?

Je veux lui répondre.

Volo ei respondere.

Mais à qui voulez-vous répondre?

At cuinam vis tu respondere?

Je veux répondre à mon bon père.

Bono meo patri volo respondere.

Ne voulez-vous pas répondre à vons bons amis?

Nonne vis bonis amicis tuis respondere?

Je veux leur répondre.

Volo eis respondere.

Qui veut me répondre?

Quis vult mihi respondere?

Le Russe veut vous répondre; mais il ne peut pas.

Russus vult tibi respondere; sed non potest.

Le Russe veut-il m’écrire une lettre?

Vultne mihi Russus litteras scribere?

Il veut vous en écrire une.

Unas tibi vult scribere.

Les Espagnols peuvent-ils nous répondre?

Hispani possuntne ad nos respondere?

Ils ne peuvent pas nous répondre; mais nous pouvons leur répondre.

Non possunt ad nos respondere, sed nos eis respondere possumus.

L’Anglais qu’a-t-il à faire?

Quid est Britanno faciendum?

Il a à répondre à une lettre.

Ad litteras ei est rescribendum.

A quelle lettre a-t-il à répondre?

Ad quasnam litteras est ei rescribendum?

Il a à répondre à celle (ad litteras) du bon Français.

Ad litteras boni Galli est ei respondendum.

Ai-je à répondre à une lettre?

Mihine ad quas litteras respondendum est?

Vous n’avez pas à répondre à une lettre, mais à un billet.

Non ad litteras, sed ad schedulam est mihi respondendum.

A quel billet ai-je à répondre?

Ad quamnam schedulam est mihi respondendum?

Vous avez à répondre à celui du grand capitaine.

Ad magni centurionis schedulam est tibi respondendum.

Les soldats veulent-ils aller à l’ennemi?

Voluntne milites ire in hostem?

Ils veulent y aller, mais le général ne le veut pas.

Volunt ire, sed dux non vult.

Le général que veut-il?

Quid vult dux?

Il veut les envoyer aux vivres.

Vult eos mittere frumentatum.

Envoyez-vous votre domestique à la provision?

Num mittis servum tuum obsonatum?

Je veux l’y envoyer, mais les vivres sont chers, et je n’ai pas assez d’argent.

Volo eum mittere (illuc), sed annona cara est, neque mihi satis est pecuniae.

Pouvez-vous me prêter de l’argent?

Tune mihi pecuniam mutuam dare potes?

Je ne peux pas, je n’en ai pas.

Non possum, nulla mihi est.

THÈME 58.

Avons-nous à répondre aux lettres des grands marchands?

Estne nobis ad litteras magnorum mercatorum respondendum?

Nous avons à y répondre.

Est nobis ad eas respondendum.

Voulez-vous répondre au billet de votre tailleur?

Visne ad schedulam sartoris tui rescribere?

Je veux y répondre.

Volo rescribere ad eam.

Quelqu’un veut-il répondre à ma grande lettre?

Num quis ad magnas meas litteras vult rescribere?

Personne ne veut y répondre.

Nemo vult rescribere ad eas.

Votre père veut-il répondre à ce billet ou à celui-là?

Utrum vult pater tuus ad hanc an ad illam schedulam rescribere?

Il ne veut répondre ni à celui-ci ni à celui-là.

Neque ad hanc neque ad illam vult rescribere.

A quels billets veut-il répondre?

Ad quasnam schedulas vult ille rescribere?

Il ne veut répondre qu’à ceux de ses bons amis.

Modo ad bonorum amicorum suorum schedulas vult rescribere.

Veut-il répondre à ma lettre?

Vultne idem ad litteras meas respondere?

Il veut y répondre.

Vult respondere ad eas.

Votre père veut-il aller quelque part?

Num pater tuus quopiam vult ire?

Il ne veut aller nulle part.

Nusquam vult ire.

Où est votre frère?

Ubi est frater tuus?

Il est dans le jardin de notre ami.

Est in horto amici nostri.

Où l’Anglais est-il?

Ubi est Britannus?

Il est dans son petit jardin (hortulus, i, m.).

In hortulo suo est.

Où voulons-nous aller?

Quonam volumus ire?

Nous voulons aller au jardin des Français.

In hortum Gallorum volumus ire.

Où est votre fils?

Ubi est filius tuus?

Il est dans sa chambre.

In conclavi suo est.

Veut-il aller au magasin?

Vultne is in cellam ire?

Il veut y aller.

Vult ire illuc.

Voulez-vous aller au grand théâtre?

Visne in theatrum magnum ire?

Je ne veux pas y aller; mais mon fils a envie d’y aller.

Nolo ire (illuc), sed filius meus avet ire illuc.

Où est l’Irlandais?

Ubi est Hibernus?

Il est au théâtre.

In theatro est.

L’Américain est-il dans la forêt?

Estne Americanus in silva?

Il y est.

Est ibi.

A-t-il une bonne provision de bois?

Num ei bona est lignorum copia?

Il n’en a pas, mais il veut en acheter.

Non est ei, sed emere nonnihil (lignorum) vult.

La provision est-elle bonne chez votre père?

Estne bona apud tuum patrem copia?

Elle est bonne, mais mon père a moins de provisions que le vôtre.

Bona est, sed meo patri sunt copiae minores quam tuo (1).

Note 1 (corrigé). Pauciores, pauciora ne se dit que de ce qui se compte; pour le moins, en fait de grandeur ou de degré, on se sert du comapratif de parvus, a, um: minores, minora. Le singulier minor, minus est adjectif de la 3e classe (Méthode, 37e leçon, Rem. C.)

THÈME 59.

Voulez-vous venir chez moi pour aller (eundi gratia) dans la forêt?

Visne domum meam ad me venire eundi gratia in silvam?

Je n’ai pas envie d’aller dans la forêt.

Non libet mihi ire in silvam.

A quel théâtre voulez-vous aller?

In quodnam theatrum vis ire?

Je veux aller au grand théâtre.

In theatrum magnum volo ire.

Voulez-vous aller dans mon jardin ou dans celui du Hollandais?

Utrum in hortum vis ire meumne an Batavi?

Je ne veux aller ni dans le vôtre ni dans celui du Hollandais; je veux aller dans les jardins des Français.

Nec in tuum nec in Batavi hortum; in Gallorum hortos volo ire.

Voulez-vous aller dans ceux des Allemands?

Visne in Garmanorum hortos ire?

Je ne veux pas y aller.

Nolo ire illuc.

Les Américains ont-ils de grands magasins?

Habentne Americani magnas cellas?

Ils en ont.

Habent.

Les Anglais ont-ils de grandes provisions?

Habentne Britanni copias magnas?

Ils en ont.

Habent.

Les Allemands ont-ils autant de magasins que de provisions?

Habentne Germani tantum cellarum quantum copiarum?

Ils ont autant de celles-ci que de ceux-là.

Tantum habent harum quantum illarum.

Voulez-vous voir nos grandes provisions?

Visne nostras magnas copias videre?

Je veux aller dans vos magasins pour les voir.

Volo ire in vestras cellas visum illas.

Avez-vous dans vos magasins beaucoup de foin?

Num est vobis in cellis vestris feni multum?

Nous y en avons beaucoup; mais nous n’y avons pas assez de blé.

Feni multum illic est nobis, sed frumenti non satis.

Voulez-vous en acheter?

Vultisne frumentum emere?

Nous voulons en acheter.

Volumus emere.

Avons-nous dans nos magasins autant de blé que de vin?

Habemusne in cellis nostris frumenti tantum, quantum vini?

Nous y avons autant de l’un que de l’autre.

Hujus tantum habemus quantum illius (utriusque tantumdem habemus illic).

Les Anglais ont-ils dans leurs magasins autant de drap que de papier?

Habentne Britanni in cellis suis tantum panni quantum chartae?

Ils y ont plus de celui-ci que de celui-là.

Plus habent hujus quam illius.

Votre père a-t-il le temps de m’écrire une lettre?

Num patri tuo tempus est scribendi mihi litteras?

Il veut vous en écrire une: mais il n’a pas le temps aujourd’hui.

Unas tibi vult scribere, hodie autem ei tempus non est.

Quand veut-il répondre à celle de mon frère?

Quando is vult ad fratris mei epistolas rescribere?

