Pourquoi apprendre le latin?

Voici quelques bonnes raisons…​

  1. Le latin assure la continuité avec notre passé et notre avenir. Une continuité avec le passé, parce qu’il nous permet de communiquer directement avec nos prédécesseurs et mieux comprendre d’où nous venons et qui nous sommes. L’esprit révolutionnaire lutte contre l’enseignement du latin parce qu’il rejette notre héritage classique et chrétien. Il souhaite créer un nouveau monde, affranchi de ce qu’il appelle l’obscurantisme du passé. Tous ne partagent pas cette vision et le latin est un symbole très fort d’un attachement à notre héritage. Le latin assure également une continuité avec l’avenir, parce que cette langue, qui restera toujours pareille, nous permet de communiquer avec notre postérité, même si elle ne parlera plus français, ni aucune autre langue moderne, dans quelques siècles seulement.

  2. Le latin contribue à l’unité et à la solidarité culturelle. Malgré les frontières qui séparent les diverses nations de l’occident, il existe un patrimoine culturel commun qui constitue la substance de ce qu’on appelle l’Occident. Le latin est au centre de ce patrimoine commun, puisque c’est la langue par laquelle cette culture commune s’est exprimée pendant tant de siècles. Contrairement à l’anglais, le latin n’est la langue nationale d’aucun pays et il place toutes les nations sur un pied d’égalité, sans favoriser une culture particulière. Ainsi, le latin est un facteur de cohésion qui contribue à la stabilité et à la paix, dans le respect de l’identité propre des différentes nations.

  3. Puisque le français n’est qu’une forme moderne du latin, l’étude du latin permet de mieux connaître le français. Le vocabulaire latin permet de mieux comprendre le sens primitif des mots français et la grammaire française, qui est modelée sur la grammaire latine. L’étude comparative des deux langues permet de mieux cerner les particularités du français.

  4. Le latin nous permet d’apprendre plus facilement les langues étrangères. Étudier le latin permet non seulement d’apprendre plus facilement l’espagnol, l’italien et le portugais, mais aussi les autres langues indo-européennes qui ont conservé une flexion plus développée, comme l’allemand et le russe.

  5. Les croyants ont une raison supplémentaire d’apprendre le latin. Elle est la langue vivante de l’Église. Le latin permet non seulement de comprendre la liturgie, mais constitue la langue commune de l’Église, devant servir à l’enseignement de la philosophie et de la théologie et, de façon plus générale, à la communication entre catholiques de différentes nations. Surtout, le latin est un rempart contre l’hétérodoxie, qui prend toujours racine dans l’ambiguïté des termes. Pour le croyant, étudier le latin est une démonstration de son attachement à la tradition et à l’orthodoxie doctrinale.