Il veut y répondre demain.

Cras vult rescribere ad illas.

Voulez-vous venir chez moi pour voir mes grands magasins?

Visne domum meam (ad me) venire videndi gratia magnas meas cellas?

Je ne peux pas aller chez vous ajourd’hui; j’ai des lettres à écrire.

Non possum ad te hodie ire; mihi sunt litterae scribendae.

Où est votre père?

Ubi est pater tuus?

Il est dans sa chambre à coucher.

In cubiculo suo est.

Est-il désireux de dormir?

Estne cupidus dormiendi?

Il veut dormir, il est fatigué.

Vult dormire, fessus est.

VINGT-HUITIÈME LEÇON

Lectio duodetricesima

Qu’avez-vous à écrire?

† Quid tibi scribendum est?

J’ai une lettre à écrire.

† Epistola mihi scribenda est.

Où avez-vous à aller?

† Quonam tibi eundum est?

J’ai à aller sur la place.

† In forum mihi eundum est.

Sur (préposition)

Super (acc. et abl.).

Rem. A. Super régit l’accusatif avec mouvement, l’ablatif avec repos (1), ou mouvement sans changement de lieu, mais la plupart du temps les Latins le remplacent par in, ou par l’accusatif, l’ablatif, et même, dans certains cas, par le génitif sans préposition.

Note 1. Cette règle ne souffre pas d’exceptions dans l’usage ordinaire; pour super, comme pour in, en général les exceptions dépendent soit d’une idée non exprimée, soit d’un verbe composé, soit enfin des formes complexes ou elliptiques du langage soutenu. Du reste, comme sur en français, super en latin est plus du langage familier; dans le langage soutenu super ne s’emploie guère au propre que pour préciser la position d’un objet au-dessus d’un autre, et signifie aussi au-dessus, par-dessus, outre.

Être sur la place.

In foro esse.

Aller sur la place.

In forum ire.

Être sur le marché.

In macello esse.

Aller sur le marché.

In macellum ire.

A-t-il son chapeau sur la tête?

Habetne petasum suum in capite?

Il n’a pas de chapeau, mais il a une couronne sur la tête.

Non petasum, sed coronam in capite habet.

Ces moutons doivent-ils aller sur la montagne?

Debentne hi verveces in montem ire?

Ils doivent être menés sur le marché aux bestiaux.

In forum pecuarium agi debent.

Où voulez-vous mener ces boeufs?

Quonam vis hos boves agere?

Je veux les mener sur le marché aux boeufs.

In forum boarium eos agere volo.

Où est mon livre?

Ubinam est liber meus?

Il est sur cette chaise-ci, mais je veux le porter sur cette table-là.

Super hac sella est, eum autem super mensam illam ferre volo.

Voulez-vous vous reposer (asseoir) sur l’herbe?

Visne super herba requiescere (super herbam assidere)?

Se reposer.

Quiescere * (requiescere *) 3, supin quietum.

S’asseoir.

Assidere * 3 — assessum.

La danse.

Saltatio, onis, f.

Le bal.

Chorea, ae, f.

La campagne.

Rus, ruris, n.

La place (le lieu).

Locus, i, m.

La place (publique).

Platea, ae, f., forum, i, n.

Le champ (plaine).

Campus, i, m.

Le champ (cultivé).

Ager, agri, m.

Le champ de Mars.

Campus (Martius).

Le camp.

Castra, orum, n. (2)

Note 2. Pluriel sans singulier, comme scopae, litterae, arma; le singulier castrum, i, n. signifie un fort, un lieu fortifié.

Être au bal.

In choreā esse.

Aller au bal.

In choream ire.

Être à la campagne.

Ruri (ou rure) esse.

Aller à la campagne.

Rus ire.

Être aux champs.

In agro ire.

Aller aux champs.

In agrum ire.

Être au champ de Mars.

In campo (Martio) esse.

Aller au champ de Mars.

In campum (Martium) ire.

Votre père est-il aux champs ou en ville?

Estne pater tuus in agro an in urbe?

Il n’est ni aux champs ni à la ville, il est au camp.

Nec in agro, nec in urbe, in castris est.

Est-il chez lui ou à la campagne?

Estne domi an ruri?

Il n’est ni chez lui ni à la campagne, il est en voyage.

Nec domi, nec ruri, peregrè est.

En voyage.

Peregrè (adverbe).

A (au, à la).

Ad (accus.) (3).

La fenêtre.

Fenestra, ae, f.

L’autel.

Ara, ae, f.

Aller à la fenêtre.

Ad fenestram ire.

Être debout.

Stare * 1, supin, statum.

Être à la fenêtre.

Ad fenestram stare.

Être — aller à l’autel.

Ad aram esse — ire.

Être sur l’autel.

In arā esse.

Porter sur l’autel.

In aram ferre.

Écrire à quelqu’un.

Scribere alicui (ou ad aliquem).

Voulez-vous m’écrire?

Visne mihi (ad me) scribere?

Je veux vous écrire.

Volo tibi (ad te) scribere.

Je veux écrire à l’homme.

Viro (ad virum) scribere volo.

Note 3. Ad, à, toujours avec l’accusatif, marque proximité (repos), ou approche (mouvement et direction).

A qui?

Cui? Ad quem?

A qui voulez-vous écrire?

Cui (ad quem) scribere vis?

A moi, à lui, à elle.

Mihi, ei.
Ad me, ad eum, ad eam.

A l’homme.

Viro, ad virum.

A la femme.

Mulieri, ad mulierem.

Je veux lui écrire.

Ei ou ad eum (eam) scribere volo.

Le sénateur.

Senator, oris, m.

Le patricien.

Patricius, ii, m.

Le plébéien.

Plebeius, ii, m.

Le sénat.

Senatus, ūs, m. Patres (conscripti), trum, m. pl.

Le gentilhomme.

Nobilis, is, m.

Noble.

Nobilis, e (adjectif).

Le peuple (4).

Plebs, plebis, f., populus, i, m.

Le peuple romain.

Populus Romanus.

Le batelier.

Portitor, oris, m. Nauta, ae, m.

Le juge.

Judex, icis, m.

Les gens.

Homines.

Note 4. Populus désigne tantôt la plèbe toute seule, tantôt les deux ordres ensemble, plèbe et patriciens.

THÈME 60.

Qu’avez-vous à faire?

Quid tibi faciendum est?

J’ai à écrire.

Scribendum est mihi.

Qu’avez-vous à écrire?

Quid est tibi scribendum?

J’ai un billet à écrire.

Schedula mihi est scribenda.

A qui?

Ad quem?

Au charpentier.

Ad fabrum tignarium.

Votre père qu’a-t-il à boire?

Quid est patri tuo bibendum?

Il a de bon vin à boire.

Bonum vinum est ei bibendum.

Votre domestique a-t-il quelque chose à boire?

Num quid est servo tuo bibendum?

Il a du thé à boire.

Thea ei est bibenda.

Le cordonnier qu’a-t-il à faire?

Quid est sutori faciendum?

Il a à raccommoder mes souliers.

Sarciendum ei est calceos meos.

Qu’avez-vous à raccommoder?

Quid tibi est sarciendum?

J’ai mes bas de fil à raccommoder.

Tibialia mea linea mihi sarcienda sunt.

A qui avez-vous à parler?

Quicum tibi loquendum est?

J’ai à parler au capitaine.

Cum centurione mihi loquendum est.

Quand voulez-vous lui parler?

Quando est tibi cum eo loquendum?

Aujourd’hui.

Hodie.

Où voulez-vous lui parler?

Ubinam vis cum eo loqui?

Chez lui.

Domi suae.

A qui votre frère a-t-il à parler?

Quicum est fratri tuo loquendum?

Il a à parler à votre fils.

Cum filio tuo est ei loquendum.

L’Anglais qu’a-t-il à faire?

Quid est Britanno agendum?

Il a à répondre à un billet.

Ei rescribendum eset ad schedulam quamdam.

A quel billet a-t-il à répondre?

Ad quamnam schedulam est ei rescribendum?

Il a à répondre à celui du bon Allemand.

Ad schedulam boni Germani est ei respondendum.

Ai-je à répodnre au billet du Français?

Mihine est ad schedulam Galli respondendum?

Vous avez à y répondre.

Est tibi respondendum ad eam.

A quel billet avez-vous à répondre?

Ad quamnam schedulam est tibi respondendum?

J’ai à répondre à celui de mon bon ami.

Ad schedulam boni mei amici est mihi respondendum.

Votre père a-t-il à répondre à un billet?

Estne patri tuo ad schedulam quam respondendum?

Il a à répondre à un billet.

Ad schedulam quamdam est ei respondendum.

Qui a à répondre à des billets?

Cuinam est ad schedulas respondendum?

Nos enfants ont à répondre à quelques-uns.

Liberis nostris est ad nonnullas respondendum.

Voulez-vous répondre aux billets des marchands?

Visne ad mercatorum schedulas rescribere?

Je veux y répondre.

Volo rescribere ad eas.

Votre frère veut-il répondre à ce billet-ci ou à celui-là?

Utrum vult frater tuus ad hanccine schedulam an ad illam respondere?

Il ne veut répondre ni à celui-ci ni à celui-là.

Neque ad hanc neque ad illam respondere vult.

Quelqu’un (Num quis) veut-il répondre à mon billet?

Num quis vult ad schedulam meam rescribere?

Personne ne veut y répondre.

Nemo vult rescribere ad eam.

THÈME 61.

Où voulez-vous aller?

Quo ire vis?

Je veux aller au marché.

In macellum ire volo.

Où est votre cuisinier?

Ubi est coquus tuus?

Il est au marché.

In macello est.

Où est mon frère?

Ubi est frater meus?

Il est au bal.

In chorea est.

Voulez-vous venir chez moi pour aller (eundi gratia) au bal?

Visne domum meam venire eundi gratia in choream?

Je veux venir (aller) chez vous pour y aller.

Volo ire domum tuam illuc eundi gratia.

Votre père est-il à la campagne?

Estne ruri pater tuus?

Il y est.

Illic est.

Voulez-vous aller à la campagne?

Visne rus ire?

Je ne veux pas y aller.

Nolo ire illuc.

Où votre fils veut-il aller?

Quo vult filius tuus ire?

Il veut aller à la grande place.

In magnam plateam vult ire.

Votre ami est-il sur la grande place?

Estne amicus tuus in magna platea (in foro)?

Il y est.

Ibi est.

L’Anglais veut-il aller à la campagne (pour) voir les champs?

Num Britannus rus ire vult, visum agros?

Il ne veut pas aller à la campagne (pour) voir les champs; mais (pour) voir les forêts, les oiseaux, l’eau, et (pour) boire du thé.

Non vult rus ire visum agros, sed visum silvas, aves, aquam et bibitum theam.

Où est le fils du paysan?

Ubi est filius ristici?

Il est dans le champ pour couper (secandi causa) du blé.

In agro est frumentum secandi causa.

Le fils du gentilhomme (patricius) veut-il aller quelque part?

Num patricii filius quopiam ire vult?

Il ne veut aller nulle part; il est fatigué.

Nusquam vult ire, fessus est.

Où le fils du juge veut-il porter du blé?

Quo vult judicis filius frumentum ferre?

Il veut en porter au magasin de votre frère.

In fratris tui cellam vult ferre frumentum.

Y veut-il porter le vin et la viande?

Vultne is vinum et carnem illuc ferre?

Il veut y porter l’un et l’autre.

Utrumque vult illuc ferre.

THÈME 62.

L’ami de l’Espagnol peut-il porter des provisions?

Potestne Hispani amicus commeatus ferre?

Il peut en porter.

Potest ferre commeatus.

(Quo) veut-il porter des provisiosn?

Quo vult commeatus ferre?

Il veut en porter dans nos magasins.

In cellas nostras vult ferre commeatus.

Voulez-vous acheter des provisions pour les porter dans nos magasins?

Visne frumentum emere ad ferendum in cellas nostras?

Je veux en acheter pour les porter à la campagne.

Volo frumentum emere ad id rus ferendum.

Voulez-vous aller à la fenêtre pour voir l’adolescent?

Visne ad fenestram ire ad videndum adolescentem?

Je n’ai pas le temps d’aller à la fenêtre.

Non est mihi tempus eundi ad fenestram.

Avez-vous quelque chose à faire?

Estne tibi quid faciendum?

J’ai une lettre à écrire.

Litterae mihi sunt scribendae.

A qui avez-vous une lettre à écrire?

Ad quem scribendae sunt tibi litterae?

J’en ai une à écrire à mon ami.

Ad amicum meum unae sunt mihi scribendae.

Voulez-vous écrire au sénateur?

Visne ad senatorem scribere?

Je veux lui écrire.

Volo scribere ad illum.

Que voulez-vous lui écrire?

Quid ei vis scribere?

Je veux répondre à sa lettre.

Litteris suis rescribere volo.

Pouvez-vous écrire autant de lettres que moi?

Potesne tot litteras scribere, quot ego?

Je peux en écrire plus que vous.

Plures scribere possum, quam tu.

Pouvez-vous écrire aux gentilshommes?

Potesne ad nobiles scribere?

Je peux leur écrire.

Possum eis scribere.

Avez-vous du papier pour écrire?

Tibine charta est ad scribendum?

J’en ai.

Est mihi charta.

Le juge peut-il écrire à quelqu’un?

Num judex ad quem potest scribere?

Il ne peut écrire à personne.

Non potest ad quemquam scribere.

Le peuple veut-il envoyer des députés (legatus, i, m.) au (ad) sénat?

Vultne plebs legatos ad senatum mittere?

Il veut envoyer des députés au sénat.

Vult legatos ad senatum mittere.

Où va (it) ce sénateur?

Quo it hic senator?

Il va au (in) sénat.

It in senatum.

Ces patriciens vont-ils (eunt) au sénat?

Euntne patricii illi in senatum?

Ces patriciens ne vont pas au sénat.

Illi patricii non eunt in senatum.

Les patriciens ne vont-ils pas au sénat?

Nonne patricii eunt in senatum?

Les patriciens qui sont sénateurs y vont; les patriciens qui ne sont pas sénateurs n’y vont pas.

Ii patricii, qui senatores sunt, illuc eunt; illi autem qui non sunt, non eunt.

Que veut le peuple?

Quidnam plebs vult?

Il veut des vivres (annona), et il envoie au sénat pour en avoir.

Annonam vult, et ad senatum mittit annonam habendi gratia.

THÈME 63

Avez-vous le temps (de rester) d’être debout à la fenêtre?

Num tibi est tempus standi ad fenestram?

Je n’ai pas le temps (de rester) d’être debout à la fenêtre.

Non est mihi tempus standi ad fenestram.

Votre frère est-il chez lui?

Estne domi frater tuus?

Il n’y est pas.

Non est domi.

Où est-il?

Ubi est?

Il est à la campagne.

Ruri est.

A-t-il quelque chose à faire à la campagne?

Num ei quidquam ruri est faciendum?

Il n’a rien à y faire.

Nihil ei illic est faciendum.

Où voulez-vous aller?

Quonam vis ire?

Je veux aller au théâtre.

In theatrum volo ire.

Le Turc est-il au théâtre?

Estne Turca in theatro?

Il y est.

Ibi est.

Qui est au jardin?

Quis est in horto?

Les enfants des Anglais et ceux des Allemands y sont.

Liberi Britannorum et Germanorum ibi sunt.

Où votre père veut-il me parler?

Ubi vult pater tuus mecum loqui?

Il veut vous parler dans sa chambre.

In conclavi suo vult loqui tecum.

A qui votre frère veut-il parler?

Quicum frater tuus vult loqui?

Il veut parler à l’Irlandais.

Cum Hiberno vult loqui.

N’a-t-il pas à parler à l’Ecossais?

Nonne ei est cum Scoto loquendum?

Il a à lui parler.

Est ei cum illo loquendum.

Où veut-il aller lui parler?

Quonam cum illo vult ire locutum?

Il veut aller lui parler au théâtre.

In theatrum vult ire locutum cum illo.

L’Italien a-t-il à parler à quelqu’un?

Estne Italo cum aliquo loquendum?

Il a à parler au médecin.

Est ei cum medico loquendum.

Où veut-il lui parler?

Ubi vult cum eo loqui?

Il veut lui parler au bal.

In chorea cum illo loqui vult.

Le juge va-t-il au sénat?

Itne judex in senatum?

Il ne va pas au sénat.

Non it in senatum.

Les juges ne vont-ils pas au sénat?

Nonne eunt judices in senatum?

Les juges qui sont sénateurs vont au sénat.

Ii judices eunt in senatum, qui senatores sunt.

Ce juge n’est-il pas sénateur?

Nonne judex ille senator est?

Il n’est pas sénateur, il est chevalier romain.

Non est senator, eques romanus est.

THÈME 64.

Pouvez-vous m’envoyer de l’argent?

Potesne mihi pecuniam mittere?

Je peux vous en envoyer.

Possum tibi mittere (pecuniam).

Combien d’argent pouvez-vous m’envoyer?

Quantum mihi potes pecuniae mittere?

Je peux vous envoyer six cent trente-deux sesterces.

Sexcentos duo et triginta sestertios tibi possum mittere.

Quand voulez-vous m’envoyer cet argent?

Quando vis mihi pecuniam hanc mittere?

Je veux vous l’envoyer aujourd’hui.

Hodie eam tibi mittere volo.

Voulez-vous me l’envoyer à la campagne?

Visne eam mihi rus mittere?

Je veux vous l’y envoyer.

Volo eam illuc tibi mittere.

Voulez-vous envoyer votre domestique au marché?

Visne servum tuum in macellum mittere?

Je veux l’y envoyer.

Volo eum illuc mittere.

Avez-vous quelque chose à acheter au marché?

Tibine est emendum aliquid in macello?

J’ai à acheter de bon drap, de bonnes bottes et de bons souliers.

Emenda (Rem. A. Méthode, 22e leçon) sunt mihi pannus bonus, bonae ocreae calceique boni.

Le boucher que veut-il faire à la campagne?

Quid vult lanius ruri facere?

Il veut y acheter des boeufs et des moutons pour les tuer.

Boves emere vult illic vervecesque eos interficiendi causa (1).

Voulez-vous acheter une poule pour la tuer?

Visne gallinam emere eam interficiendi gratia?

Je veux en acheter une; mais je n’ai pas le courage de (ad) la tuer.

Volo emere (unam), sed animus mihi non est ad interficiendam eam.

Le batelier veut-il tuer quelqu’un?

Vultne portitor aliquem interficere?

Il ne veut tuer personne.

Neminem interficere vult.

Avez-vous envie de brûler mes lettres?

Tibine libet cremare litteras meas?

Je n’ai pas le courage de (ad) le faire.

Animus mihi non est ad id agendum.

Le domestique veut-il chercher mon couteau et mon papier?

Vultne servus cultrum meum quaerere chartamque meam?

Il veut chercher l’un et l’autre.

Utrumque vult quaerere.

Quel couteau voulez-vous?

Qualem cultrum vis tu habere?

Je veux mon grand couteau.

Magnum meum cultrum (habere) volo.

Quels boeufs le boucher veut-il tuer?

Cujusmodi boves vult lanius interficere?

Il veut tuer de grands boeufs.

Magnos vult interficere boves.

Quelles provisions le marchand veut-il acheter?

Cujusmodi copias vult mercator emere?

Il veut acheter de bonnes provisions.

Bonas emere vult copias.

Où veut-il les acheter?

Ubinam is vult emere eas?

Il veut les acheter au marché.

In macello vult eas emere.

A qui veut-il les envoyer?

Ad quem vult is mittere eas?

Il veut les envoyer à nos ennemis.

Ad inimicos nostros vult mittere eas.

Voulez-vous m’envoyer encore un livre?

Visne tu mihi unum amplius librum mittere?

Je veux vous en envoyer plusieurs.

Plures tibi volo mittere.

Pouvez-vous boire autant que votre voisin?

Potesne tu tantum bibere, quantum vicinus tuus?

Je peux boire autant que lui; mais notre ami, le Russe, peut boire plus que nous deux (ambo).

Tantum possum bibere quantum ille; amicus vero noster Russus plus, quam nos ambo bibere potest.

Le Russe peut-il boire autant de ce vin-ci que de celui-là?

Potestne Russus tantum hujusce vini bibere quantum illius?

Il peut boire autant de l’un que de l’autre.

Utriusque tantumdem bibere potest (tantum hujusce potest bibere, quantum illius).

Avez-vous quelque chose de bon à boire?

Tibine est bonum quid bibere (bibendum)?

Je n’ai rien à boire.

Nihil mihi est bibere (bibendum) (2).

Note 1 (corrigé). Pour devant un verbe se rend en latin de plusieurs manières qui expriment chacune une nuance différente. Boves emere vult, eos interficiendi causa ou gratia exprime le motif de l’achat; boves emere vult, ad eos interviciendos exprime le but ou la fin de l’achat; et enfin le subjonctif, comme nous le verrons plus tard, exprime, par sa nature, le pouvement vers le but, la direction de l’action future dans le sens du motif: ob eam causam, ut eos interviciat, ou bien: obves emere vult, quos curet interficiendos ou quos interficiat.

Note 2 (corrigé). Dans habesne (ou tibine est) bonum aliquid bibere, l’action bibere est exprimée dans un sens abstrait, indéterminé, et n’appartient pas plus au présent qu’au passé ou au futur; l’infinitif, dans ces phrases, est en quelque sort pris substantivement, et c’est le verbe qui le régit ou l’accompagne qui détermine sa place dans le temps. Habesne (ou tibine est) aliquid bibendum, place l’action dans un avenir nécessaire ou possible; c’est un degré de plus. Un troisième tour, que nous verrons plus tard, le subjonctif, sert à préciser encore davantage en indiquant l’agent de l’action et par suite la direction intentionnelle de cette action: habesne (ou tibine est) aliquid, quod bibam, bibas, bitat, bibamus, bibatis ou bibant, c’est-à-dire as-tu quelque chose à boire pour moi, pour toi, pour lui, pour nous, pour vous ou pour eux. Il sera bon pour l’élève de revenir à ces observations, quand il sera arrivé au subjonctif.

VINGT-NEUVIÈME LEÇON

Lectio undetricesima.

Le coin.

Angulus, i, m.

Le puits.

Puteus, i, m.

La fontaine.

Fons, ntis, m.

Le trou.

Foramen, minis, n.

Le creux.

Cavus, i, m.

Ordonner.

Jubere * 2, supin jussum.

Soigner (avoir soin).

Curare 1, supin curatum.

Aller chercher.

Arcessere * 3 supin arcessitum.

Faire venir.

Accire 4 supin accitum.

Envoyer chercher.

Arcessi (1) jubere.
Arcessendum (am) curare.

J’ordonne — je soigne.

Jubeo — curo.

Il ordonne — il soigne.

Jubet — curat.

Nous ordonnons — soignons.

Jubemus — curamus.

Ils ordonnent — soignent.

Jubent — curant.

Vous ordonnez — soignez.

Jubes — curas (sing.).
Jubetis — curatis (plur.).

Note 1. A l’infinitif passif, et à l’accusatif le régime de l’actif français.

Nous envoyons chercher du pain.

Panem arcessendum curamus.
Panem arcessi jubemus.

Nous voulons envoyer chercher du vin.

Vinum arcessendum curare volumus.
Vinum arcessi jubere volumus.

Avez-vous à envoyer chercher du pain et du vin?

† Arcessendane tibi sunt panis et vinum?

J’ai à faire venir mon fils pour en aller chercher.

† Acciendus mihi est filius meus ad ea arcessenda.

Rem. A. Le pluriel se rapportant à plusieurs objets inanimés de genres différents se met au neutre en latin (2).

Note 2. Pour les êtres animés, comme en français, le masculin l’emporte sur le féminin. Souvent l’adjectif (ou participe) s’exprime avec un seul objet et se sous-entend avec les autres. Pour le gérondif adjectif on peut employer aussi le neutre singulier impersonnellement: Tu as à aller chercher de la viande, du pain, du vin, du café, du vinaigre, arcessendum tibi est carnem, panem, vinum, cafaeum, acetum.

Où avez-vous à aller?

† Quonam tibi eundum est?

J’ai à aller sur la place, au marché, à la forêt, chez mon père; ai-je assez de temps pour faire tout cela?

† Mihi eundum est in forum, in macellum, in sylvam, ad patrem meum; satisne temporis mihi est ad ea omnia agenda?

Tu (toi).

Tu.

Tu as — tu es.

Habes — es.

Tu veux — tu peux — tu dois.

Vis — potes — debes.

Veux-tu faire venir le médecin?

Visne medicum accire (arcessere)?

Je veux le faire venir, mais je ne peux pas.

Accire (arcessere) eum volo, sed non possum.

Ton père est-il à la fontaine?

Estne pater tuus ad fontem?

Ton, ta, tes — le tien, la tienne, les tiens.

Tuus, a, um — tui, ae, a.

Falloir.

Oportere * 2.

Faut-il travailler?

Oportetne laborare?
Estne laborandum?

Il faut travailler.

Laborare oportet.
Laborandum est.

Faut-il que je lise ou que j’écrive?

Mene oportet legere an scribere?
Mihine legendum an scribendum est?

Il faut que vous fassiez l’un et l’autre.

Utrumque facere te oportet.
Utrumque tibi faciendum est.

Rem. B. Il faut que je, tu, il, etc. se rend par oportet avec l’infinitif et le pronom à l’accusatif, mais la forme adjective du gérondif (participe futur passif) est plus en usage comme plus douce et pouvant exprimer, selon la circonstance, depuis la nécessité obligatoire jusqu’à la simple éventualité.

Faut-il envoyer chercher le médecin?

Medicumne oportet acessere?

Il faut envoyer chercher le médecin.

Arcessendus est medicus.

Qui faut-il envoyer chercher le médecin?

Quisnam mittendus est medicum arcessitum?

Il faut envoyer un domestique le chercher.

Puerum oportet mittere ad eum arcessendum.

Où faut-il que j’aille?

Quonam eundum est mihi?

Il faut que tu ailles au marché et chercher le médecin.

Tibi eundum est in macellum et medicum arcessitum.

Il faut que nous lisions de bons livres.

Boni libri nobis legendi sunt.

Faut-il que vous écriviez une lettre à votre frère?

Tuumne ad fratrem epistola tibi scribenda est?

Faut-il qu’il aille au marché?

Estne ei eundum in forum?

Il faut qu’il y aille.

Ei eundum est illuc.

Qu’as-tu à boire?

Quid habes bibere (3)?

Je n’ai rien à boire.

Nihil habeo bibere.

Veux-tu me donner à boire?

Visne dare mihi bibere?

Je ne peux pas te donner à boire.

Non possum dare tibi bibere.

Que faut-il que je boive?

Quid mihi bibendum est?

Il faut que tu boives de l’eau, non pas du vin.

Aqua tibi bibenda est, non vinum.

L’homme qu’a-t-il à faire?

Quid faciendum est viro?

Il faut qu’il aille au bois.

Il sylvam ei eundum est.

Note 3. Au lieu de bibendum. Ces locutions du langage familier ne se rencontre que rarement chez les auteurs, et seulement avec habere, dare, ministrare (servir).

Ce soir.

† Hodie vespere.

Le soir.

Vespere ou vesperi.

Sur (à) la brune.

Primo vespere.

Ce matin.

† Hodie mane.

Le matin.

Mane.

Au petit jour.

Diluculo (de diluculum, i, n.)

Au point du jour.

Diluculo primo.

THÈME 65.

Voulez-vous aller chercher du sucre?

Visne saccharum arcessere?

Je veux en aller chercher.

Volo arcessere saccharum.

Mon fils (fili mi. Vocatif de filius meus), veux-tu aller chercher de l’eau?

Visne, fili mi, aquam arcessere?

Oui, mon (mi) père, je veux en aller chercher.

Sane, mi pater, arcessere volo aquam.

Où veux-tu aller?

Quo ire vis?

Je veux aller à (ad) la fontaine chercher (arcessitum) de l’eau.

Ad fontem voli ire arcessitum aquam.

Où est ton frère?

Ubi est frater tuus?

Il est à (ad) la fontaine.

Ad fontem est.

Voulez-vous faire venir mon fils?

Visne filium accire meum?

Je veux le faire venir.

Volo accire eum.

Le capitaine veut-il envoyer chercher mon enfant (puer)?

Vulne centurio arcessi jubere puerum meum?

Il veut l’envoyer chercher.

Vult eum arcessi jubere.

Où est-il?

Ubi est ille?

Il est dans (avec l’ablat.) un coin du vaisseau.

In angulo navis (quodam) est.

Le matelot où va-t-il (it)?

Quo it nauta?

Il va dans (avec l’acc.) le coin de la chambre du capitaine.

In angulum it conclavis centurionis.

Pouvez-vous faire un trou dans (avec l’accusat.) la table?

Potesne in mensam formen facere?

Je peux en faire un.

Possum facere (foramen in mensam).

Pouvez-vous voir un trou dans la table (ablat.)?

Num potes foramen in mensa videre?

J’en peux voir plusieurs.

Complura possum videre (in ea).

Peux-tu m’écrire une lettre?

Potesne mihi (ou ad me) litteras scribere?

Je peux vous en écrire une.

Possum tibi (ou ad te) scribere litteras.

Faut-il que j’aille quelque part?

Mihine eundum est aliquo?

Il faut que tu ailles au jardin.

Ad (ou in) hortum tibi est eundum.

Faut-il que j’envoie chercher quelque chose?

Mene oportet aliquid arcessi jubere?

Il faut que tu envoies chercher de bon vin, de bon fromage et de bon pain.

Te oportet arcessi jubere (ou arcessenda curare) bonum vinum, caesum bonum, et bonum panem.

Que faut-il que je fasse?

Quid mihi faciendum est?

Il faut que vous écriviez une grande lettre.

Scribendae sunt tibi magnae litterae.

A qui faut-il que j’écrive une grande lettre?

Ad quem sunt mihi magnae litterae scribendae?

Il faut que vous en écriviez une à votre ami.

Ad amicum tuum tibi sunt scribendae.

Avez-vous faim (esurisne) ce matin?

Esuris hodie mane?

Le matin je n’ai pas faim (esurio), j’ai soif (sitio).

Mane non esurio, sitio.

Êtes-vous fatigué ce soir?

Esne hodie vespere fessus?

Ce soir je suis fatigué, et je veux me reposer.

Hodie vespere sum fessus et requiescere volo.

Faut-il envoyer ces tables chez mon frère?

Oportetne has mensas mittere ad fratrem meum?

Il faut les y envoyer.

Oportet eas mittere ad eum (1).

Vouelz-vous envoyer quelqu’un pour balayer la maison?

Visne quem mittere ad verrendam domum?

Je veux envoyer quelqu’un pour la balayer.

Volo eam curare verrendam.

Qui faut-il faire venir?

Quisnam acciendus est?

Il faut faire venir vos amis pour boire avec eux.

Amicos tuos acciri oportet, bibendi gratia cum illis.

Note 1 (corrigé). Oportetne has mensas mitti ad fratrem meum? signifierait: Faut-il que ces tables soient envoyées chez mon frère? Oportetne has mensas mittere me ad fratrem meum? Faut-il que j’envoie ces tables à mon frère. Hae mensae num sunt ad fratrem meum mittendae? pourrait signifier aussi: ces tables sont-elles à envoyer? (doivent-elles ou peuvent-elles être envoyées) chez mon frère? Là encore oportet avec l’infinitif exprime la simple nécessité de l’action, même quand l’agent est exprimé par un nom ou pronom; en latin, c’est le subjonctif, comme nous le verrons plus tard, qui exprime la direction intentionnelle, c’est-à-dire l’impulsion: hascine mensas num oportet, (ut) mittam, mittas, mittat, mittamus, mittatis, mittant ad fratre meum? faut-il que j’envoie, que tu envoies, etc., ces tables à mon frère? Hae mensae num oportet, (ut) ad fratrem meum mittantur? faut-il que ces tables soient envoyées à mon frère? Avec l’infinitif, il n’y a impulsion qu’autant que la suite du discours le comporte.

THÈME 66.

Que faut-il que nous fassions?

Quid est nobis faciendum?

Il faut que vous alliez à la forêt pour couper du bois.

Eundum est vobis in silvam sectum ligna (ou ad ligna secanda).

L’Anglais qu’a-t-il à faire?

Quid faciendume est Britanno?

Il n’a rien à faire.

Nihil est ei faciendum.

L’Espagnol a-t-il quelque chose à faire?

Num quid Hispano faciendum est?

Il a à travailler.

Laborandum ei est.

Où peut-il travailler?

Ubinam potest (ille) laborare?

Il peut travailler dans sa chambre et dans la mienne.

In conclavi suo et meo (ou vel suo vel meo) potest laborare.

Quand voulez-vous me donner de l’argent?

Quando vis tu mihi pecuniam dare?

Je veux vous en donner ce soir.

Hodie vespere volo tibi dare (pecuniam).

Faut-il que j’aille chez vous?

Mene oportet ad te (domum tuam) ire?

Il faut que vous veniez chez moi.

Veniendum est tibi (domum meam) ad me.

Quand faut-il que j’aille chez vous?

Quando mihi est eundum ad te?

Ce matin.

Hodie mane.

Faut-il que j’aille chez vous le matin ou le soir?

Mene oportet (domum tuam) ad te ire mane an vespere?

Il faut que vous veniez chez moi le matin et le soir.

Mane et vespere tibi veniendum est (domum meam) ad me.

Où faut-il que j’aille?

Quonam eundum est mihi?

Il faut que vous alliez sur la grande place pour parler aux marchands.

In forum magnum tibi eundum est loquendi gratia cum mercatoribus.

Où faut-il que le paysan aille?

Quonam eundum rustico est?

Il faut qu’il aille dans le champ pour couper du foin.

In agrum est ei eundum fenum secandi causa.

Faut-il que je (mene oportet) vous garde quelque chose?

Mene oportet tibi quid (aliquid) servare?

Il faut que vous me gardien mon bon or et mes bons ouvrages.

Oportet te mihi meum bonum aurum bonaque opera mea servare.

faut-il que les enfants de nos amis fassent quelque chose?

Oportetne liberos amicorum nostrorum aliquid facere?

Il faut qu’ils travaillent le matin et le soir.

Oportet eos mane vespereque laborare.

Que faut-il que le tailleur vous raccommode?

Quidnam est a sartore tibi sarciendum?

Il faut qu’il me raccommode mon vieil habit.

Est ab illo mihi vetus (ou trita) vestis mea sarcienda.

Quelle poule faut-il que le cuisinier tue?

Quaenam est coquo gallina interficienda?

Il faut qu’il tue cette poule-ci et celle-là.

Inerficiendum ei est hanc et illam gallinam.

Faut-il que je vous envoie ces livres-ci ou ceux-là?

Hoscine an illos libros oportet me ad te mittere?

Il faut que vous m’envoyiez ceux-ci et ceux-là.

Hosce et illos oportet te mihi mittere.

A quelle heure?

Quota hora?

Le matin, au point du jour.

Mane, prima luce (ou diluculo primo).

Quand voulez-vous aller voir mon frère?

Quando vis tu fratrem meum invisere (ou visum ire)?

Je veux l’aller voir ce soir sur la brune.

Primo vespere volo ire visum eum.

Quels sont ces gens qui vont dans le magasin?

Quinam sunt homines (ii), qui in cellam eunt?

Ce sont des gens que mon père envoie.

Homines sunt, quos pater mittit meus.

Pourquoi (quare) les envoie-t-il?

Quare mittit eos?

Il les envoie pour raccommoder les fenêtres.

Mittit eos sarcitum fenestras.

Beaucoup de gens vont-ils au marché le soir?

Multine (homines) eunt in macellum vesperi?

Peu de gens y vont le soir, tous y vont le matin.

Vesperi eunt pauci, mane omnes illuc eunt.

Où les gens vont-ils le soir dans votre village?

Quo eunt homines vesperi in tuo vico?

Ils vont au théâtre, au bal, au bois.

In theatrum eunt, in choream, in silvam.

Et chez vous, à la campagne, que font les gens le soir?

Et apud te ruri quid homines agunt vesperi?

Ils se reposent, ils lisent, ils parlent les uns (alius) avec les autres (alius); quelques-uns boivent; les enfants vont se coucher, et les mères raccommodent les habits de leurs enfants.

Quiescunt, legunt, alii cum aliis loquuntur (ou alii alios inter se colloquntur); nonnulli bibunt; pueri eunt cubitum matresque sarciunt vestes liberum (pour liberorum) suorum.

TRENTIÈME LEÇON

Lectio tricesima.

Jusque.

Usque.

Jusqu’où?

Quousque (usque quò)?

Jusqu’à la fin.

Usque ad finem.

La fin, la borne.

Finis, is, m.

Le bout (au propre).

Extremum, i, n., extrema pars, rtis, f.

Le bout (au figuré).

Exitus, ūs, m.

Extrême (final, dernier).

Extremus, a, um.
Ultimus, a, um (1).

Au bout du jardin.

In extremo (extremum) horti.
In extremo horto (extremum hortum).

Au bout de la place.

In ultima platea (ultimam plateam).

Jusqu’au bout du jardin.

Usque ad ultimum horti.

Jusqu’au bout de la place.

Usque ad ultimum plateae.

Jusqu’au bord du tonneau.

Usque ad summum dolium.

Jusqu’au fond du tonneau.

Usque ad imum dolium.

Note 1. Comme nous l’avons vu (leçon 25, note 4) pour le milieu et la moitié, en latin le commencement, la fin, l’extrémité, le haut, le bas s’expriment par des adjectifs, primus, ultimus, extremus, summus, imus, s’accordent avec le substantif; et le neutre de ces adjectifs pris substantivement correspond aussi aux substantifs français et s’emploie en latin également avec le génitif.

Le bord (le bout d’en haut).

Margo, inis, m. summum, i, n.

Le fond (le bout d’en bas).

Fundus, i, m. imum, i, n.

Haut (qui est en haut, au bord).

Summus, a, um.

Bas (qui est en bas, au fond).

Imus, a, um (1).

Le tonneau.

Dolium, ii, n.

La bourse.

Crumena, ae, f.

Je vais, il va.

Eo, it.

Nous allons, ils vont.

Imus, eunt.

Tu vas, vous allez.

Is (sing.), itis (plur.).

Jusqu’où va?

Quousque pertinet (meat)?

Avoir faim.

Esurire 4, supin esuritum (2).

J’ai faim — soif.

Esurio — sitio.

Il a faim — soif.

Esurit — sitit.

Tu as (vous avez) faim — soif.

Esuris — sitis (singulier).

Nous avons faim — soif.

Esurimus — sitimus.

Ils ont faim — soif.

Esuriunt — sitiunt.

Vous avez faim — soif.

Esuritis — sititis (pluriel).

Note 2. Le supin de esurio, comme celui de sitio, n’est guère applicable; c’est pourquoi on dit que ces verbes en manquent; du moins on ne le rencontre nulle part.

Tout, toute.

Omnis (m. f.), omne, (n.).

Tous, toutes.

Omnes (m. f.), omnia, (n.).

Tout entier.

Totus, a, um.

Tous les jours.

Quotidie.

Tout le jour, toute la journée.

Totus (tota) dies (3).

Tous les soirs.

Quotidie vespere.

Toute la soirée.

Tota vespera.

Tous les matins.

Quotidie mane.

Toute la matinée.

Totum mane.

Du matin.

Matutinus, a, um.

Du soir.

Vespertinus, a, um.

De midi (du midi).

Meridianus, a, um.

Avant.

Ante (préposition rég. l’acc.)

Après.

Post (préposition rég. l’acc.)

Le soir, la soirée.

Vesper, ris, m. vespera, ae, f.
Vespertinum tempus, n.

Le matin, la matinée.

Mane (indéclinable), n.
Matutinum tempus.

Du matin (jusqu')au soir.

A mane (usque) ad vesperam.

De six heures du matin jusqu’à six heures du soir.

Ab hora prima usque ad primam vigiliam (4).

A une heure après midi.

Octava hora (5).

A une heure du matin.

Tertia vigilia (6).

Le matin il faut se lever, le soir il faut aller se coucher.

Mane (matutino tempore) surgendum est, vespere (vespertino) cubitum eundum.

Note 3. De même qu’en français, dies (masculin), jour, désigne l'époque, et dies (féminin), journée, la durée; de même aussi dans l’usage la limite s’efface souvent; seulement dans le style judiciaire dies (féminin) est consacré: diem dicere, dies dicta, ajouterner, ajournement, échéance.

Note 4. Ou bien: ab hora sexta mane (matutina) usque ad sextam vespere (vespertinam).

Note 5. Ou bien: hora prima postmeridiana (pomeridiana), toujours à l’ablatif en latin.

Note 6. Ou plus précisément: hora tertiae vigiliae prima, ou selon la manière moderne, hora prima antemeridiana (matutina, mane).

Se lever.

Surgere * 3, supin surrectum.

Se coucher.

Cubare * 1, — cubitum.

Le temps.

Tempus, oris, n.

A présent.

Nunc.

Jusqu’à présent (à ce moment).

Usque ad id tempus (temporis).

Sortir.

Exire * 4, supin exitum.

Rester.

Manere * 2, — mansum.

Dehors.

Foris (repos).
Foras (mouvement).

Quand voulez-vous sortir?

Quando foras exire vis?

Je veux sortir à présent.

Nunc exire volo.

Rester à la maison.

Domi manere.

Votre père est-il dehors?

Pater tuus forisne est?

Il ne sort pas de chez lui aujourd’hui.

Foras hodie non exit.

Ici.

Hic (repos).
Huc (mouvement).

Rester ici.

Hic manere.

Venir ici.

Huc venire.

Là (y).

Illic (repos).
Illuc (mouvement).

Y rester (rester là).

Illic manere.

Y aller.

Illuc ire.

Allez-vous chez votre frère?

Isne ad fratrem tuum?

J’y vais.

Eo ad eum.

Voulez-vous rester ici toute la journée?

Visne totum diem hic manere?

Devez-vous travailler toute la matinée?

Debesne totum mane laborare?

Je peux rester chez moi toute la soirée.

Possum manere domi totam vesperam.

S’étendre (aller).

Pertinere * 2, supin pertentum.

Couler (passer).

Meare 1, supin meatum.

Vos frères sont-ils à la maison?

Suntne domi fratres tui?

Ils sont à la maison.

Domi sunt.

Ils ne sont pas à la maison.

Non sunt domi.

Les hommes ont-ils soif?

Sitiuntne viri?

Vos amis ont-ils mes livres?

Habentne libros meos amici tui?

Il les ont.

Eos habent.

Ils ne les ont pas.

Eos non habent.

Ont-ils le loisir d’écrire?

† Otiumne iis est scribendi (ou ad scribendum)?

Ils n’ont pas le loisir.

† Non est illis otium.

Voulez-vous faire couper ces arbres?

Visne has arbores dare secandas?

Le loisir.

Otium, ii, n.

Cher, chère.

Carus, a, um.

THÈME 67.

Jusqu’où voulez-vous aller?

Quousque vis ire?

Je veux aller jusqu’au bout de la forêt.

Usque ad ultimum silvae volo ire (1).

Jusqu’où votre frère veut-il aller?

Quousque frater tuus vult ire?

Il veut aller jusqu’au bout de ce chemin-là.

Usque ad extremum viae illius vult ire.

Jusqu’où va le vin?

Quousque pertinet vinum?

Il va jusqu’au fond du tonneau.

Usque ad imum dolium pertinet.

Jusqu’où va l’eau?

Quousque meat aqua?

Elle va jusqu’au fond du puits.

Usque ad imum puteum meat.

Le vin va-t-il jusqu’au bord du tonneau?

Pertinetne vinum usque ad summum dolium?

Il va jusqu’au milieu du tonneau.

Pertinet usque ad medium dolium.

L’eau va-t-elle jusqu’au bord du puits?

Num aqua pertinet usque ad putei marginem?

Elle ne va pas jusqu’au bord du puits.

Non pertinet usque ad marginem putei.

Où vas-tu?

Quo is tu?

Je vais au marché.

Ego eo in macellum.

Où allons-nous?

Quo imus?

Nous allons à la campagne.

Rus imus.

Allez-vous jusqu’à la place?

Isne tu usque ad forum?

Je vais jusqu’à la fontaine.

Eo ad usque fontem.

Quand votre cuisinier va-t-il au marché?

Quando coquus tuus it in macellum?

Il y va tous les matins.

Quotidie mane it illuc.

Pouvez-vous parler au gentilhomme?

Potesne cum patricio loqui?

Je peux lui parler tous les jours.

Possum cum eo loqui quotidie.

Puis-je voir votre père?

Possumne patrem tuum videre?

Vous pouvez le voir tous les soirs.

Potes eum quotidie videre vesperi.

A quelle heure puis-je le voir?

Quota hora possum videre eum?

Vous pouvez le voir tous les soirs à huit heures.

Quotidie vespere potes eum videre octava hora.

Voulez-vous venir aujourd’hui chez moi?

Visne hodie ad me (domum meam) venire?

Je ne puis aller aujourd’hui chez vous, mais demain.

Hodie non possum ad te ire, sed cras (possum).

A quelle heure (25e leçon) voulez-vous venir demain?

Quota hora cras venire vis?

Je veux venir à huit heures et demie.

Octava hora et dimidia volo venire.

Ne pouvez-vous pas venir à huit heures et quart?

Nonne potes octava hora et quadrante venire?

Je ne peux pas.

Non possum.

A quelle heure votre fils va-t-il chez le capitaine?

Quota hora filius tuus it ad centurionem?

Il y va à une heure moins un quart.

Meridie et dodrante (1b) it ad illum.

A quelle heure votre ami est-il à la maison?

Quota hora amicus tuus domi est?

A minuit.

Media nocte.

Note 1 (corrigé). L’adverbe usque a passé en français; il signifie proprement en latin: sans interruption, toujours, et au figuré sans rémission; employé avec les prépositions ab, ex, ad, in, super, sub, extra, etc., ou avec les adverbes de direction, il exprime lui-même direction continue dans le temps ou dans l’espace. Quand il est seul, avec un nom, c’est que le cas du nom indique lui-même direction sans l’aide de la proposition: Usque a pueritia, dès l’enfance; usque a mari Supero, depuis la mer Adriatique; usque ad mare Inferum, jusqu’à la mer de Toscane; usque sub extremum brumae intractabilis imbrem, jusque sous la dernière pluie (jusqu’à la fin des pluies) du rigoureux hiver (Virgile, Georg., I, 211). La particule us, qui exprimait limite extrême, se retrouve dans tenus, composé avec tenere, pertinere 2, s’étendre, et exprimant limite de contact: aqua Trebiae fluminis erat pectoribus (datif ou ablatif), tenus aucta, l’eau de la rivière de Trébie avait monté jusqu’au niveau de la poitrine (Tite-Live, XXI, 54); crurum (génitif) tenus a mento palearia pendent, les fanons (du boeuf) pendent depuis le menton jusqu’au niveau des jambes (Virgile, Georg., III, 53); Tauro tenus, jusqu’au mont Taurus.

Note 1b (corrigé). Les Romains se servaient pour les subdivisions de l’unité du système duodécimal, c’est-à-dire qu’ils divisaient l’unité entière en douze parties. Cette unité ou le tout à partager était réputé as (assis) ou pondo (indéclinable, livre pesant) de douze onces (uncia, ae, f.) ou parties (pars, partis, f.) et l’emploi des fractions s’appliquait à tout: heures, monnaies, poids, mesures, héritages, intérêts, intérêts d’une somme d’argent, etc. Après l’once, sextans = 1/6; trois onces, quadrans = 1/4; quatre onces, triens = 1/3; cinq onces, quincunx ou sextans cum quadrante = 5/12; six onces, semis ou semissis ou dimidia pars assis = 1/2; sept onces, septunx ou quadrans cumtriente = 7/12; huit onces, bes ou bessis ou bini trientes assis = 2/3; neuf onces, dodrans ou terni quadrantes (quibus deest quadrans, dequadrans) = 3/4; dix onces, dextans ou quini sextantes (quibus deest sextans) = 5/6; onze onces, deunx ou undecim unciae (quibus deest uncia) = 11/12; en voici le tableau:

1/12,

1/6,

1/4,

1/3,

5/12,

1/2,

7/12,

2/3,

3/4,

5/6,

11/12,

As.

1,

2,

3,

4,

5,

6,

7,

8,

9,

10,

11,

12 onces.

Il a payé 25 pour 100 (1/4) à ses créanciers, creditoribus quadratem solvit. Un quart de journée (de travail), quadrans operae. Un creux de deux pieds (unités) neuf pouces (neuf douzièmes = 3/4) de profondeur, dupondio altus et dodrante cavus. Auguste nomma pour ses héritiers en premier lieu: Tibère pour 2/3 et Livie pour 1/3: en deuxième lieu (à leur défaut): Drusus, fils de Tibère, pour 1/3, et pour le reste (2/3) Germanicus et ses trois enfants du sex masculin; en troisième lieu (à défaut de tous ceux qui précèdent): un certain nombre de ses proches et amis, Augustus heredes instituit primos: Tiberium ex parte dimidia et sextante (1/2 + 1/6 = 2/3), Liviam ex parte tertia (1/3); secundos: Drusum, Tiberii filium; ex triente (1/3), et ex partibus reliquis (2/3) Germanicum liberosque ejus tres sexus virilis; tertio gradu: propinquos amicosque complures.

Pour l’intérêt, les Romains comptaient aussi par centièmes comme nous. La loi (les 12 Tables) n’autorisait qu’un centième par an (centesimae partes summae assium) pour le prêt (usura, ae, f.), ce qui faisait un douzième pour cent par mois, usura unciaris; mais en comptant par mois le prêt (usura) enchérissant, au lieu d'unciaris devenait sextans (2 pour 100 par an), triens (4 pour 100 par an), etc., et augmentant toujours de valeur arrivait à 1 pour 100 par mois, centesimae menstruae (12 pour 100 par an), puis, montant toujours, devenait quaternae centesimae (48 pour 100 par an), quelquefois plus encore, car en pareille matière il n’est pas de bornes, une fois la limite franchie.

THÈME 68.

Avez-vous envie de sortir?

Avesne exire?

Je n’ai pas envie de sortir.

Non libet mihi exire.

Quand voulez-vous sortir?

Quando vis exire?

Je veux sortir à trois heures et demie.

Hora tertia et dimidia.

Votre père veut-il sortir?

Vultne pater tuus exire?

Il ne veut pas sortir de chez lui; il veut rester à la maison toute la journée.

Non vult foras exire; manere vult domi totum diem.

Voulez-vous rester ici, mon cher (care mi) ami?

Visne hic manere, care mi amice?

Je ne peux pas rester ici; il faut que j’aille au magasin.

Non possum hic manere, mihi est eundum in cellam.

Faut-il que vous alliez chez votre frère?

Oportetne te ad fratrem tuum ire?

Il faut que j’y aille.

Oportet me ire (illuc ou ad eum).

A quelle heure faut-il que vous écriviez vos lettres?

Quota hora oportet litteras tuas te scribere?

Il faut que je les écrive à minuit.

Media nocte oportet eas me scribere.

Allez-vous chez votre voisin le soir ou le matin?

Isne ad vicinum tuum mane an vespere?

J’y vais le soir et le matin.

Mane et vespere eo illuc.

Où allez-vous à présent?

Quo nunc is?

Je vais au théâtre.

In theatrum eo.

Où alez-vous ce soir?

Quo is hodie vespere?

Je ne vais nulle part: il faut que je reste à la maison toute la soirée pour écrire des lettres.

Nsuquam eo: manere me domi oportet totam vesperam scribendi gratia litteras.

Vos frères sont-ils à la maison?

Suntne domi fratres tui?

Ils n’y sont pas.

Non sunt domi.

Où sont-ils?

Ubi sunt?

Ils sont à la campagne.

Ruri sunt.

Vos amis où vont-ils?

Quo eunt amici tui?

Ils vont à la maison.

Domum eunt.

Votre tailleur a-t-il autant d’enfants que votre cordonnier?

Sartor tuus habetne tot liberos quot sutor tuus?

Il (en) a tout autant.

Totidem habet.

Les fils de votre cordonnier ont-ils autant de bottes que leur père?

Filii sutoris tui num tot ocreas habent quot pater eorum?

Ils (en) ont plus (plures) que lui.

Plures habent, quam ille.

Les enfants de notre chapelier ont-ils autant de pain que de vin?

Pueri opificis nostri petasorum num panis tantum habent quantum vini?

Ils ont plus de l’un que de l’autre.

Plus unius habent quam alterius (non habent amborum tantumdem).

Notre charpentier a-t-il encore un fils?

Estne fabro nostro tignario filius amplius unus?

Il en a encore plusieurs.

Plures etiam ei sunt.

Les Italiens ont-ils soif?

Sitiuntne Itali?

Ils ont soif et faim.

Sitiunt et esuriunt.

Ont-ils quelque chose à faire?

Num eis quid est faciendum?

Ils n’ont rien à faire.

Nihil eis est faciendum.

Les enfants des Irlandais ont-ils faim ou soif?

Esuriuntne an sitiunt liberi Hibernorum?

Ils n’ont ni faim ni soif; mais ils sont fatigués.

Nec esuriunt nec sitiunt, sed fessi sunt.

Avez-vous à sortir?

Tibine est exeundum?

J’ai à sortir toute la matinée.

Totum mane mihi exeundum est.

A quelle heure êtes-vous chez vous?

Quota hora es domi (tuae)?

J’y suis toute la journée.

Totum diem ibi sum.

THÈME 69.

Avez-vous le temps de sortir?

Tibine tempus est exeundi?

Je n’ai pas le temps de sortir.

Non est mihi tempus exeundi.

Qu’avez-vous à faire à la maison?

Quid tibi est domi faciendum?

Il faut que j’écrive des lettres à mes amis.

Litterae ad amicos meos sunt mihi scribendae.

Faut-il que vous balayiez votre chambre?

Oportetne conclave tuum te verrere?

Il faut que je la balaie.

Id me verrere oportet.

Faut-il que vous prêtiez de l’argent à vos frères?

Oportetne pecuniam fratribus tuis mutuam te dare?

Il faut que je leur en prête.

Me oportet eis mutuam dare pecuniam.

Faut-il que vous alliez au jardin?

Tibine in hortum eundum est?

Il faut que j’y aille.

Eundum est mihi illuc.

A quelle heure faut-il que vous y alliez?

Quota hora est tibi eundum (illuc)?

Il faut que j’y aille à midi et quart.

Meridie et quadrante eundum est mihi illuc.

Faut-il que vous alliez chez mon père à onze heures du soir?

Tibine est eundum ad patrem meum hora undecima vesperis?

Il faut que j’y (ad eum) aille à minuit.

Eundum est mihi ad eum media nocte.

Où sont les frères du sénateur?

Ubi sunt senatoris fratres?

Ils sont dans la grande forêt, et ils y font (dant) couper de grands arbres.

In magna silva sunt et ibi magnas arbores dant secandas.

Les artisans ont-ils de l’argent pour acheter du pain et du vin?

Num opificibus pecunia est ad emendum panem et vinum?

Ils en ont.

Est eis.

Nos enfants ont-ils le temps d’aller chez les Anglais?

Num est liberis nostris tempus eundi ad Britannos?

Ils n’ont pas le temps d’y (ad eos) aller.

Non est eis tempus eundi ad illos.

Faut-il que les enfants des Français aillent chez les enfants des Anglais?

Oportetne Gallorum liberos ire ad liberos Britannorum?

Il faut qu’ils y aillent.

Oportet eos ire illuc (ou ad illos).

Le Russe a-t-il regret de rester chez le Turc?

Num poenitet Russum manere apud Turcam?

Il n’a pas regret, mais il a dégoût d’y rester.

Non poenitet, sed taedet eum manere illic.

Voulez-vous envoyer chercher du vin et des verres?

Visne vinum arcessi jubere et calices (ou una cum calicibus)?

Je ne veux envoyer chercher ni vin ni verres: je n’ai pas soif.

Nolo vinum arcessi nec syphos; non sitio.

Ton père a-t-il soif?

Sititne pater tuus?

Il n’a pas soif.

Non sitit.

Voulez-vous me donner de l’argent pour aller chercher du pain?

Visne mihi pecuniam dare ad arcessendum panem?

Je veux t’en donner pour aller chercher du pain et de la bière.

Volo tibi dare (pecuniam), ad arcessendum panem et cervisiam.